INDICESJuin 2016 | Supplément mensuel du quotidien L’Agefi | N°06 | Produits financiers La meilleure défense gagne 10-6-2016 15:11:23 Découvrez comment notre gamme de crédits peut jouer un rôle clé dans votre portefeuille. Téléchargez le guide des crédits via robeco.ch CREDITS INVESTING Informations importantes Cette information est destinée aux investisseurs professionnels. Robeco Institutional Asset Management BV (numéro de registre 24123167) est une société de gestion de droit néerlandais et agréée par l’Autorité des Marchés Financiers hollandais (AFM).0220_Adv_Credits_281x326mm_LaGefi.indd 1
Si les marchés du crédit offrent d’excellentes opportunités,ils sont aussi confrontés à de nombreux défis. Pour qu’unestratégie soit gagnante, il est important d’éviter les perdants.Dans un marché dynamique, la recherche fondamentaleapprofondie axée sur l’évaluation du risque baissier joueun rôle déterminant. Nos techniques analytiques de pointe,dont les recherches innovantes en matière d’investissementquantitatif et d’ESG, nous permettent d’identifier lesmeilleures opportunités. Bien souvent, c’est en ayant lameilleure défense que l’on gagne la partie.Découvrez comment notre gamme de crédits peut jouerun rôle clé dans votre portefeuille. Téléchargez le guidedes crédits via robeco.chCREDITS INVESTING Informations importantes Cette information est destinée aux investisseurs professionnels. Robeco Institutional Asset Management BV 10-6-2016 15:12:35 (numéro de registre 24123167) est une société de gestion de droit néerlandais et agréée par l’Autorité des Marchés Financiers hollandais (AFM).0220_Adv_Credits_281x396mm_LaGefi.indd 1
INDICESJuin 2016 | Supplément mensuel du quotidien L’Agefi | N°06 | Produits financiersEntretienSwiss va créer500 nouveaux postespour renforcer sonpersonnel navigantThomas Klühr PAGE 24CEO de Swiss Le Thème Produits financiers A la recherche de valeur en dépit d’une croissance compromise Pour appréhender la nouvelle donne mondiale sans repères passéistes page8à21 Mathilde Lemoine / Didier Saint Georges / Yves Longchamp / Olivia Mayell / Marc Craquelin / Xavier Guillon / Isabelle de Gavoty / Nicolas Vialis / Willem VinkeAnthony Cragg / Liam Spillane / Peter Jeggli / Nicolas Roth / Andreas Blümke / Sacha Duparc / Jacques-Etienne Doerr / Leslie Sita / Sven Württemberger / Benoit Garcia IN CONVICTION WE TRUST Winston Churchill OYSTER JAPAN OPPORTUNITIES OYSTER est une SICAV de droit luxembourgeois. Les documents afférents à la SICAV, tels que le prospectus, les informations clés pour l’investisseur, les statuts ainsi que les rapports annuels et semestriels, peuvent être obtenus gratuitement auprès du représentant en Suisse. Un investissement dans les compartiments d’OYSTER SICAV comporte des risques qui sont décrits dans le prospectus. Le contenu de cette publicité est fourni uniquement à des fins d’information et ne constitue en aucun cas une recommandation d’achat ou de vente. Il ne peut être assimilé à un conseil en investissement de la part de SYZ Asset Mangement (Suisse) SA ou de société affiliée. Représentant en Suisse: SYZ Asset Management (Suisse) SA, 30 rue du Rhône, 1204 Genève. Service de paiement en Suisse : Banque SYZ SA, 30 rue du Rhône, 1204 Genève www.oysterfunds.com
PAGE . Indices | | Juin 2016 | Produits financiersÉditorialPoches de valeur méconnuesRalentissement de la productivité: c’est le terme pact contre-productif devient perceptible sans cielle est à même d’offrir des solutions renou-clé pour comprendre aujourd’hui le fléchis- que l’on sache précisément où elles vont nous velées, grâce en particulier à une pondérationsement confirmé d’une croissance mondiale mener (p. 6 et 8). «intelligente» des marchés, de type smart bêta.régulièrement revue à la baisse. Un postulat Pour assurer l’avenir et préserver le capital, les A condition toutefois de sélectionner des mé-paradoxal au regard d’une robotisation crois- choix d’allocations doivent prendre en compte thodes qui n’accusent pas les risques mais lessante qui, selon les prévisions, mettra à mal, une les macro-thématiques et privilégier la perfor- nivellent tout en tirant parti de la performancepart importante des emplois du futur. mance absolue (p. 10 et 11). Les stratégies doi- positive des cycles haussiers sans pâtir outre me-L’interventionnisme toujours omniprésent des vent aussi s’orienter vers des poches de valeur sure du contrecoup des cycles baissiers (p. 18 àbanques centrales se substitue à une réflexion de négligées ou encore mal comprises. Vers de 20). Quant aux produits structurés, ils peuventfond et à des mesures économiques structurelles, petites capitalisations suisses ou européennes, aussi apporter des réponses face à l’intensifica-mal orientées ou retardées par les pouvoirs po- vers les trends de la consommation du futur (gé- tion des risques extrêmes ou à l’expansion deslitiques, avec pour effet une baisse constatée du nération Y) ou encore vers un marché chinois taux négatifs (p. 21).rendement des instruments financiers. peut-être plus porteur que le consensus ne veut Reste à chacun de choisir, en fonction de ses ob-Nulle panacée ne remplacera à terme l’inves- bien le reconnaitre (p. 12 à 15). Pour générer un jectifs et de ses priorités, les instruments les plustissement productif et la diffusion de l’innova- rendement acceptable, se distinguent aussi des adaptés à son style de gestion et à son appétencetion. A la baisse de la consommation, seul peut classes obligataires spécifiques de type high yield au risque. La valeur existe bel et bien en dépitrépondre un renouveau de la confiance. Toute- (anges déchus) ou des dettes en devises émergen- d’une croissance compromise. fois, la valeur est encore identifiable au sein de tes, sans oublier les opportunités que peut créermarchés financiers malmenés par une reprise la reprise en main par certains Etats de secteurs Nicolette de Joncairequi – au mieux – est restée molle depuis la crise bancaires détériorés (p. 16 et 17). Co-Rédactrice en cheffinancière de 2008 et par des politiques moné- Pour qui n’a le temps ou la compétence de setaires qui ont peut-être trop duré et dont l’im- diversifier sur certains actifs, la gestion indi- [email protected] du 20 Juin 201606. Opinion. Education et taxation: une nouvelle 14. Ni défensives, ni refuge: les vraies valeurs 19. ETF obligataires: l’assèchementraison d’agir. François Savary, Prime Partners. du marché des actions suisses. Nicolas Vialis, de la liquidité est-il un mythe? fonds Bruellan Swiss Equities. || Le meilleur06. En Droit. Ampleur des changements introduits des actions européennes. Willem Vinke, Jacques-Etienne Doerr, Vanguard Investments Switzerland.par MiFID2: la pression sur les prestataires. EI Sturdza Strategic Europe Value Fund. 20. Des ETF pour accéder aux émergents.Thomas Goossens, BCCC Avocats Leslie Sita, Lombard Odier IM. || Les ETF permettent 15. Economie chinoise: réflexion de personnaliser l’accès aux obligations07. Chronique. Smart bêta: attention sur un processus encore inachevé. d’entreprises suisses. Sven Württemberger,au choix du gérant. François-Serge Lhabitant Anthony Cragg, Wells Fargo Asset Management. iShares Suisse alémanique.08. Croissance mondiale: pertesde repères ou nouvelle donne? 16. Dette émergente: la différenciation 21. Contexte propice à l’investissement factoriel. régionale est de rigueur. Liam Spillane, AvivaMathilde Lemoine, Edmond de Rothschild Investors. || Les anges déchus offrent d’excellents Benoit Garcia, Indexing & Smart Beta Sales, Amundi Suisse. rendements dans le segment high yield.09. Frein brutal à la gestion indicielle. 22. Innover pour survivre. Oui mais comment? Peter Jeggli, Fisch Asset Management.Didier Saint Georges, Carmignac. Claude Michaud, GENILEM Vaud-Genève 17. Atlante: coup de génie ou coup de bluff? || De la difficulté à trouver un partenaire10. Assurer l’avenir. Et maintenant que faire? de choix lorsque l’éthique s’en mêle. Nicolas Roth, Banque Reyl. Barbara Ben Hamadi, GENILEMYves Longchamp, ETHENEA Independent Investors (Schweiz).|| Place à la diversification macro-thématique. 17. Marchés. Yen/yuan: des monnaies 23. Leadership. S’affirmer pour mieuxOlivia Mayell, J.P. Morgan Asset Management. asiatiques à surveiller de près. réussir ensemble. Daniel Held, PI Management11. Allocation d’actifs en univers de taux bas. Philippe Schindler, Blue Lakes Advisors. 23. cybersécurité. Le cybercambriolage de nos libertés. Solange Ghernaouti, Swiss CybersecurityMarc Craquelin, La Financière de l’Echiquier. 18. Produits structurés: pour tirer parti des taux d’intérêt négatifs. Andreas Blümke, Advisory & Research Group, HEC Lausanne.13. Les Millennials: pari sur les aspirations de lagénération Y. Xavier Guillon, Decalia Asset Management. Vontobel Private Banking, Genève. 24. Entretien. «Swiss va créer 500 nouveaux|| Les petites capitalisations sont un potentiel || Les actifs contingents s’imposent face emplois pour renforcer son personnel navigant».incontestable de croissance structurelle. à une intensification des signaux de risque extrême. Sacha J. Duparc, Produits structurés, BCV. Thomas Klühr, CEO de la compagnie Swiss.Isabelle de Gavoty, Axa Investment Managers. 26. Livres par HEG Arc LA QUÊTE DE EI Sturdza Strategic L’EXCELLENCE EST Europe Value Fund NOTRE VOCATION Performances Depuis le* Présentation d’EI Sturdza Strategic Europe Value Fund. cumulées (%) 1 an 2 ans 3 ans 5 ans lancement Sous la direction de Willem Vinke, notre équipe primée, composée d’experts en actions européennes, explore les Fonds 0.58 28.97 51.21 95.68 100.44 opportunités qu’orent les marchés européens, en quête de titres d’entreprises sousé-valuées et à haute performance. Indice MSCI -13.71 5.27 22.11 37.94 44.06 Nous sommes EI Sturdza. Nous dépassons les conventions. Pour de plus amples informations, veuillez contacter eisturdza.com Adam Turberville +44 1481 742 380 [email protected]>M_RaS^a\M]PRMűPVŘRRbcPRZZRQRZMPMcŘU^aWRQͭMPcW^]bbcM]QMaQR]6GDQdEcaMcRUWP6da^_RHMZdR7d]Q͜d]P^\_MacW\R]cQͭ6͙;͙EcdaQjM7d]Qb_ZP͜d]S^]QbQ^\WPWZWŘR];aZM]QRMUaŘŘ_MaZM3M]`dR4R]caMZRQͭ;aZM]QR͜MdΧΧ ͙>M_RaS^a\M]PR_MbbŘR]ͭRbc_Mbd]RUMaM]cWRQRaŘbdZcMcbSdcdab͙>REcaMcRUWP6da^_RHMZdR7d]Q_RdcP^]]MƀcaRd]Re^ZMcWZWcŘŘZReŘRQdSMWcQRZMP^\_^bWcW^]QRb^]_^acRSRdWZZR^dQRbcRPV]W`dRbQRURbcW^]QR_^acRSRdWZZRRűPMPRdcWZWbŘRb^dbdbPR_cWOZRbQͭŚcaRdcWZWbŘRb͙>ͭW]eRbcWbbR\R]cQM]bZREcaMcRUWP6da^_RHMZdR7d]QSMWcP^daWad]aWb`dRMdPM_WcMZQRbW]eRbcWbbRdab͙>RbPVWŪaRbQR_RaS^a\M]PRb^]cOMbŘbbdaZM_RaS^a\M]PR]RccRRc]ͭW]cŝUaR]cQ^]P_MbZͭR]bR\OZRQRbSaMWbM__ZWPMOZRb͙>Rb_aŘbR]cRbW]S^a\McW^]b]RP^]bcWcdR]c_Mbd]RaRP^\\M]QMcW^]]Wd]R^ŪaRQͭMPVMc^dQReR]cRQͭMPcW^]b͙>RDR_aŘbR]cM]cRcERaeWPRQRBMWR\R]cR]EdWbbRRbc3M]`dR6aWPEcdaQjME2͜ DdRQdDVƟ]R͜4MbR_^bcMZR ͜4: 8R]ŝeR͙5RbP^_WRbQd_a^b_RPcdb͜QdQ^Pd\R]cQͭW]S^a\McW^]PZŘ_^daZͭW]eRbcWbbRda͈5;4;͉͜QRbbcMcdcbRcQRbaM__^acbM]]dRZbRcbR\RbcaWRZb_RdeR]cŚcaR^OcR]dRbUaMcdWcR\R]cMdbWŝURQdDR_aŘbR]cM]cR]EdWbbR^dR]M]UZMWbĥZͭMQaRbbRfff͙RWbcdaQjM͙P^\͙>R_aŘbR]cQ^Pd\R]c_a^\^cW^]]RZRbc_dOZWŘ_Ma6͙;͙EcdaQjMEcaMcRUWP?M]MUR\R]c>W\WcRQ͜W\\McaWPdZŘRb^dbZR]d\Řa^͜`dWSMWc_MacWRQd8a^d_RQR3M]`dRBaWeŘREcdaQjMRcRbcMUaŘŘR_MaZM4^\\WbbW^]QRbERaeWPRb7W]M]PWRabQR8dRa]RbRh͈8dRa]bRh7W]M]PWMZERaeWPRb4^\\WbbW^]͉͜Rcb^d\WbRĥb^]P^]caƟZR͜R]edRQͭ^ŪaWaQRb_aRbcMcW^]bQRURbcW^]QͭW]eRbcWbbR\R]cRcQRP^]bRWZ͙?AD@;@8EF2D͛E^daPR?^a]W]UbcMa͙BRaS^a\M]PRQdaR]QR\R]cc^cMZQd ^Pc^OaR Md\Mab ͙4^_haWUVcΠ?^a]W]UbcMaG=>W\WcRQ͙F^dbQa^WcbaŘbRaeŘb͙>RbW]S^a\McW^]bŬUdaM]cQM]bZRb_aŘbR]cRb͈͉͛b^]cZM_a^_aWŘcŘQR?^a]W]UbcMaRcΧ^dQRbRbS^da]WbbRdabQRP^]cR]d͈͝ ͉]R_RdeR]cŚcaRP^_WŘRb^dQWbcaWOdŘRb͝Rc͈͉]Rb^]c_MbPRacWŬŘRbRgMPcRb͜P^\_ZŝcRb^d^__^acd]Rb͙@W?^a]W]UbcMa͜]WbRbS^da]WbbRdabQRP^]cR]d]Rb^]caRb_^]bMOZRbQRbŘeR]cdRZbQ^\\MURb^d_RacRbQŘP^dZM]cQͭd]RdcWZWbMcW^]QRPRbW]S^a\McW^]b͙?^a]W]UbcMa2fMaQb ΠIWZZR\HW]YRMaRődZRBaWgQd?RWZZRda7^]Qb2PcW^]b6da^_ŘR]R]EdWbbR͜R]2ZZR\MU]RRcR]2dcaWPVR_^daZREcaMcRUWP6da^_RHMZdR7d]Q͈͜4McŘU^aWRR]6GD͉͙4;FKI;D6͛E^daPRRcP^_haWUVcͼIWZZR\HW]YRM^OcR]dZM]^cMcW^]222QRZM_MacQR4WchfWaR_^dabM_RaS^a\M]PRMXdbcŘRMdaWb`dRbdaca^WbM]b͜bdaZͭR]bR\OZRQRb_a^QdWcb͜_^daZM_ŘaW^QRMhM]c_aWbŬ]ZR\Mab ͙6;EcdaQjM;]eRbc\R]c7d]QbM^OcR]dZM]^cMcW^]BZMcW]d\_^daZRERPcRda2PcW^]b6da^_RQRZM_MacQR4WchfWaR_^dabM_RaS^a\M]PRMXdbcŘRMdaWb`dR͜bdaZͭR]bR\OZRQdbRPcRda͜_^daZM_ŘaW^QRMhM]c_aWbŬ]ZRQŘPR\OaR ͙>RbW]S^a\McW^]bQR4WchfWaR]R_RdeR]cŚcaRP^_WŘRbRc4WchfWaRRgPZdcc^dcRaRb_^]bMOWZWcŘQŘP^dZM]cQRZRdadcWZWbMcW^]͙4^_haWUVc?^aUM]EcM]ZRh4M_WcMZ;]cRa]McW^]MZ͜;]P ͙F^dbQa^WcbaŘbRaeŘb͙@^]_dOZWŘ͙BDABD;6F656?AD82@EF2@>6K42B;F2>;@F6D@2F;A@2>;@4͙
NOUS APPRÉCIONS LE RISQUE. POUR MIEUX EN FAIRE ÉMERGER LES ATOUTS. Depuis 27 ans, nous surmontons les complexités et la volatilité des marchés émergents, grâce à une gestion active, souple et surtout affranchie de toute confiance aveugle dans les grands indices de marché. Notre méthode unique d’analyse macroéconomique, alliée à un processus rigoureux, a permis au fonds Carmignac Emergents de dégager de meilleures performances que 84 % de ses homologues depuis son lancement en 1997 et de conserver sa place dans le 1er quartile au cours d’une période de cinq ans et depuis son lancement1. Qui plus est, le Fonds affiche une volatilité plus faible1 : +13,2 % sur cinq ans, contre +15,5 % pour l’indice MSCI EM et +14,7 % pour la catégorie Morningstar du fonds. Bien sûr, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce fonds présente un risque de perte de capital. carmignac.chPerformances cumulées % (Source: Carmignac au 31/03/2016) :Dénomination 2 ans 5 ans 10 ans Depuis créationCarmignac Emergents A EUR Acc 12.39 13.52 38.31 411.48Indicateur de référence MSCI EM NR (EUR)2 6.86 -3.83 22.11 83.742Depuis le 01/01/2013, les indicateurs « actions » de référence sont calculés dividendes nets réinvestis. Risque plus faible Risque plus élevéLes données de rendement sont exprimées nettes de frais (hors droits d’entrée acquis, le cas échéant, au distributeur). Rleemnednetmpelunst pfaoitbelentiel- Rendleemmeennttpploutseénlteievlé-*SRRI figurant dans le DICI (Document d’Information Clé pour l’Investisseur). Cet indicateur peut évoluer dans le temps. 1 2 3 4 5 6* 7Le risque 1 ne signifie pas un investissement sans risque.Pour en savoir plus, merci de prendre contact avec notre équipe locale:Carmignac Suisse SA Talstrasse 65, 8001 Zürich - Tel: +41 (0)41 560 66 001Sur la base de la performance du fonds Carmignac Emergents A EUR Acc (FR0010149302), nette de frais au 31.03.2016, par rapport à ses homologues de la catégorie Morningstar « Actions MarchésEmergents » depuis sa création le 31 janvier 1997. Morningstar Direct : http://www.morningstar.com. Ce fonds s’est situé en 2015 parmi les 5 % des fonds les moins volatils de sa catégorie (écart-typeannualisé des rendements journaliers). Carmignac Emergents est un FCP de droit français géré par Carmignac Gestion.Document promotionnelc(IHSGYQIRXRITIYX´XVIVITVSHYMXIRXSYXSYTEVXMIWERWEYXSVMWEXMSRTV³EPEFPIHIPEWSGM³X³HIKIWXMSR.PRIGSRWXMXYIRMYRISJJVIHIWSYWGVMTXMSRRMYRGSRWIMPIRMRZIWXMWWIQIRX1IWMRJSVQEXMSRWGSRXIRYIWHERWGIHSGYQIRXTIYZIRX´XVITEVXMIPPIWIXWSRXWYWGITXMFPIWHƶ´XVIQSHMJM³IWWERWTV³EZMW1 ƶEGG²WEY+SRHWTIYXJEMVIPƶSFNIXHIVIWXVMGXMSRªPƶ³KEVHHIGIVXEMRIWTIVWSRRIWSYHIGIVXEMRWTE]W.PRITIYXRSXEQQIRX´XVISJJIVXSYZIRHYHMVIGXIQIRXSYMRHMVIGXIQIRXEYF³R³JMGISYTSYVPIGSQTXIHƶYRIn9TIVWSR~WIPSRPEH³JMRMXMSRHIPEV²KPIQIRXEXMSREQ³VMGEMRIn7IKYPEXMSR» et/ou FATCA.Le Fonds présente un risque de perte en capital. Les risques et frais sont décrits dans le KIID.Le prospectus, le KIID et les rapports annuels sont disponibles sur le site internet www.carmignac.G L IX E Y T V² W H I R SX VI VI T V³ W I RX E RX I R Y M W W I (&( * . [ M X ^I V P E R H & 7S Y XI H I M K R] ( - 3 ]S R 1I W I V Z M GI H I T E M I Q I RX I R Y M W W I I W X VI R H Y T E V ( V³ H M X &K V M GS P I Y M W W I & U Y E M , ³ R ³ VE P , Y M W E R,IR²ZI1Ic0..)HSMX´XVIVIQMWEYWSYWGVMTXIYVTV³EPEFPIQIRXªPEWSYWGVMTXMSR(&72.,3&(,*8.43TPEGI:IRH¿QI5EVMW8³PSGM³X³HIKIWXMSRHITSVXIJIYMPPI&2+EKVIIQIRXRs,5SJ&EYGETMXEPHIǘ7(5EVMW'(&72.,3&(,*8.431Y\IQFSYVK(MX]1MROVYIHIPE(LETIPPI11Y\IQFSYVK8IP+MPMEPIHI(EVQMKREG,IWXMSRSGM³X³HIKIWXMSRHƶ45(:2EKV³QIRX(+HY&EYGETMXEPHIǘ7(1Y\IQFSYVK'
PAGE . Indices | | Juin 2016 |Thomas Goossens, Associé, En droitBCCC Avocats Sàrl, Genève-LausanneAmpleur des changements introduits par MiFID2:la pression sur les prestatairesLa complexité Le 10 février 2016, la Commission européenne a les règles de conduite dans le cadre de la four- pour les actions et instruments assimilés (notam-exceptionnelle reporté au 3 janvier 2018 l’entrée en vigueur des niture de services d’investissement (notamment ment l’obligation faite aux autorités compétentesdes nouvelles règles dispositions de la directive révisée concernant les l’information applicable tant envers les clients retail de publier le 1er mars de chaque année une listeaffectera tant les marchés d’instruments financiers (MiFID 2) et de qu’envers les clients professionnels leur précisant desdits marchés liquides), les règles relatives à lalégislateurs des son règlement (MiFIR), accordant ainsi, du fait de si un service est fourni de façon indépendante et, le fourniture des données de marché à des condi-Etats membres que la complexité exceptionnelle des nouvelles règles, cas échéant, la prise en considération d’un échan- tions commerciales raisonnables, les règles enles fournisseurs de un délai supplémentaire d’une année aux autorités tillon suffisamment large d’instruments financiers), matière de publication, d’exécution des ordresservices financiers. nationales compétentes et aux acteurs du marché l’exécution d’ordres aux conditions les plus et de transparence pour les internalisateurs systé- pour s’y conformer. favorables pour le client (pour tous les instruments matiques, et les règles concernant les mesures Ce report, bien que bienvenu, n’a en revanche financiers quelle que soit la plateforme de négocia- de surveillance relatives à l’intervention de l’Auto- pas différé l’établissement par la Commission de tion utilisée), rité européenne des marchés financiers (AEMF), mesures techniques de niveau 2. Les 25 avril 2016 le traitement des ordres des clients, de l’Autorité bancaire européenne (ABE) et des et 18 mai 2016, elle a ainsi adopté deux règlements les marchés de croissance des PME, autorités nationales sur les produits, ainsi que les délégués complétant la directive MiFID 2, respecti- les seuils au-delà desquels s’appliquent les compétences de l’AEMF en matière de gestion de vement le règlement MiFIR. obligations en matière de positions. Le règlement délégué relatif à MiFID 2 précise déclaration des positions en Les pays-tiers comme Dans l’attente de mesures notamment: rapport avec les instruments complémentaires de niveau les règles relatives aux exemptions (par exemple dérivés sur matières premiè- la Suisse feraient bien 2, ce bref compte-rendu pour les services d’investissement fournis à titre ac- res (à savoir, 20 détenteurs de suivre de près cette illustre, en tant que de cessoire ou encore les contrats au comptant relatifs de positions ouvertes dans évolution et d’adapter besoin, l’ampleur des chan- à des monnaies), un contrat donné sur une leur pratique sans attendre. gements que ces nouvelles les exigences organisationnelles applicables plateforme de négociation règles vont engendrer tant aux entreprises d’investissement (notamment en donnée) et, pour les législateurs des termes de compliance, de gestion des risques, de les critères en fonction Etats membres que pour traitement des plaintes, de transactions personnel- desquels le fonctionnement d’une plateforme les prestataires désireux de continuer à fournir les, d’externalisation et de conflits d’intérêts) et de négociation dans un État membre d’accueil des services financiers sur sol européen. Quant aux prestataires de services de communication de peut être considéré comme revêtant une impor- aux pays-tiers, comme la Suisse, et ses acteurs, ils données de fournir au marché des données à des tance considérable pour le fonctionnement des feraient bien de suivre de près cette évolution et conditions commerciales raisonnables (par exem- marchés des valeurs mobilières et la protection d’adapter leur pratique sans attendre, à défaut de ple la transparence requise quant à la méthode de des investisseurs. quoi ils courent le risque d’avoir à nouveau comptabilisation des coûts tant ex ante qu’ex post, Quant au règlement délégué complétant le règle- un train de retard et d’échouer au test d’équiva- au rapport coût/bénéfice et à la marge raisonnable ment MiFIR, il vise à préciser, en particulier, les rè- lence. Dans ce contexte, ce report de douze mois admissible), gles concernant la définition d’un marché liquide ne sera pas de trop. François Savary OpinionChief Investment Officer et responsable de la politiqued’investissement du groupe Prime PartnersEducation et taxation: une nouvelle raison d’agirRobotique et intelligence artificielle sont au cœur de bien systèmes éducatifs font déjà l’objet de réflexions importan- s’impose. Le temps des années scolaires comme nous lesdes interrogations. Cette nouvelle révolution majeure est- tes car les résultats obtenus sont parfois étonnants voire peu connaissons semble révolu. Désormais, chaque enfant doitelle de nature à relancer la croissance mondiale à moyen probants, au regard des montants investis par les états. Que pouvoir progresser à son rythme et tendre vers des objectifsterme? Le processus d’accélération de certaines découvertes les Etats-Unis, pays prospère et en tête de l’innovation, se dont l’atteinte prendra plus ou moins de temps selon lesn’en est-il qu’à ses débuts ou l’intérêt suscité par le sujet de- retrouve en queue de classement des études d’efficacité des différentes matières enseignées. Cette individualisation doitpuis quelques mois nourrit-il davantage les «rêves» qu’une systèmes éducatifs a de quoi laisser songeur. permettre de mieux cerner les talents et les opportunités in-vraie réalité crédible dans un horizon temps raisonnable? Certains y voient une des raisons de la chute tendancielle de duites, d’éviter de laisser inutilement sur le côté des person-Les affirmations selon lesquelles plus de trente pourcents la productivité de l’Oncle Sam. Qui dit productivité faible dit nes et de mieux faire face à l’inévitable substitution du robotdes emplois d’aujourd’hui sont menacés par cette révolu- potentiel de production réduit, une perspective à laquelle à l’homme. Ce dernier processus sera plus ou moins long, cetion dans un avenir proche sont-elles réalistes? La dernière personne ne veut être confronté. Les progrès de la roboti- qui ne sera pas sans conséquence sur l’acuité de la gestionquestion est importante car elle peut se révéler anxiogène que et de l’intelligence artificielle sont-ils une chance pour de la refonte des systèmes éducatifs.pour chacun d’entre nous. Il serait en effet faux de croire que arrêter cette hémorragie? Dans ce contexte, un deuxième point-clé est celui de la taxa-seuls les emplois les moins qualifiés sont susceptibles d’être Peut-être, mais cela ne diminuera pas la pression pour tion, qui peut jouer un rôle non négligeable pour augmentermenacés. Ce thème d’investissement ne peut que susciter renforcer la formation des individus, au contraire. La ques- ou réduire la pression qui s’exerce sur le capital humain etdes questions sur notre capacité à affronter les défis que tion de savoir dans quel sens les systèmes éducatifs doivent son adaptation aux nouvelles conditions économiques qui sel’âge des robots ne manquera pas de poser à nos modèles évoluer pour permettre à chaque cerveau de trouver sa place profilent à l’horizon. Dans le «combat» humain contre la ma-économiques. Sans être exhaustif, deux éléments nous sem- dans la société à venir n’en devient que plus pressante. Faut- chine, le premier part avec un boulet au pied, à l’instar desblent mériter d’engager rapidement des réflexions et il avancer vers une différenciation de la formation ou plus charges sociales qui pèsent sur lui. Ces dernières peuventdes réformes afin d’y faire face: l’éducation et la taxation. exactement son individualisation, afin de permettre que les d’ailleurs expliquer l’accélération du processus de robotisa-Commençons par l’éducation. La capacité de substitution talents de tout un chacun s’expriment? tion dans certains cas. Intégrer le défi de la robotique et dede l’être humain par des robots n’est pas nouvelle mais son La robotique et la technologie en générale peuvent rendre l’intelligence artificielle dans la réflexion de l’avenir écono-extension à davantage de domaines d’activité renforce le possible cette individualisation de l’éducation – par oppo- mique implique donc de penser au meilleur systèmedéfi auquel nos sociétés sont confrontées pour que chacun sition à un processus éducatif qui repose trop souvent sur de taxation possible pour faire en sorte que les perturba-trouve sa place dans le processus de production économique la moyenne comme critère de sélection – mais surtout, me tions induites par la transition économique puissent êtreet dans le partage de la richesse. semble-t-il, inciter à aller dans cette voie. Réfléchir à des gérées dans les meilleures conditions. Une taxation efficaceLa nécessité que chacun se réalise et puisse bénéficier du solutions fondées sur l’objectif à moyen terme d’une part peut en effet donner du temps à nos sociétés pour engagerbien-être économique doit faire l’objet d’une attention et à des rythmes différenciés d’autre part pour chaque per- les réformes dont elles ont besoin, à commencer par l’indis-d’autant plus importante. Dans ce contexte, on sait que les sonne est une partie de l’équation sur laquelle une réflexion pensable refonte des systèmes éducatifs.
PAGE . Indices | | Juin 2016 | La Chronique de François-Serge LhabitantSmart bêta: attention au choix du gérantL e smart bêta pour les actions peut être vu com- me une stratégie passive d’investissement dont Prenons un exemple. Supposons un instant que les sociétés Comparaison d’indices Smart bêta les pondérations ne se baseraient pas sur la de type technologie aient systématiquement eu une meilleu- capitalisation boursière des sociétés, mais sur re performance à long terme. Une surpondération systéma- MSCI World FTSE RAFI FTSE EDHEC d’autres considérations comme le dividende, tique, et donc passive, du secteur technologie par rapport Developed Risk Efficient à un indice de marché devrait permettre de surperformer. 100 Index Dev. Indexla qualité, le secteur, l’aspect substance (value) Simple, non? Il ne reste plus qu’à définir les règles de sur- Rendement (p.a.) 9,14% 7,34% 11,10%ou croissance (growth), la volatilité, etc. Cette idée n’est pas pondération, et nous pouvons lancer notre produit.nouvelle. En 1975, Barr Rosenberg Associates lançait son En pratique, le choix d’un bon fournisseur de smart bêta (et Volatilité 14,07% 15,02% 12,9%fonds Bionic Beta, et au début des années 1990, Goldman au passage de sa méthodologie) est crucial. On ne compte Ratio de Sharpe 0,64 0,48 0,86Sachs gérait un fonds pondéré par les bénéfices des entrepri- en effet plus le nombre de produits créés à la va-vite dans leses. Par contre, la nouveauté est l’engouement pour le smart seul but de pouvoir vendre du soit disant smart bêta à des surpondère bien le facteur technologie, mais je ne suis pasbêta. Il faut dire que testées rétroactivement par des simu- clients peu sophistiqués. Ces derniers risquent fort d’être à diversifié. J’ai également augmenté l’exposition aux grosseslations, les stratégies de smart bêta semblent toujours bat- nouveau déçus, car les différences en termes de performan- capitalisations, aux Etats-Unis, à la Chine (indirectement),tre les indices traditionnels pondérés par les capitalisations. ce entre différents produits pourtant censés fournir le même au risque fiscal, etc. Surpondérer des facteurs ne doit doncA nouveau fort peu surprenant, puisque les simulations smart bêta sont aussi grandes que celles qu’on rencontre pas se faire en oubliant la diversification, comme démon-rétroactives montrées aux clients sont toujours supérieures. habituellement dans la gestion active. A titre d’exemple, la tré par les recherches de ERI Scientific Beta (disponiblesFaut-il pour autant ignorer le smart bêta? Certainement table ci-contre compare les différences obtenues par plusieurs sous www.eriscientific beta.com). A ce jour, ERI Scientificpas, car il amène deux idées extrêmement intéressantes. indices smart bêta, entre octobre 2010 et mars 2016. Ces Beta reste le seul fournisseur à explicitement contrôler laD’une part, les portefeuilles pondérés par les capitalisations performances sont réelles et non simulées. Les différences diversification de ses facteurs de risque, et cela semble payer.boursières ne sont pas efficients. D’autre part, en s’exposant ont tendance à exploser avec des indices «multi-smart bêta», A noter qu’ERI Scientific Beta vient par ailleurs de jeter unsystématiquement à des facteurs de risque, il est possible exposés à plusieurs facteurs de risque en même temps. nouveau pavé dans la mare, en proposant des indices smartde battre le marché. Comment expliquer de tels écarts pour des indices passifs bêta sans frais fixes et ne prélevant qu’une commission deDe nombreux produits de smart beta ont été lancés, et leur supposés mesurer la même chose? Une des réponses a été surperformance s’ils battent leur indice de référence. Pour lacollecte d’actifs semble fructueuse. Bien qu’instruments identifiée par ERI Scientific Beta: la diversification. Créer première fois, on aura enfin un alignement d’intérêts entrepassifs puisque délivrant du bêta (même si auto-proclamé un indice smart bêta est facile, il suffit de quelques règles gérant passif et investisseurs. On ne peut qu’applaudir. smart), ils ne visent plus à répliquer un indice de marché, systématiques. Mais créer un indice smart bêta bien diver-mais à le battre. Pour ce faire, ils utilisent un processus sys- sifié est plus compliqué. Reprenons notre exemple. Si je me François-Serge Lhabitant est Professeur de Finance à l’EDHEC Business School.tématique d’allocation à des facteurs de risque prédéfinis. contente de mettre 50% de mon portefeuille dans Apple, je L’article ne reflète que les vues personnelles de l’auteur. ACCÈS À LA LIQUIDITÉ DES SPDR® ETF PRÉCURSEURS SUR LE MARCHÉ OBLIGATAIREUNE FORTE EXPÉRIENCE Une véritable performance obligataire requiert un bon véhicule d’investissement soutenue par une équipe d’experts. Dans un monde complexe, SPDR ETF offre un accès liquide et peu coûteux aux marchés obligataires. Investissez avec un leader mondial en gestion obligataire indicielle. Accélérer vos investissements obligataires avec SPDR ETF sur spdrseurope.com/obligations EN QUÊTE DE PERFORMANCE Trouver des opportunités dans la complexitéCES INFORMATIONS S’ADRESSENT UNIQUEMENT AUX INVESTISSEURS QUALIFIÉS SOUS LE RÉGIME DE L’ART. 10 PARAGRAPHE 3 DE LA LOI FÉDÉRALE SUISSE SUR LES PLACEMENTS COLLECTIFS DE CAPITAUX(« LPCC ») ET NE SONT DESTINÉES À AUCUN AUTRE TYPE D’INVESTISSEURS. Émises par : State Street Global Advisors Limited (« SSGA »), une société agréée et supervisée par la Financial Conduct Authority.Numéro d’immatriculation de la société : 2509928. Siège social : 20 Churchill Place, Canary Wharf, London, E14 5HJ, Royaume-Uni. Site Internet : ssga.com. SPDR ETF compose la plateforme de fonds indicielsnégociables en bourse (« ETF ») de SSGA et inclut des fonds qui ont été agréés par les autorités de tutelle européennes à titre de sociétés d’investissement OPCVM ouvertes (« les Sociétés »). Les fonds indicielsPÅIQEKCDNGU GP DQWTUG ' 6 ( Uo ÅEJCPIGPV EQOOG FGU CEVKQPU UQPV UWLGV U CW TKUSWG Fo KPXGU VKUUGOGPV GV UQPV UWLGV U CWZ ƝWEVWCVKQPU FG XCNGWT FG OCTEJÅ +N PG RGWV ÆVTG ICTCPVK SWoWP ' 6 ( TÅCNKUGTC UQP QDLGEVKHd’investissement. Investir dans un ETF implique des risques, dont le risque de perte de capital. Standard & Poor’s, S&P et SPDR sont des marques de commerce déposées de Standard & Poor’s Financial ServicesLLC (S&P) ; Dow Jones est une marque de commerce déposée de Dow Jones Trademark Holdings LLC (Dow Jones) ; et ces marques déposées ont été concédées sous licence d’utilisation à S&P Dow Jones Indices..%52&,+GVRQWTQEVTQKFGUQWUNKEGPEG¼EGTVCKPGUƜPU¼5VCVG5VTGGV%QTRQTCVKQP.GURTQFWKVUƜPCPEKGTUFG5VCVG5VTGGV%QTRQTCVKQPPGUCWTCKGPVÆVTGƜPCPEÅUGPFQUUÅUXGPFWUQWRTQOWURCT52&,+&QY,QPGU52NGWTUUQEKÅVÅUCƞNKÅGUTGURGEVKXGUGVFQPPGWTUFGNKEGPEGVKGTUGVPWNNGFGUFKVGURCTVKGUPGUCWTCKVHCKTGXCNQKTNoQRRQTVWPKVÅFoKPXGUVKTFCPUNGQWNGUFKVURTQFWKVUPKPGUCWTCKVGPICIGTWPGSWGNEQPSWGTGURQPUCDKNK VżEGVÅICTFGPEGEQORTKUNGUGTTGWTUQOKUUKQPUQWKP VGTTWRV KQPUTCV V CEJÅGU¼SWGNSWGKPFKEGSWGEGUQK V %GT V CKPUFGU' 6 (UQP VUWUEGRV KDNGUFGPGRCUÆV TGGPTGIKU V TÅUCWRTÄUFGN o#W VQTK VÅHÅFÅTCNGUWKUUGFGUWTXGKNNCPEGFGUOCTEJÅUƜPCPEKGTU(+0/#SWKCIKVGPSWCNKVÅFoCWVQTKVÅFGUWTXGKNNCPEGGP5WKUUG%GTVCKPUFGU'6(UQPVÅICNGOGPVUWUEGRVKDNGUFGPGRCUÆVTGCITÅÅURCTNC(+0/#GPVCPVSWoQTICPKUOGde placement collectif étranger au sens de l’Article 120 de la Loi fédérale suisse sur les placements collectifs de capitaux (« LPCC »). Par conséquent, ces ETF non enregistrés et non agréés ne peuvent pas êtreFKUVTKDWÅUCWZKPXGUVKUUGWTUPQPSWCNKƜÅUGP5WKUUG8QWUÆVGUKPXKVÅU¼XQWURTQEWTGTGV¼RTGPFTGEQPPCKUUCPEGFW2TQURGEVWUFGNC5QEKÅVÅRTÅCNCDNGOGPV¼VQWVGFÅEKUKQPFoKPXGUVKUUGOGPV'WÅICTFCWZHQPFUGPTGIKUVTÅUGVCITÅÅUNGURGTUQPPGUKPVÅTGUUÅGURQWTTQPVUGRTQEWTGTITCVWKVGOGPVNGRTQURGEVWUFGXGPVGNGUUVCVWVUEQPUVKVWVKHUNG&+%+CKPUKSWGNGUTCRRQTVUCPPWGNGVUGOGUVTKGNCEVWGNUCWRTÄUFG5VCVG5VTGGV)NQDCN#FXKUQTU#)$GGVJQXGPUVTCUUG<WTKEJFWTGRTÅUGPVCPVUWKUUGQÕUWTNGUKVGYYYURFTUGWTQRGEQO © 2016 State Street Corporation – Tous droits réservés. IBGE-2160 Exp. 28/02/2017
PAGE . Indices | | Juin 2016 | Produits financiersLe thème Produits financiers fac Lileessvàriadieesnvtiafileeru.rMs naies sont plus si elles existent bel et bien pour qui sait approfondir.© François du Chatenet Mathilde Lemoine, Group Chief Economist | Edmond de Rothschild Croissance mondiale: pertes de repères ou nouvelle donne? Depuis 2010, la croissance mon- diale ne cesse d’être révisée à la a été seulement évoquée par un économiste alle- tés données par la réinterprétation du Pacte de baisse. Les politiques de relance mand du XIXe siècle, Silvio Gesell. Ce disciple stabilité et de croissance, qui permettent de repor- n’ont eu qu’un effet temporaire de Proudhon, qualifié d’«étrange prophète» par ter dans le temps une partie de la réduction du et les banquiers centraux sont Keynes, considérait que les taux négatifs étaient déficit public structurel, c’est-à-dire le déficit hors «un moyen d’éviter une thésaurisation de la mon- effets du cycle économique. Aux Etats-Unis, les obligés d’aller toujours plus loin naie et de faire disparaître la rente du capital». accords budgétaires, signés fin 2015, prévoient pour éviter la déflation. Le problème vient du De plus, les taux négatifs signifient que le temps près de 300 milliards de dollars de dépenses ralentissement tendanciel de la productivité qui n’a plus de prix, ce qui constitue une désincita- d’infrastructures d’ici 2021. De plus, le plafond est l’alpha et l’oméga de la croissance. Il résulte tion à investir qui est pourtant l’objectif affiché. limitant le montant des dépenses publiques a été du vieillissement des populations, du manque Ensuite, les programmes d’achats de titres par les relevé. Selon nos prévisions, cela pourrait sou- d’investissements en innovation et de leur insuf- banques centrales modifient les prix relatifs des tenir la croissance américaine à hauteur de 0,3 fisante diffusion au sein des économies. De plus, actifs qui ne reflètent plus les fondamentaux des point de % supplémentaire en 2016 et en 2017. la chute de l’investissement productif observée entreprises et des Etats. Enfin, les banquiers cen- Quant au gouvernement chinois, il a annoncé un ces dernières années a réduit sa rentabilité, ce qui traux s’immiscent dans la politique économique déficit budgétaire de 3,0% du PIB en 2016 après n’incite pas à investir et limite encore un peu la en modifiant la répartition des richesses et dans 2,3% en 2015, lors du dernier National People’s productivité. Ainsi, les politiques de taux néga- la politique industrielle en privilégiant les achats Congress. Il compte y parvenir en accroissant tifs ne seraient que le reflet de cet affaiblissement d’obligations de telle entreprise plutôt que telle les dépenses d’infrastructures et de construction de la croissance. Pour parvenir à baisser les taux autre. Ils entrent ainsi dans le domaine politique mais aussi en baissant les impôts des PME ainsi d’intérêt au voisinage de zéro, les banques centra- et donnent des armes aux gouvernements pour que la TVA. Par ailleurs, les dépenses sociales les sont conduites à mener des politiques moné- remettre en cause leur indépendance. seront plus élevées que prévu suite à l’augmen- taires non conventionnelles de grande ampleur. Pourtant, les banquiers centraux n’ont pas tation des pensions et à la création d’un fonds de Elles «font» désormais les prix des actifs qui ne d’autre choix que d’aller toujours plus loin tant reclassement des travailleurs de l’industrie. reflètent plus les fondamentaux micro et macro- que les politiques économiques n’ont pas d’effet En conséquence, la croissance mondiale pour- économiques et les taux d’in- sur la productivité. En effet, une croissance trop rait légèrement accélérer au deuxième semestreLes taux négatifs térêt pourraient être durable- faible exerce des pressions déflationnistes. Selon de 2016 mais en aucun cas, cette croissance nesignifient que le ment faibles. l’OCDE, elle n’augmente plus que de 6,5% en sera stable et pérenne puisqu’elle devrait reposertemps n’a plus de prix. Depuis le début de l’année, Chine, de 1,7% aux Etats-Unis, de 0,9% en zone sur une augmentation de l’endettement privé etCe qui représente une la croissance est décevante. euro, de 0,7% au Japon et de 0,4% en Suisse, à public. Les prix de l’immobilier devraient conti-désincitation à investir. Elle a décéléré aux Etats- cause du vieillissement de la population mais nuer d’être soutenus par les crédits, en particulierInvestir est pourtant Unis et en Chine pour attein- aussi de l’obsolescence de certains appareils pro- en zone euro. Néanmoins, l’interventionnismel’objectif affiché. dre 1,9% et 6,7%, respective- ductifs. C’est pourquoi, loin d’être à court de mu- des banques centrales devrait garantir la persis- ment, au premier trimestre nitions, les banquiers centraux ont repris la main tance de taux d’intérêt bas. L’endettement est 2016 en glissement annuel. début 2016. La liquidité mondiale a recommencé inquiétant mais c’est aussi une forme d’assurance Elle n’a été que de 1,6% en à croître, de 14% au premier trimestre 2016 en contre la baisse du prix des actifs. Plus l’endet- zone euro. Certes les crain- rythme annualisé. De plus, les mesures d’assou- tement des entreprises est élevé, plus la baisse tes de récession mondiale se plissement monétaires décidées par la Banque des valeurs boursières serait dévastatrice. Plus sont dissipées grâce à la remontée des prix du populaire de Chine (PBoC) et par la Banque la dette publique se dilate, moins une hausse des pétrole et à la stabilisation du dollar, mais l’inves- Centrale Européenne (BCE) ont déjà des effets. taux souverains est supportable. Les banques cen- tissement ne redémarre pas. Le dégarnissage des En zone euro, la masse monétaire (M3) progresse trales se sont mises dans une seringue. Elles ma- carnets de commande ne suffit pas à l’expliquer. à un rythme de 5% depuis le début de l’année. nipulent le prix des actifs, ce qui engendre une Selon la thèse de la stagnation séculaire, l’atonie En Chine, l’agrégat M2 croît au-delà du nouvel mauvaise allocation des ressources qui elle-même des investissements résulterait de leur trop faible objectif affiché, 13,6% contre 13%. hypothèque les perspectives de profit des entre- profitabilité. Dès lors, les banques centrales ne Pour l’instant, ce sont les crédits immobiliers prises «price taker». Dans ce contexte instable et pouvant générer d’inflation ont décidé de baisser et les dépenses publiques qui bénéficient de volatile, la seule boussole que nous avons est la les taux d’intérêt nominaux à zéro ou en-deçà. cet assouplissement monétaire. En effet, plu- productivité. Les pays les plus à même de traver- Il s’agit d’accroître le nombre de projets d’inves- tôt que d’accroître la productivité par des poli- ser cette période sans encombre sont ceux dont tissements rentables en diminuant leur coût de tiques facilitant la diffusion de l’innovation et les gouvernements mènent les réformes visant financement. Il s’agit aussi de forcer les ménages l’adaptation des salariés aux mutations écono- à accroître l’innovation et sa diffusion en inves- à réduire leur épargne et à consommer. En effet, miques, les gouvernements renouent avec la tissant dans la formation et l’éducation. Quant les taux négatifs sont un impôt sur l’épargne et bonne vieille méthode de l’augmentation quan- aux entreprises les plus à même d’être agiles, ce pas seulement un outil de politique monétaire titative des dépenses publiques. C’est le cas en sont celles qui sont capables d’être «price maker». pour déprécier la monnaie. zone euro, ce qui n’est pas étonnant, mais aussi Appréhender la nouvelle donne mondiale sans Cette politique monétaire est risquée. Tout en Chine et aux Etats-Unis. En zone euro, les chercher à retrouver les repères d’avant crise est d’abord, la mise en œuvre de taux d’intérêt gouvernements bénéficient de la baisse des taux le meilleur moyen de naviguer dans ces territoi- nominaux négatifs n’a jamais été éprouvée. Elle souverains et utilisent les nouvelles flexibili- res monétaires et financiers nouveaux.
PAGE . Indices | | Juin 2016 | Produits financiersFrein brutal à la gestion indicielle Didier Saint Georges fin, cette crédibilité a permis aux investisseurs La prise en mais les marchés en doutent de plus en plus. Plus de faire le pari que la politique monétaire finirait charge par précisément, les investisseurs constatent que, laL Managing Director, Carmignac par réussir et ont donc anticipé un retour, fût-ce les banques loi des rendements décroissants s’appliquant ici es années qui ont suivi la grande après quelques années, à un rythme de croissance centrales du comme ailleurs, messieurs Draghi et Kuroda doi- crise financière de 2008 entreront économique similaire à celui d’avant-crise. Dans risque et de la vent en faire de plus en plus pour de moins en dans les futurs livres d’Economie le cas de l’Europe, les marchés ont donc connu performance moins d’effets (sur l’inflation, sur les taux d’inté- comme une période d’extraordi- un régime depuis 2012 fait de progrès solides et a affaibli la rêt déjà très bas, sur les parités de change, sur la naire remise en cause de l’orthodo- assez peu volatils, en dépit d’une quasi absence gestion active. croissance). xie financière. La fin justifiant les de progression des résultats des entreprises. La compétition Par conséquent, il est probable que s’installe,moyens, les banques centrales ont mis en œu- Il est visible que ce régime est remis en cause va désormais après cinq années d’un régime stable et porteur,vre des politiques d’assouplissement quantitatif depuis l’été 2015. En tendance, les marchés ne se rééquilibrer. un régime de marchés moins favorable et plusrésolument inédites, ont ensuite inauguré l’ère progressent plus (l’Eurostoxx est aujourd’hui de instable. Il a commencé durant l’été dernier,des politiques monétaires à taux négatif, puis le 20% plus bas que ses niveaux d’avril 2015) et quand s’est produit le premier télescopage entreconcept du «whatever it takes», c’est-à-dire la les mouvements d’instabilité ont acquis une bien l’arrêt de l’assouplissement quantitatif de la Fednotion qu’il n’y a pas de limite à la surenchère. plus grande ampleur que par le passé. Pourquoi huit mois plus tôt, et le ralentissement écono-La question des conséquences à long terme de en est-il ainsi? mique chinois. S’il est difficile de préciser com-ces innovations est majeure. Et elle pourrait être Parce que les banques centrales arrivent en bout bien durera ce nouveau régime, il ne fait guèreposée rapidement par les marchés qui inaugure- de course de leur capacité d’action, alors que de doutes qu’il aura des conséquences décisivesraient alors un nouveau régime. malheureusement l’économie n’est pas repar- pour les investisseurs.Le traitement de la crise par les banques centra- tie. Pire, l’économie américaine commence à Pour les gérants d’actifs, l’un des avatars les plusles a fait monter le prix des actifs financiers pour montrer des signes sérieux d’essoufflement, et visibles de ce tournant pourrait résider dans untrois raisons. D’abord, leur intervention directe a la Chine, pour tenter d’enrayer son ralentisse- frein brutal au développement de la gestion in-consisté précisément à acheter ces actifs et donc à ment, est obligée d’avoir recours à une relance dicielle. Celle-ci avait trouvé dans le régime deperturber l’équilibre offre-demande sur les mar- artificielle par le crédit, qui fait empirer ses dé- marché des cinq dernières années un environne-chés. Tous les actifs financiers en ont profité, y séquilibres financiers, autrement dit ses risques. ment idéal pour prospérer: des marchés en haus-compris, par effet d’éviction, ceux qui n’étaient Pour le dire autrement, les marchés commen- se robuste et peu volatils. La prise en charge parpas éligibles aux achats des banques centrales. cent à constater que leur anticipation d’une ac- les banques centrales du risque des marchés et deDeuxième raison: les banques centrales ont su célération de la croissance était prématurée, et leur performance avait retiré à la gestion activeexploiter leur crédibilité pour rassurer les inves- dans le même temps que les banques centrales l’essentiel de son argumentaire pour justifier sestisseurs, et ainsi faire baisser la prime de risque ne pourront plus cette fois être d’un grand se- frais de gestion. Désormais, la compétition vasur les marchés et contrôler leur volatilité. En- cours. En effet, la banque centrale américaine a redevenir équilibrée. Elle pourrait même consti- mis fin à son assouplissement quantitatif voilà tuer un spectaculaire retour à meilleure fortune plus d’un an et tente désormais de remonter ses pour les gestions actives les plus performantes, taux. Quant aux banques centrales européennes qui s’avéreraient capable de générer des perfor- et japonaises, elles demeurent pour l’instant dans mances honorables et de contrôler la volatilité le registre «il n’y a pas de limite à notre action», dans le nouveau régime de marché. Stabilité. Toujours. Nordea 1 – Stable Return Fund ISIN: LU0227384020, BP-EUR En période de doute et d’incertitude, nous tirons notre force de la stabilité qui nous entoure. Chez Nordea Asset Management, nous croyons aussi à la stabilité.nordea.ch – [email protected] compartiments mentionnés sont ceux de Nordea 1, SICAV, un fonds d’investissement conforme aux législations luxembourgeoises et à la Directive européenne 2009/65/CE du 13 juillet 2009. Ce document est un document marketing à titre informatif et ne contient pas tous les renseigne-ments concernant les compartiments. Toute décision d’investissement dans les compartiments doit être prise sur la base du prospectus en vigueur, ainsi qu’avec le document d’informations clé pour l’investisseur et les derniers rapports annuel et semi-annuel, qui sont disponibles en version électroniqueen anglais et dans la langue du pays où la SICAV est autorisée à la distribution, sur simple demande et sans frais auprès de Nordea Investment Funds S.A., 562, rue de Neudorf, B.P. 782, L-2017 Luxembourg et auprès de notre représentant et agent payeur en Suisse, Nordea Bank S.A. Luxemburg,Zweigniederlassung Zürich, Mainaustrasse 21-23, CH 8008 Zürich. Téléphone: (044) 421 42 42, fax: (044) 421 42 82. Les investissements dans des produits dérivés et dans des opérations de change peuvent être soumis à d’importantes fluctuations qui peuvent affecter la valeur d’un investissement.Les investissements effectués sur les marchés émergents impliquent un risque plus élevé. La valeur des actions peut fluctuer considérablement en raison de la politique d’investissement du compartiment et ne peut être assurée. Pour plus de détails sur les risquesd’investissement associés à ces compartiments, merci de vous référer au document d’informations clé pour l’investisseur, disponible comme indiqué ci-dessus. Nordea fournit uniquement des informations sur ses produits et n’émet pas de recommandations d’investissementfondées sur des circonstances spécifiques. Publié par Nordea Investment Funds S.A. à 562, rue de Neudorf, P.O. Box 782, L-2017 Luxembourg qui est autorisé par la Commission de Surveillance du Secteur Financier à Luxembourg. Des informations complémentaires peuvent être obtenues auprèsde votre conseiller financier. Il/elle peut vous conseiller en toute indépendance. Source (sauf indication contraire): Nordea Investment Funds S.A. Sauf indication contraire, toutes les opinions exprimées sont celles de Nordea Investment Funds S.A. 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PAGE 10. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersAssurer l’avenir. Et maintenant que faire? Yves Longchamp la préservation l’espérance de vie d’un homme de 65 ans est de francs par an – pour maintenir votre pouvoir Head of Research chez ETHENEA du capital presque 20 ans. Idéalement il lui faudrait un ren- d’achat de 100.000. financier dement de 10% sur son capital d’un million de Et maintenant, que faire? D’abord, prendreC’Independent Investors (Schweiz) AG devient un francs pour obtenir 100.000 francs par an. conscience que dans une économie zéro – soit est l’histoire d’un père de enjeu majeur «Peu importe le capital, pourvu qu’on ait le ren- zéro croissance, zéro inflation et zéro rendement famille qui commence à se pour toute une dement», diraient certains. La question la plus –, les marchés financiers sont versatiles car la faire du souci pour sa famille génération. pertinente est: combien donc faudrait-il épargner limite entre expansion et récession, inflation et et pour sa retraite. Il lui reste chaque année ces 25 prochaines années pour ob- déflation, marché haussier et baissier est fine et encore 25 ans à travailler tenir un rendement de 100.000 francs par année floue. Ensuite, la création et la préservation du avant d’arriver à l’âge officiel les 25 années d’après? Le tableau ci-dessous ré- capital financier devient un enjeu majeur pourde la retraite, pour autant que celle-ci ne soit re- pond précisément à cette question pour un grand toute une génération.poussée. Et donc 25 années pour constituer un nombre de scénarios de rendements et dans l’hy- La gestion active semble bien positionnée danscapital pour ses vieux jours. Le vieillissement dé- pothèse qu’après 25 ans de retraite, le capital aura cet environnement pour répondre aux besoinsmographique et les perspectives de rendement de été complètement mangé. des épargnants. Finalement, les politiques mo-l’ensemble des classes d’actifs lui font réaliser que Le plus grand homme d’État de l’âge d’or grec, nétaires ultra-accommodantes, combinant tauxl’AVS et le deuxième pilier ne suffiront pas pour Périclès, disait déjà il y a 2500 ans qu’il ne s’agit d’intérêt négatifs et rendements obligataires ri-lui permettre de profiter de la même retraite que pas de prédire l’avenir, mais de s’y préparer. Si diculement bas, pourraient se montrer au finalses baby-boomers de parents. vous pensez que le rendement de votre porte- déflationnistes et récessionnistes. En effet, devoirIl se dit que s’il pouvait constituer un capital feuille avoisinera 1% par année ces 25 prochaines épargner plus signifie consommer moins, au dé-d’un million de francs, il serait dans une position années et que le jour de votre retraite il augmen- triment de la croissance et de la création d’em-confortable à l’orée de sa retraite. Mais en tant tera magiquement à 5%, épargnez 49.902 par ploi. A quand des politiques de relance par uneque père de famille, il veut aussi éviter les risques année (notez que si 50.000 vous suffisent pour augmentation des taux d’intérêt? En tout état deinutiles. Une obligation de la Confédération hel- vivre, divisez les montants à épargner par 2). Si cause, l’épargne privée est capitale, même dansvétique est-elle une option? En théorie oui, mais vous pensez que l’inflation fera son retour pro- un environnement de taux zéro. Pour un rende-en pratique, clairement non. Le rendement d’une chainement et que les prix augmenteront de 2% ment de 100.000 par an à la retraite, commencerobligation de la confédération avec échéance par année jusqu’à la fin des temps, mais que le à épargner à 39 ans au lieu de 40 ans permet de2041, est d’environ 0,2% par an, en d’autres ter- rendement de votre portefeuille restera inchangé, réduire votre épargne annuelle de presque 4000mes: rien. Pas besoin de faire des études poussées il vous faudra épargnez davantage – soit 78.375 francs par an! en finance pour comprendre que ça ne suffirapas. Il va donc falloir être malin et constituer un Epargne pour obtenir un rendement de 100’000 par an dans 25 ans et pour 25 ansportefeuille plus performant.Quelle somme faut-il donc mettre de côté par Rendement annuel attendu entre 2016 et 2041année pour avoir ce sacré million le jour de laretraite? Avec des taux à zéro, il faut épargner 100’000 -1% 0% 1% 2% 3% 4% 5% 6% 7% 8% 9% 10%chaque année 40.000 francs, un montant très éle- 29’044vé, d’autant qu’il se comprend après impôts. Avec -1% 128’564 114’257 101’137 89’179 78’346 68’588 59’849 52’063 45’162 39’072 33’724 25’420un rendement de 4%, 24.000 francs suffiraient et 22’393avec 10%, un peu plus de 10.000 francs d’épar- 0% 112’522 100’000 88’517 78’051 68’570 60’030 52’381 45’567 39’526 34’197 29’516 19’852gne annuelle feraient l’affaire. 17’706Imaginons qu’en 2041, notre père de famille a Rende- 1% 99’124 88’093 77’977 68’757 60’405 52’882 46’144 40’141 34’820 30’125 26’001 15’885son million (entre nous, personne ne sait com- ment 2% 87’873 78’094 69’126 60’953 53’549 46’880 40’906 35’585 30’868 26’706 23’050 14’331ment il y est parvenu). Est-il content? En partie annuel 3% 78’375 69’653 61’654 54’365 47’761 41’812 36’485 31’738 27’531 23’819 20’558 12’998seulement, et c’est très relatif. Un million pour attendu 4% 70’313 62’488 55’313 48’773 42’848 37’512 32’732 28’474 24’699 21’369 18’444 11’849quoi faire? Si dans 25 ans, les taux sont toujours à entre 5% 63’435 56’376 49’902 44’002 38’657 33’842 29’530 25’689 22’283 19’279 16’640 10’8540% et qu’il a besoin de 100.000 francs par an pour 2042 6% 57’536 51’133 45’262 39’910 35’062 30’695 26’784 23’300 20’211 17’486 15’092vivre, son capital sera mangé en 10 ans alors qu’il et 9’988espère vivre un peu plus longtemps... En Suisse, 2067 9’230 7% 52’451 46’614 41’262 36’383 31’963 27’983 24’417 21’241 18’425 15’941 13’759 8% 48’046 42’699 37’796 33’327 29’279 25’632 22’366 19’457 16’877 14’602 12’603 9% 44’210 39’290 34’779 30’667 26’941 23’586 20’581 17’903 15’530 13’436 11’597 10% 40’855 36’308 32’139 28’339 24’896 21’796 19’019 16’544 14’351 12’416 10’717Place à la diversification macro-thématique Olivia Mayell cette approche les expositions rapidement dès que le contexte mance durant des périodes plus difficiles pour Spécialiste au sein du groupe Multi-Asset doit être macroéconomique évolue ou que des événe- les classes d’actifs traditionnelles. Un exemple extrêmement ments inattendus se réalisent. Pour ce faire, il serait d’investir dans des stratégies de volatilitéL Solutions, J.P. Morgan Asset Management dynamique faut avoir recours à un large éventail d’outils qui bénéficieraient d’une hausse de la volatilité es grandes tendances de l’économie et permettre d’investissement. Ce style de gestion flexible et au sein de l’économie mondiale, ou en arbitrant mondiale constituent un détermi- de modifier ouvert à toutes les classes d’actifs se distingue des les régions entre elles. nant important de la performance les expositions fonds diversifiés traditionnels qui ont tendance Outre la diversification au sein du portefeuille, des actifs, et ce parfois davantage rapidement dès à privilégier une stratégie bottom up, c’est-à-dire l’investissement à l’échelle macroéconomique que l’actualité microéconomique, que le contexte qui reflète les convictions du gérant. À l’inverse, peut offrir une faible corrélation aux marchés car ces dernières ne bénéficient évolue. l’approche macro est uniquement exposée aux actions et obligations lorsqu’ils présentent moinspas de la même attention de la part des investis- stratégies qui traduisent des opinions macroéco- d’attrait, ou lorsque leur corrélation tradition-seurs. Les marchés valorisent cependant souvent nomiques (top-down) et à partir desquelles des nellement négative est soumise à des tensions etmal ces tendances macroéconomiques, tels le résultats positifs sont escomptés. ne constitue plus une source de diversificationcycle économique, les politiques gouvernemen- Outre la possibilité d’avoir recours aux stratégies satisfaisante. Afin de déployer une performancetales et monétaires, ou encore les changements longues actions et obligataires, il est également décorrélée de l’environnement de marché, il estdémographiques, et il faut tenter dès lors d’en possible de tirer parti de stratégies de «valeur re- nécessaire de s’appuyer sur diverses sources detirer parti grâce à une approche d’investissement lative» (relative value). Il s’agit notamment d’ex- revenus et de décrypter les relations entre les dif-macro-thématique. ploiter la surperformance attendue d’une devise férentes classes d’actifs tant dans des conditionsLe concept est d’abord de fragmenter la réflexion par rapport à une autre sur la base d’un thème de marché normales qu’en période de tension.macroéconomique en plusieurs thèmes ou ten- économique dominant. Traditionnellement, les investisseurs ont ten-dances d’investissement, auxquels il convient Par exemple, nos gérants ont adopté une position dance à opter uniquement pour des positionsd’affecter des niveaux de probabilité quant à leur longue sur le dollar et courte sur le rand sud-afri- longues sur les actions et les obligations, ce quiévolution au fil du temps. En investissant sur la cain, reflet de la vigueur économique aux États- peut générer une forte dépendance aux marchésbase d’un cadre macroéconomique dans lequel Unis face au contexte de forte inflation, de faible mondiaux. Ils pourraient prendre en compteles thèmes sont non directionnels, le portefeuille croissance et de taux d’intérêt en hausse en Afri- une approche dynamique combinant l’utilisa-a le potentiel de générer des performances positi- que du Sud. tion d’actifs traditionnels et de stratégies sophis-ves dans divers environnements de marché. L’éventail des stratégies d’investissement peut tiquées offrant un éventail d’opportunités plusNous sommes convaincus que l’approche d’in- être élargi en pariant tant à la hausse qu’à la vaste, tels les devises et les instruments dérivés.vestissement macro-thématique doit être extrê- baisse sur certaines classes d’actifs. En outre, il Au final, nous considérons que la macro-diversi-mement dynamique et permettre de modifier est possible d’avoir recours à des stratégies so- fication incorporant une analyse des sources de phistiquées implémentées par le biais d’instru- risques et des scénarios d’investissement devrait ments dérivés qui permettent de diversifier le être une composante essentielle à la construction portefeuille et d’assurer un potentiel de perfor- d’un portefeuille robuste sur le long terme.
PAGE 11. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersAllocation d’actifs en univers de taux basPlusieurs positionnements sont Il faut chercher rer une vision trop optimiste de la zone euro. «briques de prime de risque»: l’idée est ici de dis-possibles face à une situation qui le rendement Il faut chercher le rendement à travers les fonds poser d’assemblages reproduisant la performances’installe de manière pérenne. à travers de performance absolue. Dans les marchés mo- d’un style de gestion – Value, momentum, straté-La volatilité des marchés les fonds de nétaires et obligataires courts que nous connais- gies de portage de devises – dans des proportionsobligataires nécessite un pilotage performance sons aujourd’hui, les allocataires peuvent ren- visant à maximiser la décorrélation avec le com-attentif et opportuniste. absolue. forcer les fonds de performance absolue. Sans portement des actifs traditionnels… remplacer stricto sensu une poche par une autre, Pour conclure (au risque de décevoir le lecteur!), Marc Craquelin il s’agira ici de réallouer, dans ce type de place- les rendements à attendre en 2016 nous semblent Directeur de la gestion d’actifs ments, une quote-part de ce qui était tradition- modestes tant en actions qu’en obligations. Les nellement investi en marché monétaire ou en marchés fonctionnent depuis le début de l’annéeL La Financière de l’Echiquier obligataire défensif. Les fonds de performance sur des alternances de régime «risk-on»/«risk-off» es japonais y sont depuis longtemps absolue recouvrent une réalité assez large. On y brutaux. Arrêt de la croissance en Chine, entrée habitués; pour nous, Européens, trouve aussi bien des fonds d’arbitrage, des fonds en récession des Etats-Unis: toutes les peurs sont l’environnement des taux très bas, Long Short que des hedge funds pour investis- agitées et les banquiers centraux ramènent le cal- voire négatifs, est une réalité nou- seurs avertis. Dans cet univers très varié, la sélec- me avec une difficulté toujours croissante. Il en velle. Pour l’allocataire d’actifs qui tivité s’impose avec deux idées directrices: bien résulte des parcours chaotiques, une alternance bâtit traditionnellement son alloca- calibrer les expositions à ces fonds puisqu’ils pré- de pessimisme exacerbé et d’optimisme excessif.tion à partir des deux piliers principaux que sont sentent des profils de risque très différents, et pri- Mettons-les à profit en gardant à l’esprit une idéeles actions et les obligations, ces taux anémiques vilégier ceux d’entre eux qui offrent la meilleure chère à Maupassant: 2016 ne sera sans doute ni sifont dilemme. Face à cette situation subie, plu- décorrélation des actifs traditionnels – actions et bonne ni si mauvaise qu’on croit1 ! sieurs types de positionnement sont possibles: obligations. Une solution simple et novatrice est réduire drastiquement la poche obligataire désormais fournie par les fonds assemblant des (1) «Une vie», premier roman de Guy de Maupassant.en général et les obligations souveraines enparticulier, Choisissez Vanguard redéployer cette poche vers des signatures plusrémunératrices (augmenter le High Yield et les (Vous d’abord)signatures périphériques), se déplacer vers des géographies plus rémuné- Chez Vanguard, nous pensons qu’il est importantratrices (la dette émergente), de nous démarquer. faire confiance à la Banque centrale européen-ne (BCE) et garder une position significative La gestion étonnante de The Vanguard Group Inc.en crédit, nous permet de nous consacrer exclusivement aux… ou bien mixer ces quatre positionnements besoins de nos investisseurs sur le long terme.selon les configurations de marché.L’essentiel est de bien tenir la barre de l’alloca- Cela fait de nous une société d’investissement unique,tion. Ce qui pourrait être lu comme une bou- entièrement dévouée à sa clientèle.tade n’en est pas une: les marchés obligatairessont aujourd’hui extrêmement volatils et leur Découvrez en quoi nous sommes résolument différents.navigation nécessite un pilotage attentif et op-portuniste. vanguard.chSi le «risk reward» des obligations européennes 044 220 13 00n’est plus très favorable, la BCE se déclare prête àacheter des obligations Investment Grade et offre Ce document s’adresse aux investisseurs professionnels. Il ne doit pas être distribué aux investisseurs privés, ni pris en compte par ces derniers.ainsi un précieux filet de sécurité. Nous préco- Les informations contenues dans le présent document ne doivent pas être considérées comme une offre d’achat ou de vente ni comme une sollicitation en vue denisons aujourd’hui une position plus réduite en toute offre d’achat ou de vente de titres dans tout territoire administratif où cette offre ou sollicitation est contraire à la loi, ou auprès de toute personne à laquelle ilobligations qu’en 2013 ou 2014, mais couplée à est illégal d’effectuer une telle offre ou sollicitation, ou si la personne qui effectue l’offre ou la sollicitation n’est pas habilitée à le faire. Les informations contenuesdes renforcements tactiques dès que le marché dans le présent document ne constituent en aucune manière un conseil d’ordre juridique, fiscal ou d’investissement. Dès lors, vous ne pouvez pas vous fondertangue, comme ce fut le cas en février dernier. sur le contenu du présent document aux fins de vos décisions d’investissement. La valeur des investissements et les revenus en découlant peuvent varier à laLa réduction de la position en obligations signifie baisse comme à la hausse et il se peut que les investisseurs ne recouvrent pas l’intégralité du montant investi. Publié par Vanguard Investments Switzerland GmbH.bien entendu qu’elle augmente sur d’autres seg- © 2016 Vanguard Investments Switzerland GmbH. Tous droits réservés. VISG-2015-10-12-1049la BCE offre un précieuxfilet de sécurité de parses achats d’obligationsinvestment grade.ments. Nous gardons néanmoins un positionne-ment neutre sur les actions.Parmi les raisons de ce choix: un momentumde bénéfice par action aujourd’hui nettementmoins bon et des valorisations qui, sans être ex-cessives, sont néanmoins exigeantes. Neutralitébienveillante, donc, sur les actions avec un po-sitionnement renforcé sur les valeurs suscepti-bles de profiter de la reprise du cycle européen(Legrand, Geberit, Saint-Gobain par exemple).Toujours dans le même ordre d’idée, les obliga-tions convertibles, de par leur profil asymétrique,peuvent constituer un positionnement tactiqueintéressant en ces périodes agitées.En ce qui concerne les choix géographiques,l’exercice est rendu difficile par une lecture desdevises moins claire. En retardant une de fois deplus sa période de remontée des taux, la banquecentrale américaine a cassé la dynamique haus-sière du dollar. Le point nous semble acquis etconduit à un positionnement neutre. Simplementneutre car la possibilité d’un Brexit vient modé- VAN11761 246x186_Weal_Bran_ActivDiff_Lagefi_FR.indd 1 01/06/2016 09:56
De meilleuresinformations, moinsde confusionDevancez la concurrence. Vous trouverez en ligne : Les dernières news sur l’industrie des fonds, délivrées en instantané Une analyse complète des problématiques qui vous concernent Une base de données de gérants de fonds que vous ne trouverez nulle part ailleurs citywire.ch
PAGE 13. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersLes MillennialsPari sur les aspirations de la génération YLeur arrivée bouleverseles habitudes mais sourira statistiques à travers leurs applications. Enfin, Les gagnants il s’agit cette fois d’un mouvement mondial,aux entreprises qui savent adeptes du partage, ils voient moins l’intérêt de d’aujourd’hui avec des bassins de consommateurs gigantesquesentendre les consommateurs posséder des objets et se contentent de pouvoir y sont souvent dans des pays comme l’Inde ou la Chine.nés dans les années 80. accéder en cas de besoin. de nouveaux Et l’investisseur aussi a tout intérêt à tenir comp- Pour les entreprises, le changement de paradig- acteurs partis te de cette tendance majeure, en choisissant des Xavier Guillon me est majeur, d’autant plus que les gagnants de zéro ou sociétés qui vont répondre aux aspirations de Responsable des fonds Decalia d’aujourd’hui ne sont souvent pas les leaders venus d’autres cette nouvelle génération. Pour s’en convain- d’hier qui se seraient adaptés, mais plutôt des secteurs. cre, il suffit de voir comment les entreprises quiNDecalia Asset Management nouveaux acteurs partis de zéro ou venus d’autres répondaient aux aspirations des «baby boomers», és dans les années 1980, les secteurs. Avec iTunes, Apple a ainsi révolutionné comme Motorola, Coca-Cola, Disney, McDo- Millennials de la «Génération le monde de la musique et supplanté les «ma- nald’s, Procter & Gamble et Ford, ont largement Y» sont arrivés à l’âge adulte jors», avant de se voir détrônée à son tour par surperformé l’indice général pendant la période et bouleversent déjà les règles le streaming de Spotify. De même, après avoir de leur pic de consommation (1980-1995). de l’économie, avec leur systè- commencé par vendre des livres en ligne, Ama- Alors quels sont les secteurs qui pourraient me de valeurs et leur nouvelle zon a créé de toutes pièces le marché de la lecture bénéficier de cette nouvelle tendance lourde? Lesfaçon de consommer. Piégés par l’évolution tech- dématérialisée, se lançant même dans la fabrica- grands axes de consommation que l’on peut re-nologique et ce changement des habitudes, des tion de sa propre liseuse. Faciles d’accès, ludiques, tenir pour jouer la thématique des Millennialssecteurs entiers de l’économie sont en difficulté, ouverts en permanence, meilleur marché, les sont multiples.à l’image des agences de voyage, remplacées par sites de vente en ligne supplantent les points de Il y a d’abord celui des technologies connectéesles sites de réservation en ligne, ou les magasins vente physiques. avec des sociétés de commerce en ligne (Ama-de disques, ringardisés par le streaming. Avec 92 millions d’Américains entre 15 et 35 ans zon, Zalando) et des réseaux sociaux (Twitter,Egalement appelés «digital natives», les Millen- (soit plus que les «baby boomers» qui n’étaient Facebook). On peut également retenir l’an-nials ont toujours connu les ordinateurs person- «que» 72 millions), les Millennials représentent gle du rapport qualité/prix, avec des marquesnels, les jeux vidéos, les téléphones portables et un marché énorme que les entreprises ne peu- de mode à petit prix ou les voyages low-costl’internet. Connectés en permanence, ils sont vent se permettre d’ignorer. Du fait de la globali- (H&M, Zara, RyanAir). Pour miser sur leur in-parfaitement à l’aise avec les technologies nu- sation des mouvements sociétaux et de l’essor de térêt pour l’environnement et la responsabilitémériques et préfèrent acheter en ligne. Enfants la classe moyenne dans les marchés émergents, sociale, on pourra par exemple s’intéresser à desde la crise économique et du chômage, ils sont titres comme Tesla, Mobileye ou Toms. Sur leurtrès attentifs aux prix, qu’ils comparent agressi- ACTIONS BABY BOOMERS préoccupation de la santé et de la forme, on re-vement. Très éduqués et bien informés, ils possè- gardera les producteurs d’aliments sains (Whi-dent également une forte conscience écologique 3000 McDonalds Coca-Cola Walt Disney Motorola teWave, Hain Celestial) ou d’articles de sportet privilégient les entreprises durables. Préoccu- (Nike, Adidas). Enfin, pour investir dans l’éco-pés par leur santé et leur forme, ils favorisent une 2500 Ford Motor Procter&Gamble S&P500 Coca-Cola +2’725% nomie du partage, des noms comme Airbnb oualimentation saine et prennent l’activité physi- Uber viennent à l’esprit. Autre option, opterque très au sérieux, notamment en suivant leurs 2000 Procter&Gamble Walt Disney +1’912% pour un fonds thématique dont le gérant sau- 1500 +1’005%% McDonalds +1’864%% ra s’adapter aux changements de goût de cette 1000 génération notoirement volage. Motorola +992% Bref, les Millenials ne représentent pas uni- quement un grand défi à relever pour tous les Ford +1’271% secteurs de l’économie. Ils constituent aussi une énorme opportunité d’investissement. Alors, 500 investissez! Sans oublier de suivre l’évolution des cours sur votre smartphone… 0 S&P 500 +446% 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 Source: BloombergLes petites capitalisations sont un potentielincontestable de croissance structurelleLa classe d’actifs présente unesurperformance significative. large caps est estimé à 3% par an). De plus, ce le surplus celle des grandes capitalisations. C’est plutôt laEncore peu exploitée par les différentiel s’est amplifié depuis la crise de l’euro de croissance liquidité qui est une vraie spécificité des petitesinvestisseurs. dans un contexte de croissance économique atone des small caps capitalisations. Cette plus faible volatilité s’expli- en Europe. Leur taille et l’absence de coûts liés au par rapport que par le caractère hautement spécifique des pe- Isabelle de Gavoty passé leur confèrent agilité et avantage compé- aux large caps tites valeurs: 80% de la variation du cours d’une Head of Small cap Investment, Framlington titif pour s’adapter aux changements dans leurs est estimé grande capitalisation est liée à l’influence de environnements concurrentiels et dans leurs à 3% par an. facteurs macroéconomiques, alors que ce chiffreAEquities,Axa Investment Managers chaînes de valeur. Ainsi l’émergence d’internet a n’est que de 40% pour les small caps. Donc 60% lors qu’elle présente une surper- permis l’arrivée de nouveaux entrants dotés de COMPARAISON STOXX EUROPE 600 ET STOXX EUROPE SMALL 200 de la variation du cours d’une petite valeur est formance régulière dans la durée modèles économiques viables dans la distribution liée à des éléments spécifiques à la société. Une de près de 4% par an, la classe spécialisée du fait de coûts de structure allégés et STOXX Europe 600 TR EUR 200 approche long terme qui vise à combiner dans d’actifs des petites capitalisations de politique marketing très ciblée. Des sociétés STOXX Europe Small 600 TR EUR 175 l’analyse fondamentale des aspects financiers et boursières reste sous-représentée comme Asos en Angleterre ont réussi à devenir extra-financiers comme la gouvernance et cer- dans les portefeuilles actions. En des marques de référence pour leur cible et pren- 150 tains critères sociaux permet de capturer la sous-effet, sur 10 ans les petites capitalisations bour- dre des parts de marché au détriment d’enseignes valorisation de ces titres sur le moyen terme etsières représentées par l’indice Stoxx 200 ont plus établies. De la même manière, une société 125 d’envisager cette classe d’actifs comme un inves-enregistré une hausse de 64% contre seulement filiale d’un grand groupe – en devenant cotée de tissement structurel.35,9% pour l’indice Stoxx 600 au 30 avril 2016. manière indépendante – a la capacité de prendre 100 La récente politique de la FED limitant le res-Mais alors que cette classe d’actifs représente plus son destin en main et d’établir une stratégie long serrement des taux a entraîné une stabilisationde 15% de l’univers actions à l’échelle mondiale, terme et donc d’extérioriser des profils de crois- 75 du dollar et des matières premières, ce qui laisseson allocation dans les portefeuilles européens sance bien plus importants. entrevoir une reprise de la production mondiale.n’en représente que 6 à 10%. Au fil des années, les petites capitalisations ont eu 50 Ce changement du contexte de marché favoriseCette surperformance des petites valeurs est es- la faculté de remonter dans la chaîne de valeur aujourd’hui une rotation des positions: L’exposi-sentiellement liée à une croissance des bénéfices en devenant de vrais partenaires de leurs clients 25 tion des titres avec un profil stable de croissancepar action supérieure au reste du marché (le sur- grâce à l’innovation qu’elles ont été capables bénéficiaire est à privilégier en même temps qu’ilplus de croissance des small caps par rapport aux d’apporter. Elles ont aussi été capables de diver- 0 faut réduire l’exposition à des titres richement sifier leurs sources de revenu en s’ouvrant plus à 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 valorisés par rapport au reste du marché. Dans le l’international. même temps, la volatilité du marché permet de Enfin cette classe d’actifs est au cœur des fusions Source: Axa Investment Managers se positionner sur des titres dont les valorisations acquisitions, la majorité des opérations sont en ont été affectées par la baisse des matières premiè- effet réalisées dans cet univers. res et les incertitudes des pays émergents. Ainsi Souvent considérée comme une classe d’actifs un portefeuille devrait rester essentiellement risquée, sa volatilité reste en réalité inférieure à exposé à la reprise de la croissance en Europe.
PAGE 14. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersNi défensives, ni refuge: les vraies valeursdu marché des actions suissesLe marché suisse est aujourd’hui Straumann, les conséquences qu’il peut avoir. On peut donc les analystes ont lancé le signal d’alarme surle plus attractif du monde en U-Blox,Ypsomed… en conclure, sans grand risque d’erreur, que 99% l’impact qu’aurait la cherté du franc suisse sur latermes de rentabilité. Encore des valeurs des fonds suisses ont du Nestlé, du Novartis et société. Résultat: une chute vertigineuse de 28%faut-il cibler quelques pépites pour compenser du Roche en position, ce qui soutient leur cours du titre les jours suivants l’annonce. Une fois laparticulièrement dynamiques. les écarts de et les rend encore plus défensifs. panique passée, le titre est revenu en un mois au performance Investir sur le marché suisse devient donc bien niveau pré-décision BNS, et est aujourd’hui 40% Nicolas Vialis, CFA, CAIA des mastodontes. plus stratégique et intéressant que ce qu’on aurait au-dessus ! pu penser au départ, et il faut pouvoir passer par Autre pépite du SPI, U-Blox – 1,3 milliards de«DFund Manager, fonds Bruellan Swiss Equities un fonds de placement qui tentera de, non seule- francs de capitalisation, suivie par seulement éfensif», «fonds de porte- ment d’identifier des entreprises intéressantes de six analystes – développe des systèmes de posi- feuille», «valeur refuge». plus petite taille mais également de gérer straté- tionnement (GPS) pour différents types de seg- Ce sont les premiers giquement son exposition aux trois mastodontes ments (auto, sécurité, trafic…). Même histoire, mots pour caractériser dans le but de battre l’indice, chose plus facile à une chute de 23% suite à la décision de la BNS le marché actions suisse. faire au sein d’un fonds que dans un portefeuille avant de remonter au niveau initial. Le titre se Pas spécialement dyna- de client privé. traite aujourd’hui 45% au-dessus. Ou encoremique ou attractif… Ceci concerne spécialement La stratégie gagnante, depuis l’abandon du taux Ypsomed – 1,9 milliards de francs de capitalisation,l’indice phare SMI et sa composition qui repose plancher, aurait été de sous pondérer le plus suivie par cinq analystes seulement – qui fabri-sur l’importance des trois poids-lourds que sont possible les trois valeurs en question au profit que et vend des systèmes d’injection pour que lesNestlé, Novartis et Roche. de petites et moyennes capitalisations présentes patient s’auto-administrent leurs traitements mé-En effet, additionnées, ces trois valeurs repré- dans le SPI. dicaux et l’entreprise est présente dans plus de 60sentent plus de 60% de l’indice, et «seulement» Novartis et Roche sont les pires performeurs pays. Le titre avait perdu 9% après l’intervention50% de l’indice élargi SPI. Impossible pour les depuis le début de l’année (-13% et -17%). De de la BNS, et se traite aujourd’hui à 70% au-des-gérants de fonds de compter sans ces entreprises. façon générale, le SMI a perdu 14% après la déci- sus du niveau pré-décision de la BNS.Contradictoire aussi, car même si un gérant a un sion de la BNS de janvier 2015, avant de rebon- Un constat bien différent de la dynamique desavis très négatif sur l’une d’elles, il pourra tout au dir au cours des semaines suivantes à des niveaux cours des sociétés du SMI dont l’impact sur l’in-plus la sous pondérer mais il lui sera très difficile légèrement supérieurs au niveau pré-décision. dice est beaucoup plus grand de par leur taille.de la vendre complètement, auquel cas il se met- Cependant l’indice se traite aujourd’hui 16% en Le marché suisse est aujourd’hui le plus attractiftrait en position short. Imaginez qu’un fonds sans dessous du niveau de janvier 2015. Alors que dans du monde en termes de rentabilité. Avec 5,6%, ilposition Nestlé, et se comparant au SPI, a en fait le segment des plus petites valeurs, les exemples présente le taux de profits ajusté au risque le plusune position short de 20%! Même s’il a raison sur de performances incroyables sont nombreux, haut et le plus stable. Il dépasse même des ren-le long terme, il lui est très difficile de pouvoir comme U-Blox, Straumann, Ypsomed… Car dements d’indices obligataires à haut rendementtenir un tel pari sur le court ou moyen terme avec c’est bien dans ce segment plus petit que se trou- américains ou européens. Le contexte des taux ve la «vraie» valeur du marché suisse, bien que historiquement bas augmente encore son attrac- ces entreprises ne pèsent chacune qu’entre 0,06% tivité. En effet, les taux jusqu’à 20 ans sont né- et 0,28% de l’indice, et sortent donc des critères gatifs en Suisse, et sont répercutés sur le cash en de liquidité des fonds de taille importante. compte dans la plupart des banques. Aujourd’hui, Prenons l’exemple de Straumann, leader mon- le marché actions devient une très bonne alterna- dial des implants dentaires, présent sur toute la tive pour placer son cash, même si le risque est chaîne de valeur. Suite à la décision de la BNS, bien entendu d’une toute autre nature. Le meilleur des actions européennesIl est possible d’identifier Nous sommes permettant de générer de solides free cash flows tir uniquement dans des sociétés dont le modèlede la valeur dans certaines convaincus à n’importe quel moment du cycle économique. économique et la gouvernance sont bien comprissociétés européennes bien que chaque Il convient toutefois de privilégier des investis- et dont les actions paraissent mal évaluées par legérées malgré un contexte portefeuille sements dans des entreprises de haute qualité, marché. La clé à cette étape est la discipline; fairemacro-économique plutôt intègre une réalisant des marges importantes avec un besoin abstraction de toute émotion et rester fidèle àmorose. vue macro- en capital réduit, et qui se négocient avec une tout moment au processus d’investissement! économique décote par rapport à leur valeur intrinsèque. La discipline conduit à prendre les profits sys- implicite. Le socle d’un tel processus d’investissement tématiquement et sans sentiment dès qu’un réside dans une analyse macroéconomique très objectif de cours est atteint. A la marge, il est Willem Vinke poussée qui permet d’articuler un portefeuille de également possible de saisir des opportunités Gestionnaire de Portefeuille manière cohérente avec le contexte économique d’investissement dans des sociétés en phase de global. Nous sommes convaincus que «chaqueDEI Sturdza Strategic Europe Value Fund portefeuille intègre une vue macroéconomique faire abstraction de toute epuis le début de l’année, les implicite». Ainsi, au cours de l’été 2015, la dé- émotion et rester fidèle à perspectives économiques mon- térioration des conditions de marché aurait dû tout moment au processus diales ont évolué au gré des mener les investisseurs à réduire la cyclicité du d’investissement. trois «C» (China, Commodities, portefeuille pour adopter une position plus dé- Central banks), pimentées par fensive, qui aurait été récompensée au deuxième transition, profitant du fait que le marché n’an- quelques sujets préoccupants semestre 2015 et en ce début d’année 2016. ticipe généralement pas toute la mesure descomme le Brexit ou la crise brésilienne. L’incer- Une fois le tableau «macro» brossé, le processus changements entrepris par le management et netitude autour de l’état réel de l’économie amé- d’investissement doit permettre d’identifier les dispose pas non plus une vision à long terme duricaine et la persistance de la faible croissance sociétés susceptibles d’entrer dans la composition business model.européenne ont propulsé les banquiers centraux du portefeuille. A ce stade, il convient de les éva- Il y a donc bien encore de la valeur dans les ac-en première ligne tandis que les gouvernements luer de manière cohérente avec un modèle qui tions européennes mais il faut être de plus enpeinaient à stimuler la croissance économique en peut en révéler la valeur intrinsèque (ou «vraie plus discriminant. Nous avons la convictionutilisant les méthodes traditionnelles. Tout cela valeur»). Nous estimons par ailleurs que le fait que cette approche, qui permet d’identifier desdans un contexte de taux d’intérêts très bas. d’adopter une approche «bottom-up» en matière sociétés bien gérées, leaders dans leurs secteursDans cet environnement macroéconomique in- de sélection de titres, qui ne tient pas compte des respectifs, avec des modèles d’entreprise de pre-certain, nous décelons malgré tout de la valeur indices de référence, est le meilleur style de ges- mier ordre, et se traitant à un prix attractif, estdans certaines sociétés européennes bien gérées, tion à long terme. la mieux à même de performer durablement;qui ont leur destin entre leurs mains, ceci leurs Les caractéristiques à privilégier sont des mar- de telles sociétés existent bel et bien lorsque l’on ges importantes, une croissance récurrente des prend la peine de les sélectionner à l’aide d’un flux de trésorerie, une position de leader dans un processus rigoureux et discipliné. secteur accompagnée d’une bonne visibilité des revenus futurs, de fortes barrières à l’entrée et une faible intensité en capital. Mieux vaut inves-
PAGE 15. Indices | | Juin 2016 | Produits financierséconomie chinoiseRéflexion sur un processus encore inachevé Anthony Cragg enregistré une croissance de 1028,3 milliards Les revenus de devrait stimuler la croissance des revenus, qui Gestionnaire de Portefeuille Senior de dollars en 2015, passant à 11.400 milliards la population est un facteur-clé de la croissance de la consom- du Wells Fargo China Equity Fund de dollars. La croissance absolue de l’économie chinoise ont mation, mais cela prendra du temps. Selon les chinoise en 2015 dépasse la valeur économique progressé de données de la Banque Mondiale, à la fin de l’an-L Wells Fargo Asset Management du 16e pays le plus important en termes de PIB près de 600% née 2014, la Chine était classée au 83e rang en e ralentissement de l’économie (l’Indonésie) et est légèrement inférieure au 15e depuis le début termes de produit national brut (PNB) par ha- chinoise a été largement médiatisé pays (le Mexique). En outre, la croissance absolue du siècle. bitant, à 7.400 dollars, un niveau atteint par les et est souvent cité comme étant la en glissement annuel en Chine a été largement États-Unis en 1973. Sur une note plus optimiste, cause de la volatilité des marchés supérieure à celle de tout autre pays au monde. À les revenus ont progressé de près de 600% depuis développés. Toutefois, la baisse du titre d’exemple, l’économie américaine a progres- le début du siècle. taux de croissance du produit inté- sé de 620 milliards de dollars en 2015. Il apparaît La croissance du secteur des services est tournéerieur brut (PIB) est un résultat naturel et inéluc- clairement que l’économie chinoise poursuit sa vers l’avenir. Bien que la consommation se soittable de ce qui est actuellement la deuxième éco- croissance à un rythme satisfaisant. contentée de bénéfices modestes en termes denomie mondiale. Nous estimons qu’à l’exception Pour ce qui est de la consommation, certains pourcentage du PIB, le potentiel de la Chine estéventuelle de l’Inde, la Chine restera l’économie diront que la transition vers une économie por- évident lorsque l’on observe la croissance de sonaffichant la croissance la plus rapide à l’échelle tée par la consommation n’a pas lieu. En effet, la secteur tertiaire au cours des 20 dernières années.mondiale au cours des cinq prochaines années. consommation des ménages représente actuelle- Il a dépassé le secteur secondaire (construction etCependant, afin de soutenir ce rythme de crois- ment 38% du PIB nominal, soit pratiquement le industrie manufacturière) pour la première foissance relativement élevé, la structure de l’écono- même niveau qu’en 2006. Toutefois, en valeur en 2012 et représente à présent plus de 50% demie chinoise doit changer et passer d’une éco- absolue, la croissance des ménages chinois a pro- l’économie, atteignant ainsi l’objectif fixé par lenomie dépendant fortement de l’investissement gressé de près de 188% entre 2006 et 2014, prin- gouvernement.en immobilisations corporelles à une économie cipalement grâce à la consommation urbaine. Toutefois, sur ce point, la Chine est toujours àsusceptible d’être soutenue par la consommation Dans les années à venir, cette dernière devrait la traîne par rapport aux pays développés et àintérieure. Cette transition prendra du temps. continuer de progresser à un rythme régulier, de nombreux marchés émergents. Le secteur desIl est nécessaire d’analyser l’économie chinoise en partie grâce aux réformes apportées au sys- services représente plus de 70% des économiesau-delà des apparences. Examinons de plus près la tème d’enregistrement des ménages (hukou) qui du marché développé, et les économies émergen-situation actuelle du PIB chinois et son absence de offrira des services de base aux populations mi- tes du Brésil, de l’Afrique du Sud, de la Russie etcroissance apparente grâce aux données du FMI. grantes des villes, ainsi qu’à un objectif du taux de l’Inde ont une longueur d’avance sur la ChineEn valeur absolue, le PIB du pays devrait avoir d’urbanisation de 60% à l’horizon 2020 contre en termes de services en pourcentage du PIB. À 55% à l’heure actuelle. Le développement de mesure que la Chine poursuit sa transformation, l’urbanisation conjugué à celui visant à sortir les le secteur des services pourrait offrir un potentiel habitants des zones rurales du seuil de pauvreté de croissance significatif. Investir avec style Investir dans des « styles réels » (true styles) Gros plan sur le style réelEchelle logarithmique Un moyen de tirer profit des primes liées aux styles (style premia) En plus de réduire la corrélation entre la valeur, la croissance et M. Erik Rubingh, responsable des stratégies consiste à classer un indice en fonction d’une caractéristique de la tendance, notre approche peut se traduire par des expositions systématiques chez BMO Asset Management, style particulière et d’investir en conséquence. Une classification et individuelles caractérisées par une volatilité plus faible que leurs évoque l’importance d’un investissement une identification de styles non disciplinées peuvent toutefois ne contreparties brutes. Dans l’exemple ci-après, le style réel des sociétés dans un « style réel » (true style) et les pas produire les résultats escomptés. Ainsi, une approche simpliste de « valeur », qui se distinguent par un ratio de valeur comptable sur avantages qui y sont liés. ne reconnaît pas le fait que les styles ne sont pas entièrement non cours élevé, apparaît. corrélés, de sorte que lorsqu’ils sont associés, leurs caractéristiques de rendement présentent un certain degré de chevauchement. Il en Performance simulée avec tests rétroactifs résulte que les avantages liés à la diversification en sont réduits et le potentiel de performance affaibli. 500 400 300 200 100 0 01/91 01/94 01/97 01/01 01/03 01/06 01/09 01/12 01/88 Styles réels « valeur » Style brutAvantages liés au style Des styles… …aux « styles réels » Source : BMO Global Asset Management Universe : MSCI World. Les rendements représentent les résultatsDans de nombreux portefeuilles, il est habituellement estimé que les observés de portefeuilles zéro investissement avec des positions longues sur les 20 % de titres les plusrendements sont déterminés par deux principaux moteurs, à savoir : Taille réelle Taille performants avec chaque attribut particulier et des positions courtes sur les 20 % de titres les moinsl’exposition au marché (bêta) et les compétences du gérant de fonds CPR Valeur réelle performants, avec rééquilibrage mensuel et sans inclure les coûts de transaction. Ces informations n’illustrent(alpha). Si toutefois, on décompose l’alpha, il est possible d’identifier pas une stratégie d’investissement, mais sont une indication de l’efficaté de chaque style.un troisième élément : les « styles » et la surperformance intrinsèque Dynamiqueou « premia » qu’ils génèrent. CPR Valeur Multi-style et multi-applications réelle réelle Il est, bien évidemment, important de reconnaître qu’aucun style unique ne peut surperformer à tout moment, ce qui veut dire qu’il estDécomposition des rendements d’un portefeuille Dynamique judicieux de mélanger les expositons à différents styles individuels au réelle sein d’un portefeuille « multi-style », qui soit capable de générer des rendements de manière plus régulière. Nous adoptons une approche12.0% } primes Notre solution consiste à prendre les styles à l’état brut et à leur appliquer systématique de la construction de portefeuille et nous pondérons10.0% liées au une méthodologie systématique qui vise à retirer les éléments partagés les expositions aux différents styles en fonction de leur contribution 8.0% style afin d’obtenir un système de mesure amélioré du style désiré. Cette au risque global du portefeuille, plutôt que sur le fondement d’un 6.0% méthodologie en matière de « styles réels » (true styles) offre un certain jugement qualitatif du type « selon nous, les titres de croissance vont 4.0% Marché Portefeuille Bêta + Alpha Bêta + Style + Alpha nombre d’avantages potentiels. Ceux-ci comprennent : probablement surperformer par rapport aux titres de valeur ». 2.0% Notre méthodologie des « styles réels » peut être déployée de 0.0% • une plus faible corrélation entre les styles, multiples façons. Dans un format « long-only », elle sert dans l’optique • un potentiel de rendements à long terme amélioré, de dépasser les performances d’un indice de référence, alors queSource: BMO Global Asset Management. À titre d’information uniquement. • une volatilité réduite. l’utilisation d’une combinaison de positions longues et courtes offre de la marge pour générer des rendements positifs avec une faible corrélation dans toutes les conditions de marché.Veuillez ne pas perdre de vue que les performances passées ne sont pas une indication de performances futures. La valeur des investissements et des revenus provenant de cesderniers peut évoluer à la hausse comme à la baisse en raison des fluctuations des marchés ou des devises et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant investi à l’origine.Les points de vue et opinions exprimés sont ceux de BMO Global Asset Management et ne doivent en aucun cas être considérés comme une recommandation ou une sollicitation en vue de l’achat ou la vente de l’un des produits pouvant être mentionnés. © 2016 BMO GlobalAsset Management. Tous droits réservés. 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PAGE 16. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersDette émergenteLa différenciation régionale est de rigueurLa dette des marchés émergents tré une chute marquée à la fin de 2015 et au mois Une preuve attrayantes à long terme, en améliorant la dyna-en monnaie locale offre encore de janvier de cette année par suite de la volatilité de la reprise mique cyclique ou de préférence les deux, commeun potentiel de valeur en dépit des marchés mondiaux. Il a ensuite progressé de s’observe dans dans le cas du Mexique et de la Russie. En outre,d’une reprise déjà amorcée. quelque 13,5% en euros et de près de 18% en dol- la performance il faut cibler la surpondération dans les pays où lars à la date du 20 avril, après avoir franchi le de l’indice il existe un niveau d’amélioration structurelle et creux de la vague au milieu de janvier. JP Morgan nous considérons actuellement que c’est le cas GBI-EM Global au Mexique, en Inde et en Indonésie au vu de la Liam Spillane La reprise de la dette des marchés émergents Diversified. profondeur et de la largeur des récentes séries de Head of Emerging Market Debt par rapport aux marchés développés est peut-être réformes mises en œuvre dans ces pays. un indicateur plus pertinent des opportunités si- Le rebond des marchés en monnaie locale de-L Aviva Investors gnificatives qui continuent à se présenter pour les puis janvier est largement induit par une amélio- a dette des marchés émergents en investisseurs à long terme. Ainsi, à la fin du mois ration des facteurs macroéconomiques externes monnaie locale a repris des cou- d’avril 2015, le différentiel de rendement nomi- tels que la stabilité du dollar et les prix des matiè- leurs en 2016, grâce à la position nal entre les obligations des marchés émergents res premières. Cependant, et plus récemment, on conciliante des banques centrales et en monnaie locale et les taux américains était de observe les premiers signes d’une possibilité de notamment de la Réserve fédérale l’ordre de 4,4%. Depuis lors, il est passé à près de stabilisation, voire d’une amélioration des pers- qui s’attache apparemment à rele- 5%. L’arrière-plan macroéconomique actuel offre pectives des fondamentaux économiques natio-ver progressivement les taux. Les perspectives un environnement permettant à cette catégorie naux cycliques dans les diverses économies où ilplus équilibrées à moyen terme pour l’économie d’actifs de continuer à surperformer si la stabilité est possible d’investir en monnaies locales. Celachinoise et une plus grande stabilité pour du dol- des prix des matières premières persiste et si la fait suite à de nombreuses années de détériora-lar et des prix des matières premières ont égale- politique monétaire américaine reste favorable. tion et, malgré tout, nous aimerions suggérer unement mis en lumière la valeur attrayante à long Pour cette raison, il faut privilégier une surpon- certaine prudence à ce stade. Cependant, si la ré-terme de ces actifs en monnaie locale, que nous dération en termes de duration et de devises. cente stabilité peut au moins être conservée, celaavions identifiée dans un article précédent sur ce Cependant, il reste fermement nécessaire de pro- renforcera potentiellement le vent arrière propi-sujet en janvier. Les incursions des investisseurs à céder à une différenciation sur une base à ges- ce à cette classe d’actifs. De plus, si les conditionslong terme dans cette classe d’actifs ont sensible- tion active entre les marchés en monnaies locales. externes restent favorables, cette classe d’actifsment augmenté ces derniers mois. A l’heure actuelle, mieux vaut surpondérer le devrait continuer à générer une performanceUne preuve de cette reprise s’observe dans la per- Mexique, la Pologne, le Brésil, la Russie et l’Indo- satisfaisante. Malgré la possibilité de nouvellesformance de l’indice JP Morgan GBI-EM Glo- nésie, et sous-pondérer la Thaïlande, la Hongrie phases de volatilité, l’évolution à long terme desbal Diversified, référence largement utilisée qui et la Turquie en monnaies locales. Ces positions marchés émergents reste fermement en place etsuit les obligations gouvernementales liquides en reflètent les signaux actuels venant des princi- cette classe d’actifs reste soutenue par un envi-monnaie locale et les devises. Cet indice a enregis- paux indicateurs sur lesquels repose un processus ronnement favorable sur le plan de la démogra- d’investissement sain et concentrent spécifique- phie et de la productivité ainsi que par une dette ment les surpondérations dans les pays qui, se- et des niveaux de réserve relativement stables. lon nous, offrent des évaluations notablementLes anges déchus offrent d’excellentsrendements dans le segment high yieldLa volatilité des marchés des distorsions et des anomalies qui peuvent Bien des fallen soldés et offrent d’intéressantes opportunités deprovoque souvent des être exploitées sur le plan tactique. Il vaut donc angels survivent placement. Merrill Lynch estime pour 2016 unedistorsions et des anomalies la peine de s’intéresser aux «anges déchus». Il grâce à leur augmentation de l’univers pouvant aller jusquedont il est possible de tirer s’agit d’émetteurs qui perdent leur notation taille et à 10% en raison du déclassement au segment non-parti sur le plan tactique. investment grade en raison de problèmes de leur accès investment grade. Ce n’est pas parce que l’uni- débouchés et de management, mais qui pré- aux marchés vers est plus large qu’il faut nécessairement pro- Peter Jeggli sentent de bonnes perspectives de croissance et des capitaux. céder à des achats, car les dégradations de la no- Head Credit Research sont substantiellement en mesure de continuer tation vont de pair avec une détérioration de la à payer leurs dettes. L’expérience montre qu’ils situation du bilan.L Fisch Asset Management peuvent apporter un rendement supplémentaire Par exemple, des entreprises telles que Swissair es investisseurs institutionnels re- attrayant. C’est ce que montre la comparaison ou Eastman Kodak n’ont pas pu se redresser et découvrent le high yield et profi- (voir le graphique) entre l’indice des US Fallen ont même terminé devant l’office des faillites. tent des évaluations attrayantes de Angels et l’indice US High Yield. General Motors et Ford, en revanche, ont mon- ce segment pour y accroître leurs En raison de leur déclassement, les anges dé- tré que le lancement de produits novateurs, une investissements. Le tassement des chus subissent des pertes de cours supérieures stricte discipline en matière de coûts et l’accès au marchés ces 12 derniers mois ainsi à la moyenne du fait que les investisseurs sont marché des capitaux pouvaient tout à fait per-que la persistance de la faiblesse des taux d’inté- tenus de les vendre, en raison de leurs directi- mettre à une entreprise de retrouver le cheminrêt ont largement amélioré le profil risque/ren- ves de placement ou de leur orientation sur les vers le segment investment grade. La plupart desdement de cette catégorie d’actifs. Les primes de indices. C’est ainsi qu’ils sont disponibles à prix candidats aux «anges déchus» survivent grâce àrisque des emprunts high yield mondiaux conti- leur taille, à leur capacité à stabiliser leur bilannuent à se situer à un niveau élevé, actuellement COMPARAISON HISTORIQUE DES SPREADS HIGH YIELD par des ventes et à leur accès aux marchés dessupérieur à 600 points de base. SITUATIONS OFFRANT DES OCCASIONS D'ACHAT ATTRAYANTES capitaux. A l’échelle mondiale, sur les vingt plusMalgré la progression des cas de défaut, les in- grands anges déchus, un seul, à savoir Worldcom,vestisseurs sont actuellement rémunérés par un Récession Spread HY Spread actuel 2000 a été mis en cessation de paiement depuis 2002.rendement de 7,5%. 1600 Il est donc essentiel d’éviter les défaillances dansSur la base d’évolutions historiques (voir le gra- Crise des subprimes le portefeuille grâce à une analyse de crédit ap-phique) et à condition que la récession soit évitée, profondie. Chaque titre doit faire l’objet d’uneil est possible d’escompter des rendements posi- Bulle internet 1200 appréciation détaillée du risque permettant unetifs sur les deux prochaines années pour les stra- gestion optimale du «bond floor» de l’emprunt.tégies high yield mondiales. Guerre du golfe Crise européenne En outre, il faut choisir le bon moment pour in-La volatilité des marchés provoque souvent 800 vestir dans un ange déchu, et se diversifier sur un nombre suffisant de régions et de secteurs. A 400 ces conditions, on pourra profiter de nouvelles opportunités de rendement dans des entreprises 0 sanctionnées à tort telles que Anglo American, 1985 1988 1991 1994 1997 2000 2003 2006 2009 2012 2015 Yum Brands (Pizza Hut, KFC, Taco Bell) et Free- port McMoran. Sources: BofA ML, Goldman Sachs, Fisch Asset Management, avril 2016
PAGE 17. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersAtlante: coup de génie ou coup de bluff? Nicolas Roth pour le paiement du principal et des intérêts des GACS et Atlante ancillaires non négligeables, permettant proba- Co-responsable des actifs alternatifs tranches senior de NPL titrisées. L’idée derriè- seuls ne blement à des acteurs institutionnels de regarder re GACS était de répliquer le fonctionnement sauraient être l’Italie comme une opportunité d’investissementL Banque Reyl d’une bad bank. Or, le système mis en place ap- une solution intéressante. En effet, les garanties apportées à a chute des valeurs bancaires euro- paraît trop complexe et peu incitatif pour les crédible sans travers GACS seront encore valables lorsque péennes durant le premier trimes- petites banques. L’Italie a ensuite annoncé une une réforme Atlante aura terminé de déployer son capital. tre 2016 a remis la question des seconde mesure, cette fois sous la forme d’un en profondeur GACS et Atlante seuls ne sauraient être une so- prêts non-performants (NPL pour fonds, Atlante, dont le mandat est de participer des procédures lution crédible sans une réforme en profondeur non-performing loans) sur le devant à la recapitalisation ainsi qu’au rachat de prêts judiciaires des procédures judiciaires en place dans le pays. de la scène. Les banques, dont le bi- non-performants des banques. Italiennes. En effet, les rendements espérés sur des porte-lan est plombé par ces prêts, sont devenues de Atlante est un fonds de 4,25 milliards d’euros feuilles de NPL sont fonction de l’efficacité dufacto elles-mêmes sous-performantes. L’obliga- dont les investisseurs sont des institutions ita- système judiciaire ainsi que des tribunaux, letion de devoir constituer des provisions a eu un liennes et étrangères. Le fonds a une durée de taux de recouvrement d’une créance dépendant,impact négatif sur leur profitabilité, réduisant la vie de 5 ans, extensible de trois ans et est géré par entre autres, de la rapidité du système juridiquemarge opérationnelle nette. De plus, les besoins Quaestio Capital. Le capital devra être déployé à traiter la requête du créancier. Dans cette opti-en capitaux pour ces banques sont devenus plus pendant les 18 premiers mois, quasiment aucun que, l’Italie a mis en place une série de réformesélevés que pour celles dont les bilans sont sains. levier n’est autorisé (110% selon le prospectus) et judiciaires allant dans la bonne direction.Enfin, les banques avec un ratio élevé de créan- le fonds prévoit un retour sur investissement de Le pays a notamment octroyé plus de pouvoirces douteuses n’ont pas les faveurs des investis- 6%. Jusqu’à 70% des actifs pourront être investi aux créanciers majoritaires, empêchant ainsi lesseurs, peu enclins à refinancer ces institutions dans des recapitalisations bancaires tandis qu’au créanciers minoritaires de bloquer des proposi-dans l’environnement actuel. Pourtant, la réso- moins 30% du capital sera investi dans des tran- tions de restructurations.lution de ce problème reste essentielle pour assu- ches junior de NPL. Il a également procédé en parallèle à une refonterer le mécanisme de transmission de la politique Du point de vue de la surface financière à dispo- du système judiciaire visant à alléger les tribu-monétaire à l’économie réelle, avec les banques sition, il apparaît déjà clairement qu’Atlante ne naux et accélérer les procédures. Le traitementcomme principaux acteurs. sera pas suffisant pour avoir un impact significa- fiscal des provisions pour créances douteuses aL’Italie, dont la croissance annuelle de prêts non tif sur un marché de NPL estimé à 340 milliards. lui aussi été modifié afin d’inciter les banques àperformants avoisine encore les 15% selon les Néanmoins, cette initiative amène des bénéfices ajuster à la baisse la valorisation des prêts non-dernières estimations, se retrouve sous le feu des performants.projecteurs. Avec un montant de NPL s’élevant TOTAL DES ENCOURS DE PRÊTS NON-PERFORMANTS Si le marché espagnol des prêts non-performantsà 340 milliards d’euros, dont 100 milliards INCLUANT LES PRÊTS SOFFERENZE (EN MILLIARDS D'EUROS) est aussi dynamique et liquide aujourd’hui, c’estd’euros de prêts dit sofferenze (ou autrement en partie parce que le gouvernement a su pren-dit en défaut), les banques se retrouvent bou- 400 dre les bonnes mesures pour rendre ce marchédées par le marché, le système bancaire italien 350 attractif pour des investisseurs institutionnels.ayant perdu de son attractivité. Contrairement 300 Evidemment, le fait que bon nombre de ces prêtsà l’Irlande ou encore l’Espagne, l’Italie a tardé 250 soient adossés à des actifs immobiliers ainsi qu’àà prendre les mesures efficaces afin de réduire 200 des projets de développement a participé à créerles encours de prêts douteux. 150 l’attrait que l’on connaît. Dans le cas de l’Italie,Le pays a néanmoins apporté un début de so- 100 Atlante, que ce soit par sa taille ou sa structure,lution cette année à travers GACS (Garanzia 50 ne permettra pas de résoudre le problème deCartolarizzazione Sofferenze), un mécanisme de prêts non-performant. Toutefois, associé auxtitrisation se basant sur des garanties de l’Etat 0 réformes judiciaires et au mécanisme de titrisa- 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 tion, il pourra potentiellement changer la per- ception des investisseurs institutionnels sur les Source: Bloomberg, Banca d’Italia, Banque Reyl NPL italiens. Philippe Schindler MarchésLégendeCIO, Blue Lakes AdvisorsYen/yuan: des monnaies asiatiques à surveiller de prèsL’intégration de la Le Japon exporte son malaise. La croissance mon- Le Japon trépigne d’autant plus que, chez son autre facteur a également joué un rôle important.Chine dans le système diale a été médiocre et le restera à moyen terme. La contradicteur le plus direct, la faiblesse du yuan Les autorités chinoises ont appris les leçons definancier mondial déflation est le plus grand risque économique de la est passée quasiment inaperçue. Quel changement a) l’annonce flamboyante (catastrophique) dusignifie l’arrivée d’un plupart des pays. Ce malaise trouve ses racines dans depuis quelques mois! En effet, le renminbi a perdu désarrimage de l’été dernier et b) des interventionsfournisseur significatif la suite de l’éclatement de la bulle du crédit. Cela beaucoup de terrain par rapport à l’USD au cours inappropriées de l’Etat pour soutenir les marchésde liquidité. rappelle le Japon (et sa décennie perdue), même des dernières semaines, sans que les médias ou les boursiers. Le profil beaucoup plus bas adopté de- si la démographie a joué un rôle disproportionné décideurs mondiaux n’en soient exaspérés. Certes, puis contribue certainement éloigner l’attention des – supplémentaire – là-bas... Tokyo a été précurseur il y a des raisons fondamentales qui expliquent spéculateurs. Le déclin consécutif de sorties de ca- en matière de politique monétaire non-convention- l’évolution de la monnaie chinoise. Tout d’abord, pitaux en provenance de Chine, malgré une certaine nelle. L’épilogue de cette expérience a été le sursaut l’agenda politique international (G7) est effective- faiblesse de la monnaie, est également rassurant. Il du JPY au 1er trimestre 2016, en réaction aux taux ment passé de Shanghai (au T1) à Tokyo. Ces réu- confirme une confiance retrouvée du secteur privé négatifs imposés par la BoJ. Les leçons sont claires: nions renforcent – à court terme – la tension sur le chinois en rapport à une gestion cohérente de la il y a des limites à l’impact des différentiels de taux, pays d’accueil, censée amener des mesures ou des monnaie. En tant que «wild card», une éventuelle et au-delà d’un seuil, la politique monétaire devient initiatives de premier plan. C’est encore plus aigu à inclusion des actions domestiques chinoises dans impuissante. Une combinaison de mesures solides, la suite d’un événement, comme le désarrimage du les indices boursiers mondiaux pourrait ramener des synchrones, doit être mise en œuvre: déréglemen- yuan. Deuxièmement, au cours de S2 2015 le yuan flux importants de capitaux étrangers au cours des tation (barrières à l’entrée, immigration), réformes et le prix du pétrole ont enregistré une corrélation prochains mois, en soutenant la monnaie. Pourtant, du marché du travail, dépenses d’infrastructure, temporaire et inhabituellement élevée. Un rebond la récente dépréciation du yuan doit être surveillée etc. La «Money-pulation» frise l’épuisement. Il y significatif des prix de l’énergie au 1er trimestre de près. Une dévaluation significative – mais peu a fort à parier que Tokyo, après les élections de 2016 a favorisé la normalisation de cette corré- probable – du yuan alimenterait la résurgence des l’été, cherche une porte de sortie spectaculaire. Le lation (à un niveau insignifiant). Troisièmement, tensions déflationnistes mondiales. L’intégration pays du soleil levant pourrait bien être le théâtre les données macro chinoises se sont améliorées de la Chine dans le système financier mondial est d’innovations en matière de politique économique: progressivement en 2016. Les prophètes de malheur un nouveau paradigme. Le statut du yuan comme la distribution gratuite d’argent (helicopter money). ont annoncé à tort (encore une fois), l’effondrement monnaie de réserve aura des effets stabilisants, Ce serait une façon comme une autre d’affaiblir imminent de la croissance et une crise à la Lehman via les bilans des grandes banques centrales. La significativement le yen et de garder un coup pour le système bancaire. Quatrièmement, une Chine devient fournisseur significatif de liquidité d’avance sur ses contradicteurs régionaux enfermés partie de la faiblesse de la monnaie est mécani- mondiale, avec son yuan largement utilisé dans les dans leur orthodoxie monétaire. La guerre des mon- que (donc bénigne), car le dollar impacte plus que paiements commerciaux. Le désarrimage de la zone naies Version 3.0 serait alors engagée et des ondes proportionnellement le yuan grâce au travers de dollar permet une politique monétaire plus appro- de choc multiples se produiraient. son mécanisme de «dirty-peg». Nous pensons qu’un priée / indépendante.
PAGE 18. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersproduits structurésPour tirer parti des taux d’intérêt négatifsLes produits dérivés offrent vestir par le biais d’options dans une optique de Il est possible Pour investir dans l’optique d’un marché stable,des opportunités intéressantes hausse ou de stabilité des marchés, donc acheter de limiter prenons le cas d’un Barrier Reverse Converti-malgré le contexte actuel. des options d’achat (Calls) ou de vendre des op- les effets ble1, construit au moyen d’une vente de Put (gé- tions de vente (Puts), est attractif pour l’investis- fâcheux des nérant une prime) plus une partie obligataire. Le Andreas Blümke seur avec des taux d’intérêts bas. À titre d’exem- taux négatifs prix d’un Put augmente lorsque le taux d’intérêt Investment Expert, Vontobel ple, on notera qu’il y a dix ans, lorsque les taux sur certains baisse, entraînant de ce fait une hausse du cou- suisses se montaient à 1,9%, une option Call à un structurés. pon du Barrier Reverse Convertible, ce qui estDPrivate Banking, Genève1 an sur l’indice SMI valait environ 6,3% et que Voire de les bénéfique pour l’investisseur. Comme mention- epuis le 15 janvier 2015, les la même option, autres paramètres égaux, vaut tourner en né plus haut, la partie obligataire d’un Reverse taux d’intérêt en francs suisses à environ 5,3% aujourd’hui. effets positifs. Convertible contribue négativement au rende- court terme oscillent autour de Le marché des options étant un marché d’insti- ment. Dès lors, nous conseillons les maturités -0,75% et rien ne pointe en di- tutionnels, c’est un des rares contextes dans lequel courtes pour en limiter l’effet; à trois mois, le rection d’une hausse jusqu’en l’investisseur privé peut profiter des taux négatifs. taux de -0,75% par année se réduit à un maigre 2020. Même avec une maturité à Prenons l’exemple d’un produit à capital garanti -0,19%. Une autre manière de réduire la duréedix ans, les taux restent négatifs à moins de pren- sur le SMI en francs suisses: aucun émetteur n’en du produit est d’y intégrer une fonction «Auto-dre un risque de crédit. Les produits structurés propose aujourd’hui, pour la simple raison que call», avec laquelle le produit est automatique-classiques, composés pour une large part d’une les taux négatifs de la partie obligataire rendent ment remboursé si le sous-jacent cote au-dessusobligation de l’émetteur et pour une moindre difficile la structuration du produit. Toutefois, d’un niveau prédéfini.part d’une option, sont impactés par le niveau des l’investisseur averti peut construire son propretaux. Le rendement de la partie prédominante, produit à capital garanti de manière synthétique D’un point de vue purement fiscal en Suisse,l’obligation, est calculé en fonction du niveau de par l’achat d’un Call (relativement bon marché les taux négatifs ont une incidence positive surfinancement de l’émetteur, qui s’oriente au taux actuellement, à savoir 5,3% du nominal à inves- certains produits puisqu’en principe, seuls lesde -0,75%. Ce taux négatif grève le rendement tir) et le reste en cash qu’il tient sur son compte. rendements sont taxés par l’administration fis-de tous les produits structurés, hormis ceux qui La garantie du capital s’élève donc à 94,7%. Ce cale. Pour le cas d’un (Barrier) Reverse Converti-n’ont pas de composante obligataire, comme les n’est pas une panacée, mais pour l’instant, tant ble, le coupon n’étant plus constitué que de gainwarrants par exemple. que son cash n’est pas grevé d’un taux négatif, en capital, il n’est plus taxé et le rendement avantEn ce qui concerne la partie optionnelle, le pre- cette stratégie peut s’avérer intéressante pour un impôts correspond au rendement après impôts.mier facteur d’influence reste la volatilité, mais investisseur conservateur, puisqu’il ne peut pas En conclusion, les taux d’intérêts négatifs ontl’effet des taux, mesuré par la lettre grecque Rhô, perdre plus que la prime investie dans le Call. dans l’ensemble un impact désavantageux surest non négligeable. Disons d’emblée que d’in- Clairement, cette stratégie ne peut être réalisée certains structurés. Avec un peu de savoir-faire, que par les investisseurs privés, dans un porte- il est possible d’en limiter les effets, voire de les feuille déjà investi de préférence et avec de petits tourner en effets positifs. montants car, à grande échelle, aucune banque n’accepterait d’en financer les coûts. (1) Auteur du livre «How to Invest in Structured Products». (2) Aussi dénommé Defender Vonti, Kick-In Goal.Les actifs contingents s’imposent face à uneintensification des signaux de risque extrêmePolitiques monétaires sans par rapport au niveau de prise de risque actuel. Le contexte persiste, dans la plupart des cas, à faire reposerprécédents et faiblesses Ces conditions financières potentiellement dan- économique ses systèmes d’optimisation du rendement surmacroéconomiques rendent gereuses se forment en outre dans un environ- et financier des hypothèses simplificatrices, reflétant des ren-nécessaire l’adoption nement macroéconomique pour le moins incer- actuel contredit dements et des risques obéissant à une «loi nor-des dérivés et structurés tain, recelant de nombreuses vulnérabilités. Elles les modèles male». Ces systèmes supposent également que lesdans les portefeuilles. peuvent donner lieu à des développements chao- d’évaluation corrélations entre les différentes classes d’actifs tiques et incontrôlables. Bien qu’il soit impossi- purement demeureront stables dans le temps. Or le contexte Sacha J. Duparc ble de dresser une liste exhaustive des facteurs linéaires. économique et financier actuel contredit ces mo- Chef de la structuration et du trading de risque susceptibles de déclencher une crise dèles d’évaluation purement linéaires. Ceux-ci ne globale, leur répertoire ne cesse de s’allonger. Il DISTRIBUTION DES PERFORMANCES DE L'INDICE permettent pas aux investisseurs d’adopter uneL Produits structurés, BCV y a d’abord l’expansion agressive des bilans des EUROSTOXX 50 TR DEPUIS LE 1er JANVIER 2000 stratégie d’investissement dynamique, capable es défis s’accumulent dans l’alloca- principales Banques centrales et les incertitudes de limiter les pertes et/ou générer des gains lors tion stratégique et tactique d’actifs. engendrées par les politiques monétaires régio- Densité de probabilité (en %) 0.004 de changements de régime adverses. Réagissant aux crises financières nales de plus en plus discordantes. Mais ce n’est Conscients de ces écueils, un nombre croissant et au ralentissement de l’écono- pas tout. La complexification et la multiplication 0.003 d’investisseurs institutionnels ont développé des mie globale, les politiques moné- des régulations financières tendent à réduire la techniques d’allocation d’actifs prenant en comp- taires extrêmement agressives et liquidité des opérateurs de marché, par le biais, 0.003 te la survenance d’événements extrêmes. Toute-(jusqu’ici) coordonnées des principales Banques notamment, de la mise en place de nouveaux fois, seuls les marchés des actifs contingents per-centrales ont eu une incidence directe sur la va- ratios de solvabilité. La répression financière, qui 0.002 mettent d’inférer les probabilités de changementlorisation des actifs. La sensibilité des prix est limite les rendements que les investisseurs peu- d’environnement de marché et d’altérer directe-de fait essentiellement déterminée par les taux vent espérer obtenir, a également comme consé- 0.002 ment les profils de rendement et de risque déjàdirecteurs. Il convient également de rappeler que quence néfaste de les inciter à prendre davantage en portefeuille.les politiques monétaires sont aux conditions de risques. Ces développements, pour la plupart 0.001 Les produits dérivés ont surtout le mérite d’offrirlimites, soit proche de zéro pourcent, et que l’in- sans précédent, sont de nature à faire basculer le une assurance contre les risques de fluctuationscidence des taux d’intérêt sur la valeur des actifs fragile équilibre économique et financier actuel. 0.001 excessives des rendements, sans que cela néces-est de nature asymétrique. Le degré de variation L’évolution discontinue et instable des risques site de altérer la composition des allocations stra-des prix des actifs dû à une diminution des taux et des rendements se renforce également par la -10.00 -5.00 0.000 5.00 10.00 tégiques. Cette capacité à moduler les profils ded’intérêt diffère assez distinctement du degré de prise de conscience croissante des investisseurs 0.00 rendement/risque, ainsi que la flexibilité proprevariation de prix résultant d’une hausse de même des faiblesses précitées. De sorte que la dyna- Source: BCV à des produits tels que les options et les structu-amplitude des taux d’intérêt. De sorte que les ren- mique de leurs anticipations détermine aussi la Performances hebdomadaires (en %) rés, permettent de capitaliser sur l’ensemble desdements futurs pourraient être disproportionnés façon dont ceux-ci réagissent aux évènements. attentes ou hypothèses des investisseurs (que Ces réactions peuvent s’avérer brutales et, à leur celles-ci soient normales ou extrêmes). Dans un tour, se traduire par une évolution chaotique contexte économique et financier intrinsèque- des rendements futurs des actifs. Ce qui semble ment instable, les options et produits structurés désormais inéluctable. devraient ainsi jouer un rôle prépondérant dans Bien que les signaux de risques extrêmes futurs les programmes d’allocation stratégique et tacti- se multiplient, l’industrie de la gestion d’actifs ques des actifs.
PAGE 19. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersETF obligatairesL’assèchement de la liquidité est-il un mythe? Jacques-Etienne Doerr La perspective un montant fixe, comme s’il s’agissait d’une res- VOLUME MOYEN ÉCHANGÉ AVANT ET APRÈS Managing Officer, Vanguard Investments dE réduction de source susceptible de s’épuiser. Il est plus judi- UN ÉVÉNEMENT DE CRÉDIT (EN MILLIERS) la liquidité n’est cieux de considérer la liquidité comme quelqueDSwitzerland GmbH pas corroborée chose de dynamique puisqu’elle varie en fonction 1’200’000 epuis la crise financière mon- par les analyses à l’évolution de l’appétence au risque des inves- diale, les actifs gérés dans le empiriques tisseurs, des coûts de financement/des bénéfices 1’000’000 cadre de fonds communs et réalisées sur des opérateurs ou d’autres variables influençant d’ETF obligataires ont considé- les marchés l’activité sur les marchés financiers. 800’000 rablement augmenté, tandis que obligataires Nous avons passé en revue les titres de huit émet- les capacités de négociation des teurs différents qui ont connu un «événement de 600’000obligations ont diminué. Face à cette situation, crédit» fin 2013 et en 2014. A mesure que lesde nombreux investisseurs et responsables poli- informations étaient diffusées, les investisseurs 400’000tiques se sont préoccupés de l’impact potentiel avaient de nouvelles raisons d’intervenir sur led’une hausse des taux sur la liquidité des marchés marché. La liquidité s’est donc matérialisée et a 200’000obligataires. Ces inquiétudes sont-elles réalistes? facilité ces transactions.Comment s’expliquent ces évolutions sur le mar- Certains observateurs craignent que des rachats 0ché et quelle est la définition de la liquidité? massifs subis par les grands fonds obligatai-Depuis la crise financière de 2008, les autorités res soient le déclencheur de la prochaine crise Six semaines avant Six semaines aprèsdu monde entier maintiennent les taux d’intérêt financière1. Ils estiment que la plupart des por- l’événement l’événementà court terme à un niveau très bas, voire nul, pour teurs d’obligations de ces fonds ne sont pas desencourager l’emprunt. Les entreprises ont large- investisseurs avisés, qu’ils sont susceptibles de L’échantillon de cette analyse couvre les 75 principaux émetteurs dement profité de cette tendance et ont émis des paniquer en cas de volatilité sur les marchés et l’indice Barclays US Credit Corporate ainsi que d’autres émetteurs quivolumes record de nouvelles obligations. Dans de demander le remboursement de leurs avoirs, ont subi un événement de crédit sur 2013 et 2014. Les chiffres englobentle même temps, le bénéfice que peuvent obtenir obligeant les fonds à déverser leurs titres sur un les données relatives aux volumes de titres échangés pour huit émetteursles négociateurs (dealers) sur chaque transaction marché qui est incapable de les absorber. Cette de l’échantillon ayant connu un événement de crédit significatif.a diminué en raison du renforcement de la régle- opinion témoigne de certaines incompréhensionsmentation, des exigences accrues en matière de concernant les fonds communs: Source: FINRA/TRACEfonds propres et de la faiblesse de la volatilité des Malgré une croissance soutenue, les fondsmarchés obligataires dans ce nouvel environne- communs restent un acteur modeste sur les mar- ont amélioré la liquidité des investisseurs obliga-ment de taux très bas. Les opérateurs financiers chés obligataires mondiaux. Les fonds obligatai- taires. Par exemple, comme avec tout type de titreintervenant sur les marchés obligataires hésitent res (américains et non-américains) représentaient financier, les courtiers affichent un prix d’achatdonc beaucoup plus à prendre en charge des tran- environ 10% de la capitalisation totale des mar- et un prix de vente pour les ETF obligataires.sactions et à constituer des stocks de titres. chés obligataires fin 2013. L’écart entre ces deux prix (bid-ask spread) estEn décembre 2015, la Réserve fédérale a relevé Les fonds communs ne constituent pas un souvent plus faible que celui des obligationsson taux directeur de 25 points de base, la pre- point de vue unique mais plutôt une diversité de sous-jacentes du fonds car l’ETF regroupe demière hausse aux États-Unis depuis près de dix perspectives e d’objectifs d’investissement. très nombreuses obligations dans une unité deans. Comme de nouvelles hausses des taux sont Il n’a jamais été démontré que les investisseurs trading standardisée. Grâce à cette unité, les in-prévues dans les années à venir, les prix des obli- dans les fonds communs ont tendance à paniquer vestisseurs bénéficient d’une méthode plus effi-gations en circulation vont probablement subir de manière collective sur des segments diffici- cace pour gérer leur exposition au marché obliga-des pressions baissières. Ce qui pourrait entraîner les d’accès du marché obligataire. Depuis 1993, taire, et cette efficacité accrue se traduit par uneune crise de liquidité si cette dernière se définit, aucune des catégories «moins liquides» des fonds liquidité plus importante et des écarts acheteurs-dans ce contexte, comme la capacité à convertir obligataires n’a enregistré une décollecte nette de vendeurs plus faibles. Malgré la diminution desun actif en liquidités dans un délai raisonnable plus de 7,2% des actifs sur un mois entier2. stocks et des volumes échangés sur les obliga-et de manière prudente. Si un grand nombre de Cette hypothèse ne tient pas compte non plus des tions d’entreprise depuis 2008, il n’a pas été dé-porteurs d’obligations avaient l’intention de ven- fonds négociés en bourse (ETF, exchange-traded montré que cela avait eu un impact négatif surdre leurs titres (détenus en direct ou via des fonds funds), qui sont devenus une nouvelle source de les principaux indicateurs de liquidité des fondsobligataires), les opérateurs seraient-ils capables, liquidité pour les marchés obligataires. obligataires. Selon les économistes de la Fed, lesou seraient-ils disposés, à prendre en charge ces A la différence des fonds communs ouverts, les écarts acheteurs-vendeurs des obligations d’en-transactions? Dans le cas contraire, les prix s’ef- parts d’ETF peuvent être achetées et vendues. treprise, qui sont un indicateur clé de la liqui-fondreraient-ils quelle que soit la valeur intrinsè- Plutôt que de procéder une fois par jour à des dité des marchés obligataires, sont plus faiblesque des obligations, entraînant par là-même une transactions directes avec le fonds commun sur aujourd’hui qu’avant la crise financière. Pour lesnouvelle crise financière? la base de la valeur nette d’inventaire (VNI) de investisseurs obligataires, la liquidité a toujoursCe scénario est plus qu’angoissant. Cette perspec- fin de journée du fonds, les investisseurs peuvent été une préoccupation importante, d’où le besointive repose toutefois sur des hypothèses incorrec- négocier des ETF sur le marché secondaire, ce d’une approche fiable de gestion de la liquidité.tes. La liquidité est souvent appréhendée comme qui créé une source de liquidité supplémentaire. Toutefois, la perspective d’un assèchement de L’essentiel du trading d’ETF se déroule sur le mar- la liquidité n’est pas corroborée par les analyses ché secondaire et les données sur les coûts de tran- empiriques réalisées sur la liquidité des marchés saction de ce marché semblent indiquer que les ETF obligataires et le comportement des investisseurs dans les fonds communs. En outre, elle ne tient pas compte de l’impact positif des ETF sur les marchés obligataires. (1) Lire Navigating Monetary Policy Challenges and Managing Risks (FMI, 2015). (2) Obligations des marchés émergents en 2003.281x100_Agéfi Indices_safrasarrasin.indd 1 Discover our story on jsafrasarasin.com YEARS 08.06.16 13:56
PAGE 20. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersDes ETF pour accéder aux émergents Leslie Sita tion boursière qui dominent le paysage financier Les indices par A l’opposé, le Brésil, qui suscite actuellement Gérante et spécialiste produit de l’équipe depuis des décennies visent à allouer aux émet- capitalisation beaucoup d’intérêt auprès des investisseurs et se de gestion obligataire à pondération teurs en fonction de la quantité de dette émise. boursière retrouve plongé dans une crise économique et C’est ainsi qu’ils vont, de par leur méthodologie privilégient politique avec pour dénominateur commun leAfondamentale, Lombard Odier IM de construction, récompenser les émetteurs les les émetteurs chiffre 10: 10% d’inflation, 10% de déficit pu- près une traversée du désert plus endettés et ainsi concentrer le risque sur une les plus blic et 10% de côte de popularité pour la pré- rythmée par la forte baisse du poignée d’émetteurs. Dans le monde émergent, endettés. sidente Dilma Rousseff, qui vient juste d’être prix des matières premières et cela signifie donner de l’importance aux pays destituée de son poste. D’autre part, ces fameux le ralentissement de l’écono- avec une dette élevée et donc ne pas tenir compte indices traditionnels ne prennent pas en compte mie chinoise, les marchés émer- de la qualité des émetteurs. la Chine et l’Inde qui représentent plus de 50% gents font leur retour en 2016 Or, on ne peut ignorer que des différences struc- du PIB de la zone émergente. Si la Chine sou-(+6,29% YTD pour le MSCI Emerging Markets turelles se sont creusées au sein des marchés émer- lève toujours des inquiétudes, ces dernières nouset +13,10% pour le JPM GBI-EM Global Diver- gents ces dernières années, mettant en évidence semblent quelque peu excessives. Celle qui estsified, au 29 avril 2016). Cette remontée ne passe deux catégories: les bons et les mauvais élèves. devenue la première puissance économiquepas inaperçue après trois années décevantes et Prenons l’exemple de l’Inde qui est sans doute le mondiale en 2014 dispose aujourd’hui d’unedans l’environnement actuel de taux historique- grand gagnant des émergents, avec une amélio- balance commerciale excédentaire, de réservesment bas, d’inflation quasi-inexistante dans les ration de ses fondamentaux macroéconomiques de change de 3330 milliards de dollars en 2015pays développés et de devises émergentes sous- ces cinq dernières années: accélération de sa et d’une croissance du PIB stabilisée autour deévaluées. Les investisseurs sont désespérément à croissance qui atteint 7,3% du PIB sur l’exercice 6,7% au premier trimestre 2016. Selon nous, lala recherche de rendement et doivent désormais 2015, réduction de son déficit budgétaire (4,8% Chine est suffisamment armée pour éviter uneregarder en dehors des marchés développés pour à 3,9% du PIB en 2015) et baisse de sa dette pu- éventuelle crise financière.atteindre leurs objectifs. blique de 4,2 points de PIB par rapport à 2011. On constate donc qu’il est devenu indispensa-Alors que banques centrales poursuivent leurs ble d’intégrer ces différentes dynamiques dansactions, force est de constater que les investisseurs MARCHÉS ÉMERGENTS ET SITUATION MACRO-ÉCONOMIQUE tout investissement sur les marchés émergents.ne semblent pas avoir réellement tiré des leçons EXEMPLES DE BONS ET DE MAUVAIS ÉLÈVES Une approche à pondération fondamentale quidu passé. En effet, le Titanic financier de 2008 considère chaque pays en fonction de son méritesemble être tombé aux oubliettes tandis que les Brésil 73% Turquie Indonésie et pas de la quantité de dette émise permet deprises de position des gérants se ressemblent de Inde 67% Croissance 3,8% Croissance 4,9% construire des portefeuilles de qualité plus ré-plus en plus, donnant naissance au «herding» – ce Afrique Inflation 7,6% Inflation 6,4% sistants aux éventuels chocs sur les marchés etphénomène de mimétisme qui a tendance à se du sud Chômage 10,2% Chômage 6,2% offrant des rendements ajustés au risque supé-traduire par des portefeuilles «benchmarkés» aux Turquie rieurs comparé aux approches traditionnels. Siindices traditionnels, créant ainsi des accidents de Indonésie 50% la course au rendement devient plus qu’évidenteliquidité à la moindre secousse sur les marchés. dans le contexte actuel, celle-ci ne doit pas se fai-Une illustration de ces accidents est l’écartement 33% Inde re au détriment de la qualité de crédit des émet-des spreads de crédit (corporates et souverains) Croissance 1,3% teurs détenus en portefeuille. L’une des solutionsen février dernier qui a poussé les investisseurs 27% Inflation 4,6% pour s’exposer aux marchés émergents de ma-à se ruer vers la porte de sortie en vendant leurs Chômage 25,4% nière efficace est d’utiliser des ETF. En effet, cespositions in extremis. Ces indices par capitalisa- Brésil Afrique du sud instruments présentent de nombreux avantages: Croissance 3,8% Croissance 1,3% faciles d’accès, liquides et transparents, ils sont Inflation 9,0% Inflation 4,6% également à moindre coût. Chômage* 9,2% Chômage 25,4% Source: Base de données mondiale World Economic Outlook du FMI, Avril 2016 – *estimations 2016Les ETF permettent de personnaliserl’accès aux obligations d’entreprises suissesLes Exchange Traded Funds 94 milliards de dollars ont été alloués dans des 94 milliards Tous les investisseurs n’ont ni le savoir-faire, ni(ETF) sont un support attrayant ETF obligataires au niveau mondial en 2015. Le de dollars le temps nécessaires pour sélectionner et com-pour générer des rendements renforcement récent du programme de rachat alloués en 2015: biner des investissements individuels dans desintéressants dans certaines d’emprunts européens, qui constitue l’une des afflux record entreprises de manière profitable. C’est tout l’in-obligations d’entreprises. mesures de politique monétaire de la Banque enregistrés térêt des ETF obligataires qui donnent un accès centrale européenne, a également stimulé la de- par les ETF direct à un portefeuille largement diversifié en Sven Württemberger mande sur les marchés, ce qui s’est traduit par obligataires. une seule transaction. Responsable d’iShares des afflux sans précédent dans le segment des Le facteur coût représente également un aspect ETF obligataires sur le premier trimestre 2016. important lors du choix d’un investissement. ParDpour la Suisse alémanique Les obligations d’entreprises sont dorénavant in- rapport à des fonds obligataires de gestion active, epuis quelque temps déjà, les in- cluses elles aussi et leur programme d’achat peut les ETF obligataires se distinguent par des frais vestisseurs suisses sont confron- s’élever jusqu’à 50% d’une émission. moins élevés et une liquidité particulièrement tés à une situation extrêmement Alors qu’initialement les ETF obligataires répli- forte. Ils peuvent en tout temps être vendus ou difficile sur les marchés, subis- quaient quasi-exclusivement des indices d’em- achetés aux heures de bourse habituelles. sant tour à tour des influences prunts d’État, ils se sont peu à peu diversifiés dans La liquidité est garantie par la coexistence de stimulantes et contraignantes. d’autres domaines. L’offre d’ETF obligataires, marchés primaires et secondaires sur lesquelsLa décision prise par la Banque Nationale Suisse tant sur des obligations d’entreprises de grande ces fonds indiciels cotés sont négociés. En consé-en janvier 2015, la politique monétaire toujours qualité que sur des obligations plus risquées dans quence, la taille de l’ETF ne joue guère de rôleaussi souple des banques centrales ainsi que les le secteur du haut rendement, est constamment dans des considérations de liquidité, par oppo-risques géopolitiques ont une incidence sur les enrichie. Comparativement aux emprunts d’État sition à la liquidité des composants de l’indice.marchés financiers. Aussi les investisseurs cher- suisses classiques, les obligations d’entreprises de En effet, un fonds indiciel côté en bourse est auchent-ils de nouveaux moyens de réaliser des qualité peuvent atteindre un rendement corrigé moins aussi liquide que les actifs qui composentrendements plus élevés dans un environnement du risque plus élevé. Les investisseurs profitent son indice de référence.de taux bas, voire négatifs. donc davantage des obligations d’entreprises Les fonds indiciels offrent des opportunitésLe segment obligataire représente un moteur pour réaliser des gains attrayants. de placement sur mesure pour les investisseursde croissance prometteur, car il génère des ren- Les ETF sont un investissement diversifié, bon suisses. Le marché des obligations d’entreprisesdements positifs, contrairement à d’autres clas- marché, liquide et transparent dans des obliga- suisses offre aux investisseurs des possibilitésses d’actifs. Les afflux record enregistrés par les tions d’entreprises. Dans le contexte actuel, les intéressantes pour conserver dans le domaineETF obligataires l’an dernier témoignent de obligations d’entreprises sont attrayantes. Par du crédit, tout en se prémunissant d’une nou-l’engouement des investisseurs: selon le Global rapport à un investissement direct dans certai- velle montée en flèche des primes de risque sus-ETP Landscape Report de BlackRock, quelque nes obligations, les ETF investis en obligations ceptibles d’être engendrée par les problèmes à d’entreprises offrent certains avantages, car la la périphérie de la zone euro. En raison d’une diversification est un atout sur des marchés tur- demande croissante, l’offre s’étoffe progressi- bulents. Or, il est difficile, coûteux et complexe vement pour le marché suisse, grâce à des ETF de constituer un portefeuille largement diversi- domiciliés localement et bénéficiant d’une cou- fié en achetant des obligations individuellement. verture de change.
PAGE 21. Indices | | Juin 2016 | Produits financiersContexte propice à l’investissement factorielLes solutions smart betapermettent de se positionner Les ETF offrent économique. Par exemple, si divers indicateurs Autre approche possible, appliquer des tech-sur les actions en offrant une un accès laissent présager un ralentissement potentiel de niques alternatives de construction d’indice àdiversification accrue par compétitif la croissance économique, les facteurs défensifs un portefeuille d’investissement factoriel. Lesrapport aux indices pondérés et transparent comme la faible volatilité (low volatility) et les di- valeurs sont alors sélectionnées en fonction d’unpar la capitalisation boursière. aux facteurs videndes élevés (high dividends) peuvent être des facteur particulier ou de plusieurs facteurs et le de risque. choix d’allocation d’actifs judicieux. Ils enregis- portefeuille est ensuite construit à l’aide d’un trent d’ailleurs les meilleures performances de- ou de plusieurs schémas de pondération, com- Benoit Garcia, CEFA puis le début de l’année2, témoignant clairement me la parité des risques, la volatilité minimum Head of ETF, Indexing & Smart Beta Sales de leur intérêt dans un environnement de ralen- et la décorrélation maximum. Cela permet de tissement de la croissance économique. créer un portefeuille d’investissement factorielS Amundi Suisse Si les perspectives venaient à se dégrader et une plus équilibré sur le plan des risques. Ce type i les marchés actions ont enregistré récession se profiler, les facteurs de faible volatilité de portefeuille associe deux approches «smart des performances solides depuis la et de qualité (quality) pourraient devenir intéres- beta» : ils utilisent des approches de construction crise financière, une approche plus sants. Lorsqu’une reprise semble imminente, les de portefeuille plus équilibrées en termes de ris- sophistiquée est néanmoins néces- petites capitalisations et les actions sous-évaluées ques et exploitent des sources connues de prime saire désormais. La volatilité des (value) produiraient alors de meilleures perfor- de risque. marchés financiers ces 12 derniers mances. Et en cas d’accélération de la croissance Les ETF permettent de mettre en place un inves-mois témoigne de nouvelles difficultés. Le ralen- économique, les valeurs présentant un momen- tissement factoriel adapté. Il existe divers produitstissement de la croissance économique atténue tum élevé surperformeraient probablement3. «smart beta» permettant aux investisseurs d’ex-le potentiel haussier à moyen terme des actions En utilisant le cycle économique afin de gérer de ploiter les facteurs d’investissement, que ce soitet les accès de volatilité menacent de réduire la manière dynamique un portefeuille factoriel, les de manière isolée ou combinée. Les ETF sont l’unvaleur des portefeuilles. Les investisseurs cher- investisseurs peuvent générer des performances des produits les plus plébiscités puisqu’ils offrentchent donc une nouvelle approche pour se po- plus significatives qu’un portefeuille dont l’allo- un accès compétitif, très liquide et transparent àsitionner sur les actions, exploiter les primes de cation d’actifs est statique. ces facteurs. Du fait de la simplicité et la multi-risque et minimiser l’impact de la volatilité des La personnalisation d’un portefeuille d’investis- tude de ces produits, les investisseurs peuvent lesmarchés sur la valeur de leurs portefeuilles. Les sement factoriel peut aller au-delà de la gestion utiliser comme des «briques» pour construire unsolutions dites «smart beta» peuvent répondre à dynamique et simultanée de plusieurs facteurs portefeuille respectant les critères d’investisse-ces impératifs puisqu’elles offrent une diversifi- en gérant les pondérations du budget de risque. ment qu’ils ont choisis. En outre, les innovationscation accrue par rapport aux indices pondérés Un investisseur pourra adopter une approche étant très nombreuses dans le domaine des ETF,par la capitalisation boursière (ou «capi-pondé- simple consistant à s’exposer de manière égale les outils à la disposition des investisseurs sontrés») et peuvent atténuer certaines de leurs la- à chacun des facteurs d’investissement. Ou il très variés et en constante évolution. cunes. Ces produits permettent également aux pourra déterminer les pondérations en fonctioninvestisseurs de réduire les niveaux de volatilité, d’un ensemble défini de contributions souhaitées (1) Amundi Quantitative Research: «Equity Factor Investingde capter des performances potentielles plus éle- au niveau de risque du portefeuille, qui pourra according to the macroeconomic environment», nov. 2015.vées et d’être en mesure d’atténuer les pertes sur être un objectif absolu ou un objectif relatif par (2) Amundi Quantitative Research: Performance du 31/12/2015des marchés baissiers. rapport à un indice capi-pondéré. au 20/05/2016. (3) Source: Amundi Smart Beta Academy.Un investisseur peut obtenir une exposition plusdiversifiée aux actions à l’aide de techniques de Performanceconstruction d’indices qui adoptent une approche avec style –plus équilibrée en matière de risque. Il est notam- une approche habilement possible de construire un indice en nivelant des rendementsla contribution au risque de chacune des valeurs, absolusen minimisant la volatilité ou en maximisant uncritère de diversification. Stratégies systématiques basées sur des facteurs de risque de BMO Global Asset ManagementUn meilleur profil de rendement-risque peut éga- Pour répondre à la demande notre équipe de gestion multi-support pour visée à raffiner leslement être obtenu en exposant un portefeuille expositions aux actions sur la base des facteurs de risque, notre équipe de gestion des stratégiesaux valeurs présentant des caractéristiques spé- systématiques a étendu sa méthodologie des styles réel, développant une approche qui s’estcifiques. La recherche académique1 a montré révélée capable de produire des rendements positifs à faible corrélation dans un éventail deque les titres dotés de certaines caractéristiques conditions du marché.peuvent afficher des primes de risque cohéren- Chez BMO Global Asset Management, l’investissement systématique est l’une de nos compétencestes et stables, plus connues sous le nom de «fac- de base. Notre équipe de six collaborateurs gère plus de trois milliards* d’euros sur un éventail deteurs d’investissement». Les plus connus sont les stratégies basées sur des facteurs de risque, y compris des options régionales, mondiales, longuesfacteurs de size, value, momentum, low volatility, uniquement et neutres au marché.quality et dividends. Rendez-nous visite sur le site bmogam.com/gemn ou appelez-nous au +44 (0)20 7011 4444.Le profil de performance peut également êtreamélioré. Un portefeuille axé sur ces facteurs Réservé aux investisseurs professionnels. *Source: BMO Global Asset Management au 31.12.15. Les performances passées ned’investissement peut générer des performances préjugent pas des performances futures. Les fluctuations des bourses et des devises signifient que la valeur des investissements etsignificatives par rapport aux indices capi-pondé- les revenus qui en découlent peuvent évoluer à la baisse comme à la hausse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montantrés car les investisseurs peuvent capter des sour- investi à l’origine. © 2016 BMO Global Asset Management. Tous droits réservés. Émis et approuvé par BMO Global Asset Management,ces de performance supplémentaires. Au-delà de nom commercial de F&C Management Limited, qui est agréée et réglementée par la Financial Conduct Authority (autorité britanniquela prime de risque actions, ils peuvent aussi cap- de réglementation financière). CM07894_A (01/16)ter les primes de risque associées à ces facteursd’investissement.Ces facteurs peuvent potentiellement générer demeilleures performances que l’ensemble du mar-ché mais certains peuvent également réduire lavolatilité d’un portefeuille d’actions, en particu-lier les facteurs quality et low volatility. En inté-grant ces facteurs défensifs dans la compositionde leur portefeuille, les investisseurs peuventatténuer en partie son profil de risque.Il est aussi possible d’accroître la diversificationdu portefeuille en intégrant plusieurs facteurs àla fois. Comme l’ont montré les recherches aca-démiques1, les facteurs d’investissement génèrentdes performances différentes selon la phase ducycle économique. L’exposition à plusieurs fac-teurs peut renforcer la capacité d’un portefeuilleà générer de l’alpha, quelle que soit la phase ducycle, et ainsi réduire la fréquence et la probabi-lité des épisodes de sous-performance.L’exposition à ces facteurs peut aussi être pilo-tée de manière dynamique, en fonction du cycle BMOG0040-GEMN3-FRENCH-Agefi-Indices-138.5x198mm-FAW.indd 1 13/06/2016 11:22
PAGE 22. Indices | | Juin 2016 | Création d’entrepriseInnover pour survivre. Oui mais comment? Claude Michaud Le modèle ont évolué. Les domaines organisationnels ciblés large spectre ne furent que les premiers pas. Les Coach en création d’entreprise d’innovation par l’innovation sont devenus plus nombreux et regards se portent maintenant sur d’autres facet- frugale cherche elle est sortie du vase clos des laboratoires tech- tes de l’innovation, telles que les modèles citésNGENILEM Vaud-Genève à recréer nologiques. Depuis le début du siècle dernier, de dans un document édité par la Direction de la ous lisons dans d’innombra- des solutions nombreux auteurs se sont penchés sur l’innova- prospective et du dialogue public de la métropole bles articles et entendons dans adaptées au bas tion, chacun y apportant son regard et ses propres de Lyon. Le modèle d’innovation frugale cherche presque toutes les conférences de la pyramide perceptions: Henderson et Clark nous ont amené à recréer des solutions adaptées au bas de la pyra- sur l’économie: «L’innova- sociale. la notion d’intensité de l’innovation, de l’incré- mide sociale, à faible coût et débarrassées de toute tion est une question de sur- mentale à la radicale; l’économiste autrichien fonctionnalité superflue; le modèle d’innovation vie». Faites une recherche sur Joseph Schumpeter rajoute la matière première par crowdsourcing en sollicitant la contributionGoogle et Bingo!, vous obtiendrez pratiquement dans les domaines pouvant être considérés par d’un grand nombre d’individus, ou encore le mo-500.000 références d’articles qui parlent de tout l’innovation, et lance ses premières observations dèle d’innovation open source, faisant appel à deet de rien. Est-ce une réalité indéniable ou seu- sur les liens entre les cycles économiques et les larges communautés se répartissant la paternitélement une menace à la mode? Une entreprise grappes d’innovations; Peter Drucker à son tour des innovations et de leurs évolutions. S’ajoutequi n’innove pas est-elle fatalement condamnée considère sept sources d’innovation, sortant de aussi la question de la finalité avec l’innovationà disparaître? Et l’innovation, c’est quoi au juste? l’industrie et prenant en compte les changements sociale, consistant à trouver des solutions nouvel-Une invention technologique, fabuleuse et mise démographiques et ceux de perception de la les pour des problèmes sociaux nouveaux, mal ouen grande pompe sur le marché, ou peut-elle se part des utilisateurs. Mais la réflexion ne s’arrête pas satisfaits par les procédés habituels.situer ailleurs? pas là, Eric von Hippel étudie l’innovation par De toute cette littérature autour de l’innovation,Au cours des dernières décennies, beaucoup d’en- l’usage, c’est-à-dire celle naissant de clients expé- la principale conclusion que vous pourriez encre a coulé sur le thème de l’innovation. Les pre- rimentés s’appropriant des produits et innovant retirer est que vous devez être innovant dansmières approches étaient surtout focalisées soit dans la forme de les utiliser. votre manière d’innover. Impliquez tous vossur le génie de l’inventeur fou, soit sur la décou- Plus récemment, Larry Keeley de Doblin-Deloit- collaborateurs dans le processus de l’innovation,verte accidentelle dans un laboratoire de R&D te a étendu les domaines de l’innovation à dix, ainsi que vos clients, utilisateurs ou bénéficiaires,ou encore le fruit d’une longue persévérance à dans son livre «10 types of innovation», propo- innovez dans plusieurs domaines, de l’acquisi-la recherche du produit miracle. Pendant long- sant trois catégories: la configuration (modèle tion de votre matière première au recyclage detemps, l’innovation a été limitée à trois aspects de profit, réseau, structure et processus), l’offre vos produits, récompensez l’innovation réussie etentrepreneuriaux: un nouveau produit, un nou- de produits (performance et complémentarités) acceptez celle qui échoue, en la considérant com-veau marché ou un nouveau processus. et l’expérience (service client, canaux, image et me une source d’apprentissage.Peu à peu, cette limitation et ce cantonnement engagement). Mais élargir les sources d’innova- Evitez le piège cité par Larry Keeley que l’on tra- tion, autrefois confinées aux laboratoires, définir duirait comme suit: «Concentrer son innovation l’intensité de l’innovation et étendre les espaces exclusivement sur les produits est certainement dans lesquels il est possible d’innover à un plus la meilleure manière d’échouer!» De la difficulté à trouver un partenairede choix lorsque l’éthique s’en mêleCullycully est une marque qui crée des produits revisitant la Avoir des durables avec nos clients et nos partenaires de Suisse, ses images et ses icônes, partenaires diffusion. Néanmoins, nous sommes dans une de manière ludique, créative et swiss made ou économie globalisée et l’importance pour nous graphique et en valorisant la respectant une d’avoir des partenaires swiss made ou respectant découverte, l’apprentissage et le éthique forte une éthique forte font que nos produits peuventpartage. L’entreprise éponyme du village vaudois font que nos être parfois perçus comme plus chers. C’est vraidu Lavaux a vu le jour en 2015. Entretien avec produits peuvent notamment avec Caran d’Ache, entreprise avecson fondateur, Antonin Ferla. laquelle l’entrée en contact et la collaboration se sont faites de manière très naturelle car, comme nous, elle se soucie de l’éthique, d’apporter à sesComment est née votre entreprise? produits un aspect artisanal, soigné et digne de la être parfois qualité suisse afin qu’ils transmettent toutes cescullycully, c’est d’abord une idée qui a germé en perçus comme valeurs. Le développement de notre entrepriseaoût 2013. Nous voulions proposer un regard montre qu’il y a une place pour des produits de«graphique» sur la région du Lavaux. Mettre en qualité souhaitant mettre en valeur notre patri-avant certains lieux-dits (le Bain des Hommes, le plus chers.Bain des Dames…) mais aussi une autre façon moine.de magnifier les grands clichés. Une première En revanche, trouver un partenaire qui répondecollection portant la signature de cullycully a vu à ces critères pour la réalisation des sacs s’est avé-le jour en décembre 2013. Forts d’un succès lo- ré plus complexe puisqu’il n’y a pas de récoltecal, nous avons voulu passer de l’idée à un projet de coton en Suisse. Après six mois de recherches,viable et avons affiné notre concept pour lancer nous avons finalement trouvé un partenairela première collection «cullycully» et «my little © Mathieu Rod indien labellisé et spécialisé dans la productionswitzerland» en décembre 2014. de sacs. La gestion des commandes se fait via no-Encouragés par l’engouement rencontré, nous tre interlocuteur à Londres et la production enavons créé cullycully sàrl en juin 2015, et dé- Inde. Cette société nous offre une garantie contreveloppons depuis une gamme complète de pro- Antonin Ferla en famille: un regard «graphique» sur les risques d’exploitation salariale et d’utilisationduits, aussi bien à destination directe des parti- le Lavaux pour mettre en avant certains lieux-dits. de produits chimiques puisque les aspects envi-culiers, qu’à travers des collaborations avec des ronnementaux sont aussi importants à ses yeuxentreprises et des lieux emblématiques de notre Quelles difficultés avez-vous rencontrées? qu’aux nôtres.pays, tels le Château de Chillon ainsi qu’avec Ce sont celles liées à un monde nouveau, celui del’association des Châteaux de Suisse et Mon- l’entrepreneuriat à travers l’ensemble des aspects Des pièges à éviter lors de la création d’entreprise?treux Jazz Festival. à assurer. Nous avons notamment dû relever des En fait, il y a une multitude de petites choses qui défis tels que réussir à fixer un objectif, garder le peuvent soit mettre des bâtons dans les roues,Gérez-vous vous-même les aspects ventes, cap et parfois se placer au-dessus de son projet soit faire perdre l’objectif premier. Il ne faut pasmarketing, finance? quotidien afin d’avoir une vision globale sur ce- confondre bonne idée et projet d’entreprise. IlNous sommes à la base des artisans et nous le lui-ci et les enjeux à venir. faut aussi apprendre à bien ou mieux gérer sonrestons encore aujourd’hui. Nos parcours profes- temps, ne pas avoir peur de solliciter de l’aide,sionnels respectifs (atelier de graphisme, agences Avez-vous dû faire face à une certaine forme de oser tester le marché, réaliser des démarchesde communication globale), ici et à l’étranger, scepticisme? commerciales et enfin prendre le recul nécessairenous permettent d’avoir une bonne vision sur Non, pas spécialement. Nous avons lancé no- afin d’avoir une objectivité sur le parcours actuell’ensemble des aspects et de les prendre entière- tre projet sur un coup de cœur et c’est ainsi que et futur de l’entreprise. ment en charge. Avec le développement de notre beaucoup de gens l’ont interprété. Il y a doncentreprise, nous renforçons toutefois progressi- une sympathie qui s’est installée très rapidement Propos recueillis par Barbara Ben Hamadi,vement notre équipe à certains niveaux. et nous avons la chance d’avoir des relations responsable communication, Genilem.
PAGE 23. Indices | | Juin 2016 |Daniel Held LeadershipDirecteur, PI Management, Lutry*S’affirmer pour mieux réussir ensembleOn confond souvent Le leadership implique d’insuffler une vision, des tion de ce NOUS permet de participer activement Et c’est bien ce que les collaborateurs attendentaffirmer et imposer. orientations, de l’énergie. Le leadership a donc pour à la création de valeur et à la mise en œuvre du en priorité de la part d’un chef: qu’il s’affirme, qu’ilEntre autoritarisme but de mettre des équipes en mouvement, de les changement. Ce NOUS permet aussi de libérer donne des orientations, qu’il ose dire oui et non,et loyauté, tout un faire monter en puissance pour réaliser des ob- les potentiels et les talents, car il assure que tout qu’il ose aussi donner un feedback constructif. Etespace à exploiter. jectifs ambitieux ou des changements. Il complète ce qui contribue à la réalisation de la vision sera lorsque le leader prend pleinement sa place, il et parfois s’oppose au management, qui consiste perçu positivement. permet aussi aux autres de prendre la leur. Les cho- à gérer des ressources limitées, en les allouant, Le NOUS dont nous parlons n’est pas le Nous fu- ses sont claires, on sait où on va, on sait ce qu’on les optimisant, les engageant, les réorientant. Le sionnel, dans lequel trop de gens se réfugient: celui attend de nous, on sait la place que l’on peut et monde du management implique des stratégies, des où l’on veut faire partie d’un tout, où l’on démontre doit prendre, pour être acteur de son avenir, de plans, de l’organisation et des décisions. Chacun de la loyauté, de l’obéissance, où l’on cherche à être son parcours, de sa performance. est invité à assumer sa part du travail, en réalisant, parfait et à répondre aux attentes, pour ne pas dé- Le JE au service du Nous semble être facile. C’est avec les moyens disponibles et dans le cadre fixé, cevoir. C’est un NOUS qui dit le pourquoi, qui donne effectivement simple, si on prend les choses par le les résultats attendus. Dans ce contexte se posent du sens, qui fait envie. bon bout: une vision claire, un projet qui fait sens, toute une série de questions importantes, telles que Affirmer son leadership signifie donc savoir prendre et un leader qui prend sa place et s’engage pleine- celle de l’adéquation des compétences par rapport sa place, pour se mettre et mettre les autres en ment à mettre son équipe en mouvement au service aux attentes, de l’utilisation des meilleures techni- mouvement, en direction du NOUS. Il implique de du NOUS. Cela ne l’est pas, lorsque l’ambition ques, de l’efficience des processus, de la conformité savoir dire JE, d’exprimer ses attentes, de donner personnelle, des objectifs imposés, des processus des pratiques et de la qualité des résultats. du feedback. Ce JE est celui qui va faire la diffé- contraignants et surtout une tendance de plus en Le leadership présuppose pour sa part une vision rence, avec un leader qui s’engage personnellement plus fréquente à privilégier le comment par rapport claire de ce que l’on veut réussir ensemble, ce que pour réussir quelque chose de grand avec ses au pourquoi, prennent le dessus. Réussir implique nous appelons le NOUS. Au niveau de l’organisa- équipes, qui n’a pas peur de prendre des risques, de savoir lâcher prise sur ses croyances et schémas tion, il s’agit de la vision de l’entreprise et des axes de s’exposer. Ce JE n’est pas possible sans vision. limitants, d’abandonner le normatif, les «Il faut», stratégiques qui en découlent, à tous les niveaux et Il n’est pas non plus possible sans que le leader «on doit» et les interdits, pour mieux les dépasser. notamment à celui de la performance humaine et accepte qu’il peut et veut contribuer à faire la Avec à la clé de la performance, de l’innovation, du de la culture. Une vision claire permet d’orienter les différence, qu’il peut engager ses talents, ses com- plaisir et l’espoir de pouvoir retrouver les fonde- énergies et les compétences, de mettre les acteurs pétences, son énergie pour cela. Beaucoup n’osent ments d’une performance durable pour chacun. en mouvement, d’assurer de la cohérence et de la pas faire le pas, souvent par peur d’être arrogant, congruence à tous les niveaux. Sans vision, il ne présomptueux, trop ambitieux voire manipulateurs. * Dr. Sc. Econ, Directeur du cabinet PI Management, Empowering peut y avoir de leadership, puisque ce dernier est Et ces peurs sont liées à des valeurs fortes ou à un for change, spécialisé dans l’accompagnement managérial du d’abord source d’orientation. Ce NOUS contribue à manque de confiance en soi. changement (de la vision à la posture). Partenaire internatio- assurer la protection des acteurs, puisqu’il pose le Affirmer son leadership c’est oser prendre sa place, nal Savilleconsulting, enseignant dans plusieurs hautes écoles cadre de l’action collective. Contribuer à la réalisa- pas pour son ambition mais au service du NOUS. – www.piman.ch - [email protected] Ghernaouti CybersécuritéProfesseure, directrice du Swiss Cybersecurity Advisory& Research Group, HEC − Unil (www.scarg.org)Le cybercambriolage de nos libertésLes attaques les plus Dévoilé en mars 2016, le détournement de plus lions d’enregistrements, qui ont été revendus pour disponibilité cognitive? Ces algorithmes qui nousnocives sont celles de 80 millions de dollars, dû à des cyber intrusions un montant de l’ordre de 580 millions de dollars pilotent via des objets connectés, des gadgets dequi détournent notre dans les systèmes informatiques de la banque cen- payable en bitcoins, via des forums du marché noir quantification de notre corps, de nos mouvements,attention des besoins trale du Bangladesh, à partir de fonds déposés à la du Darknet, alimente les circuits de la la cybercri- de nos émotions ou de nos sentiments que certainsfondamentaux. banque centrale américaine (FED), pose notamment minalité. portent en permanence, ou encore via nos smart-Pas forcément celles le problème de la facilité à pouvoir falsifier des En effet, toutes les identités volées et revendues le phones dont beaucoup d’applications, qui semble-qualifiées de piratage demandes de paiement et leurrer les protections sont pour générer d’autres cyberdélits, pour leurrer t-il ont comme objectif principal, de nous maintenirinformatique. en place et celui de savoir qu’elle est la part de des personnes et des systèmes et contourner des connecté, attentif et captif de nos écrans. responsabilité des protagonistes impliqués dans procédures de contrôles d’accès. Peut-être, est-ce cela le plus grand cybercasse ce cyberhold-up: la banque du Bangladesh, la Fed Ainsi force est de constater que le piratage de du 21e siècle: le détournement d’attention du ou le réseau SWIFT? systèmes et le vol de données sont des activités cerveau humain. Ce cybercambriolage de grande envergure prévu en plein essor appelées à prendre encore plus Ne sommes-nous pas en droit de nous demander initialement pour détourner 951 millions de dollars, d’ampleur. si la connectivité permanente telle qu’évangélisée dont moins d’un dixième des montants furent en De plus, le phénomène du Big Data et les algorith- par les gourous des GAFA, n’est pas finalement réalité transférés sur des comptes aux Philippines, mes dit prédictifs, mais qu’il serait sans doute plus équivalente à une attaque en dénis de service met en lumière une fois de plus, que le cyberespace judicieux de qualifier d’algorithmes de manipula- conduisant à l’indisponibilité du cerveau humain? est un cyberFarWest. Les Panama papers quant à tion dans la mesure où ils sont conçus pour influen- Ce ne sont plus les acteurs traditionnels de la eux, avec la fuite de plus de 11 millions d’enregis- cer les comportements individuels et collectifs, afin malveillance qu’il faut craindre et dont il est néces- trements, révèlent une autre facette de ce même de réduire l’incertain et pour persuader, ouvrent de saire de se protéger, mais bien de certaines tech- cyberespace en pointant la difficulté, voire l’impos- nouvelles possibilités de vols de données et posent nologies addictives qui détournent notre attention sibilité, de garder une information numérique de de nouveaux défis à la sécurité informatique. de nos besoins fondamentaux, qui masquent la manière confidentielle. Finalement, le coffre fort Comment dès lors sécuriser correctement les gros réalité en la rendant à priori moins ennuyante et numérique inviolable n’a pas encore été inventé. volumes de données qui alimentent ces algorith- qui nous proposent sans cesse des gratifications Ces deux affaires qui ont défrayées la chroni- mes et sécuriser ces traitements algorithmiques? électroniques en guise d’illusion de bonheur et de que, outre le fait que leurs conséquences comme Les mécanismes de sécurité existants sont -ils performance. d’ailleurs la motivation des attaquants soient suffisamment efficaces et robustes? Mais est-ce là Mais le pire est sans doute ce faux sentiment de différentes, ont ceci en commun, la non prise les bonnes questions à se poser? Ne sont-elles pas liberté que ces technologies induisent en faisant en compte d’une approche globale, intégrée et déjà dépassées? A-t-on encore besoin de hacker croire que nous choisissons librement alors que nos cohérente de la cybersécurité, seule en mesure des systèmes et de voler des données pour nous pi- choix sont orientés selon une logique déterminée de maitriser ces risques. rater, pour voler de notre temps (non pas du temps par des algorithmes conçus pour servir les intérêts Le piratage, au début de ce mois de juin, du réseau processeur de nos équipements informatiques) économiques de ceux qui les proposent, y compris social russe VK.com portant sur plus de 100 mil- mais voler de notre temps d’attention et notre apparemment gratuitement.
PAGE 24. Indices | | Juin 2016 | EntretienThomas Klühr« Swiss va créer 500 nouveaux emploispour renforcer son personnel navigant. »L e groupe Lufthansa annonce un nouveau programme d’éco- nomie de 500 millions d’euros par an. Thomas Klühr a-t-il été nommé à la tête de Swiss en février 2016 pour réduire salaires et emplois? Le parcours de cet Allemand de 54 ans, dont c’est le premier poste hors d’Allemagne, pourrait le fai- re craindre. Thomas Klühr est un pur produit de Lufthansaqu’il rejoint alors qu’il est encore étudiant pour payer ses études, avant d’endiriger une décennie plus tard le département de controlling. Homme dechiffres, il est souvent présenté comme un coupeur de têtes et de coûts.A juste titre. Il a en effet piloté deux programmes de restructuration quiont permis de réduire les charges du groupe allemand de plus d’un mil-liard d’euros par an, avec à la clé la disparition de plusieurs centaines d’em-plois. Thomas Klühr n’est pourtant pas venu réduire la voilure de Swiss.Au contraire, sa mission consiste à consolider les résultats exceptionnels dela compagnie ces dernières années. La société à croix blanche, qui a trans-porté 16 millions de passagers l’an dernier, entend dépasser les 20 millionsde passagers en 2020, soit un million de passagers supplémentaires par an.Ce qui est beaucoup.Pour accompagner cette ambition, Thomas Klühr va créer plus de 500nouveaux emplois d’ici à 2018. Swiss recrutera avant tout du personnelde bord, stewards et hôtesses, en raison d’une croissance portée par l’ac-quisition d’appareils de plus grande taille, sur lesquels elle mise pour sonexpansion future. Après avoir renforcé sa présence à Genève, Swiss a aussiouvert une vingtaine de nouvelles lignes au départ de Zurich. Une ma-nière pour la compagnie d’occuper le terrain face à la concurrence descompagnies low-cost et des transporteurs du Moyen-Orient.A Genève, Swiss veut s’étendre encore, mais elle n’est pas certaine de pou-voir rivaliser avec EasyJet qui y a acquis une position de force et qui l’a déjà éjectée de l’aéroport de Bâle.Swiss doit rester suisse. A Zurich, où elle vient d’inaugurer trois nouveauxC’est une marque lounges, elle doit se battre contre les transporteurs dupuissante qui affiche Moyen-Orient comme Ethihad Airways, qui draguent les passagers européens pour remplir leurs long-cour-d’excellents résultats. riers d’Abou Dhabi.Ma mission consisteà la maintenir à son Quelle mission vous a-t-on donnée en vous nommant CEOniveau déjà très élevé. de Swiss? J’apprécie cette question parce que beaucoup de mon- de pense que j’ai pour mission de transformer Swiss en une Lufthansa Switzerland. Ce n’est pas le cas. Swiss doit rester suisse. C’est une marque très fortequi affiche de très bons résultats financiers. Ma mission consiste à stabiliserla compagnie et à la maintenir à son niveau déjà très élevé. C’est aussi deconserver le marché suisse pour le groupe Lufthansa dont l’objectif est derester numéro un en Suisse.Selon certains, Harry Hohmeister, votre prédécesseur à la tête de Swiss, restera Thomas Klühr. CEO de la compagnie Swissvotre supérieur. Qu’en pensez-vous? 1988 Obtient une licence en économie à l’Université d’Erlangen.Mon supérieur est Bruno Gehrig, président du conseil d’administration de 1990 Entre chez Lufthansa où il occupe divers postes dont le controlling.Swiss. Harry Hohmeister dirige les marques premium du groupe Lufthan- 2001 Est nommé responsable du controlling du Lufthansa Group.sa dont Swiss. Nous allons travailler ensemble. Nous nous connaissons 2007 Devient responsable de l’antenne Lufthansa à l’aéroport de Munich.depuis longtemps. 2016 Rejoint Zurich en tant que CEO de la compagnie Swiss.Quelle a été votre première décision en arrivant à Zurich? chances de rivaliser avec elles. A Zurich, notre position est très forte et nous disposons d’appareils adaptés à ce marché.J’ai dit à mon équipe: nous allons poursuivre et mener à bien tous les chan-tiers en cours, afin d’assurer la continuité et de consolider Swiss. Nous Alors que Swissair comptait parmi les meilleures compagnies au monde, Swiss neallons par exemple tout mettre en œuvre pour réussir l’implantation d’un figure pas dans le top Ten mondial. Est-elle encore une compagnie Premium?nouvel avion à plus forte capacité, le Boeing 777, ainsi que le BombardierC Series. Ce sont des projets importants pour le futur de la compagnie. Oui tout à fait, SWISS est une compagnie Premium. Je suis absolumentTous les autres sujets sont secondaires. convaincu que, pour les long-courriers, Swiss est une marque très forte, l’une des meilleures compagnies aériennes au monde. Nous sommes trèsEn 2015, Swiss a eu un résultat exceptionnel. Pas facile de faire mieux d’autant attentifs au feed-back de nos clients qui est très, très bon. Nous pouvonsque depuis le début de l’année, la compagnie affiche des résultats en recul? bien sûr toujours nous améliorer. Pour cela, nous avons entre autre investi dans de nouveaux appareils.C’est un énorme défi. Harry Hohmeister a fait du très bon travail au coursdes dernières années. Mon objectif n’est pas de croître chaque année, A Genève, comment allez-vous résister à EasyJet qui y occupe une positionmais de consolider ce niveau de résultats de manière durable à long ter- dominante et qui vous a déjà éjecté de l’aéroport de Bâle?me. Nous avons conscience de lutter contre des concurrents puissants enSuisse, compagnies low-cost et compétiteurs du Moyen-Orient. A Bâle, il n’était plus possible de rivaliser avec EasyJet. C’est pourquoiComment allez-vous résister à la concurrence des compagnies du Moyen-Orient?Les compagnies aériennes du Moyen-Orient progressent partout enEurope. Elles ont besoin d’un volume important de passagers européenspour remplir leurs long-courriers au départ de Dubaï et d’Abou Dhabi, quisont très gros. Ce phénomène touche aussi Zurich. Mais si nous offronsde bons produits premium et maîtrisons nos coûts, nous avons de bonnes
PAGE 25. Indices | | Juin 2016 | Entretien Thomas Klührnous nous sommes retirés et je ne pense pas que le groupe Lufthansa y Je ne peux donc pas annoncer la part de la compagnie à ce programme deretournera au cours des deux ou trois prochaines années. réduction des coûts du groupe.Pourquoi serait-ce différent à Genève? Dans plusieurs interviews, vous avez déclaré que le niveau des salaires en Suisse ne constitue pas un problème pour Swiss. Est-ce toujours le cas?Nous devons relever un vrai défi en Suisse romande. La première ques-tion, est, selon moi, de savoir si le groupe Lufthansa doit offrir des opé- Je ne me souviens pas d’avoir déclaré cela. Nous devons toujours travaillerrations à Genève. Ma réponse est la suivante: oui, Genève est un marché à la réduction des coûts. Ce que j’ai dit en revanche, c’est que je ne penseimportant pour le groupe Lufthansa et pour Swiss. Au cours des deux pas que nous devrions réduire les salaires avant tout. Nous devons ce-prochaines années, nous verrons si nous sommes capables de rivaliser avec pendant rester compétitifs avec des compagnies comme EasyJet. Nous de-EasyJet sur la place. vons aussi assurer une profitabilité indispensable. Comme vous avez pu le constater, cela a plutôt bien fonctionné en 2015. Mon travail consiste àPourquoi un tel doute? poursuivre sur cette lancée avec toute l’équipe.Le marché romand est porté avant tout par les prix. La vraie question est Projetez-vous de supprimer des emplois?donc la suivante: peut-on trouver suffisamment de clients prêts à payer unpeu plus pour profiter de la marque Swiss? L’augmentation du nombre des Au contraire. Swiss va créer 500 nouveaux emplois pour renforcer sonvols de Swiss à Genève depuis deux ans a permis de progresser mais sans personnel navigant, alors que de nombreuses compagnies réduisent leursatteindre les chiffres noirs. C’est insuffisant. Nous devons franchir une équipes. En raison de l’acquisition d’appareils de taille supérieure, nousnouvelle étape et développer notre profitabilité à Genève. auront besoin d’environ 500 stewards et hôtesses supplémentaires d’ici à 2018.A Zurich, 22 % de vos vols ont du retard avec un délai moyen de 35 minutes.Comment pensez-vous améliorer cette situation peu flatteuse pour une compa- Swiss a transporté 16,6 millions de passagers en 2015 et projette d’en atteindregnie Premium? 20 millions en 2020. Comment gagnerez-vous 4 millions de passagers en quatre ans, soit 1 million de passagers supplémentaires par an?C’est exact. J’ai été très surpris de constater que la ponctualité de nos vols Nous atteindrons cet objectif ambitieux principalement grâce à desau départ de Zurich est vraiment mauvaise, avec environ 76% dans une avions plus gros qui pourront transporter davantage de passagers: lefourchette de 15 minutes. Ce qui n’est pas une performance acceptable. Boeing 777 offrira 100 sièges de plus que l’Airbus 340.Les compétences de nos collaborateurs ne sont pas en cause. C’est surtout Je pense que nous avons de fortes chances de le rem- Nous atteindronsune question d’infrastructure et d’espace aérien. Nous devons collaborer plir avec le nombre nécessaire de passagers. Les nou-étroitement avec Skyguide, les contrôleurs aériens et l’aéroport pour amé- veaux Bombardier C Series destinés aux lignes court cet objectif ambitieuxliorer une situation qui n’est pas tolérable pour la marque Swiss. et moyen-courriers sont également plus grands que les grâce à des avions Avros qu’ils sont censés remplacer. Outre la croissance plus gros pouvantL’aéroport de Zurich est-il devenu trop petit? portée par l’augmentation de la taille des appareils, transporter davantage je vois également des opportunités de croissance en de passagers:C’est un très bon aéroport du point de vue des passagers, mais son in- Suisse et à l’étranger.frastructure et ses conditions cadres sont réellement limitatives. En com-paraison avec l’aéroport de Munich par exemple, il n’offre que peu de Le nombre de passagers aériens dans le monde devrait le Boeing 777 offrirapossibilités de croissance. Il y a clairement à Zurich, une limitation au sol doubler d’ici 2034. Cela signifie-t-il d’excellentes perspec- 100 sièges de plusmais aussi dans les airs. tives pour les compagnies d’aviation? que l’Airbus 340.Il n’y a donc pas de solution pour Swiss à Zurich? C’est parfaitement exact. Nous assistons à une aug- mentation continue des passagers aériens. Mais toutNous devons y travailler très dur et il ne sera pas facile de trouver une so- le monde n’en profitera pas. La vraie question est delution rapidement. En tout cas, je ne m’attends pas à d’importants progrès savoir comment les transporteurs européens pourront participer à cettecette année. Améliorer la situation de Swiss à Zurich prendra des années. croissance. En dépit de son potentiel, le marché européen pourrait connaî-Mais je reste convaincu que nous identifierons une solution conjointe- tre une consolidation comme cela s’est produit aux Etats-Unis.ment avec la société Skyguide et l’aéroport de Zurich. Pourquoi?A l’aéroport de Munich, où vous avez eu la responsabilité des opérationsde Lufthansa pendant 7 ans, vous avez réussi à créer un joint-venture avec En Europe, il y a encore beaucoup trop de compagnies et beaucoup tropl’aéroport? d’avions en circulation. Pour des raisons politiques ou émotionnelles, les Etats soutiennent des compagnies nationales qui cumulent les pertesCet accord est unique en Europe et Lufthansa en est très fier. C’est la année après année. Leur disparition par faillite ou fusion prendra un cer-première fois qu’un aéroport est une compagnie aérienne ont décidé de tain temps.construire un terminal ensemble et de l’opérer de concert en créant unesociété de gestion commune. On peut parler d’une réelle innovation.N’est-il pas envisageable de répliquer une telle opération à Zurich? Quel sera le nouveau modèle d’affaires de l’industrie aérienne au XXIe siècle?Je ne le pense pas. A Munich, il n’a pas été facile de concilier des intérêts Autrefois, chaque pays avait sa compagnie aérienne. Aujourd’hui, quel-et des objectifs divergents. Il a fallu un temps de préparation très long ques compagnies nationales subsistent, mais le plus souvent au sein d’unet nous avons bénéficié aussi d’une réelle volonté politique. En Suisse, je groupe qui réunit une ou plusieurs compagnies-sœur dont une compagniene constate pas de volonté politique de parvenir à une solution. Les pro- low-cost.priétaires de l’aéroport de Zurich désirent faire les choses à leur manière.Je ne crois donc pas à la création d’une coentreprise. En revanche, je crois Quel est le rôle de Swiss dans le groupe Lufthansa?à la possibilité d’améliorer la coopération avec l’aéroport. C’est l’un de mesprincipaux objectifs. Le rôle de Swiss dans le groupe Lufthansa est clairement défini. Nous avons des marques et des hubs premium à Zurich, Francfort, Munich etVotre taux d’occupation des avions est de 83,4%. C’est très élevé dans votre à Vienne. Swiss fait partie de cette unité d’affaires. D’un autre côté, nousindustrie. Allez-vous pouvoir le conserver? comptons développer Eurowings comme transporteur low-cost. Ce type de double stratégie inspirera de nombreuses compagnies à l’avenir.En comparaison avec les autres compagnies du groupe Lufthansa, Swissréalise toujours le taux d’occupation le plus élevé. Ce sera un défi de Edelweiss Air, la compagnie sœur de Swiss, va-t-elle disparaître?réussir à conserver un tel niveau en 2016, avec des appareils à plus fortecapacité. C’est pourquoi je pense que notre taux d’occupation baissera Au contraire, Edelweiss Air est une bonne compagnie qui connaît uncette année, ceci jusqu’à ce que tous les nouveaux appareils aient intégré grand succès en Suisse. Cette marque offre un excellent complément àla flotte de Swiss. Swiss. Même si je siège dans son Conseil d’administration, elle travaille de manière indépendante. Et c’est très bien ainsi.Swiss est fortement dépendante du prix du carburant. Comment allez-vous Quel est le plus grand risque pour Swiss?gérer une hausse des prix du pétrole? Le plus grand risque pour Swiss, c’est l’évolution de l’économie suisse.Nous devons nous y préparer et donc renforcer notre résilience, notre Swiss est très dépendante de son marché national qui est aussi son prin-robustesse. Sur ce terrain, nous avons réalisé de très bons résultats en 2014 cipal débouché. Si l’économie suisse ralentit, Swiss pourrait en souffriret en 2015. Ce ne sera pas la première hausse du prix du carburant que directement. Et comme c’est aussi un marché premium, elle ne pourraitnous devrons affronter. Nous savons comment nous y prendre. pas compenser un recul des clients suisses par des gains de clientèles dans d’autres pays. J’espère donc que l’économie suisse continuera de croître.Le groupe Lufthansa compte réduire ses coûts de 500 millions d’euros. Ce qui permettra de stabiliser nos résultats à long terme. Quelle sera la contribution de Swiss à cet effort? Propos recueillis par Giuseppe MelilloL’allocation de la portion attribuable à Swiss n’a pas encore été définie.Indices est un supplément de L’AGEFI, quotidien de l’Agence économique et financière à Genève | Président Alain Duménil | Administrateur délégué-Rédacteur en chef François Schaller | CEO Agefi SA Olivier Bloch | Directeur adjoint, développements Lionel Rouge | Rédactionen chef Indices Danielle Hennard, Nicolette de Joncaire | Responsable IT Guy-Marc Aprin | Responsable graphisme et édition Sigrid Van Hove [email protected] | Journalistes Anna Aznaour, Mohammad Farrokh, Giuseppe Melillo | Contributeurs réguliers Solange Ghernaouti,Alain-Max Guénette, Daniel Held, François-Serge Lhabitant, François Savary, Philippe Schindler | Administration Patricia Chevalley, Carole Bommottet | Marketing Guillaume Tinsel (021) 331 41 06 | Abonnements (021) 331 41 01 – [email protected] | Publicité Suisse romande & internationaleNorbert Fouchault (021) 331 41 25 – [email protected] – Suisse alémanique Béatrice Leuenberger (044) 254 39 21 [email protected] | Imprimerie Kliemo Printing, Eupen | Les textes des journalistes hors de la rédaction ne peuvent engager la responsabilité de la publication.Copyright © Toute reproduction, même partielle, des articles et illustrations publiés est interdite, sauf autorisation écrite de la rédaction | Direction et administration Rue de Genève 17, Case postale 5031, CH-1002 Lausanne, tél. 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PAGE 26. Indices | | Juin 2016 | Les livres par HEG ArcLes peurs au travail Un sociologue de l’action qui a longtemps analyséAlain Max GUÉNETTE et Sophie LE GARREC les entreprises offre un regard et des éléments de solutions aux crises de modernisation gestionnaire.Éditions Octarès, 246 pages, 32 francsISBN 978-2-366-30053-6 Apprentissage collectif Les peurs eschatologiques ont été son apport. Sociologue, tout à la fois chercheur, supplantées par des peurs centrées sur enseignant, formateur et intervenant dans les de nouvelles valeurs typiques de nos organisations, il a développé une pensée sur les organisations occidentales, l’économie trajectoires d’entreprise, les changements dans et le travail notamment. Cet ouvrage Alain Max Guénette les organisations dont: les situations de crise so- réunit des spécialistes de différentes ciale et les pratiques d’intervention sociologique, disciplines pour rendre compte des OHaute école de gestion Arc ainsi que l’accompagnement des organisations et peurs à l’œuvre dans nos sociétés n peut distinguer deux grands des individus dans ces contextes d’incertitude. sécularisés. types d’approches sociolo- Par le biais du récent numéro hors-série de la giques selon que la visée est revue Sociologies Pratiques dont il était l’un desVers la guerre des identités? critique ou appliquée. Relati- fondateurs, un certain nombre de collègues luiDe la fracture coloniale à la révolution ultranationale vement au premier type, on rendent hommage en pointant les divers apportsPascal BLANCHARD, Nicolas BANCEL pense notamment aux appro- de son travail scientifique, aussi bien pour laDominic THOMAS (Dir.) Changement et intervention ches marxistes et leur souci d’appréhender les discipline sociologique que pour l’usage et la dans les organisations: relations sociales en termes de rapports de domi- mise en action qui peuvent être faits de la socio-Éditions La Découverte, 292 pages, 39 francs l’apport de Marc Uhalde nation. Les approches relatives au second type se logie de l’action en milieu organisé.ISBN 978-2-707-18812-0 Anne-Claude HINAULT, Florence veulent plutôt appliquées et se distinguent par Plus d’une quinzaine d’auteurs, chercheurs, en- OSTY, Philippe ROBERT-TANGUY leur souci de prendre en compte les rapports de seignants ou praticiens témoignent de la richesse Les auteurs publiaient il y a dix ans Pascal THOBOIS (Dir.) pouvoir en termes de relations entre acteurs ou et de puissance de sa pensée pour la sociologie «La fracture coloniale», avant la révolte de groupes d’acteurs ayant des enjeux ou pour- et pour le développement social de l’entreprise, des banlieues. Parce que l’espoir d’une Éditions Les Presses de suivant des objectifs communs. Tel est le cas tant du point de vue de la recherche académique évolution positive s’est depuis effondré, Sciences Po, Revue Sociologies des approches sociologiques appliquées aux en- que de la pratique d’intervention. Notre auteur la nécessité de faire le bilan des crises pratiques, hors-série n°2 treprises et autres organisations dans lesquelles a particulièrement travaillé les thèmes de l’inter- identitaires et sociales qui traversent la 160 pages, 38 francs s’inscrit Marc Uhalde. vention en entreprise et le rôle de tiers du socio- France s’est imposée pour comprendre ISBN 978-2-724-63481-5 Ceci étant, les approches orientées vers la pra- logue-intervenant. C’est à la question des «crises les raisons d’une régressivité. ISSN 1235-9278 tique ont leur part d’hétéro- sociales» qu’il s’attache dans généité, plusieurs courants son dernier ouvrage paruL’islam sera spirituel ou ne sera plus Crise sociale et transformation existant. Celui dans lequel Une exploration de aux éditions L’Harmattan:Éric GEOFFROY des entreprises notre auteur, à la suite de l’acteur dirigeant et un volume qui reprend son Marc UHALDE Renaud Sainsaulieu dans le travail de thèse de doctorat,Éditions Le Seuil, coll. La couleur des idées groupe duquel il a œuvré, des modes de pilotage revu avec un soin particulier216 pages, 17 francs Éditions L’Harmattan s’inscrit, s’oppose à deux du changement par sa collègue Florence OstyISBN 978-2-202-132067-1 Coll. Conception et dynamique grands courants sociologi- à laquelle il convient de lais- des organisations ques, l’un critique (on le rap- représentent un des ser la parole: «À la différence La négation, voire la trahison des va- 346 pages, 49 francs pelle), l’autre, appliqué ou nombreux résultats des crises externes – catas- leurs de l’islam est devenue caricatura- Préface de Florence OSTY orienté pratique: d’une part, de l’ouvrage pour trophes naturelles, indus- le, défend l’auteur. Celui-ci nous invite ISBN 978-2-343-09118-1 celui qui se développe à par- éviter le recours à trielles, environnementales à (re)découvrir une spiritualité lucide, tir de Karl Marx et Pierre-Jo- la figure héroïque –, soudaines et inédites, les seule apte à pourfendre l’hypocrisie seph Proudhon pour lesquels et charismatique, crises sociales de modernisa- religieuse, notamment le wahhabisme l’entreprise est le lieu central symptomatique des tion gestionnaire renvoient, et ses avatars. Il invite à restaurer la de la construction de classes périodes de crise. selon lui, à un processus de vocation spirituelle première de l’Islam. qui la transcendent et dont transformation mal engagé, le concept central est celui produisant des effets sour-Royaume d’asphalte. Jeunesse saoudienne en révolte d’aliénation et, d’autre part, nois et insidieux. Un modePascal MENORET le courant dit de la sociologie de fonctionnement dégradé des organisations initié par s’installe progressivement,Éditions La Découverte et Wildproject Michel Crozier dont la méthode est connue sous générant des situations de confusion, de malaise288 pages, 37 francs le nom d’analyse stratégique des acteurs. et d’incompréhension.ISBN 978-2-707-19050-5 Pour M. Uhalde comme R. Sainsaulieu, pour Quatre enquêtes de terrain, ayant fait conjoin- lesquels ce dernier courant ne tient pas assez tement l’objet d’une intervention sociologique L’ouvrage explore l’histoire et la so- compte des influences culturelles propres à sont mobilisées pour montrer combien le dé- ciologie d’une mégalopole méconnue. chaque organisation, il convient d’analyser la règlement social et les troubles parfois violents L’enquête est menée dans les bas-fonds vie collective de travail non pas seulement en peuvent envahir les mondes du travail contem- de la capitale saoudienne, où règnent termes d’«acteur(s)» mais aussi et surtout en porains. Sont ainsi mises en évidence différen- les princes des rodéos urbains, des termes de «socialisation». Pour eux, l’entreprise tes dimensions constitutives de la crise sociale: révoltés et poètes, des marginaux et est d’abord une institution sociale, une société un vécu subjectif et collectif, point d’entrée et séducteurs. Où l’ordre établi imposé en réduction, dans laquelle les personnes peu- symptôme de processus de changement critique; par des gérontocrates est contesté vent se constituer une identité par le travail, une un état de fonctionnement à part entière, et non par une jeunesse désespérée. identité par la profession. L’entreprise, ainsi vue un simple dérèglement passager; une trajectoire comme un creuset de socialisation est, comme de changement qui voit l’émergence d’une idéo-Migrants et réfugiés telle, susceptible d’être amenée à devoir affron- logie gestionnaire et d’une modalité de l’actionRéponse aux indécis, aux inquiets et aux réticents ter des crises sociales. dirigeante en terme de rupture avec un passéClaire RODIER, Catherine PORTEVIN Pour appréhender et comprendre les trajectoires jugé archaïque.» d’entreprises et leur développement social, Marc Au final, la compréhension de ces modes deÉditions La Découverte, 94 pages, 9 francs Uhalde, disparu il y a deux ans, nous laisse des transformation critique permet d’envisager laISBN 978-2-707-18956-1 travaux féconds sur la connaissance des entrepri- question de la sortie de crise, prenant appui sur ses entre autres organisations, à travers des tra- la restauration de capacités d’apprentissage col- Un ouvrage à destination du grand vaux de recherche et des études de consultance lectif. Une exploration de l’acteur dirigeant et public, sensible au sort des personnes qui permettent de réfléchir pour agir en matière des modes de pilotage du changement représen- migrantes, mais ne sachant pas trop de développement social. tent un des nombreux résultats de l’ouvrage pour quoi penser face aux fantasmes d’in- Les deux ouvrages récents à l’honneur ce mois-ci éviter le recours à la figure héroïque et charisma- vasion agités de toutes parts. Un petit dans ces colonnes témoignent de la fécondité de tique, symptomatique des périodes de crise. livre formulé sous forme de questions réponses, facile d’accès, rapide à lire, pour comprendre les enjeux présents de la migration.La monnaie: entre dettes et souverainetéMichel AGLIETTA, Pepita OULD AHMEDet Jean-François PONSOTÉditions Odile Jacob, 460 pages, 48 francs978-2-738-13383-0 Ce livre parcourt cinq mille ans d’his- toire pour saisir l’unité du phénomène monétaire et son rapport à la souve- raineté, à travers les transformations conjointes des ordres politiques et des systèmes monétaires. Comprendre la monnaie dans toute sa complexité est l’objectif de ce livre qui convoque plusieurs disciplines.
PAGE 27. Indices | | Juin 2016 | Les livres par HEG ArcCarole Baudin et Philippe Geslin Le management impossible Dossier: Manager, un métier devenu impossibleProfesseur-e-s à la Haute école Arc Ingénierie. Bernard RADON, Alain Max GUÉNETTE (Dir.)1997. DEA en Conception de produits innovants, 1999. Parution de «L’apprentissage des mondes. Éditions de la SEES, Revue économique et sociales CNAM, Paris. Une anthropologie appliquée aux transferts 124 pages, 29 francs, ISSN 0035-2772 de technologies».2003. Doctorat au sein du Laboratoire Ethnologie Des praticiens de Suisse romande et des mondes contemporains (Paris VII). 2007. Création du premier laboratoire de recherche des théoriciens du management ont en Anthropotechnologie au sein de la HE-Arc été invités à répondre à la question:2005. Au Chili, travaille au Ministère du Travail Ingénierie. sera-t-il encore possible de manager puis de la Santé; Directrice de la Société dans un avenir proche? Ce dossier ren- chilienne d’ergonomie. 2012. Co-fondation du Fablab de Neuchâtel. ferme des diagnostics face au «malaise 2016. Parution de «La Piel del ORo». des cadres» pris dans des injonctions2010. HE-Arc Ingénierie à Neuchâtel, laboratoire paradoxales. Il propose des éléments en Anthropotechnologie Edana. de solution.Orpailleurs Encadrer les parcours de soins, vers des alliancesDans leur récent ouvrage publié par un éditeur thérapeutiques élargies romand sis au Locle, deux enseignants-cher- toujours pas «formalisés», non par manque d’efforts, mais parce Frederik MISPELBLOM BEIJER cheurs du laboratoire en Anthropotechnologie qu’ils ne peuvent répondre à toutes les exigences légales qu’on Edana – depuis peu, Groupe de Compétences leur demande. Éditions Dunod, 256 pages, 40 francs en Conception de Produits Centrée Utilisa- ISBN 978-2-100-72851-0 teurs – du domaine Ingénierie de la Haute Quelles sont les conditions de vie de ces personnes: quelles sont lesécole Arc, montrent de façon artistique l’efficace de l’apport de conséquences sur leur santé? Encadrer des soins, c’est encadrerl’anthropologie des techniques et de l’ergonomie appliquées aux des équipes de soignants, c’est égale-questions économiques et sociales. Un «Beau Livre» dans lequel Précarité, pénibilité physique, expositions aux bruits des mo- ment encadrer des pratiques de soinsle texte vient en support de photographies. Interview. teurs, aux gaz, au mercure, qu’ils utilisent. Les conséquences sur effectués sur les personnes, soutient la santé sont souvent dramatiques. Il n’y a malheureusement l’auteur. Cet ouvrage définit le champQuel motif vous a conduit vers cette communauté d’orpailleurs? pas de registre des pathologies et accidents liés à l’orpaillage. réel du soin, en équipe et auprès des Toutefois, tous nous ont parlé d’accidents souvent dramatiques malades, et propose une série de pistesCarole Baudin et Philippe Geslin: La communauté Amarakaeri qui les ont touchés eux ou leurs collègues. Pour récupérer quel- pour améliorer le travail stratégiqueest une des trois communautés avec lesquelles nous avons tra- ques grammes d’or, ces mineurs travaillent souvent jusqu’à 23 de ses cadres.vaillé pendant 4 ans dans le cadre du projet Wanamei (www. ou 24h d’affilé, sachant que la nuit est souvent le moment oùwanamei.org). L’objectif était de trouver des solutions socio- les accidents sont les plus fréquents. Finalement, contrairement Santé et territoires. Des soins de proximité aux risquestechniques pour améliorer leurs conditions de travail et de vie. aux idées reçues, peu de symptômes peuvent être corrélés di- environnementauxL’approche anthropotechnologique utilisée, allie anthropologie rectement à l’usage du mercure. La plupart des mineurs avec Marcel CALVEZappliquée, ergonomie et ingénierie. Elle suppose un travail en lesquels nous avons travaillé utilisent des alambics pour en ré-étroite collaboration avec les acteurs locaux. Ce sont eux qui ont cupérer les vapeurs. Dans le cadre de notre projet, nous avons Éditions des Presses Universitaires de Rennesles savoir-faire qu’il s’agit d’optimiser. Dans ce cadre nous avons développé avec eux un alambic amélioré récupérant jusqu’à 202 pages, 28 francs, ISBN 978-2-753-54312-6travaillé avec les amarakaeri de Boca Inambari. 99% du mercure. Ses vapeurs sont certes extrêmement toxiques mais les symptômes sont très compliqués à identifier. Ils ne sur- De façon récente, le territoire est devenu une composante des politiques viennent pas de manière spon- publiques de santé. L’ouvrage se donne tanée et peuvent se confondre pour objectif d’explorer et de mieux avec d’autres pathologies. comprendre la multiplicité et la diversité Tous les mineurs que nous des relations susceptibles de s’établir avons rencontrés sont précau- entre la santé et les territoires, en adop- tionneux avec le mercure, ne tant une perspective interdisciplinaire. serait-ce que parce qu’il coûte cher. Il ne s’agit donc pas pour Et les faibles subissent ce qu’ils doivent? Comment eux de le répandre. Toutefois, l’Europe de l’austérité menace la stabilité du monde tous le manipulent sous forme Yanis VAROUFAKIS liquide. Il est très difficile pour eux d’imaginer les risques qui Éditions Les Liens qui Libèrent, 436 pages lui sont liés quand, dans leur 38 francs, ISBN 978-1-020-90368-6 culture, le mercure s’utilisait autrefois comme un remède L’auteur revient sur les négociations pour l’âme… qu’il a menées pendant de longs mois pour résoudre la crise de la dette grec- Comment peut-on améliorer© Philippe Geslinque. Il en analyse les causes profondes leurs conditions de vie? et montre comment la constructionLeur histoire est représentative. Grâce à la production de l’or, européenne en est arrivée à ne plusils ont survécu aux tentatives de regroupement des missions En comprenant leur situation favoriser l’émancipation des peuples,catholiques des années 50. À l’heure où l’orpaillage est décrié au-delà de ce que décrivent les au contraire. Il montre le rôle nocifdans cette région, il nous paraissait important de montrer le discours écologiques qui, pour de la monnaie unique.quotidien de ces gens, qui, sans cette activité n’auraient pas pré- beaucoup, font peu de cas deservé leur identité. leur quotidien et des liens que Cerveau augmenté, homme diminué ces gens ont su tisser avec leur Miguel BENASAYAGEst-ce que dans la conscience suisse, on se rend compte des environnement. Ils ont besoinconditions de vie de ces personnes? de l’orpaillage pour survivre. Éditions La découverte, coll. Cahiers libres Ils savent qu’ils pourraient le faire de manière plus performan- 208 pages, 29 francs, ISBN 978-2-707-18901-1Non. Ce qu’on entend depuis la Suisse ce sont les discours éco- te sur le plan sanitaire et environnemental si on leur en donnaitlogiques qui stigmatisent les orpailleurs comme des saccageurs les moyens. Il ne s’agit pas d’envoyer de nouvelles techniques L’auteur montre que les avancées desde l’Amazonie. Ceux que nous avons connus, sont extrêmement dites «propres», qui hantent d’ailleurs les garages de la région. neurosciences bousculent notre entende-respectueux de la nature. C’est leur terre de naissance ou d’exil. Ces technologies pensées hors contexte et sans prise en compte ment en rendant envisageable la perspec-Ils la connaissent bien. Ils la craignent. La forêt amazonienne des utilisateurs ne fonctionnent pas localement. C’est la raison tive d’améliorer le cerveau et de supprimerévolue sans cesse. Il faut la connaître pour y vivre. Dans ce pour laquelle une association locale a fait appel à notre équipe ses faiblesses. Ce nouvel idéalisme ducontexte, les conditions de travail et de vie de ces orpailleurs pour co-concevoir des solutions ad hoc au plus proches des «cerveau augmenté», défend l’auteur,sont rudes. Les techniques qui leur permettent d’extraire l’or expériences vécues par ces orpailleurs. est en réalité une illusion dangereusesont dangereuses. Ils doivent s’immerger dans des eaux froides Propos recueillis par Barbara Guénette-Beck, Faculté des géosciences où pointe la folie et la maladie.et turpides pour aller chercher les alluvions. Ils doivent trans- et de l’environnement, UNILporter des machines de près d’une tonne pour chercher les filons. Aux marges du travailS’ils tombent malades, pas de salaire. Un salaire qui dépend des La Piel del ORo José-Angel CALDERONcrises économiques et fluctuations boursières… Ethno-photographie Lise DEMAILLY, Séverin MULLERBref, c’est un peu le salaire de la peur. Ces orpailleurs ne sont des orpailleurs Amarakaeri Carole BAUDIN, Philippe GESLIN Éditions Octarès, 230 pages, 32 francs Éditions G d’Encre, ISBN 978-2-366-30052-9 104 pages, 26 francs ISBN 978-2-940-50159-5 L’étude des marges constitue un révélateur des transformations sociales. Le parti-pris de cet ouvrage consiste à repenser le travail à partir d’analyses entre les «marges», du travail et de l’emploi, et les «centres», constitués par des cadres normatifs, des formes «typiques» ou dominantes. Libraire conseil: Payot Neuchâtel
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