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AGEFI QUOTIDIEN Kit Médias

Published by AGEFI, 2017-12-16 12:30:33

Description: L’Agefi est le seul quotidien économique et financier en Suisse. Il propose une voix claire et professionnelle appréciée de tous les leaders romands. Quotidien économique, financier et politique sur papier et
en numérique, L’Agefi est résolument indépendant des partis politiques, organisations économiques et groupes de presse. Ses actionnaires sont des investisseurs et mécènes privés.
L’Agefi est un média d’information, d’analyse et de positions orienté local, entreprises notamment, et global dans ses perspectives. Il chronique en particulier la place industrielle et financière suisse, partie francophone en premier lieu, dont les activités économiques
sont ouvertes sur le monde et très sur proportionnées par rapport au bassin de population.
L’Agefi s’adresse à un lectorat actif, direction, encadrement, spécialistes, investisseurs, ressources humaines en général s’intéressant à leur environnement

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Vendredi-dimanche 8-10 septembre 2017 | Numéro 158 | Créé en 1950 | Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EURQUOTIDIEN DE LA NOUVELLE AGENCE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE L’euro dépasse 1,20 dollar www.ram-ai.com La BCE pourrait «recalibrer» le QE en octobre PAGES 10 ET 18 JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 61 — CH-1026 ECHANDENS-DENGES SMI 8906.66 DOW JONES 21784.78 Lausanne, capitale suisse des PME innovantes8930 218408900 218008870 217608840 21720 +0.53% -0.10%KPMG SUR LE PRIVATE BANKING EN SUISSE TOP 100 VENTURELAB. Dans le classement annuel des start-up suisses, six vaudois sont dans les dix meilleurs.Marge supérieure MATTEO IANNI La start-up Mindmaze se classechez les romands quant à elle à la 5e place. Basée à L.E.S.S. Simon Rivier et Yann Tissot, cofondateur de la start-up. La 7e édition du TOP 100 des l’EPF de Lausanne, elle a récem- PAGE 8 Après des victoires en 2015 et 2016, elle se classe 2e cette année. meilleures start-up suisses a eu ment acquis Gait Up, spin-off du lieu mercredi soir à Zurich. Et les CHUV. Sa plate-forme informa-ACCÉLÉRATEUR DE START-UP EUROPÉEN start-up romandes ont cartonné tique aide à la réhabilitation neu- puisque six d’entre elles ont ter- rologique de personnes qui ontProcter & Gamble choisit Genève miné dans les dix premières po- été victimes d’un accident vascu- sitions du classement final. Parmi laire cérébral. L’entrée dans son PAGE 4 elles, la start-up lausannoise capital du groupe indien Hinduja L.E.S.S. qui a terminé 2e cette an- a propulsé l’entreprise au rang deUNE PME GENEVOISE TRÈS INDÉPENDANTE née, après avoir remporté le prix licorne (start-up valorisée à plus en 2015 et 2016. Sa technologie d’un milliard de dollars).Python Sécurité fête ses 15 ans permet de générer un nouveau Aussi établie à l’EPFL , Gamaya type de lumière que convoitent a terminé 6e. L’entreprise s’est ré- PAGE 6 non seulement les fabricants cemment distinguée par le Swiss d’écrans d’ordinateurs et de ta- Economic Forum 2017. Les au-RÉGLEMENTATION DE L’IMMIGRATION blettes mais aussi le secteur de tres romands sont Flyability (3e), l’automobile ou celui de l’inspec- Bestmile (7e) et Lunaphore Tech-L’inutilité de la mise en oeuvre tion industrielle. nologies (9e). PAGE 5 PAGE 9 ÉDITORIAL FATHI DERDERDEPUIS LE DLD FESTIVAL DE TEL-AVIV Mais en fait, c’est quoi une start-up?Suivi des start-up suisses D’abord, un petit cocorico : la Suisse devient romande. tal-risque.La comparaison avec Israël est cruelle:comme Il faut mieux porter la voix des start-up à Berne. Nous Depuis quelques années,les start-up lausannoises do- l’a souligné L’Agefi cette semaine, la Suisse attire cinq allons nous y employer. L’Agefi s’associe àVentureLab PAGE 4 minent l’écosystème helvétique.Dans leTop 10 deVen- fois moins de capital-risque que ce petit pays, démo- pour donner une voix aux 100 meilleures start-up de tureLab,on trouve six lausannoises pour trois zurichoises. graphiquement comparable au nôtre, mais économi- Suisse. Un lobby du Top 100. Nous allons relayer leursUN THINK TANK SUR LA PRÉVOYANCE 2020 Le double.Sans compter les Sophia Genetics ouAbionic, quement nettement moins puissant. attentes. Pour dire, et redire, que ce secteur d’avenir à trop âgées pour le classement. La Suisse de demain se Car Israël, ce pays en guerre, a compris que sa survie besoin de capitaux,et de cerveaux.Et que des mesuresTransferts dans les deux sens fabrique en Suisse romande, merci l’EPFL. passait par ses chercheurs et ses start-up. Pas besoin simples s’imposent pour encourager l’investissement, Autre bonne nouvelle, les start-up suisses vont bien d’être un génie pour voir que l’Amérique et l’Asie font et attirer les talents. PAGE 9 dans leur ensemble.De brillants chercheurs développent main basse sur le monde numérique, et que nous Défiscaliser l’investissement,instaurer des start-up visas, des pépites reconnues dans des secteurs stratégiques sommes dans un nouveau rapport de force.Israël a réagi et donner des moyens aux Hautes Ecoles.Des mesuresRACHAT LIÉ AU DÉMONTAGE DE CENTRALES comme la santé.La qualité est là.Tout va donc bien,ou avec succès. Pendant ce temps, Berne veut tailler dans simples. Mais on n’en prend aucune. Car pour cela, il presque: ces entreprises manquent de fonds. Aucune les budgets.En fait,la Suisse n’a pas compris le rôle de faudrait une révolution à Berne.Une prise de conscienceBKW anticipe la sortie du nucléaire d’entre elles ne s’impose encore au niveau mondial ces entreprises fondées sur la science. Elles incarnent «israélienne»: une start-up n’est pas un gadget. C’est dans un deuxième temps, car elles manquent de capi- l’avenir, mais le Palais fédéral y voit des gadgets. une arme économique.n PAGE 3LE SECTEUR DEVRAIT QUINTUPLER D’ICI 2021UBS: un fonds privé en Chine PAGE 8PME exportatricesorientées innovationSYLVAIN JACCARD. Le directeur de Switzerland Global Choix de l’IPO adapté Landis+Gyr accélèreEnterprise pour la Suisse romande veut offrir un espace à la taille de la société clairement la cadenced’échange pour les entreprises exportatrices. C’est dansce but que le forum «Exporter demain!» aura lieu le 28 EURONEXT. Les composants du programme permettent ENERGIE. Un accord important a été conclu avec Tokyoseptembre à l’EPFL. PAGE 6 de répondre aux besoins de beaucoup de PME tech. Electric Power après le contrat significatif obtenu en Inde. VALUES WORTH SHARING CHRISTIAN AFFOLTER jusqu’en Chine ou aux Etats- PHILIPPE REY Inde. La seconde est la conclusion 9HRLEMB*jeiaae+[P\K\A\D\G Unis. Les investisseurs de ces ré- d’un accord avec Tokyo Electric«Nous croyons en Pourquoi une entreprise tech eu- gions apprécient notamment le Le groupe de comptage intelli- Power Company (Tepco) pourl’indépendance. ropéenne ne devrait-elle viser que niveau de valorisation raisonnable gent de l’énergie Landis+Gyr, explorer conjointement des op-C’est pourquoi nous le Nasdaq pour une cotation? Ce en Europe. coté depuis juillet dernier sur SIX tions futures de développementavons fondé notre rêve ne laisse intervenir l’IPO La cotation offre également aux Swiss Exchange, doit satisfaire du réseau IoT (Internet des ob-pays en 1719.» qu’à un stade bien tardif du déve- investisseurs initiaux l’avantage des objectifs et attentes élevés. Il jets), pour exploiter pleinement loppement de la société. Il est ainsi de ne pas avoir à se décider immé- s’y emploie vigoureusement. le potentiel IoT de la technologie S.A.S. Prince Philipp von und zu Liechtenstein, contradictoire avec le finance- diatement entre une vente de Coup sur coup, Landis+Gyr a an- de l’infrastructure de mesure Chairman LGT depuis 1990 ment d’étapes de croissance par le leurs parts ou la poursuite du pro- noncé en effet deux initiatives avancée (AMI). Ce domaine re- biais de la levée de fonds propres jet, mais de conserver l’option d’envergure. La première est l’ob- cèle une croissance structurelle à lgt.ch/values qu’est censé permettre la cotation. d’une vente ultérieure, avec une tention d’un nouveau contrat en long terme. PAGE 7 Une large majorité d’entreprises valorisation transparente. L’entre- européennes et suisses n’est pas tien avec Stéphane Boujnah, Di- Genève www.lindegger-optic.ch concernée par une cotation au recteur général et Président du di- Nasdaq. Mais beaucoup d’entre rectoire d’Euronext, et Anthony elles pourraient, voire devraient Attia, responsable mondial des co- envisager une cotation en Europe, tations d’Euronext, met en évi- avec un programme permettant dence à quelles conditions, du côté suffisamment de visibilité. Le cer- de la plateforme aussi, la cotation cle d’investisseurs s’intéressant à peut (re)devenir une option de fi- la plateforme d’Euronext va bien nancement pour les entreprises au-delà du Vieux Continent, tech européennes. PAGE 7

PAGE 2 vendredi 8 septembre 2017 FORUML’USP soutient Le choc du francle plan d’action a-t-il été surmonté?L’Union suisse des paysans salue le programme de L’économie nationale est encore légèrement sous le coup de la hausse du franc.la Confédération pour les produits phytosanitaires.L’agriculture suisse doit, en cas lioration. De l’avis de l’USP, la PHILIPPE G. MÜLLERde besoin, pouvoir protéger ses mesure la plus importante ducultures contre les maladies et les plan d’action consiste en la mise Économiste responsable pour la Suisse romande, Chief Investment Office d’UBSravageurs et disposer ainsi d’une en œuvre conséquente et renfor-offre suffisante en produits phy- cée de la cinquantaine de dispo- A la question de savoir si l’éco- soit bien en dessous de la moyenne des l’euro constatée ces derniers mois devraittosanitaires. L’Union suisse des sitions touchant au domaine phy- nomie suisse a mis le choc du dix dernières années (1,2%). soutenir les exportations helvétiques. Apaysans est cependant consciente tosanitaire et agricole. De franc derrière elle, la réponse Si l’on se tourne vers les «données cela s’ajoute le fait que la grande majoritéde son devoir d’en faire un usage nombreuses autres mesures sont est connue: ça dépend. Ca dé- molles», par exemple les indicateurs des entreprises du pays se sont ajustéesresponsable et de rechercher des également prévues dans le plan pend des données qu’on considère. Si avancés de l’industrie, le tableau est com- au niveau surévalué du franc. L’accélé-alternatives en vue de réduire au d’action. Il définit en l’occurrence l’en croit les «données dures» du produit plètement différent. En effet, la plupart ration conjoncturelle attendue devraitminimum les effets négatifs. des objectifs intermédiaires vi- intérieur brut (PIB) du pays, l’économie des entreprises exportatrices affichent stimuler l’emploi, et, en retour, diminuerC’est pour cette raison que la sant la réduction des risques (-50 nationale est encore légèrement sous le un bon moral. le taux de chômage. On pourra alors en-branche soutient le développe- %) et de l’utilisation de produits coup de la hausse du franc. Cet optimisme a contribué au fort re- fin considérer le choc du franc commement du plan d’action pour les phytosanitaires de haute risque Au deuxième trimestre, le PIB a crû de dressement, ces derniers mois, des prin- surmonté.produits phytosanitaires au ni- (-30 %), dont la mise en applica- 0,3% en rythme trimestriel, mais de seu- cipaux indicateurs avancés suisses (ba- Pour ce qui est de l’économie intérieure,veau fédéral. Celui-ci a été adopté tion est très exigeante et implique lement 0,3% en rythme annuel. Ce chif- romètre KOF et indice des directeurs on doit en revanche s’attendre à des chif-aujourd’hui par le Conseil fédé- un grand soutien venant de la re- fre décevant s’explique en partie par les d’achat de l’industrie manufacturière). fres modestes. Le léger recul du chômageral. Il définit des objectifs et des cherche au niveau des solutions révisions appliquées par le Secrétariat Dans ce sens, on peut considérer que le que prévoit UBS devrait éclaircir le mo-mesures afin de réduire les alternatives ou de la sélection va- d’Etat à l’économie aux statistiques du choc du franc est derrière nous. ral des ménages.risques que présentent les pro- riétale. D’où l’importance de ren- deuxième trimestre. D’un autre côté, après une longue pé-duits phytosanitaires pour les uti- forcer les activités de recherche D’après les dernières estimations, si la Une accélération conjoncturelle riode en territoire négatif, l’inflation estlisateurs, les consommateurs et dans ce domaine. L’USP estime croissance en 2016 devrait s’avérer lé- Bien que les données dures, objectives, redevenue positive, ce qui érode légère-l’environnement, de développer judicieux et nécessaire d’y inclure gèrement meilleure que prévu - 1,4%, décrivent la situation de l’économie sur ment le pouvoir d’achat et freine doncdes mesures préventives et alter- également le commerce, la trans- et non 1,3% -, on constate tout de même les derniers mois et trimestres, les don- le dynamisme de la consommation pri-natives et d’apporter de meil- formation et les consommateurs, que l’élan s’essouffle vers la fin de l’an- nées molles, plus subjectives, reflètent vée.leures connaissances sur les effets par exemple afin de remettre en née. La croissance en Suisse pourrait les attentes et intentions des entreprises Pour l’année en cours, la Recherchesecondaires indésirables. question les exigences imposées même avoir stagné au tournant de l’an. à court ou moyen terme. C’est pourquoi, d’UBS table sur une croissance du PIBL’Union suisse des paysans aux conditions de prise en charge Ce trou d’air affectera aussi la croissance au second semestre, on peut s’attendre à de 0,8%. Pour 2018, elle espère une(USP) salue dès lors le plan d’ac- et à la qualité extrinsèque. L’USP en 2017. L’évolution décevante du PIB ce que l’économie suisse soit stimulée poursuite de l’accélération de la crois-tion. L’agriculture est consciente regrette que la stratégie de com- ces derniers trimestres se reflète dans par le dynamisme des échanges avec ses sance à 1,8%, un rythme légèrement su-du fait qu’elle assume une res- munication autour des produits celle de l’emploi: celui-ci n’a augmenté grands partenaire de la zone euro. périeur au potentiel de croissance à longponsabilité particulière dans le phytosanitaires, qui était tout que de 0,2% sur les douze derniers mois, En outre, la dépréciation du franc face à terme (1,5-1,75%).ndomaine des produits phytosani- d’abord prévue par la Confédé-taires et souligne à cet égard ration et les cantons, ait été sup- L’ACCÉLÉRATION CONJONCTURELLE ATTENDUE DEVRAIT STIMULER L’EMPLOI, ET, EN RETOUR,qu’elle est disposée à poursuivre primée. – (Union suisse des pay- DIMINUER LE TAUX DE CHÔMAGE.ses efforts dans la voie de l’amé- sans)Réforme fiscale américaine: dernière Aussi peu dechance avant la fin de l’année bureaucratie que possibleLe climat délétère qui règne à Washington permettra-t-il à Donald Trump de faire passer une réforme fiscale équilibrée? POSTES VACANTS. Les Vert’li-NICOLAS ROTH pratique très décriée dans le pays. estimations à cause des variables l’impôt sur les sociétés et les béraux ont toujours été en faveur Le projet de réforme fiscale de la telles que la création d’emplois, contribuables. Pour l’instant, les d’une mise en œuvre efficace deResponsable des investissements alternatifs Banque Reyl Maison-Blanche aborde le pro- l’impact sur l’économie et la crois- républicains semblent privilégier l’initiative contre l’immigration blème du poids trop élevé de l’im- sance globale. L’estimation du l’équilibre des recettes fiscales, de masse qui soit compatible avec Avec le retrait du programme du parti républi- pôt sous plusieurs angles. Tax Policy Center fait l’objet d’un mais il est fort à parier que les dé- les accords bilatéraux. Il faut évi- du projet de loi cain depuis longtemps, mais c’est Concernant les entreprises, le consensus. Le Tax Policy Center mocrates seront plus enclins à ter une charge inutile pour l’éco- sur la santé et la première fois que les républi- projet de loi propose un abaisse- a déclaré que la mise en œuvre du soutenir une réforme reposant nomie. Les projets d’ordonnance le démantèle- cains contrôlent simultanément ment de l’impôt sur les sociétés à projet de loi coûterait 6200 mil- sur l’équilibre budgétaire. du Conseil fédéral vont trop loinment de la loi Dodd-Frank en la Chambre des Représentants, 20%, contre un taux maximal de liards de dollars au gouvernement Les investisseurs devraient suivre sur plusieurs points et peuventsuspens depuis le mois de mai, le le Sénat et la Maison-Blanche de- 35% selon le régime fiscal actuel. sur les dix premières années, sans attentivement les discussions sur engendrer une bureaucratie inu-programme de réformes de Do- puis 2006. Or, il s’agit quasiment L’objectif principal du gouver- prendre en compte le coût des in- la réforme fiscale non pas pour la tile. C’est pour ces raisons que lesnald Trump semble prendre une d’un prérequis pour pouvoir faire nement de Donald Trump est térêts courus et de la croissance. réforme elle-même, mais pour vert’libéraux exigent un seuiltournure peu réjouissante. L’es- adopter une loi visant à diminuer d’harmoniser le traitement fiscal Au total, le projet de loi creuserait jauger le climat qui règne à Wash- plus élevé de 8 % ainsi qu’une ré-poir suscité par la politique éco- l’impôt sur les sociétés et sur les des grandes et petites entreprises, la dette fédérale de 7000 milliards ington. Les républicains sont di- duction à 3 jours de la durée pen-nomique de Donald Trump a ménages. dans l’espoir de stimuler la crois- de dollars sur dix ans. Le projet visés et s’opposeront sûrement à dant laquelle les informationslaissé place à la déception pure et Le besoin d’une réforme fiscale sance. Le nouveau système vise de loi actuellement débattu grè- certains points pour exprimer concernant les postes communi-simple, car l’administration amé- découle de plusieurs facteurs et à être plus juste, plus transparent verait les recettes fiscales de 3100 leur mécontentement, tandis que qués ne sont accessibles qu’auxricaine semble s’être concentrée observations factuelles. Premiè- et à inciter les entreprises à rapa- milliards de dollars et augmente- les démocrates feront également chômeurs déjà inscrits.sur des querelles internes, des dé- rement, parmi les pays membres trier les liquidités qu’elles détien- rait la dette fédérale de 3100 mil- valoir leurs arguments. Les Vert’libéraux partagent l’ob-part de plusieurs collaborateurs de l’OCDE, les Etats-Unis affi- nent à l’étranger (en Irlande, en- liards de dollars. Le parti républicain a d’ores et jectif du Conseil fédéral de ne pasclés ainsi que sur le dénigrement chent le taux d’imposition sur les tre autres). Le débat entre «équilibre des re- déjà commencé à courtiser des surcharger le système du servicepermanent des médias grand pu- sociétés le plus élevé. Deuxième- cettes fiscales» et «équilibre bud- élus démocrates: le débat prend public de l’emploi et de ne pasblic, au lieu d’œuvrer à la réalisa- ment, dans la mesure où le pro- De sept à trois tranches gétaire» peut sembler futile, mais progressivement la forme d’une mettre en péril la collaborationtion du programme du président. gramme du Président s’en tient Pour les contribuables, la réforme c’est l’un des points fondamen- opposition partisane et dans la existante avec les employeurs vi-A l’approche du dernier trimestre au slogan Make America Great vise à simplifier les principes fis- taux de la réforme. Dans un cadre mesure où les républicains ne sant à l’obtention de résultatsde l’année, la Chambre des Re- Again, Donald Trump est obligé caux en vigueur et prévoit le pas- imposant l’équilibre des recettes parviendront pas à se rassembler, concrets. C’est pour cette raisonprésentants et le Sénat s’efforcent de créer des emplois, de raviver sage de sept tranches à trois fiscales, toute réduction d’impôt il est nécessaire d’obtenir des sou- que l’introduction de l’obligationde rédiger un projet de loi sur la le secteur manufacturier et la pro- tranches, de respectivement 12%, doit être compensée, dollar par tiens dans le camp démocrate de communiquer des postes va-fiscalité, avec le Président de la duction industrielle du pays, d’ac- 25% et 33%. dollar, par une hausse d’impôt, pour pouvoir espérer faire adop- cants nécessite que les employésChambre des Représentants Paul croître la création de crédit et de Ce projet de loi présente toutefois de sorte que le montant total des ter une réforme éventuelle. Les du service public de l’emploi re-Ryan, le Secrétaire au Trésor Ste- renforcer le pouvoir d’achat. Sou- un défaut majeur en ce qu’il ne recettes fiscales reste le même. tensions avec la Corée du Nord çoivent au préalable une forma-ven Mnuchin et le conseiller spé- tenir les entreprises en réduisant respecte pas le principe d’équili- Plusieurs réformes fiscales ont ont quelque peu ébranlé les mar- tion adéquate pour les nouvellescial Gary Cohn à la tête de l’ini- le taux d’imposition auquel elles bre des recettes fiscales. Il est im- échoué à cause de ce concept. chés, mais ces derniers n’ont glo- tâches à réaliser. En outre, le ser-tiative. La question majeure est sont soumises est une étape lo- possible d’emprunter les sommes Dans un cadre imposant l’équili- balement pas été affectés par les vice public de l’emploi devra dis-de savoir si le climat délétère qui gique en vue de renforcer la com- correspondant aux pertes de re- bre budgétaire, les baisses d’im- dysfonctionnements qui se- poser d’une solution informa-règne actuellement à Washing- pétitivité des Etats-Unis. Cela cettes fiscales pour compenser ce pôts sont compensées par une ré- couent le gouvernement améri- tique opérationnelle qui permetteton permettra au Président de permettrait très certainement de manque à gagner et la fiscalité ne duction des dépenses publiques cain. Il convient toutefois de gar- le traitement automatisé et un dé-faire passer une réforme fiscale mettre un terme à l’évasion fis- saurait creuser la dette et le déficit et par l’adoption de priorités bud- der à l’esprit que rien ne dure roulement rapide des communi-équilibrée avant la fin de l’année? cale des entreprises. Aucun gou- du pays. Il est difficile de faire des gétaires pour réduire le poids de éternellement.n cations mutuelles. Les Vert’libé-Réformer la fiscalité fait partie vernement n’a légiféré sur cette raux exigent un seuil plus élevé de 8 % pour l’obligation de com- muniquer. – (Vert’libéraux)

SUISSE vendredi 8 septembre 2017 PAGE 3 SUISSELe parcours exemplaire d’une BKW se préparePME dans la numérisation à la sortie du nucléaire ACQUISITION. BKW s’est em- grande importance lors de l’ex- paré de la société allemande ploitation des centrales nucléairesSYLVAC. Comment le fabricant d’instruments de mesure de précision est passé leader de la connectivité sur sa spécialité. Dienstleistungen für Nuklear- mais également lors de leur dé- technik (DfN), active dans la ra- montage, explique le communi-STÉPHANE GACHET de mesure étaient ainsi prêts à ac- étape va même vers une plus dioprotection. Cette acquisition qué. Les travaux de démantèle- cueillir la technologie bluetooth, grande simplification, avec des s’inscrit dans l’extension des com- ment s’accompagnent deLa numérisation est devenue une ce qui fut fait. La véritable problé- instruments qu’il n’y aura plus be- pétences du groupe bernois, des- contrôles visant à déceler dessorte d’impératif, porté au clair matique était ailleurs: «Rester suf- soin d’appairer à un PC, capables tinée au marché en croissance de traces de radioactivité sur le ma-par toutes les associations profes- fisamment simples pour que no- de dialoguer directement avec du la désaffectation des centrales nu- tériel nettoyé provenant de l’ins-sionnelles. Swissmem en a der- tre clientèle puisse s’intégrer à ce software très sophistiqué, inté- cléaires, indique l’énergéticien. tallation.nièrement fait son nouveau chant monde-là.» L’adoption de l’inno- grant déjà des éléments d’intelli- Fondée en 2009 et sise à Heidel- BKW rappelle que de nombreuxde bataille, comme l’ultime sou- vation n’est donc pas si évidente gence artificielle. Histoire d’ajou- berg, dans le Land de Bade-Wur- projets de désaffectation sont entien aux PME face à la pression et varie sensiblement d’un secteur ter à la mesure un brin de temberg, DfN emploie 22 per- cours en Allemagne, en raison dedu franc fort, entre autres. Les en- ERIC SCHNYDER. La vraie à l’autre et d’un pays à l’autre. «Le prédictif. Surtout de replacer la sonnes. Elle sera rattachée à la mise à l’arrêt prévue ou déjà ef-trepreneurs semblent convaincus, difficulté est de rester simple. plus difficile est moins d’intégrer prise de mesure au cœur de tous BKW Allemagne. L’ancien pro- fective de centrales. En tant quela vraie question étant de saisir la technologie que de trouver la les paramètres qui peuvent l’in- priétaire et directeur historique, prestataire de services de radio-l’art et la manière d’introduire bonne utilisation.» fluencer (température, tempora- Martin Herzner, conservera ses protection, DfN a donc accès à uncette fameuse numérisation dans stimuler les distributeurs avec des Mais la tendance est donnée et lité, condition de l’outil) et creuser fonctions. énorme potentiel de croissance,l’entreprise, jusqu’aux cœurs des nouvelles références.» L’effort l’avancée continue. La prochaine l’écart avec la concurrence.n La radioprotection revêt une selon le groupe bernois.nproduits. Avec cette question exis- R&D est principalement mené ententielle pour les entrepreneurs: interne, avec le concours deSommes-nous assez agiles pour quelques partenaires présentantmener cette innovation? «des configurations de marché si-Sylvac, entreprise familiale B2B, milaires», comme les construc-fabricant d’instruments de me- teurs de machines-outils Tornossure de précision, basé à Lausanne ou Willemin-Macodel, égale-Crissier et Malleray Jura bernois, ment des contacts avec les hautesconstitue un véritable cas d’école écoles.d’une greffe de numérisation Sylvac profite surtout d’uneréussie. Fort de plusieurs produits proximité déjà ancienne avec l’en-emblématiques sur son secteur: treprise neuchâteloise EM Marin,des comparateurs de mesures et une unité industrielle du groupedes pieds à coulisse connectés, via Swatch, précisément spécialiséeune technologie bluetooth basse dans l’électronique basse consom-consommation. Une part impor- mation. Les premières esquissestante (5% des pieds à coulisse, 20% d’instruments connectés remon-des comparateurs) de la produc- tent à 2012, mais la base techno-tion intègre aujourd’hui la logique et le sens de l’innovation Plus loin ensemble,connectivité, de quoi marquer la s’enracinent bien en amont. Ledifférence avec la concurrence, premier microprocesseur déve-qui n’est pas encore présente sur loppé par EM Marin pour Sylvac où que vous soyez.cette thématique. remonte à 1978, suivi d’uneL’entreprise est active sur un vrai deuxième génération en 2008 etmarché de niche, sur lequel Syl- d’une modification en 2016. D  ’   37 (1)vac a réussi à s’imposer face à la Nous sommes véritablement là Avec l’acquisition de Pioneer Investments, nousconcurrence, surtout internatio- dans le berceau de toute la diffé-nale, Allemagne, Japon, Chine, renciation de Sylvac – et qui lui a renforçons notre présence en Europe, en Asie Pacifique,grâce à ses développements tech- valu le prix de l’entreprise de l’an- au Moyen-Orient et sur le continent américain. Nousniques. Un positionnement qui née SVC l’an dernier. Revers duexige en contrepartie un investis- succès, Sylvac est confronté aux travaillons ensemble étroitement et vous faisonssementcontinudanslaR&D.«Un copistes chinois, qui ont tenté de bénéficier de notre large présence à l’internationalpoint essentiel. Vital pour proté- cloner l’architecture de son mi-ger les marges. Vital pour animer croprocesseur. ainsi que d’une connaissance approfondie desle marché en permanence et de Techniquement, les instruments conditions de marché locales, afin que vos besoinsCroissance prévue cette année d’investissement soient mieux compris, où que vousmalgré la pression du franc soyez. Parce que c’est ce que vous attendez d’un partenaire de confiance. Allons plus loin ensemble.Questionné sur la marche des af- 23 millions de francs réalisés l’anfaires, Eric Schnyder, dirigeant de dernier. amundi.comSylvac, cite spontanément les De quoi tenir l’objectif longdeux chocs du franc lourd, res- terme d’une croissance de 2,5% (1) Source : chi res proforma combinés d’Amundi et Pioneer Investments à fin décembre 2016, donnés à titre indicatif exclusivement ; soumis àpectivement en 2012 et 2015, qui par an. L’emploi suit une courbe modification sans préavis. Le présent document ne constitue ni une o re d’achat, ni une sollicitation de vente, ni une publicité pour un quelconqueont balisé une période de travail similaire, l’entreprise compte au- produit, service financier ou conseil d’investissement. La valeur d’un investissement et le revenu qui en découle peuvent évoluer à la hausseintense sur les coûts, la producti- jourd’hui quelque 130 collabora- comme à la baisse et les résultats ne sont pas garantis. Les investisseurs ne sont pas assurés de recouvrir le montant de leur placement initial.vité, l’automatisation, etc. Une dé- teurs sur les deux sites en Suisse Amundi Asset Management, Société Anonyme au capital de 1 086 262 605 € - Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF n° GP 04000036marche permanente en réalité, et une trentaine en Chine, où Syl- - Siège social : 90, boulevard Pasteur, 75015 Paris, France - 437 574 452 RCS Paris - amundi.com - Août 2017. |que la tension monétaire n’a fait vac tient une petite unité d’assem-qu’accélérer. blage. Un nombre que le diri-Questionné sur le contexte actuel, geant prévoit de stabiliserEric Schnyder se montre d’ail- maintenant, surtout grâce aux ef-leurs assez confiant. Avec un ob- forts d’automatisation mis enjectif de croissance de 7%, en chif- place sur la production. Ericfre d’affaires, l’exercice se Schnyder précise encore que,présente plutôt positif. Mais le di- «étant une PME familiale» (l’ac-rigeant reste mesuré: «La visibilité tionnariat regroupe trois fa-est toujours limitée. Nous avons milles), l’objectif en termes deune vue sur le carnet de com- marge opérationnelle (Ebitda) semandes à deux semaines, nous situe entre 4 et 8%. «Plus procheétions plus proche de 4 semaines de 4% en ce moment.» A quoiauparavant.» L’entreprise peut s’ajoute la volonté de maintenirainsi tabler sur un chiffre d’af- l’investissement R&D, quel quefaires de près de 25 millions de soit le contexte, à raison de 12%francs cette année, contre près de du chiffre d’affaires. – (SG)

PAGE 4 vendredi 8 septembre 2017 SUISSEEcorobotix, un robot Procter & Gamble lance unintelligent et écolo hub d’innovation numériqueAGRICULTURE. La start-up profite du séjour en Israël pournouer des contacts avec les acteurs locaux de l’agritech. Fort de son succès en Israël, le groupe ouvre un accélérateur européen, avec Genève comme centre névralgique.Basée à Yverdon, la start-up dé- duit et de débuter sa commercia- LEILA UEBERSCHLAG SOPHIE BLUM. «Le but est d’allier le meilleur des deux mondes, le écoles, les universités ou des ini-veloppe un robot, complètement lisation, avec la vente de quelques grand groupe et les start-up, pour innover de manière pérenne.» tiatives naissantes, telles que laautonome en énergie, pour dés- centaines de robots.» L’investis- À TEL-AVIV fondation Nomads. «Stimulerherber les champs. La jeune sement de base pour l’achat d’une comme un important hub d’in- liers stratégiques de P&G, qui a l’innovation, l’esprit entrepre-pousse, présente cette semaine au machine de devrait s’élever à Dans la continuité de sa politique novation dans le monde.» comme but d’avoir 35% des in- neurial et les jeunes talents, celaDLD festival de Tel-Aviv, désire 30’000 francs, «l’agriculteur ré- d’innovation, Procter & Gamble novations (nouveaux produits, fait partie intégrante de notre cul-nouer des liens avec l’écosystème duira ensuite ses coûts de désher- lance cette semaine l’Europe Di- Une longue tradition mais aussi systèmes internes) ve- ture d’entreprise.»de l’agritech, particulièrement bage de 30 à 40%», explique Au- gital Innovation Accelerator hub Avec un portefeuille de 65 nant d’éléments extérieurs à l’en- La P&G Academy ou le Baby En-important en Israël. rélien Demaurex à Genève. «Cet accélérateur per- marques leaders dans leur do- treprise. «Notre capacité à inno- trepreneurs Challenge 2017 –«Globalement, les agricultures Ecorobotix emploie 12 collabo- mettra à nos marques de cher- maine (dont Gillette, Oral-B, ver s’appuie sur de multiples dont les trois finalistes, Siradis,dépensent 25 milliards pour dés- rateurs et teste, pour la deuxième cher dans l’écosystème des start- Pampers, Pantene ou encore connexions entre savoirs internes MotionPilot et Goodwall sontherber leurs champs chaque an- saison consécutive, ses robots up européennes les partenaires Vicks) vendues dans 180 pays, et externes.» C’est dans ce cadre présents au DLD Festival de Tel-née», explique Aurélien Demau- avec de nombreux partenaires pouvant contribuer à leurs déve- P&G réalise un chiffre d’affaires que la société a intégré à sa vision Aviv – font partie des initiativesrex, cofondateur de la société. loppements», explique Sophie annuel de 65 milliards de dollars R&D le programme Connect & qui s’inscrivent dans l’Europe Di-«Dans les pays développés, des GLOBALEMENT, Blum, vice-présidente marketing en atteignant en moyenne 5 mil- Develop depuis 2001, qui a pour gital Innovation Accelerator. Se-méthodes chimiques sont utili- P&G Europe. «Le but est d’allier liards de consommateurs journa- vocation de mettre en réseau lon Sophie Blum, la Suisse pos-sées dans 90% des cas, avec des LES AGRICULTURES le meilleur des deux mondes – liers. L’investissement massif P&G avec les entrepreneurs, sède un écosystème riche et varié,conséquences néfastes sur l’en- entre le grand groupe et la jeune dans la recherche est ancré dans start-up, laboratoires et universi- mais encore passablement timide.vironnement et la santé des DÉPENSENT 25 MILLIARDS entreprise – dans un esprit colla- l’ADN de la firme qui alloue 2 tés du monde entier. «Il faut multiplier les initiativesconsommateurs. De plus, les boratif pour donner naissance à milliards de dollars par année à visant à faire grandir cet écosys-produits aspergés sont gaspillés, POUR DÉSHERBER LEURS des innovations pérennes. Nous la recherche et au développe- P&G en Suisse tème. La Suisse possède tous lescar ils atteignent rarement les offrons aux start-up discipline et ment. «C’est plus que tous nos Depuis plus de dix ans, P&G dé- atouts pour devenir un hub d’in-herbes qu’ils sont censés suppri- CHAMPS CHAQUE ANNÉE. rigueur de pensée ainsi que des concurrents directs réunis», af- veloppe des partenariats visant à novation au même titre que Lon-mer.» marques sur lesquelles tester firme Sophie Blum. encourager l’écosystème des dres, Tel-Aviv ou la Silicon Valley. européens. «A l’heure actuelle, leurs technologies, avec la possi- Elle précise que l’innovation et la jeunes entrepreneurs, que ce soit Genève doit oser se positionnerIntelligence artificielle notre challenge est l’amélioration bilité d’avoir accès au marché eu- formation représentent des pi- en collaboration avec les hautes comme un acteur mondial.»Au lieu d’asperger toute la zone des algorithmes pour que nos ropéen et international», ajoute-à traiter, le robot développé par produits puissent être utilisés sur t-elle. «De notre côté, nous Le leadership intégratif?Ecorobotix détecte les plantes in- le plus large spectre de sols pos- bénéficions de nouvelles idées et La voie du futurdésirables et injecte une micro- sibles.» de potentielles solutions à des «Le leadership, ce n’est pas sim-dose de produit sur la mauvaise Dans un premier temps, la start- problèmes pas encore résolus.» plement diriger ou assigner desherbe à éliminer. «Cela permet up cible les marchés européens tâches. C’est avant tout permet-de réduire la quantité de produits de grands pays agricoles, tels que Réplication de l’Israel tre à de jeunes pousses d’êtrechimiques utilisée de 95%», pré- la France, les Pays-Bas, la Bel- House of Innovation dans un environnement suffi-cise Aurélien Demaurex. En ou- gique et l’Allemagne. «Le DLD «L’Europe Digital Innovation samment confortable pour ap-tre, la légèreté (130 kilos) du ro- de Tel Aviv est l’occasion pour Accelerator hub est né de la conti- porter des réponses à des pro-bot évite le tassement du sol. nous de rencontrer les acteurs is- nuité des efforts entrepris depuis blèmes existants. Pas forcémentLa start-up a bouclé une levée de raéliens de l’agritech et de la food- plus de 20 ans par P&G pour res- de manière parfaite, mais dansfonds de trois millions l’an der- tech. Il y a, dans le pays, plus de ter à la pointe de l’innovation.» une optique d’apprentissage»,nier et vient de lancer un 400 start-up actives dans ce do- Avant de s’installer à Genève, So- ajoute-t-elle avant de conclure:deuxième tour de financement, maine, avec de nombreux fonds phie Blum a dirigé P&G Israël «L’enjeu de demain est un enjeuqu’elle espère clore au premier spécialisés dans l’agriculture.» pendant 10 ans où elle a fondé en de leadership. Ce dernier doittrimestre 2018. «Nous ambition- Ecorobotix, qui fait partie des 2007 l’Israel House of Innova- être intégratif, multidisciplinairenons de récolter 10 millions de cinq finalistes du Swisscom tion (IHI), «le premier partena- et à la pointe des nouvelles tech-francs, ce qui nous permettra de Challenge, s’envolera pour la Si- riat entre P&G et le milieu des nologies.»nfinir le développement du pro- licon Valley entre le 24 et le 28, start-up, aujourd’hui reconnu à la rencontre de potentiels inves- tisseurs. – (LU)VENTURELAB: partenariat avec SPS Un bracelet électronique contreSwiss Prime Site (SPS) et Venturelab, spécialisé dans l’éclosion de la surpopulation carcéralestart-up, ont conclu un partenariat devant permettre à la société im-mobilière de mettre la main sur de nouvelles technologies, a-t-elle an- L’entreprise jurassienne Geosatis est présente cette semaine au DLD festival de Tel-Aviv, à la recherche d’investisseurs.noncé jeudi. L’entreprise soleuroise se dit prête à engager des colla-borations avec de jeunes pousses, voire de réaliser des investissements Geosatis est présente avec la dé- RESHAD MOUSSA. afin d’identifier leurs besoins, chées si le logiciel reconnaît unedans ces dernières. «Grâce à notre coopération avec des start-up, nous légation suisse au DLD festival de «Notre but est de permettre Jose Demetrio réalise qu’aucun situation suspecte ou une modi-offrons aux nouvelles sociétés un accès direct à des experts du secteur Tel-Aviv. L’entreprise jurassienne, une réinsertion réussie.» produit satisfaisant n’existe sur fication risquée du comporte-immobilier, leur permettant de tester et de faire évoluer leur modèle qui fabrique des bracelets électro- le marché. «Aujourd’hui, les so- ment.»Depuis la création de la so-d’affaires», a indiqué le directeur général de SPS, René Zahnd. niques pour les prisonniers, équi- «Les établissements pénitenciers lutions existantes, majoritaire- ciété, plus de 1000 bracelets ont pés d’une technologie GPS inno- sont surchargés et de nombreux ment américaines ou israé- été produits. Aujourd’hui, uneNESTLÉ: acquisition de l’américain Sweet Earth vante, vient de clôturer une levée détenus sont en prison pour des liennes, ne répondent pas aux majorité des cantons romands lesNestlé a acquis par le biais de sa filiale aux Etats-Unis le producteur de fonds de 6 millions de francs. motifs ne justifiant pas forcé- besoins des clients», affirme Res- bracelets, qui fonctionnent seloncalifornien d’aliments à base de plantes Sweet Earth, pour un montant Basée au Noirmont, Geosatis est ment une incarcération, ce qui had Moussa. «Souvent très gros,non précisé. La multinationale veveysanne compte ainsi prendre pied née en 2011 sur le campus de coûte très cher», explique-t-il. les boîtiers dérangent et peuvent DE NOMBREUX DÉTENUSsur ce marché outre-Atlantique, qui pourrait représenter à l’horizon l’EPFL, où elle a conservé un bu- «De plus, un passage en prison blesser la personne qui les porte2020 quelque 5 milliards de dollars, indique un communiqué. Lancé reau. La société, qui emploie ac- est très stigmatisant et rend la ré- en causant, par exemple, des es- SONT EN PRISON POURen 2011, Sweet Earth produit des arômes et des protéines végétales tuellement plus de 40 collabora- insertion plus difficile.» C’est le carres», apprend-il. Selon lui, sitels le seitan et le tofu, ainsi que des aliments à base lentilles, pois- teurs, ne cesse de grandir. fondateur et actuel CEO de de nombreuses personnes enlè- DES MOTIFS NE JUSTIFIANTchiches ou encore haricots. La société continuera à être dirigée par Geosatis, Jose Demetrio qui fait vent les bracelets c’est parceKelly et Bryan Swette. Nestlé et ses multiples filiales ont engrangé Important contrat ce constat, alors qu’il travaille qu’elles ont mal, et pas nécessai- PAS FORCÉMENTl’an dernier aux Etats-Unis un chiffre d’affaires de plus de 27 milliards au Moyen-Orient dans le domaine. Après avoir col- rement pour frauder. «Nos bra-de dollars, faisant du pays de l’oncle Sam le premier débouché pour Elle commercialise ses bracelets laboré étroitement avec les ser- celets ont un chargeur mobile: UNE INCARCÉRATIONle mastodonte agroalimentaire. en Suisse, en Lituanie et en vices de probations cantonaux plus besoin de rester deux Afrique du Sud et a signé – dans heures collé à une prise pour les un modèle de location mensuelle.AEVIS: sur les rangs pour acheter l’hôpital de Moutier le courant de l’année – un impor- recharger. De plus, ils sont petits, «Une personne en prison peutL’hôpital de Moutier pourrait être mis en vente ou son capital ouvert tant contrat avec un pays du étanches et souples.» coûter plus de 8000 francs parà des investisseurs privés, a indiqué la RTS. Un mandat a été donné au Moyen-Orient. «De nombreux En outre, le bracelet développé mois, notre technologie est auconseil d’administration de l’Hôpital du Jura bernois pour décider de projets pilotes sont en cours en par Geosatis a l’avantage d’allier moins dix fois moins chère.» Pré-l’avenir de son site prévôtois. Le groupe Aevis serait intéressé. Un man- Amérique centrale et en Amé- GPS et radiofréquence, ce qui fait sente au DLD festival, pour ren-dat a été donné cet été au conseil d’administration de l’Hôpital du Jura rique du Sud et nous avons ré- que le détenu peut être géoloca- contrer des investisseurs poten-bernois de vendre l’hôpital de Moutier au plus offrant. «Un appel d’offre pondu à plusieurs appels d’offres lisé aussi bien à l’intérieur qu’à tiels, l’entreprise a dans sa ligneofficiel pourrait être lancé prochainement» et «une banque importante en Europe», confie Reshad l’extérieur des bâtiments. «Des de mire le marché américain,aurait aussi été intégrée dans l’opération», a ajouté la radio. Selon cette Moussa, CTO. alertes immédiates sont déclen- qu’elle entend conquérir dèsdernière, le président du conseil d’administration de l’Hôpital du Jura 2018. – (LU)bernois, Anthony Picard, serait «à la manoeuvre avec son équipe afinde trouver une solution pour l’avenir de l’établissement», la vente étantune des solutions envisagées. Le responsable a cependant précisé quele calendrier pour cette opération «n’est pas figé dans le temps».

SUISSE vendredi 8 septembre 2017 PAGE 5Six start-up vaudoises parmi les dix meilleuresTOP100 VENTURELAB. Lors de la 7e édition du classement annuel des entreprises innovantes, la Suisse romande a montré son potentiel de réussite avec Lausanne à l’honneur.MATTEO IANNI de l’automobile ou la demande d’un milliard de dollars). Mind- Egalement établie à l’EPF de Lau- est très forte.» maze a récemment acquis Gait Up, sanne, Gamaya termine à la 6e po-La 7e édition du TOP 100 des Fort de sa croissance, la start-up a spin-off du CHUV (L’Agefi du 12 sition. La start-up développe unmeilleures start-up suisses a eu agrandi récemment ses locaux et juin 2017). L’opération de rachat système d’imagerie fournissantlieu mercredi soir à Zurich. De- s’est installée à Renens. Pour ce semble marquer le point de départ des indications sur l’état et la com-puis 2011, 100 experts de tout le qui est des réalités du marché, la du processus de diversification de position des sols. L’entreprise s’estpays choisissent chaque année Suisse représente 40% des ventes Mindmaze qui n’a jamais caché ses récemment distinguée dans le ca-leurs dix jeunes pousses suisses du premier marché de L.E.S.S. ambitions, notamment dans le sec- dre du Swiss Economic Forumfavorites. Leurs votes détermi- Mais l’Europe, principalement teur des jeux vidéo. 2017 (L’Agefi du 6 juin 2017).nnent les start-up au meilleur po- l’Allemagne, reste le client le plustentiel de réussite. Seule condi- L.E.S.S. La technologie génère un nouveau type de lumière. important en termes de vente. Flyability, BestMiletion, ces dernières doivent avoir Une relation qui pourrait se et Lunaphore aussi présentsmoins de cinq ans. Pour cette édi- notre premier marché de l’ins- blement dynamisé le développe- consolider davantage avec l’entréetion, les start-up romandes ont pection qualité en Suisse, Europe ment et l’adoption de notre tech- de L.E.S.S. dans le marché auto- L’année 2017 semble être celle du décollage pour Flyability. L’entreprise,encore une fois cartonné puisque et Japon et augmenter nos ventes nologie sur plusieurs feuilles de mobile. «L’ambition de l’entre- qui termine à la 3e position du Top 100, a connu des changements in-six d’entre elles ont terminé dans de manière significative, explique route de fabricants automobiles.» prise reste de générer plusieurs ternes importants – augmentation du nombre d’employés et locauxles dix premières positions du Yann Tissot directeur et cofonda- centaines de millions de francs de plus grands – elle a aussi étendu sa force de frappe. Faisant des Etats-classement final. teur de L.E.S.S. Nous préparons GAMAYA, BASÉE À L’EPFL, chiffre d’affaires dans les 5 années Unis et Canada ses principaux acheteurs. Les ambitions du spin-off de actuellement un second tour de A ATTEINT LA 6e PLACE. avenir. Notre récente entrée sur l’EPFL se voit aussi sur la diversification de son marché. Spécialisé dansL.E.S.S. fait du marché financement pour accélérer notre le marché automobile laisse clai- l’inspection industrielle, Flyability entrevoit d’aller sur le marché de laautomobile sa priorité croissance sur le marché automo- ELLE DÉVELOPPE rement entrevoir ce potentiel.» sécurité (L’Agefi du 17 mai 2017).Parmi elles, la start-up lausan- bile.» UN SYSTÈME D’IMAGERIE L’entreprise promet de commu- Créée en 2013, BestMile (7e du classement) continue de croître, en Suissenoise L.E.S.S. qui a terminé 2e L’entrée dans le marché automo- niquer plusieurs actualités de comme à l’étranger. Le marché chinois intéresse de près la start-up lau-cette année, après avoir remporté bile s’est faite par la grande porte FOURNISSANT DES grandes ampleurs au dernier tri- sannoise dont la technologie permet de coordonner l’ensemble des vé-le prix en 2015 et 2016. Sa tech- puisque la technologie L.E.S.S. a INDICATIONS SUR L’ÉTAT ET mestre 2017. hicules autonomes sur un même site. Le programme développé par lanologie permet de générer un été intégrée pour la première fois LA COMPOSITION DES SOLS. jeune entreprise permet de suivre en temps réel des véhicules sans conduc-nouveau type de lumière que sur une voiture au salon de l’auto Mindmaze enfin tourné teurs, en optimisant les trajets, les temps d’attente ou encore les croisements.convoitent non seulement les fa- de Genève en mars dernier. Le CEO a effectivement confessé vers les jeux vidéos? Utilisée à Sion depuis plus d’une année, le succès de cette technologie estbricants d’écrans d’ordinateurs et «Cette grande première a passa- que «la majorité des projets à ve- La start-up Mindmaze se classe grandissant. Les communes de Cossonay (VD) et de Marly (FR) utiliserontde tablettes mais également le nir tourne actuellement autour quant à elle à la 5e place. Basée à bientôt le programme de BestMile (L’Agefi du 6 juillet 2017).secteur de l’automobile ou celui l’EPFL, sa plate-forme informa- Lunaphore Technologies (9e) active dans le medtech a développé unde l’inspection industrielle. tique aide à la réhabilitation neu- dispositif innovant de diagnostic des tissus, principalement pour l’analysePour rappel, en 2015, l’entreprise rologique de personnes qui ont été et la classification de tumeurs. La start-up a fait partie du voyage organiséavait effectué sa première levée victimes d’un accident vasculaire en juillet dernier par venturelab à Pékin et Hong Kong pour rencontrerde fonds, de 3 millions de francs. cérébral. L’entrée dans son capital investisseurs et clients potentiels. Et l’entreprise a particulièrementEn pleine essor, la société a au- du groupe indien Hinduja a pro- attiré l’attention de potentiels clients (L’Agefi du 5 juillet 2017). – (MI)jourd’hui bien évolué. «Nous pulsé l’entreprise au rang de li-avons consolidé notre entrée dans corne (start-up valorisée à plusRenault TALISMAN et ESPACEPremium by Renault <wm>10CAsNsjY0MDQx0TUxNDcwNQYAMxoj5w8AAAA=</wm> <wm>10CFXKqQ4CQRBF0S-qTr1XWw8lybjJCIJvQ9D8v2JxiKvuOY6Oob-u-3nfbw2FuzhKw7q2HGHRkRjM1kmjoi46P39L2h8XkgjV9TWiU2grBSluC1HlBY7X4_kGpfz_HHUAAAA=</wm>Notre cadeau pour votre entreprise: remise flo e de 15% et pack service.Entretien (y compris liquides et pièces d’usure), extension de garantie et Renault Assistance inclus.Également valable pour Nouveau Koleos: service.renault.chO re réservée aux clients professionnels (inscrits au registre du commerce et organismes publics, hors accord cadre), valable sur Talisman, Espace et Nouveau Koleos dans le réseau Renault participant dès le 01.08.2017 jusqu’à révocation. Le pack serviceo ert est valable 4 ans ou 100 000 km (au premier des deux termes a eint) et comprend l’entretien incl. liquides et pièces d’usure, l’extension de garantie et Renault Assistance. Exemple remise flo es: Talisman Grandtour Life ENERGY dCi 110, 3,7 l/100 km(équivalent essence 4,2 l/100 km), 98 g CO2/km, émissions de CO2 liées à la fourniture de carburant et/ou d›électricité 16 g/km, catégorie de rendement énergétique A, prix catalogue Fr. 32 037.05, moins 15% de remise flo es Fr. 4 805.55 = Fr. 27 231.50.Moyenne des émissions de CO2 de tous les véhicules neufs vendus en Suisse 134 g/km. Tous les prix mentionnés ne comprennent pas la TVA.Renault recommande www.renault.ch

PAGE 6 vendredi 8 septembre 2017 SUISSELes PME Rencontres entre PME exportatricesindustriellescontinuent afin d’encourager l’innovationleur reprise SWITZERLAND GLOBAL ENTERPRISE. Le prochain événement de l’organisation va permettre aux entreprises de partager leurs expériences.BAROMÈTRE UBS. L’indicateurdes PME industrielles s’est amé- L’organisme mandaté par la SYLVAIN JACCARD. Des opportunités en Indonésie et en Malaisie. année, nous avons par exemple le pouvait aussi devenir un piège.lioré à 0,65 point entre avril et Confédération pour soutenir les CEO de l’entreprise valaisanne Pour eux, rien ne pouvait rem-juillet, contre 0,49 point à la entreprises exportatrices organise volonté, les entreprises n’ont pas prises technologiques, de start- Steiger Participants SA; qui a dû placer la rencontre avec la clien-même période de l’an passé. Une le forum «Exporter demain!» le 28 toujours les moyens à l’interne de up, etc. mais il y a aussi des PME évoluer pour rester compétitive tèle et les partenaires. Le fait de sedégradation est constatée en septembre à l’EPFL. Les PME ro- s’informer et de trouver des pistes centenaires qui ont dû réinventer internationalement dans la vente déplacer sur le terrain, d’appren-rythme mensuel. La hausse est mandes et leurs dirigeants pour- pour leurs marchés internatio- leur modèle d’affaires et d’export. de machines à tricoter indus- dre à connaître ses clients, décou-notamment portée par l’évalua- ront y échanger à propos des défis naux. C’est là que nous avons no- Nous voulons faire passer le mes- trielles. Le directeur du labora- vrir les spécificités locales peuttion générale positive de la situa- qu’ils doivent relever en tant tre rôle à jouer, nous avons un sage qu’il n’y a aucun secteur où toire photo Ifolor va aussi venir être facilité par les outils numé-tion économique et par les com- qu’exportateurs. En prévision de mandat public du Seco avant tout. c’est impossible. depuis la Suisse alémanique pour riques mais ça ne va pas au-delà.mandes globales et étrangères, a ce rendez-vous, L’Agefi s’est entre- L’objectif de notre forum est d’of- expliquer la réussite de sa trans-précisé la grande banque hier. tenu avec Sylvain Jaccard, direc- Vous parliez d’exemples concrets frir aux exportateurs un rendez- formation numérique dans l’ex- Quelles autres solutions existentDans les grandes entreprises in- teur de Switzerland Global En- en Suisse romande? vous où ils peuvent se retrouver port – en parlant aussi de son par- pour les PME?dustrielles, la diminution des terprise pour la Suisse romande. et échanger sur leurs visions du tenariat avec Apple.commandes par rapport au mois Quoi de plus efficace pour appor- business international. Avec des Nous aidons beaucoup d’entre-précédent et le ralentissement de Quel est le message du forum ter des réponses aux PME à la re- CEO qui parlent à des CEO et pas La numérisation est-elle prises à se diversifier en termesla production ont pesé sur le ba- «Exporter demain»? cherche d’inspiration? C’est en forcément qu’à des experts, des une solution en soi de pays ou région cible. Même siromètre, qui a baissé à 0,41 de 0,51 particulier ce que nous voulons professeurs, etc. Nous avons ren- ou une évolution nécessaire? la proximité géographique faci-point. Ce recul aurait pu être plus Les entreprises exportatrices mettre en avant pour notre fo- forcé cette tendance au niveau de lite le commerce, les PME es-marqué. Les entreprises concer- suisses font face à des difficultés rum. Montrer ce qui se fait au nos intervenants cette année. Cela Il est vrai que si on regarde les sayent un peu de sortir de l’Eu-nées affichent toutefois une vision mais ça ne les empêche pas de sein des entreprises car on ne s’en permet d’avoir des moments plus nouveaux grands business model rope depuis quelques années. Laoptimiste de la situation écono- réussir et se développer. Nous rend pas toujours compte. On en- parlants, plus terre à terre. Cette comme Airbnb et Uber; la numé- zone euro représente toujoursmique et de la production. voulons donc montrer des exem- tend beaucoup parler d’entre- risation n’est jamais très loin. Et plus de 50% des exportations de-Les indices PME et grandes en- ples concrets de PME romandes il n’y a pas besoin d’aller jusqu’à puis la Suisse mais il y a 10 anstreprises industrielles demeurent qui ont su innover et se réinven- là pour trouver des exemples. En on parlait de plus de 60%. Lesau-dessus de leur moyenne sur le ter dans leur business internatio- Suisse, il y a par exemple l’entre- Etats-Unis et l’Asie sont sans sur-long terme, affirment les spécia- nal. Le message n’est pas du tout prise Ifolor que je citais juste prise en tête de liste en termes delistes d’UBS. Les résultats du son- moralisateur, il s’agit vraiment avant. Côté romand, le cas d’Elite croissance des exportations; maisdage concordent avec les prévi- d’encourager et d’inspirer les ac- Beds SA est intéressant car les un pays comme la Chine, parsions des économistes de la teurs du secteur afin qu’ils restent matelas sont devenus connectés, exemple, n’est pas adaptés àgrande banque, qui prévoient compétitifs globalement. Nous mais la transformation a aussi eu toutes nos PME. Par contre, deune croissance économique plus sommes dans une période où il lieu en profondeur du côté du nouvelles opportunités se déve-soutenue cette année. ne faut pas s’endormir sur ses lau- management et de l’organisation loppent en Indonésie et en Ma-Une embellie est également riers mais je sais que ce n’est pas de la production. laisie. Ce sont en plus des paysconstatée dans le secteur des ser- le cas des PME suisses. La numérisation casse les dis- qui sont en croissance de 4% à 6%vices, avec toutefois un avantage Pour arriver à leur niveau actuel, tances géographiques et offre de par année. Ce n’est d’ailleurs paraux grandes sociétés par rapport elles n’ont jamais arrêté d’innover. nombreux outils aux entreprises une surprise si nous avons ouvertaux PME. Cette différence se fait Je pense que personne n’a attendu pour se développer à l’internatio- notre dernier Swiss Businesssentir principalement au niveau une «crise» – il y a l’exemple du nal. Il ne s’agit pas pour autant Hub à Jakarta en juillet.des bénéfices ces trois derniers franc fort mais elles reviennent d’une réponse à tout. Deux chefsmois, explique le communiqué. de manière cyclique – pour se re- de PME m’ont récemment fait INTERVIEW:En termes de perspectives, les im- mettre en question. Malgré cette remarquer que la numérisationpressions s’avèrent pessimistes JOHAN FRIEDLIquant à l’évolution des prix devente, avec une inquiétude plus «Nous réalisons 90% de notre Fonds UE pourprononcée du côté des grands chiffre d’affaires à Genève» 21 chercheursgroupes.n PYTHON SÉCURITÉ. La PME genevoise propose une offre mutualisée aux commerces, communes et hôtels en Romandie. SCIENCE. Vingt-et-un jeunesAryzta recrute chercheurs – neuf femmes etson CFO chez Créée en 2002, Python Sécurité CHRISTIAN PYTHON. «Notre proposer de l’innovation, nous of- Et cela dans un contexte où les douze hommes – d’universités,Maxingvest est une PME genevoise employant chiffre d’affaires a atteint six frons un service mutualisée pour marges baissent. écoles polytechniques et d’un ins- 160 personnes, dont 60 en contrats millions de francs en 2016.» les magasins (15 en centre-ville); titut suisses se voient attribuer desALIMENTATION. Le boulanger fixes et 100 en contrats auxiliaires, pour les hôtels (une vingtaine), Quel est l’impact de la loi «Starting Grants» par le Conseilindustriel Aryzta s’est doté d’un active dans le conseil, la gestion et d’existence, Python se place en 6e où nous intervenons la nuit, dans sur la protection des données européen de la recherche (CER).nouveau directeur financier la formation en sûreté et sécurité. position, après les grands acteurs, le secteur des Paquis; pour les ma- sur vos activités? Chaque scientifique va recevoir(CFO) en la personne de Frederic Spécialisée initialement dans la sé- tels que Securitas, Protectas, GPA, raîchers à Veyrier (une douzaine) De vidéosurveillance notamment? jusqu’à 1,5 million d’euros.Pflanz. Désigné à titre intéri- curité des grands magasins et du Global Security (ex SPS), le SIR. et aussi pour les communes, après Lors du concours 2017, le CER amaire, l’actuel CFO David Wil- commerce de détail, en centre- Une nouvelle concurrence inter- Grand-Saconnex, nous interve- La vidéosurveillance utilisée à des sélectionné 406 dossiers parmi leskinson restera au sein du groupe ville, l’entreprise s’est diversifiée nationale débarque en Suisse et nons pour Pregny-Chambésy, fins de contrôle à l’insu de la per- 3085 propositions de rechercheen début d’année pour assurer la notamment dans la sécurité des cherche à racheter des petites Genthod, Corsier, Hermance et sonne filmée ne peut pas être uti- issues de pays européens, pour untransition, indique jeudi la société parkings, des hôtels et des com- structures existantes, dans le but Anières. Notre force est l’encadre- lisée comme preuve dans un éven- montant total de 605 millionszurichoise. munes, sous une forme mutuali- par exemple de pouvoir répondre ment de nos équipes. tuel procès. A cet effet, il faut d’euros. Ces aides ont pour but deM. Pflanz, un franco-allemand sée. Son CEO, Christian Python, à des soumissions pour des rappeler la jurisprudence liée au soutenir les jeunes scientifiquesde 49 ans, siège actuellement au répond aux questions de L’Agefi. grandes entités telles que le Quelles évolutions constatez-vous cas de la station BP en 2004 où des établissant leur propre équipe deconseil d’administration de CERN. Une société a d’ailleurs dans le métier d’agent vidéos ont finalement été retenus recherche. En Suisse, l’Ecole po-Maxingvest, compagnie pro- Quel est votre chiffre d’affaires? proposé de racheter Python Sécu- de sécurité? comme preuves par le Tribunal fé- lytechnique fédérale de Lausannepriétaire de la chaîne allemande rité. Je tiens à mon indépendance! déral, dans une affaire de vol dans (EPFL) a raflé six «Grants», suiviede cafés Tchibo et de Beiersdorf, En 2016, notre chiffre d’affaires Le nombre de vols et d’effractions la caisse de la part d’employés. de l’EPF et l’Université de Zurichproducteur notamment des en Suisse romande a atteint 6 mil- Quelles sont les perspectives sont en stagnation, mais la violence ainsi que de l’Institut Friedrichcrèmes Nivea. De 2010 à 2014, lions de francs, dont 90% sont d’avenir pour Python Sécurité? en augmentation. Nous attrapons Comment êtes-vous engagés dans Miescher à Bâle qui en rempor-il a entre autres occupé les fonc- réalisés sur la seule zone de Ge- 85 à 100 voleurs par mois sur l’en- la transformation numérique? tent chacun trois. – (ats)tions de CFO auprès du groupe nève. Nos revenus se répartissent Dans le but de nous diversifier et semble de nos clients en Suisse et Avez-vous recours aux nouvellesfrançais de spiritueux Remy- entre les commerces (de détail & de ne pas mettre tous les œufs 350 à 500 pour Secureshop City technologies? RUAG: nouvau CEOCointreau. M. Pflanz a égale- centres commerciaux), les par- dans le même panier, ainsi que de au centre Ville de Genève.ment travaillé pour le géant des kings, les régies, les réponses aux En parallèle, le métier doit faire Nous possédons deux drones, pour Ammoteccosmétiques L’Oréal de 1992 à appels d’offre (soumissions) à face à des contraintes administra- que nous utilisons pour la recon- Ruag a désigné Christoph Eisen-2010. l’Etat de Genève, la ville, pour la tives croissantes. En effet, le naissance, la surveillance de chan- hardt au poste de directeur géné-Pour Aryzta, le nouveau respon- fête de la musique, les musées, le concordat romand sur les agences tiers. Mais les contraintes aug- ral (CEO) de sa division Ammo-sable «apporte un large savoir- stade de Genève au travers de la de sécurité et la CCT, imposent mentent: après les aéroports, une tec, spécialisée dans la fabricationfaire dans l’activité internatio- Fondation du Stade de Genève. un cadre contraignant. La forma- nouvelle directive est sortie et il de munitions, a annoncé hier l’in-nale des produits de grande tion de nos agents est obligatoire est désormais interdit de décoller dustriel de la défense et de l’aéro-consommation, ainsi qu’une ex- Quel est votre positionnement et à nos frais, la carte d’agent de depuis une zone proche d’un nautique. Le nouveau responsa-périence dans l’intégration d’or- face à la concurrence locale? sécurité est à nos frais et les frais stade, par exemple. ble prendra ses fonctions le 1erganisations et de consolidation de déplacement sont obligatoires. octobre en remplacement de Cy-d’activités».n Après une quinzaine d’années INTERVIEW: ril Kubelka. ELSA FLORET

SUISSE vendredi 8 septembre 2017 PAGE 7Les avantages d’une plateforme Landis+Gyr accroît son avantage concurrentieleuropéenne face au Nasdaq ÉNERGIE. Un accord important a été signé avec TepcoEURONEXT. Les structures américaines ne sont pas adaptées aux entreprises européennes en début de phase de croissance. pour doper son réseau d’Internet des objets (IoT).Le marché Nasdaq reste la réfé- STÉPHANE BOUJNAH ET ANTHONY ATTIA. Le PDG et le responsable beaucoup plus granulaire et fo- PHILIPPE REY solution dite Gridstream de L+G.rence pour la cotation d’entre- mondial des cotations d’Euronext veulent attirer les PME tech. calisée sur chacun des investisse- Cette dernière étant une combi-prises tech. Mais cela ne veut pas ments, est nécessaire. La stratégie L’entrée en bourse (IPO) de Lan- naison de technologies et de ser-dire qu’il représente forcément Stéphane Boujnah: Pour un finan- facteurs qui ne peuvent pas être de gestion doit donc viser la plus- dis+Gyr oblige ce dernier à ac- vices qui aident les distributeursla meilleure option disponible. La cement en fonds propres, il faut capturés par les seules métriques value plutôt que le dividende. centuer sa croissance et sa renta- d’électricité à mieux gérer l’éner-discussion autour des «unicorns» choisir entre deux possibilités: un financières. comme par exemple bilité. Le fait d’être devenu gie. Cette offre de solution en-(licornes) pouvant lever un mil- placement privé ou la Bourse. Les la détermination de l’équipe de Qu’en est-il donc de l’intérêt autonome constituera sans doute globe le big data, les infrastruc-liard de dollars ou plus avant actionnaires initiaux doivent sou- direction, l’expérience du Conseil des investisseurs pour un avantage à plus long terme.A tures, les applications associées àl’IPO rend le problème plus vent décider soit de tout vendre, d’administration, ou encore l’his- les marchés Euronext? l’instar par exemple de Burck- une expertise qui apporte uneconcret. Cependant, même aux soit de continuer le projet. Une torique de performance et la ca- hardt Compression. Le leader meilleure connaissance à tous lesEtats-Unis, les «unicorns» ne re- cotation avec une valorisation pacité d’une entreprise à attein- Anthony Attia: Parmi les 700 in- mondial de l’industrie des solu- niveaux des distributeurs d’éner-présentent qu’une partie des en- transparente, qui n’est pas sujette dre ses objectifs dans les délais. vestisseurs actifs sur nos marchés, tions de comptage destinées aux gie. Elle offre par ailleurs auxtreprises pouvant envisager une à caution, permet au contraire de Nous ne donnons d’ailleurs pas il y a à la fois des grands acteurs fournisseurs d’énergie pour leur clients des distributeurs d’énergieIPO. En Europe, une large majo- conserver l’option d’une vente d’objectif chiffré en termes de institutionnels mondiaux, et des permettre de mesurer la consom- une approche modulaire qui per-rité d’entreprises n’est pas concer- ultérieure. Et la cotation est sou- nombre d’IPO. Notre visée est de investisseurs particuliers. C’est mation d’électricité, de gaz, de met de configurer une solutionnée par des opérations de cette vent un bon moyen pour créer simplement d’offrir de nouvelles cette diversité qui fait notre ri- chaleur et d’eau s’efforce de ren- sur mesure constituée de produitsenvergure. D’autres critères sont une vraie compétition entre dif- sources de financement à l’éco- chesse. Lors des dernières IPO, forcer son avantage compétitif qui fonctionnent de manière in-plus déterminants, détaillés par férents acheteurs potentiels. Sans système tech européen, notam- nous avons pu constater que des au plan technologique dans un telligente.le Directeur général et Président oublier que les actions, c’est ment en Suisse. Chinois, des Américains s’inté- marché très concurrentiel (ce que L+G représente un «jeu pre-du directoire d’Euronext Sté- d’abord une forme de finance- ressent à des entreprises fran- montrent en particulier les mium» dans le domaine des ré-phane Boujnah et son responsa- ment de croissance. Nous discutons également çaises. Les valorisations des tech marges brutes et d’exploitation). seaux électriques intelligentsble mondial des cotations An- d’un engagement plus important européennes sont généralement L+G vient de signer un impor- (smart grid) d’après Morganthony Attia. N’y a-t-il pas le risque des fonds de pension dans plus basses, plus raisonnables que tant accord avec Tokyo Electric Stanley qui vient de publier une que des entreprises de nature des entreprises de croissance… celles de leurs pays. Power Company (Tepco) pour large étude concernant le groupeComment pouvez-vous garantir plutôt spéculative se fassent explorer de futurs projets utili- domicilié à Zoug. L+G se trouvela liquidité dans le segment coter sur Euronext? Stéphane Boujnah: Ces investisse- C’est plutôt étonnant, au vu sant les capacités de l’Internet des positionné de manière uniquetech d’Euronext? ments peuvent offrir des rende- de la concurrence du Nasdaq. objets (IoT) du réseau électrique pour capitaliser sur la croissance Anthony Attia: Avant de pouvoir ments dans un contexte de taux intelligent de L+G. Cet accord dynamique des réseaux de distri-AnthonyAttia: Tout d’abord, la li- accéder à notre marché, il faut bas. N’oublions pas cependant Anthony Attia: Le Nasdaq n’est étaie les objectifs de Tepco de bution énergique. C’est une crois-quidité ne se définit pas de la passer par un processus de due que les sociétés tech ont des ca- pas adapté à toutes les entreprises fournir aux consommateurs des sance structurellement forte.même manière pour les PME diligence très strict. Il n’est pas ractéristiques très particulières. européennes qui cherchent à se services qui promeuvent l’effica-que pour les Large Caps. Nous question de vendre un marché au Plutôt que de distribuer le béné- financer. Si la profondeur du cité énergétique et pour établir Valeur boursière élevéevoulons créer une offre adaptée rabais. fice aux actionnaires par le biais marché y est plus importante, les un nouveau modèle d’affaires Cependant, L+G semble pleine-à la taille de ces entreprises. Il faut Stéphane Boujnah: Nous cher- de dividendes, ils le réinvestissent coûts de cotation (banquiers, avo- dans le domaine de l’énergie. ment valorisé par le marché, unegarantir une bonne gestion des chons notamment à évaluer des dans la croissance. Une gestion cats, communication etc.) sont valorisation qui est soutenue paropérations capitalistiques. Celle- supérieurs à ceux pratiqués pour Exploiter tout le potentiel une progression élevée du béné-ci permettra également aux ac- une cotation sur Euronext, no- IoT de la technologie AMI fice par action et un dividendetionnaires historiques ne désirant tamment à cause des exigences Les deux partenaires vont coopé- robuste (un ratio de distributionpas nécessairement passer par le d’adaptation aux normes régle- rer à bâtir une stratégie IoT qui de 75% du cash-flow libre). Surcarnet d’ordres de sortir de leurs mentaires américaines et du be- va bien au-delà des applications ce dernier point, L+G a pour ob-positions. Nous mettons donc en soin d’investissement en visibi- avancées de comptage intelligent jectif de dépasser à moyen termeplace un nouveau marché qui lité. Pour ces raisons, la décision afin de développer d’autres voies les 100 millions de dollars, s’agis-s’appelle «Euronext Block». Du du marché sur lequel une entre- pour Tepco dans le but de moné- sant du free cash flow annuel. Ilcôté de la recherche, nous avons prise européenne devrait entrer tiser leurs investissements tech- doit le réaliser afin de justifiermis en place un certain nombre dépend de sa taille. Le nombre nologiques et générer des nou- une valeur boursière proche ded’initiatives avec des partenaires d’entreprises disposant d’un veaux flux de revenus. Il est 2,2 milliards de francs. Ce critère-tels que Morningstar. Cependant, choix entre Euronext et une co- prévu d’accomplir ce déploie- ci semble plus pertinent que le ré-cela ne dispense pas les entre- tation aux Etats-Unis est assez li- ment d’ici 2020, une accélération sultat brut d’exploitationprises de se vendre, de faire des mité. En revanche, elles sont en trois ans du projet initial à dix (EBITDA) ajusté, c’est-à-direroadshows et d’aller à la rencon- beaucoup à vraiment pouvoir ans. après correction de frais de ga-tre des investisseurs. envisager une cotation en Eu- Cet accord suit de près celui signé ranties exceptionnelles ou nor- rope. en Inde au début septembre avec malisées, d’amortissements et élé-Quels sont les avantages Tata Power Delhi Distribution ments spéciaux.pour les actionnaires initiaux? INTERVIEW: pour la fourniture de 200.000 D’une certaine façon, L+G repré- compteurs d’énergie intelligents, sente un investissement à long CHRISTIAN AFFOLTER un projet qui constitue la suite terme par excellence. Cette so- d’un contrat précédent avec l’en- ciété est certes intense en re-Barry Callebaut s’étend aux USA treprise indienne pour la pre- cherche et développement mière infrastructure de mesure (R&D) mais peu gourmande enCHOCOLAT. L’activité Spécialités & Décorations est renforcée par la reprise des Ingrédients de Gertrude Hawk Chocolates. avancée (AMI). dépenses d’investissements (ca- pex). L&G présentera ses résul-Le chocolatier industriel Barry duit notamment des glaces et des Barry Callebaut (six mois) Saint-Affrique. Selon lui, «ce ra- Combinaison tats semestriels probablement leCallebaut a racheté l’activité In- produits d’inclusion pour la bou- chat nous permet d’étendre notre de technologies et services 26 octobre prochain. Ce groupegrédients de l’américain Ger- langerie-pâtisserie. «Nombre de 1450 portefeuille de produits à de nou- Le projet de comptage intelligent a enregistré un chiffre d’affairestrude Hawk Chocolates pour un ses ingrédients et produits fabri- veaux marchés et d’élargir encore de Tepco (le plus large déploie- net de 433 millions de dollars etmontant non précisé, ont an- qués en sous-traitance se retrou- 1400 la gamme de produits et de ser- ment de réseau intelligent) se un EBITDA ajusté de 54,6 mil-noncé jeudi les deux sociétés. vent dans les marques améri- vices que nous proposons». trouve à la mi-chemin. 13 mil- lions pour les trois premiers moisL’unité acquise a produit sur caines et les magasins de tout le lions de nœuds d’extrémité sont (d’avril à fin juin) de l’exercice enl’exercice 2016/2017 un volume pays», ont souligné les deux en- Opération en effet répandus au moyen de la cours (clôture à fin mars 2018).nde ventes de 13.000 tonnes pour treprises. plutôt bien accueillieun chiffre d’affaires d’environ 83 L’opération permettra à Barry 1350 L’action Barry Callebaut a étémillions de dollars (79,4 millions Callebaut de renforcer son por- portée par cette annonce. Le titrede francs). tefeuille avec de nouvelles tech- 1300 a clôturé sur en hausse de 1,52% nologies dans le moulage en à 1406 francs, dans un indice SPIAccès à de nouvelles coque, la dragéification et l’enro- +1,52% hier. en hausse de 0,59%.technologies bage, les solutions pour les inclu- Ce rachat devrait ajouter 1,2%«Cette acquisition constituera un sions façonnées et les brisures à SIX Financial Information aux ventes totales de Barry Cal-développement stratégique de saveur de beurre d’arachides. lebaut, ont estimé les analystes del’activité Spécialités & Décora- velopper dans le segment à forte Vontobel. Ces derniers, tout ,QVSLULQJIXWXUHtions de Barry Callebaut, notam- Deuxième acquisition valeur ajoutée des spécialités et comme la Banque cantonale dement en Amérique du Nord», a en trois mois décorations», a-t-il expliqué. Zurich (ZKB), ont estimé le prix ([FHOOHQFHUHFRQQXHprécisé le groupe zurichois, qui a Cette acquisition fait suite à celle Gertrude Hawk Chocolates a été de vente à environ 100 millions SDUDFFUpGLWDWLRQVsigné un accord de rachat avec de l’italien D’Orsogna Dolciaria, créée en 1936 à Scranton, en de francs. Pour Baader Helvea,son homologue américain. L’opé- annoncée en juillet dernier, et Pennsylvanie. La division Ingré- cette acquisition est «idéalement %$&+(/25 0DQDJHPHQW )LQDQFH,QWHUQDWLRQDOHration doit être finalisée en octo- «souligne les efforts stratégiques dients emploie quelque 370 per- complémentaire et légèrement %DQTXH )LQDQFH 7UDGLQJ,QWHUQDWLRQDO1(:bre. La division Ingrédients pro- de Barry Callebaut visant à se dé- sonnes. positive».n 0$67(50%$ ,QWHUQDWLRQDO%XVLQHVV *HVWLRQG¶(QWUHSULVHIDPLOLDOH L’unité acquise apporte à Barry Callebaut «de nouvelles capaci- ,)081,9(56,7(7pOZZZLIPFK*HQqYH tés, technologies ainsi que des col- laborateurs qualifiés», a indiqué le directeur général (CEO) du groupe zurichois, Antoine de

PAGE 8 vendredi 8 septembre 2017 SUISSECredit Suisse Amélioration attendue cette annéedans le viseurd’un syndicat PRIVATE BANKING. Après le reflux de fonds et la nette dégradation de la marge brute en Suisse en 2016 illustrés par une étude KPMG/Uni de St-Gall.TESSIN. Le syndicat tessinois Dans le cadre de la présentation Le ratio coûts/revenus médian du En recul l’an dernier, le résultatOCST dénonce les conditions de par KPMG hier à Zurich de sontravail auxquelles sont confrontés rapport 2017 sur la performance secteur s’est dégradé l’an dernier des affaires de commissions ales collaborateurs du centre d’ap- des banques suisses de gestionpel de Credit Suisse à Chiasso. privée (lire ci-dessous), entretien de 81,7% à 84,4%.Pourquoi est-il été en nette hausse au premierDans un communiqué, il accuse avec Philipp Rickert, responsablel’entreprise d’avoir mis en place Financial Services et membre du si difficile de réduire les coûts? semestre 2017. Cela préfigure-t-il«une gestion du personnel basée Comité exécutif de KPMG.sur la peur et le chantage». L’or- Il est difficile d’abaisser les coûts une amélioration de la rentabilitéganisation rappelle qu’en l’espace Après plusieurs années d’évolu-de deux ans et demi, une ving- tion stable ou étale, l’afflux net de personnel qui constituent les du secteur cette année?taine d’employés actifs dans la de fonds des banques suisses devente de produits bancaires ont gestion privée a évolué de deux tiers des charges opération- Je le crois. D’autant que l’on ob-quitté «volontairement» leur manière nettement négativeposte ou ont été licenciés, soit un (valeur médiane -1,6%) l’an der- nelles. D’une part les CEO veu- serve au premier semestre unetaux de rotation de 100%. nier. En raison de l’introductionLa banque aux deux voiles a fait de l’échange automatique de lent s’assurer que leur établisse- plus grande appétence des inves-savoir dans une prise de position renseignements (EAR)?écrite qu’elle ne s’exprimait pas ment est parfaitement conforme tisseurs qui se livrent aussi à da-sur les cas isolés, mais souligne Le processus de régularisationque suite au regroupement à préparant l’EAR et la focalisation aux exigences réglementaires. vantage d’opérations de changes.Chiasso des activités effectuées des plus grandes banques surjusque là à Zurich, Berne et Lau- leurs marchés essentiels expli- Ce qui requiert des ressources Les banques les plus perfor-sanne, la charge de travail a connu quent la plus grande partie de ceune augmentation considérable. reflux. D’autant que les établis- en personnel. Alors que l’inten- mantes l’an dernier vont certai-Le syndicat dénonce également sements de plus petite taille, avecla fixation d’objectifs constam- moins de 5 milliards de francs sification des relations avec les nement encore améliorer leursment relevés et de «périodes d’es- sous gestion, n’ont pas réussi àsai» pour des employés justifiant drainer d’afflux nets substantiels. clients absorbe elle aussi des res- performances en 2017. Alors quede plusieurs années d’anciennetédans l’entreprise. Le communi- Certains CEO ne jugent plus cet sources en personnel. D’autant l’amélioration sera tout au plusqué fait état d’au moins deux cas indicateur «afflux net» aussi per-dans lesquels des collaborateurs tinent. Dans quelle mesure est-il que pour les petites banques, modeste pour la part de 26% desse sont vus «offrir la possibilité» décisif pour le secteur de la ges-de résilier leur contrat après avoir tion privée suisse? c’est un avantage qu’elles enten- banques qui ont enregistré unemanqué – respectivement de2,1% et de 0,7% - des objectifs de Nous estimons que ce n’est pas PHILIPP RICKERT. Des petites banques se distinguent aussi. dent faire valoir par rapport aux perte opérationnelle l’an dernier.vente. le seul indicateur. Mais dans le contexte d’érosion des marges plus grandes. Et pour disposer INTERVIEW:Statistiques enjolivées mis en évidence, une certaineL’OCST souligne le contraste en- croissance des afflux nets de des compétences requises, les sa- PIOTR KACZORtre les pratiques portées à sa fonds sera aussi nécessaire pourconnaissance par les collabora- permettre les investissements fu- Comptetenudel’évolutionrégle- nies. Et il nous apparaît qu’une laires doivent être à la hauteurteurs de la banque, parfois à la li- turs requis dans les marchés etmite de la légalité, et le souci de dans les technologies. Certes les mentaire, dans un contexte éco- telle focalisation résiste à des sou- de ceux de la concurrence. Deuxréputation du numéro deux ban- plus grandes banques disposentcaire helvétique, dont les statis- déjà d’effets d’échelle sur leurs nomique global incertain, les bresauts ou difficultés de mar- exigences qui entravent nette- LES BANQUES INTÈGRENTtiques sur les licenciements se- affaires et il est plus difficile pourraient «résolument inférieures à celles-ci de présenter une crois- banques cherchent à convaincre chés: les clients restent fidèles. ment une réduction substan- LEURS RELATIONS CLIENTSla réalité». Dans son rapport de sance organique systématique, enresponsabilité d’entreprise 2016, pourcents, des encours gérés. encore davantage leurs clients de D’un autre côté ces établisse- tielle des effectifs et des rému- ET LES PRESTATIONSCredit Suisse indique un taux de Mais pour les banques de gestionrenouvellement volontaire de privée de moindre taille qui ont leur témoignerleurconfiancepar ments n’affichent pas non plus nérations. La question des coûts DE CONSEILS DANS10% et involontaire de 5,6%. «Les dû procéder à un assainissementexpériences dans le call center de de leurs portefeuilles, la crois- unmandatdegestion.Etnousob- de croissance de 10% des afflux est bel et bien présente au cours UN DISPOSITIFChiasso jettent de sérieux doutes sance des afflux de fonds sur lessur la crédibilité de cette donnée», marchés clés est essentielle. servons bel et bien une augmen- de fonds. Il s’agit souvent d’une des entretiens avec les responsa- CONTRACTUEL FAVORISANTestiment les responsables del’OCST. Dans quelle mesure le dévelop- tationdecettepartauprèsdenom- niche de marché centrée sur la bles mais se révèle difficile à UN ENSEMBLE COMPLETDe son côté, Credit Suisse sou- pement des mandats de gestionligne que le renouvellement du et de nouveaux modèles de man- bre de banques, sans que cette gestion transgénérationnelle. mettre en place. DE PRESTATIONS.personnel est particulièrement dats de conseils contribue-t-il àélevé à Chiasso. «Pour beaucoup endiguer l’érosion de la marge? hausse soit spectaculaire. Nousde jeunes, ce travail représenteun tremplin», qui leur sert à ac- Nous observons deux tendances. constatons aussi que les banquesquérir de l’expérience avant dedécrocher d’autres postes. «Le fait La marge supérieure des banques romandescherchentàintégrerleursrelationsqu’il y ait régulièrement des dé-missions est donc tout à fait nor- clients, et les prestations de conseils,mal», conclut la banque.n dans un dispositif contractuel fa- Selon l’étude conjointe de KPMG et de l’Université établissements de petite taille vont donc certaine-UBS: premier fonds privé vorisant une sélection ou un en- de Saint-Gall, le nombre de banques ment essayer de vendre des portefeuilles de clientschinois d’ici fin 2017UBS prévoit de mettre sur pied semble de prestations. de gestion privée en Suisse a chuté et soumettre le reste à un processus de liquidationson premier fonds privé enChine d’ici la fin de l’année. Ce de 163 en 2010 à 112 au premier semestre 2017. bien ordonné.dernier investira dans des actionsou des emprunts, a indiqué un Les clients sont-ils disposés à Quelle consolidation prévoyez-vous encore?porte-parole de la banque, confir-mant ainsi une information pu- payer pour ces services? Dans la catégorie des établissements qui, selon notre L’étude a mis en évidence une érosionbliée par Reuters. Le marché desfonds- privés ou publiques- dans J’en suis convaincu. Pour autant analyse, seront amenés à optimiser leurs modèles de la valeur médiane de la marge brute des actifsl’Empire du Milieu devrait ob-server une importante croissance qu’ils obtiennent la transparence d’affaires ou à sortir du marché, leur nombre actuel sous gestion à 89 point (contre 97 points un an plusles prochaines années. Selon lesprévisions d’UBS Asset Mange- souhaitée: «pour quoi est-ce que de 60-70 pourraient bien se réduire de moitié. tôt et 108 points en 2010). Comment expliquez-vousment, ce segment devrait êtrequintupler et réaliser plus de 10 je paie?». D’où le défi pour les le fait que la marge des banques romandesmilliards de dollars d’ici 2021. banques d’attester de manière Ces établissements pourront-ils être repris? (103 points) soit nettement supérieure crédible la valeur pour le client Les rachats sont de plus en plus difficiles compte à celle des banques alémaniques (77 points)? des prestations imputées. Dans tenu du fait que les acquéreurs potentiels, les grandes C’est une question captivante qui reflète la situation pareils cas, les clients paient vo- banques de gestion privée, se sont pour la plupart actuelle. Mais les chiffres disponibles ne remontent lontiers, j’en suis persuadé. Le déjà renforcés par acquisitions et se demandent si pas assez loin pour expliquer la genèse de cette si- marché n’en demeure pas moins des acquisitions supplémentaires en Suisse d’éta- tuation. Je ne peux me l’expliquer que par la diffé- disputé et les possibilités de com- blissement de petite taille, moins de 5 milliards sous rence des marchés respectifs. Les banques de gestion paraisons induisent à leur tour gestion, se justifient compte tenu des coûts d’inté- privée alémaniques étaient fortement exposées au une pression sur les prix. gration et des incertitudes sur la part de la clientèle marché allemand et à l’Europe continentale, où les effectivement reprise. En particulier au vu des prix marges n’étaient pas très amples. Alors que les Quelle est la recette du succès encore souvent surfaits attendus par les cédants po- banques de gestion privée romandes, en particulier des banques de tailles réduites? tentiels. Mais un acteur étranger qui souhaite s’éta- les plus grandes, sont adossées à des marchés bien Certaines petites banques de ges- blir en Suisse constitue une autre possibilité. diversifiés, l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient tion privée se signalent par une Comme on l’a vu avec la reprise de la Banque Pa- notamment, dont les clients bénéficient aussi sou- gestion et un suivi très clair et fo- sche à Genève par la banque luxembourgeoise Ha- vent de patrimoines de plus grande ampleur qu’ils calisé d’une clientèle fidèle de- villand. Il ne faut cependant pas s’attendre à des font peut-être aussi gérer plus activement. D’où un puis des années voire des décen- mouvements de grande ampleur à cet égard. Les impact positif sur la marge. – (PK) Les banques privées doivent tailler dans les effectifs pour survivre à la consolidation Un grand nombre de banques privées opé- Le virage numérique et les solutions de L’entrée en vigueur au 1er janvier 2017 de 2010. En tout, 90% de cette progression est rant en Suisse présentent un problème de conseil automatisés, malgré le poids de l’in- l’échange automatique de renseignement imputable aux grandes banques privées. Le rentabilité qui, pour certaines, fait peser une vestissement qu’ils nécessitent, constituent en matière fiscale (EAR) constitue un autre bilan s’avère médiocre du côté du rende- menace sur leur survie, estime KPMG qui une autre solution qui permettrait d’alléger facteur. ment des fonds propres, qui ont oscillé dans prône une réduction jusqu’à 30% de la les charges fixes. Le cabinet de conseil pré- La marge des revenus opérationnels, soit le une fourchette comprise entre 7% et 10%. masse salariale. La consolidation dans le sec- conise également, pour une petite portion rapport entre les produits d’une banque et Ce niveau est inférieur à celui escompté par teur a connu un ralentissement en 2016, se- de banques, de devenir un acteur de niche les avoirs gérés en moyenne, a reculé à 89 les analystes de marché, souligne KPMG. lon l’étude annuelle publiée hier par la so- ou de chercher des économies d’échelle. points de base (pb), un plancher historique. Dans les opérations d’intérêts, les recettes ciété de conseil et l’Université de Saint-Gall. En comparaison annuelle, la baisse atteint ont repris une pente ascendante grâce à «Tant que les banques privées ne seront pas Pression accrue 8 pb. En 2010, cet indicateur s’élevait à 108 l’augmentation du taux directeur de 25 prêtes à baisser massivement leurs frais de sur la masse sous gestion pb. Sur cette période de sept ans, le nombre points de base par la Réserve fédérale amé- personnel, cette situation ne s’améliorera Les difficultés rencontrées par les banques de banques affichant une marge des revenus ricaine (Fed) en décembre 2015. pas», a lancé en conférence de presse Chris- privées en Suisse au cours de l’année der- opérationnels égale ou supérieure à 100 pb tian Hintermann, responsable des services nière se reflètent tout particulièrement sur est passée 39% de 57%. La consolidation ralentit de conseil financier auprès de KPMG. L’an- la masse sous gestion. Les établissements La réduction des produits nets des commis- La consolidation au sein des banques privées née dernière, le ratio coûts/revenus des ayant participé à l’étude ont accusé un re- sions, liée à la prudence des clients, et la demeure un thème de premier plan, même banques privées passées à la loupe par le flux d’argent cumulé de 43 milliards de concurrence accrue ont contribué à cette si la cadence a ralenti l’année dernière. Après géant du conseil s’est fixé à 84,4%. francs, ce qui représente 3% des avoirs to- lente érosion. La régularisation des porte- une année 2015 marquée par neuf reprises Ce niveau est «le plus mauvais jamais at- taux. La collecte a connu des hauts et des feuilles a également pesé sur les marges. «Il de banques privées, le nombre de transac- teint», selon M. Hintermann. «C’est la bas depuis 2010, mais elle s’était - jusqu’ici y a davantage de clients déclarés, (une caté- tions a reculé à deux. Selon KPMG, les éta- conséquence d’un recul des recettes et d’une - toujours révélée positive (+21,3 milliards gorie avec laquelle) les banques gagnent blissements ont défini plus étroitement leurs base de coûts pas suffisamment réduite pour en 2015). moins d’argent», analyse Christian Hinter- segments de clientèle cible, ce qui a restreint compenser cet effet». KPMG reconnaît les Le repli en 2016 est à mettre sur le compte mann. les velléités d’acquisition. Le nombre de efforts fournis par les différents établisse- de la réorientation stratégique des grandes L’étude démontre par ailleurs que la crois- banques privées en Suisse a reculé à 112 au ments dans ce domaine, mais affirme qu’ils et moyennes institutions financières, qui sance des avoirs gérés repose à 73% sur des premier semestre 2017, contre 114 en 2015 ne sont pas assez «radicaux». ont réduit certains segments de clientèle. activités de fusions/acquisitions depuis et 163 en 2010.n


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