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< Le \"Charles de Gaulle\" passe un tiers de temps en révision (ici, à Brest), notamment en raison de la complexité du système de propulsion nucléaire. V Dans l'enceinte de confine ment, ies chaudières nucléaires sont un élément clé du bâtiment. ..-rade débarquer une force amphibie plus de 3 milliardsd'euros, dont envi rait en principe être fabriqué pourpourraient également disposer d'un ron le tiers en études et en déreloppe-appui aérien léger et autonome. Pour ment. Si un second porte-avionsétait 2 milliards d'euros. Mais un tel bâtile prixd'un second Charlesde Gaulle, construità l'identique,hypotlièse assezla France pourrait s'offrir dix BPC à peu probable en raison des diverses ment ne navigue pas seul: il lui faut0,3 milliard d'euros pièce. Un peu difiFicuités engendrées parlapropulsion pourl'escorter un sous-marin nucléaireplussil'emportd'a\ions étaitaccepté. d'attaque, deuxfrégates antiaériennes, nucléaire, notamment la sûreté et l'in deux frégates anti-sous-marines et un Le coût justement: la France peut- pétrolier ras itailleur d'escadre. Resteelle se payer un second porte-avions? terdiction de faire escale dans certains quele budgetmilitaire esten réductionLe Charles de Gaulle a coûté un peu constante, et que de l'avis de nom pa\sde l'hémisphère sudcomme l'Aus breux experts, le plancher est déjà at tralie et la Nouvelle-Zélande, il pour teint. Puisque la marine ne peut se consacrer exclusivement à la protec tion de ses porte-avions, un second Charles de Gaulle ne sera que le ré sultatd'un choix:quelséquipements la marine et les autres armées de >-DE GAULLE, FLEURON DE L'AÉRONAVALE FRANÇAISEprogramme a été sus pte tenu des condi opérer dans des vitres de la passerelle que 65. Enfin, le 9 nopendu pour un an, puis tions d'un premier conditions optimales qui ne permettaient vembre 2000, trentede nouveau \"gelé \", à contact avec l'océan, par gros temps. Puis pas de voir la mer, ans jour pour jourquatre reprises entre alors que ies caméras sous certains angles. après la mort du géné1990 et 1995 pour des de télévision étaient des condenseurs de Au début de l'année ral, l'une des hélicesraisons budgétaires. conviées à bord ; ce 2001, la marine s'estLes gros problèmes qui se comprend vapeur des chaudières même aperçue que du Charles de Gaulletechniques ne sont beaucoup moins. ses hélices \"chanapparus qu'ensuite, Ce n'est qu'ensuite, à nucléaires se sont taient\", c'est-à-dire se brisait alors que leaggravés par de sévè l'occasion justement qu'elles émettaient navire allait effectuer de ces essais à la mer, avérés poreux. Les sa- des bruits rayonnants sa présentation offires erreurs de com que les vrais, gros, in frans (partie immer excessifs et même cielle à i'US Navy, au acceptables pépins gée du gouvernail) se insupportables dans port de Norfoik. Humimunication : quand, sont apparus: le pont liation qui ne serapar exemple, la pre d'envol était trop sont mis à vibrer de ies locaux de vie du lavée qu'un an plusmière sortie de la rade court de 4 m pour au manière inacceptable tard, lorsque le navire personnel féminin prendra la mer pour sade Brest fut annulée toriser ies avions ra dans certaines condi première mission opé soumis à 100 décibels rationnelle, au largepour cause de tem dars E-2C Hawkeye à tions de navigation. Lepête, ce qui n'est pas navire amiral français quand la législation du du Pakistan.choquant en soi com connaîtra également travail n'en permet des problèmes d'éiec- tropompes, et d'autre encore, dont ceux des 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 99

DÉCODAGE > CASSE-TÊTEUne surface optimisée ILOT DE COMMANDE ILOTABRITANT LE POSTEA gauche, le projet Thalès de porte-avions MENT . DE NAVIGATIONde la Royal Navy (50 000 tonnes), à droitele Charles de Gaulle (40 000 tonnes). La âES^É^mONS.MILIconception du navire britannique est axéesur l'optimisation de la surface du pont. TAIIfES~ A —>• vront-elles sacrifier pour se le emplacements des machines, des che payer ? Les marins ont leur idée sur la> EN SAVOIR PLUS question, et renonceraient volontiers à minées, des réservoirs de carburant imposeraient de reprendre à zéro de\"Quelles perspectives un sous-inann nucléaire lanceur d'enpour le deuxième porte- nouvelles études dont le coût préviavions français\", Pierre gins. L'arméede terren'estpasloin dePascallon, aux éditions. penser la même chose. sible s'élève à 1 milliard d'euros. L'EuL'Harmattan, 2000.\"Problème du porte- LE NUCLÉAIRE ENQUESTION ropede la défenseavanceà petitspas,avions\", Hervé Couteau- et la France pourrait proposer àBégarie, aux éditions Une autre question soulève les pasEconomica, 2000. sions, et cela jusque dans la marine: d'autres marines de s'a,ssocier dans laRapport n° 3317 sur quel mode de propulsion retenir? Sil'aéronautique navale. lespartisans du nucléairesouhaitentla construction d'un porte-a\ions reteAssemblée nationale, réutilisation d'une teehnique éprouvée nant lesoptionstechniquesfrançaises,10 octobre 2001, Jean-Yves par une première réalisation, ses ad à savoir l'emport d'avions CTOLLe Drian. Disponible sur versaires jugentque le coût de posses (Conventional Take-Offand Landing),http ://www.a sse m b iee- donc le Rafale Marine.Dèslors, pournat.fr/rap-lnfo/l3317.asp sion d'un bâtiment doté d'une telle quoi ne paschoisirune solution euro péenne? L'affaire n'est pas si simple propulsion est trop élevé, en raison d'autant que les cinq autres porte- de l'expertise technique qu'il impose, avions européens{lllustrious, Invicible du prixde sescomposants,de son im etArk Royal britanniques. Principede mobilisation fréquente, desproblèmes Asturias espagnol, Garibaldiitalien) ré rencontrés danscertainspays refusant pondent à des principes d'utilisation l'escale de tels navires.Les mêmes ju différents, en emportant des avions à gent qu'il faut en arriver à une pro décollage vertical Harrier, mais pas pulsion électrique intégrale, l'énergie de Rafale. La marine française et Das- étant produite par des turbines. Dans saultne veulentpasentendre parlerde ce cas,les plans du Charles de Gaulle ne pourraient pas être utilisés,car les la construction d'un tel bâtiment : ils veulent un \"vrai\" porte-avions, avec catapulte et brin d'arrêt. Les mé-100 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

Le projet Thalès original, comprenant deux \"îlots\" entre les bâtiments des deux pays, dès lors que les Britanniques retiende la RQval Ma\nfe (tours de commandement situées sur draient la solution des avions aveccé porte-avions futuriste le pont) contre un seul sur tous les bâtimentsactuelsde ce t\pe. L'équipe catapulte et brin d'arrêt. Il seraitpospourrait entrer en service industrielle retenueseradésignée d'icien 2012. L'originalité du sible dans ces conditions de faire atprojet proposé par la société à la fin de cette année, et les marinsThalès à la Royal Navy re terrir et décoller le Rafale françaispose, notamment,sur les français sont très tentés de s'associerau d'un navire britannique, et on endeux tours de commande programme. D'autant plusque lesBri mesure aisément l'avantage.Lesmament (les \"Ilots\"). tanniquesvontre\'enirauxavions \"clas rins français sont particulièrement siques\", s'ilsoptent comme c'est pro intéressés, en outre, par le projet bri bable pour la solution CTOL (CV F- tannique de remplacer la classique ?5), en renonçant à concevoir leurs catapulte à vapeur,dévoreuse de puis- La marine française très tentée par une association avec les Britanniques navires pour l'accueil exclusif du sance, par une catapulte électroma gnétique de conception américaine. STOVL (F-35 identique à celui du Ce systèmeque FUS Navyenvisage elle aussi pour son programme de corps des marines, à décollageverti futurs porte-avions CVNX-2 per cal). Chez Thalès, on se dit en tout cas mettrait d'accroître la vie du bâti convaincu que le dessinretenu par le ment et de réduire considérablement programme britannique CVF seratrès la dépense d'énergie, tout en rédui sant les contraintes d'espace. La so similairequel que soitl'avion retenu, lution britannique imposerait ce pendant que ce navire ne soit pas et qu'il garantira la capacité de cent construit dans un chantier militairechantes langues indiquent que la cinquantesorties par jourexigée parla français, et que les svTidicats, très inFrance n'accepterait d'envisager un Roval Navv. Rappelons que les porte- fluents à la DCN, obtiennent desporte-avions européen qu'à la condi avions américains assurent deux cents compensations satisfaisantes. Autanttion qu'il soitcommandé par un Fran sorties par jour,et le Charles deGaulle de problèmes qui ne sont pas du ressort de la marine, mais du gouçais. Calomnie, naturellement... entre cent et cent vingt. vernement. Budgets,solutions tech niques, choixstratégiques... La balle Si la marine française étudie d'aussi est désormais dans le camp des hommes politiques.UN APPEL D'OFFRES POUR près la solution britannique, c'estRÉDUIRE LES COÛTS qu'elle permettrait de ne pas avoir àSe dirige-t-on vers une association avec paver de frais d'études à la sociétéla Royal Navy? Spectaculaire illus d'Etat française DCN (Direction destration du redressement des forces ar constructionsnavales) pour un navireméesbritanniques,en voie de prendre à propulsion conventionnelle. Autrele leadership européenavec une large avantage : l'interopérabilité totaleavance, la Royal Navy va commander d'un seul coup deux porte-avions > Le Rafale Marine n'est pasdansle cadrede son programme CVF adapté au décollage vertical, et la marine et Dassault s'oppo(Carrier Vessel Future), le premier sent à tout projet de bâtimententrant en service en 2012. Plus volu utilisant ce type d'appontage.mineux que le Charles de Gaulle(50000 tonnes contre40000), ces navires sont également acquisselon unea procédure d'appel d'offres destinée ài faire baisser les coûts. Les firmes BAe<5 (British Aerospace) et ThalèssontenI compétition, cette der-^ nière entreprise pro-± posant un dessin très SCIENCE & V

i-r'-•X» ^ '' ' , ,Avec les Cahiers de Science & Vie, •j : . • •: 1\"^-découvrez les secretsdés bâtisseurs de cathédrales j; ^ v__ vv'''mm '^«fe i' W \"âk- i fc 1 I SCIENCEé/IEl La icienct uhvsiaue des archiîecK-s gothiques Plans, charpentes, outils... Tout sur la construction L'invention du chantier oroanisé Sciences & techniques des bâtisseurs de hédrai AM! NOUVELLE FORMULE En vente chez votre marchand de journauxLes Cahiers de Science & Vie : enquête sur les racines du monde

Sciences1 0 4 UE POINT SUR... Les maladies Infectieuses \'ims et autres bactéries n'en finissent pas de causerdes ra\ages dans le monde. Un \ éritable défi pour le XXl' siècle.120 Questions-Réponses D'où viennent les marées? Comment prend la greffe d'un arbre? Pourquoi le bâillement est-il contagiem? Le ciel du mois Histoire130 Les scribes mathématiciens de Babylone Quand l'algèbre étaitun plaisir en Mésopotamie.Technologies^ / Comment ça marche I OO Le moteur Diesel \"common rail\" Lessecrets de la rampe à injection commune.Ils l'ont taitLa bicycletteà hydrogèneEt aussi: Le casque oùl'air circule... Lachaussure de foot qui nepèse que 196g...146 i4,5 ans2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 103'

Connues depuis toujours, les maladies in-m a a d e sfeetieuses sont de loinles plus meurtrières. 11en apparaît aujourd'hui Un défi pourde nouvelles, tandis que d'autres que l'oncroyait vaincues font de le XXI® sièclenouveau des ravages.L'enjeu estmondial. Mais de quelle façon D'après l'Institut Pasteur, 50000 per en plus souventà la faveur des muta sonnes meurent chaque jour dans le tions qui lesrendent résistants. les microbes nous in monde d'une maladie infectieuse. Concrètement, la diffusion de cesfectent-ils? Quelssont les plus redoutables ? Malgré les progrès de la médecine, germes infectieux profite des mouveEt comment s'en pro virus,bactérieset autresparasites cau ments de population, des conflits, des sent encore des ravages, et pas seule transports internationaux, de la défores-téger? Des réponses à ment dans les pays pauvres. Une si tation, des nouveaux modes d'alimen tuation d'autant plus inquiétante que tation. Mais c'estsurtoutlapauvreté qui toutes ces questions certains agents que l'on crovait d'un arriveen tête des facteurs de dévelop autre temps réapparaissent en force, pement desmaladiesinfectieuses. Au dépend lavie de mil comme le bacille de la tuberculose, trement dit, si la recherche de vaccins lions d'êtres humains. tandis que de nouveaux sonten pleine et de médicaments toujours pluseffica Par Léo Agret expansion, à l'instardu virus du sida, et ces est indispensable, l'essentielde la que d'autressurgissent soudainement, lutte passe avant tout par des mesures tels lesvirusEbola ou Nipab. d'hvgiène, comme selaver lesmainsau savon, ce qui n'est hélaspasà la portée Les nombreux congrès internatio naux (1) consacrés à ce fléau ne cessent de ceux pour qui l'eau estune ressour d'insister sur la nécessité de faire de la ce rare et l'achat d'un bout de savon une lutte contre les microbes une priorité réelle dépense. Voilà quiaugure mal,si i mondiale. Certes, des vaccins sont rien n'est fait, d'une amélioration sur le ; bien censés nous protéger et des anti front de la lutte contre les microbes, ces ; biotiques et antiviraux nous soigner; maisleur efficacité n'estpasabsolueet piresennemis de l'homme. Ij lesagentsinfectieuxqu'ilscombattent leur échappent aujourd'hui de plus (1) Le congrès de l'international Union of Microbio- : logicalSocieties, intitulé \"le monde des microbes\", ; se tiendra à Paris du 27 juillet au r août. :104 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

Bcrrrr-'gEr 1•8M;2% 7,8 % Infections respiratoires pathotogies > UN FLEAU 4,2 % PLANETAIRE Diarrhées Toutes confondues, les maladies infec 3,3 % tieuses ont cause la Tuberculose mort, en 2000, de quelque 17,8 mil 2,1 % lions de personnes Malaria de par le monde 1,5 % < UNE LUTTE Rougeole INÉGALE 10,4 % SI l'hygiène est le Autres premier rempart infections contre les micro 16 % des cancers bes, les pays pau sont dus aux infections vres sont loin deri pouvoir l'Imposer. > TROUVER La course a des antibiotiques plus efficaces est de venue une priorité dans les laboratol- 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 105

.Le point sur... les maladies infectieusesComment les microbes € Virus et bactéries sont les nous Infectent principaux germes infec 1 L'attaque des bactéries INTRODUCTION tieux. Lespremiers sont ENTRE LES CELLULES Pour s'introduire dans l'orga des particules entièrement nisme, soit les bactéries se DESTRUCTION . dépendantes des cellules glissent entre les cellules des ^qu'ils infectent, les secon parois tissulaires (peau, mu ET INTRODUCTION queuses, poumons, etc.), soit des sont des cellules à les détruisent pour se frayer un passage, ou encore profi part entièrequi Vventaux tent d'une blessure.imépens de leur milieu. Mais tous partagent un même et seul but:sereproduire. Bactéries Barrière cellulaire (par exemple, paroiSi \ irus et bactéries ne se ressemblent de l'estomac)pas, ils partagent cependant un cer BACTERIES >tain nombre de points communs : Ce sont des cellules constituées d'une membrane qui contient leurils possèdent un patrimoine géné-' patrimoine génétique et les \"outils\" nécessaires à leur division et à l'extique, ils se reproduisent et sont traction d'énergie du milieu ambiant.constitués de molécules qui appar Certaines ont acquis une affinité partiennent au monde du vivant. Et ticulière pour l'organisme humain. VirusàARN Une cohabitation qui peut être unecomme tout ce qui \ it, ces microbes véritable coopération (dans la diges (ex : poliovirus)és'oluent. Aufildesgénérations, leurs tion par exemple) ou un combatgènes subissent des mutations qui acharné pour la survie de chacun. viruspeuvent leur être fas'orables ou dé VIRUS > à ADN (exlétères, selon qu'elles leur laissent hepatite B)ou non la possibilité de se reprodui Formés d'une enveloppe qui pro tège leur patrimoine génétique et, Rétrovirusre dans le milieu où ils évoluent. pour certains, quelques protéines, (ex : virus les virus n'ont pas d'autre possibi du sida) Ainsi, la virulence et la toxicité lité que d'utiliser les cellules pour se reproduire eux-mêmes, parfois L Lattaque des virusd'un microbe pein'ent varier dans le sans dommage, parfois au détri ment de l'organisme tout entier. Les virus s'introduisent directementtemps. Lorsque le milieu des ient dé Leur propagation est assurée par lefavorable, par exemple, dans le cas passage d'un organisme à l'autre. dans les cellules par fusion de leurd'une bactérie, quand une substance membrane avec celle de leur hôte, ou en se faisant phagocyter.antibiotique sature l'environnement,ou quand des anticorps interdisentaux virus d'accéder au cœur des cellules, le hasard des mutations peutpermettre à certains d'échapper àl'anéantissement. C'e,st ainsique naîtun microbe résistant, parfois capablede sur\ i\ re à toute tentative de luttecontre l'infection. i106 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

1 f) COLONISATION Toxines *i y ; ET INFLAMMATIONCèllule Tissu--—'' Idendritique ' envattl^-- -• ♦ •. --y? cj y Ellesmtnsdquent lestissusAl Elles envahissentl'onanisme MULTIPLICATION Aiors que certaines bactéries Cellules À L'INTÉRIEUR t. immunitairesLes bactéries sont transportées envahissent ieurs ceiiuies ci-soit par des ceiiuies immunitaires D'UNE CELLULE bies, d'autres essaiment dans BOURGEONNEMENT(dendritiques), soit par ie sang. tout i'organisme, et d'autres, ^ ET EXPULSION encore, colonisent un tissu spécifique, provoquant une ' inflammation. La majorité ' libère des toxines. % ♦Toxines ESSAIMAGE • *DANS L'ORGANISME, SANG 4 Ilsfinissent par contaminerl'organisme Certains virus \"cristallisent\" à l'intérieur de la cellule: leur nombre finit par la !•' faire exploser. D'autres essaiment /^BÊÊÊH^ par bourgeonnement. . CRISTALLISATION ASSEMBL/^E DUVIRU^ ^ CYTOPLASME vPriortaéliense;,|^^. COPIE DU xT GÉNOME VIRAL 311s infectent les cellules PHAGOCYTOSE Tous les ARN viraux sont traduits en pro TRANSCRIPTION Ribosome DEL'ADNENARN téines par les ribo- somes de la cellule. FUSION Leur génome est transcriten ARN TRANSCRIPTION DEL'ADNENARN Les virus à ADN font transcrire leur génome en ARN par les enzymes de la cellule dans NOYAU son cytoplasme, ou dans son noyau. Les rétrovirus transcrivent eux-mêmes leur ARN en ADN avec leur propre enzyme. TRANSCRIPTION INTÉGRATION À L'ADN ^ ^ EDNELA'ADRNN ^ii^^Sf>-/-/^^LIBÉDRE/LfT'AIiO^N: CELLULAIRE DANSLTN^ Ci m 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 107

Le point sur... les maladies infectieusesLes 22 agents infectieux Alorigine des nom ies plus à craindrebreuses maladies infee- tieuses quisévissent dans le monde, on trouve des Toutes catégories confondues, on Certains microbes sévissent depuisla nuit destemps, comme le germe de la vims, desbactéries, des connaîtaujourd'hui 1415\"agents pa peste. Ilsont été l'objetde nombreuses thogènes\" (1) qui menacent notre or recherches, qui ont débouché sur des champignons ou encore ganisme. Parmieux, 220virus,classés traitements ou des vaccins efficaces ; d'autres sontapparus plusrécemment, des parasites. De quelle dans l'ordre alphabétique du Andes comme le VIH, le virus responsable virus au Zingavirus, peuvent infecter du sida, ou le virus Ebola, et nous laissent presque sans défense. Autre infection est responsable l'homme. Les bactéries pathogènes ment dit, nous ne serons jamaisà l'abri de mutations favorisant l'émergence tel germe ?Et quelles connues, elles, sont au nombre de de nouveauxgermesdévastateurs. 540, tandis que l'on recense actuelk sont les souches les plus lement 310 champignons, 70 proto (1) Selon la Royal Society of London, qui a publié la dernière liste complète des agents pathogènes,m redoutables ?Réponses zoaires et, enfin, 290 helminthes (des voir \"RIsk factors for human disease emergence\", L.Taylor, dans Philosophical Transactions, juillet sous forme de fiches. vers). Le pouvoir infectieux de ces 2001. Pour en savoir plus, on peut consulter le germes ainsi que la gravité des mala site : http://www.pubs.royalsoc.ac.uk/phllo_blo/ appehdices/taylor.pdf dies qu'ils provoquent sont très var riables. Parfois, la mortalité causée par une infectionpeut êtrefortement accrue parl'état de santégénéraldes populations qui doivent y faire face. 7,8 % 4,2 % infections respiratoires Diarrhées 18,2 3,3 % Autres pathoiogies Tuberculose > 35 % DE Ma aria LA MORTALITÉ 1,5 ' Rougeole MONDIALE Autres Sur 51 millions de infections 16 décès par maladie des cancers enregistrés en 2000 sont dus dans le monde par aux infections l'OMS, 17,8 millions sont dus à des in fections, soit 35 %, et cela sans compter les 1,1 million de décès pourtant liés à un cancer causé par un germe. >4- i ^ .i / < LE POIDS DE108 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002 ii LA PAUVRETÉ Iî La part des \"années de vie valide\" per dues à cause d'une maladie infectieuse dépend largement du développement économique. _

Pneumonie Pneamocoaup Pf'dsniodlnnii Agent virus de l'immuno- Agent Streptococcus Agent Plasmodium faiciparum déficience humaine (HIV) (principal) pneumoniae (bactérie) (protozoaire parasite)Contamination sang, Contamination aérosol Contamination moustique (anophèle) sperme Prévention vaccin Prévention éiimination du moustique Traitement répulsifs, insecticides,Prévention préservatif antibiotiques, moustiquaires, mais résistances chimioprophyiaxieTraitement cocktails d'antlrétrovlraux Victimes dans 3941000 décèsVictimes dans 40 millions de cas, le monde/an (toutes infections Traitement oui. mais résistancesle monde/an 2 943 000 décès respiratoires) en 2000 victimes dans 200 à 500 millions de cas le monde/an 1080 000 décès en 2000Victimes en 23 650 cas, Victimes en 16 726 décèsFrance/an 978 décès France/an (pneumonie, broncho- Victimes en 7127cas importés en 1999 pneumonie) en 1999 France/an (voyages), 15 à 20 décès• Détecté en 1983 à l'institut Pas • Le pneumocoque est le principal • Un humain sur trois est concernéteur, le VIH (virus de l'immuno-défl- germe responsable d'infections par la malaria. L'ennemi visible est respiratoires aiguës, avec Haemo-cience humaine) a fait 25 millions philus infiuenza, le virus de la ici un moustique (anophèle), qui inde victimes en vingt ans. Descen grippe, Mycoplasma pneumoniae, jecte dans le sang le Plasmodium,dant d'un virus simien, il s'attaque le VRS (virus respiratoire syncitial, un parasite unicellulaire qui a un à l'origine de la bronchiolite) et cycle de vie complexe (reproducau système de défense de l'orga quelques autres. Tous ensemble, tion sexuée chez son hôte insecte,nisme humain, permettant à divers ces pathogènes constituent la pre et plusieurs stades reproductifs nonautres pathogènes d'œuvrer sans mière cause de mortalité par infec sexués chez l'homme). Après s'être tion (4 millions de décès annuels) multiplié intensivement dans le foie,rencontrer de résistance. Le VIH le parasite s'installe dans les globu dans le monde. Très facilement les rouges, qu'il fait éclater, provoouvre ainsi la voie à de multiples transmis par inhalation d'aérosols quant alors le trio symptomatiqueinfections dites opportunistes, de (toux, éternuement) auprès d'une \"fièvre-frissons-sueur\". S'y ajoutentla tuberculose à diverses parasito- céphalées, vomissements et autresses en passant par des mycoses, personne déjà infectée, Streptoméningites et maladies à virus. coccus pneumoniae est un \"com diarrhées. Seule la variété PlasmoLes campagnes de prévention et mensal \", ce qui signifie que nousl'apparition des antirétroviraux, mé l'hébergeons couramment (dans dium faiciparum cause des crisesdicaments généralement associés l'oropharynx), le plus souvent sans aiguës, avec des troubles neuroloen multithérapies plus ou moins conséquence. Mais la virulence des giques, des convulsions, voire dessophistiquées, ont sensiblement souches (près de cent sérotypes coma et même, parfois, la mort.contrôlé l'épidémie dans les pays Car l'homme a, semble-t-ll, apprisdéveloppés, mais l'hécatombe se connus) est très variable et unpoursuit, notamment en Afrique, affaiblissement de l'organisme à vivre avec les trois autres variétéscontinent le plus touché, et en (malnutrition, autre pathologie...)Asie, où l'épidémie progresse rapi peut d'un coup permettre à Strep de parasite à l'origine de la maladement. Il reste que ces traite tococcus pneumoniae de partir à ria : Plasmodium malariae, ovalements sont lourds et parfois diffi l'assaut d'un organisme qui lui et vivax. Aujourd'hui, après desciles à supporter. De plus, le virus résistait jusqu'alors. C'est pourquoi tentatives décevantes, de nouveaux l'issue d'une pneumonie est encore candidats vaccins prometteurs sontdu sida étant extrêmement varia en cours d'évaluation. Mais le cycle si souvent fatale dans le tiers-mon de vie du parasite complique lable, c'est une véritable course qui de. Historiquement, Streptococcus recherche, chaque phase du déveest engagée, la découverte de nou loppement engendrant en effet desvelles molécules étant, en général, pneumoniae a été l'un des premiers réponses immunitaires différentes.suivie par l'apparition de nouvelles germes à opposer des résistances Par ailleurs, l'éradication par Insec aux traitements antibiotiques et, ticide de l'anophèle, qui fut un sucvariétés résistantes. Une trentaine aujourd'hui, la multirésistance est cès en Europe du Sud et avance bien en Amérique et en Asie, a dude candidats vaccins font l'objet devenue banale. Des vaccins sont mal à s'adapter à l'Afrique, contid'une soixantaine d'essais cliniques, nent pourtant très infesté.sans que l'on puisse toutefois pré disponibles depuis peu, visant undire la date d'apparition du premier nombre limité de sérotypes.vaccin opérationnel... 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 109

Le point sur... les maladies infectieuses 3B33SÏ] Agent Vibriocholerae 01 ! Agent Shigella flexneri, dysente- Agent Rotavirus et 0139 (bactérie) (virus) riae, sonnei... (bactérie)Contamination vole oro-fécale t Contamination vole oro-fécale (contact, Contamination vole oro-fécalePrévention hygiène j eau, aliments, mouches...) Prévention hygièneTraitement réhydratation, antibioti IPrévention hygiène Traitement réhydratation ques (des souches résistantes) ITraitement réhydratation, antibloti- Victimes dans 650000 décès le monde/an ' ques (nombreuses résistances)Victimes dans 137 071 cas déclarésie monde/an en 2000,4 908 décès I Victimes dans de 600000 à un million Victimes en ND France/an en 2000 Iie monde/an de décèsVictimes en 0 à 10 cas, Victimes en 925 cas recensés en 2000France/an pas de décès France/an pas de décès en 1999Agent Escherichia coli 0157H7. Agent Salmonella typhi, S. para- Agent Entamoeba histolytica (bactérie) typhi (fièvre typhoïde) (protozoaire)Contamination aliments (dont hambur Contamination vole oro-fécale Contamination eau, aliments ger mal cuit) Prévention hygiène, vaccin Prévention hygiènePrévention hygiène, cuisson Traitement réhydratation, antibioti Traitement antibiotiqueTraitement ques (nombreuses (metronidazole) réhydratation. résistances) antibiotiques Victimes dans 50 millions de cas, le monde/an 75 000 décèsvictimes dans ND Victimes dans 17 millions de cas (fièvrele monde/an le monde/an typhoïde), 600 0 00 décès IVictimes en rares cas Importés,Victimes en pas de dècès recensé Victimes en 152 cas de fièvre IFrance/an pas de décèsFrance/an en 1999 i France/an typhoïde en 2000, 42 dècès en 1999m L'infection diarrhéique est i'une est aujourif'hui divisé par deux. accompagnées de dérangementsdes grandes piaies du tiers-monde. Les germes responsables de ces diar intestinaux, souvent mortels. PourUne terribie mortalité touche rhées sont nombreux. Concrètement, sa part, le choléra est parti d'Inde c'est surtout sous les tropiques que au xix° siècle pour conquérir l'Asied'abord des enfants de moins de les bactéries du genre Shigella pro et l'Afrique-et une nouvelle souche voquent la dysenterie bacillaire, qui (dite 0139) apparue en 1992, éga5 ans, ie plus souvent par manque délabre l'intestin. Les rotavirus, eux, lement en Inde, inquiète. Quantde soins adaptés, ou par simple sévissent un peu partout dans le à Escherichia coll, ii nous habite monde. Mais les conséquences ne depuis toujours, participant à laretard dans leur administration. sont pas les mêmes partout ; en digestion, mais au moins quatre effet, l'hygiène, une bonne alimen souches sont dangereuses, dontCependant, les 2124000 décès tation et un système de santé la fameuse 0157H7, qui a déjàcomptabilisés dans ie monde en moderne minimisent chaque fois contaminé des hamburgers enl'an 2000 comme conséquence sérieusement les dégâts. plusieurs occasions. Enfin, l'amibed'infections diarrhéiques de toutes Diverses espèces de Salmonella Entamoeba histolytica se révèlesortes représentent un progrès. sont la cause de gastro-entérites être un parasite très banal, maisEn effet, dans les années 80, on et, surtout, de fièvres typhoïdes. bien dérangeant.comptait de quatre à cinq millionsde décès annuels...C'est à l'aide de techniques de réhydratation simples que ce chiffre110 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

Rougeole CoquelucheI Agent Measies virus P Agent Bordetella pertussis Agent Mycotiactenum tubercu- losis (bactérie) Measies Virus Bordetella pertussis (virus) (bactérie)Contamination voie aérienne Contamination vole aérienne Contamination vole aériennePrévention vaccin Prévention vaccin Prévention BCG (efficacité inégaie), (en France, recommandé)Traitement non autres vaccins à l'étudeVictimes dans 30 millions de cas, Traitement antibiothéraple, Traitement cocktail d'antibiotiquesle monde/an 777 000 décès antitussif, sédatif, (résistances en hausse) antispasmodique en 2000 Victimes dans 8 millions de cas, le monde/an 1,66 million deVictimes en environ 10000 cas Victimes dans 40 à 60 millions de casFrance/an en 2000, moins de le monde/an 296 0 00 décès (2000) décès en 2(K)0 10 décès Victimes en 300000 cas (estima- Victimes en 6714 cas en 2000, France/an tlon), 13 décès (2000) France/an 695 décès en 1999• Testé pour la première fols en • Généralisée en France en 1966, • Un humain sur trois est infecté1954, le vaccin contre la rougeole la vaccination contre la coqueluest arrivé sur le marché français che a donné des résultats si spec par Mycobacterium tuberculosis.en 1970. Bien que non obligatoire, taculaires que cette infection ces Selon l'OMS, chaque seconde, uneil est devenu depuis une formalité personne supplémentaire est toude la petite enfance (vaccin à i an, sa d'être une maladie à \"déclara chée. Un organisme en bonne santépuis rappel entre 3 et 6 ans), asso sait en général résister à cette baccié à deux autres vaccins, dans le tion obligatoire\" en 1986. Or, on térie, mais cette opportuniste peutcélèbre \"ROR\" (Rougeole-Oreillons- découvre aujourd'hui que cette rester tapie durant des années jusRubéole). Les conditions de vie en maladie est de retour. Dramatique qu'à ce qu'une occasion se présen chez le nourrisson, elle passe te. De 5 à 10 % seulement des perFrance limitent les inconvénients relativement inaperçue chez sonnes infectées développent une l'adulte. Aujourd'hui, les adultes tuberculose, mais l'OMS estimepour les victimes, cette infection ne sont plus assez immunisés qu'entre 2000 et 2020,200 millionsayant un bon pronostic chez un par les vaccins qu'ils ont reçus de personnes déclareront la malaenfant par ailleurs en bonne santé. dans l'enfance, d'autant moins die, et que 35 millions en mourront qu'ils ne bénéficient plus d'aucun si les données actuelles ne sont pasLe tableau s'avère toutefois fort \"rappel naturel\", la probabilité sérieusement modifiées. On croyaitdifférent dans le tiers-monde, où de croiser une personne conta au XX' siècle pouvoir se débarrasser gieuse étant très faible. de cette pathologie, après la misedes millions d'enfants ne sont Une étude a permis de compren au point par les Français Albert Cal- dre qu'un tiers environ des adultes mette et Camille Guérin, en 1908,pas en état de subir une rougeole présentant une toux persistante du BCG (Bacille-Calmette-Guérin):sans conséquence... Ainsi, malgré durable et non expliquée souf et à nouveau en 1944 lorsqu'unla progression généralisée de la fraient en réalité d'une coquelu premier patient fut sauvé par lavaccination, prés de 800 000 en che, ce qui représente environ streptomycine, un antibiotique tout juste découvert. Pourtant, la tuberfants sont encore morts d'une 300 000 cas en France... culose n'est plus en recul, même dans les pays développés où notamrougeole en l'an 2000. Selon La recrudescence de cas de coquel'OMS, le coût du vaccin employé ment les SDF sont très touchés.dans ses campagnes de vaccina luche chez le nouveau-né avanttion est de 0,29 €. Pourtant, on Elle a développé des résistances, etest encore loin de pouvoir assu 2 mois, âge de la vaccination, s'exrer une vaccination systématique plique donc par une transmission même des multirésistances. Selonde toutes les populations concer par les parents. Suffisammentnées. L'objectif que s'est fixée la alarmant pour que soit revu le ca l'OMS, 4 % des cas résistent à plusdernière campagne lancée par d'un antibiotique. En outre, la tuberl'OMS est de parvenir à diviser la lendrier vaccinal : en 1998 a ainsimortalité actuelle par deux en culose s'est trouvé un triste allié2005. Pour y arriver, il faudra été introduit un nouveau rappel àimpérativement obtenir une 12 ans. La plupart des victimes se avec le VIH. Aujourd'hui, elle reprécouverture vaccinale supérieure rencontrent dans les pays où la sente la première cause de décèsà 90 % dans les régions qui sont vaccination est peu pratiquée, faules plus concernées. te de moyens financiers et d'infra chez les malades du sida: un tiers structures sanitaires adaptées. de la mortalité lui est imputé. 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 111

•Le point sur... les maladies infectieusesAgent Helicobacter pylori HBV,HCV... (Hepatitis B Agent Papillomavirus (bactérie) virus...) (virus) (virus)Contamination voie craie Contagion sang (transfusion, Contagion sexueiie seringue...), sexePrévention vaccin Prévention frottis cervicai, à i'étude vaccin en cours Prévention vaccination (HBV), préser vatif, seringues stériies...Traitement antibiotiques Traitement chimiothérapie, cryothérapie, laser,victimes dans >876 000 cas Traitement interféron (HCV) chirurgiele monde/an 647 000 décès en 2000 Victimes dans 564000 cas,Victimes en 10000 cas, ie monde/an 549 000 décès en 2000 Victimes dans 470 600 cas,France/an 5400 décès ie monde/an 233 400 décès en 2000 en 1999 victimes en France/an 6900 décès en 1999 Victimes en 3 268 cas, 1 632 décès France/an en 1995,764 en 1999 On estime que 16 % des cancers lymphomes de l'estomac. Elle agit l'utérus. Concrètement, ces virus ont pour cause initiale un germe en provoquant une Inflammation agissent en déréglant le contrôle chronique qui, à long terme, pertur de la prolifération cellulaire. On pathogène. Ainsi, la bactérie Heli be l'activité des cellules. De même, estime qu'environ 1,5 million de cobacter pylori, dont on admet les virus de l'hépatite causent des décès par cancer pourraient être depuis 1995 qu'elle est respon cancers du foie et le Papillomavirus, sable de l'ulcère gastrique, est notamment, le cancer du col de évités si les infections Initialesaussi à l'origine de cancers et de étalent efficacement combattues. FIÈVRES HÉMORRAGIQUES Fièvre hémorragique EbolaAgent Eboia Virus Agent Lassa virus (virus) Agent Dengue virus (virus) (virus) Contamination rongeur {MastomysContamination par contact (fluides natelensis) Contamination moustique corporels) (Aedes aegypti) Prévention Isolement, contrôle du rongeurPrévention Isolement Prévention lutte contre leTraitement aucun Traitement ribavirine moustique vecteurvictimes dans épisodes Isolés, jusqu'à victimes dans épisodes Isolés en Afri Traitement thérapies de soutienle monde/an 80 % de mortalité. Depuis ie monde/an que de l'Ouest. Sierra Leone, 1996 :823 cas, Victimes dans 250000 cas (dengue 1976, plus de 1500 cas, 153 décès le monde/an hémorragique), plus de 1000 décès 12000 décès en 2000Victimes en aucun Victimes en aucun Victimes en 10 cas importés en 1999France/an France/an France/an pas de décès• Les \"fièvres hémorragiques \" re grippe ou le paludisme. Viennent barrage (fièvre de la vallée du Rift àgroupent plus d'une douzaine de ensuite les hémorragies, superficiel Assou-an, Egypte, en 1977 et à Dia-pathologies provoquées par des les et internes, ces dernières pou ma, Mauritanie, en 1987), défores-virus de plusieurs familles (filovirus, vant entraîner des complications tation (virus Machupo en Bolivie,arenavirus, flavivirus, bunyavirus...), mortelles. A l'origine d'une épidémie Guanarito au Venezuela) ou encoreprovenant souvent d'un réservoir de l'un de ces virus, on trouve sou guerre (virus Hantaan en Corée,animal. Les syndromes sont très vent la rupture d'un équilibre éco 1951, virus de Belgrade/Dobravasimilaires, évoquant au départ la logique provoqué par l'homme: en Bosnie-Herzégovine...).112 SCIENCE 8, VIE > JUILLET > 2002

Grippe m i Intluenza virus Meningocoque Fievre o virus West NileAgent influenza virus (virus) Agent Neisseria meningitidis Agent West Nile Virus (bactérie) (virus)Contamination voie respiratoirePrévention vaccin annuei Contamination par aérosol Contamination moustique vecteur, réservoir aviaire Prévention vaccins, sauf pourTraitement non sérogroupe B, antlbloprophylaxle Prévention lutte contre ie vecteurVictimes dans année courante: 10à Traitement thérapie de soutienle monde 20 % population touchée, Traitement antibiotiques, de 500 000 à 1 million mais résistances Victimes dans épidémies ie monde/an sporadiques, de décès; quatre mortalité 10% pandémies par siècle Victimes dans sœooocas ie monde/an 50000 décèsVictimes en variable : des millions Victimes en Camargue, 1962 :France de cas chaque hiver, victimes en 551 cas, 56 décès France/an 1486 décès en 1999 France/an 25 cas en 2001• Le virus de la grippe est respon • Les méningites sont des infec • isolé pour la première fois en 1937sable d'épidémies mondiales récur tions des tissus enveloppant ie dans ie district de West Nile, en Ourentes, mais aussi de la plus meur cerveau (méninges) par divers ganda, ce virus a débarqué à Newtrière de l'histoire : en 1918, il fit pathogènes. Les méningites vi York en 1999 (56 cas, 7 décès), li pro rales sont généralement béni voque des épidémies en Afrique, auen seulement dix-huit mois un nom gnes. Parmi les bactéries respon Moyen-Orient, en inde, et même en sables de méningites, le ménin- Europe (Roumanie, 1996: 50 morts).bre de victimes encore aujourd'hui gocoque {Neisseria meningitidis)mai connu, mais estimé entre 25 est ie plus redouté. Il est notam Septicémieet 40 millions.Après cette \"grippe ment responsable d'épidémiesespagnole \", il y eut encore la \"grip de méningites cérébro-spinales «r® %pe asiatique\" de 1957 (soit quelque et de septicémies, surtout en Afri70 000 morts), la \"grippe de Hong que subsaharienne et dans les 1Kong \" de 1968 (31000 morts) et régions du tiers-monde. Neisseria meningitidis peut survivre sans se Agent Staohviocoaue doré1977(32000 morts)... faire remarquer dans le rhinopha-Derrière ces sinistres épisodes, on rynx d'un individu, sa vie durant. notamment Staphyiococ- cus aureus (bactérie)découvre une famille nombreuse C'est à l'occasion d'une autre Contamination geste invasif,de virus, dont les plus évolutifs infection ORLqu'il parvient éven immunodépressionappartiennent au groupe A. Leur tuellement à passer dans le sang,faculté de mutation explique pour puis à traverser la barrière hémato Prévention hygiènequoi il faut chaque année mettre méningée. La méningite cérébro-au point un nouveau vaccin contre spinale touche principalement ie Traitement antibiotiques (nombreu jeune enfant, ici, les symptômes ses résistances)les dernières souches en circula associent fièvre, maux de tête, vomissements, raideur de la nu Victimes dans NDtion. Celles-ci sont observées par que et troubles de la conscience ie monde/anle plus grand réseau de surveillan pouvant aller jusqu'au coma.ce jamais consacré à un unique En France, la méningite cérébro- victimes en 10000 décès parpathogène. C'est, sembie-t-ii, sur spinale refait son apparition cha France/andes variétés aviaires du virus, donc que hiver, à la saison des grippes, infection nosocomialechez les oiseaux, que de nouvelles provoquant de légitimes frayeurscombinaisons génétiques apparais • Les staphylocoques sont, à l'hôpisent, pour être ensuite transmises dans les établissements scolaires. tal, les premiers responsables (avecà des virus hébergés par le porc, Escherichia coli) des infections no-avant d'atteindre l'homme. Ce pro Chaque cas découvert peut occa socomiaies, qui interviennent chez sionner de manière préventive ie un sujet immunodéprimé ou à lacessus survient notamment au sein traitement par antibiotiques de suite d'un geste médical invasif (ca théter, sonde, chirurgie...). Staphy-d'élevages asiatiques où les porcs tout un établissement scolaire iococcus aureus est ie plus sévère.côtoient les canards. Mais l'épisodede la \"grippe du poulet\" de 1997 et de la famille.à Hong Kong a montré que certainsvirus aviaires étaient directementtransmissibies à l'homme. 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 113

.Le point sur... les maladies infectieusesDes parades très simples,L'habitude de se laver lesmais difficiles àmains avec dusavon per mettrait desauver chaquemettre en placeannée des centaines de mil liers depersonnes dans lemonde !Mais si le manque Selon rOMS, près de 800000 enfants toire en France en 1950), l'hygiène d'hygiène est le premier sont décédés au cours de l'année 2000 permit de fairereculer certaines mor à la suite d'une rougeole. Pourtant,le talités en Europe. L'hygiène,c'est-à- dire des gestes et des choses toutallié des microbes, l'absen premier \ accin contre cette maladie in simples comme le savon et l'habi tude de se laveravant de manger, deced'information etla pau fantile fut mis au point en 1954. Et préparer un repas ou après être allé celui qu'utilisel'OMS pour tenter de aux toilettes, pour lutter contre lesvreté font plus générale diviser cette terrible mortalité pardeux grands complices des microbes que sont les mains sales, l'eau douteuse, lesment le jeudes maladies d'ici à 2005 ne coûte que 0,29 € par moustiques, les mouches et rats, les rapports sexuels non protégés... Seloninfectieuses, et cela dans tête. Le casde la rougeole n'étant pas l'OMS, le simple falLde se laver les isolé :le tétanos et lacoqueluchetuentles pays pauvres comme chacun 300 000 enfants paran, parce mains à l'eau et au savon réduit dedans les pays riches. que ces derniers n'ont pas non plus 35 la transmission desShigella, des reçu un vaccin. Or^jarLvaccin contre six maladies (diphtérie, tétanos, co queluche, rougeole, poliomyélite, tu berculose) coûte aujourd'hui 0,8 €. bactéries à l'origine de dysenteries Plus généralement, lagrande majorité qui tuent entre 600 000 et un million de personneschaque année ! des 17 millions de décès annuels im MODIFIER LES PRATIQUES putables à un microbe ontpourcauseGUIDE PRATIQUE N°3 première la pauvreté. Toutefois, l'accès à l'hygiène n'estpas aussiévident qu'on pourrait le croire. Maisla raccination n'est pasle seul Si se laver les mains peut paraître laHERPES GENITAL moyende prévenirune maladie.Bien chose la plus facile et la moins chère qui soit,c'est oublier que le prixd'un avant que les inventions de Jenner et morceau desavon n'estpas insignifiant ET AUTRES MST Pasteur deviennent une formalité de dans nombre de pavs et que l'eau est raredans certaines régions du globe. l'enfance (le BCG devient obliga- , Screening, Sans compter que l'introduction de cette pratique là où elle est inconnue - ne vapasde soi. A un autre niveau,les progrès en matièred'hygiène se heur Us_ tent à des investissements bien plus lourds. Ainsi, lutter contre les diar rhées (plusde deux millionsde décèsA INFORMER LE PUBLIC •rojs annuels) consiste d'abord à briser leDans la lutte contre les maladies cyclede la contamination oro-fécale.Infectieuses, les campagnes d'infor 11 ya encore deux siècles,en France, ilmation sont une arme essentielle.114 SCIENCE a VIE > JUILLET > 2002

< PISTER L'ENNEMI DE L'INTÉRIEUR Prélèvement à l'hôpital Georges- Pompidou, en proie à une épidé mie d'infections nosocomiaies à i Legionella. V SOIGNER A BON ESCIENT Un test simple permet à un gé néraliste de sa voir si une angine est sensible aux antibiotiques (streptocoque) ou non (virus). n'était passcandaleuxde viderun pot rante sont ainsi en tête de liste de l'ar de chambre par la fenêtre, entraînant la dissémination des germes par les senal préventif des maladies infec mouches et les rats; il aura fallu l'ap parition desWC et du \"tout-à-l'égout\" tieuses. Réduire la mortalité due à pour empêcher qu'un rotavirus ou une bactérieShigellaà peine sortidu celles-ci passe donc, en amont, par le V PROMOUVOIR système digestifne retrouve le che L'HYGIÈNE min d'un autre. Autant d'infrastruc développement économique. Ce n'est Se laveries mairs tures qui restent aujourd'hui l'apa nage des pays déseloppés. pas une surprise. Non plus le faitque est un geste simple LE RETOUR DE LA TUBERCULOSE l'information circule toujours mieux et efficace contre L'hvgiène recommandeégalementde chez des populations sachant lire... les infections diar- Iifrôîe disposer d'unesource d'eausaine. Mais Mais il n'ya pas quelespavs sous-dé- rhéiques.Maisdans, nombre de régionsdu tiers-mondene il bénéficient toujours d'aucune tech- veloppés à être concernés par les ma bien des cas l'eaïï*\ nique d'assainissement de l'eau. Ré- est rare et ie savon' sultat:selon l'OMS, plusd'un milliard; depersonnes boivent quotidiennement ladies infectieuses. La première rai coûte cher...! de l'eau douteuse de par le monde, son, c'est qu'au sein des pavs dévelop' tandis que 2,4milliards n'ont riende cei que nous appelonsles \"sanitaires\", pésexiste ce que l'on appellele \"quarti Sas'on,WC, tout-à-l'égoutet eau cou monde\" : chez les sans-abri des mé tropoles américaines, par exemple, on note une forte recrudescence de la tuberculose, car, dans ces milieux, il est difficile de respecter un traitement qui dure six mois. La prise d'un re mède jugé trop contraignant estainsi souventinterrompue dès lespremiers signes de mieux-être. Aujourd'hui, les pauvres des pavs riches sont aux pre mières loges de l'apparition de —>• 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 115

ies inalciclics infectieuses < EDUQUER POUR PRÉVENIR La prévention passe par l'alptia- bétisatlon des populations, com me ici au Kenya. > COMBATTRE LA MISÈRE Le quart-monde est le plus démuni face aux infec tions, comme ici, au Nord de Paris. —>• souches résistantes à un, deux, propriés au mal. Pour radicales que fusion et l'échange de seringues chez trois, voiretous les antibiotiques. Fa les toxicomanes,elle a faitl'objet d'une ce à cette situation, les organismes soient au niveau individuel ces \"anti- concernés emploient une stratégie formidable sous-information au cours que l'on pouvait croire adaptée au biothérapies a priori\", la collecti\ ité, seul tiers-monde : le DOT(pour\"Di- elle,gagnerait às'enpasser. D'ailleurs, des années 90, pendant lesquellesau rectly Observed Treatment\", soit moins 500000 personnes furent in l'ancien ministre de la Santé Bernard fectées. Aujourd'hui,les courbespar \"traitement délivré directement\"). lent :la mortalitépar hépatitea doublé Cela consiste à organiser des tour Kouchnerlançaitdébut 2002un plan nées de soignants auprès des pa Lisant à réduire d'un tiers laprescription chez les 2 5--F1ans entre 1990 et 1996. tients, chargésde délivrerles traite d'antibiotiques en France, via un test distribué auxgénéralistes quipemietde Aucun chiffre solide ne mesure laIk ré par son suc ès àNew York, lementsetd'en vérifierlaprise.Inspi- dépister immédiatement si une an gineestd'origine bactérienne ou virale ; mortalité actuelle par hépatite G,Hk Samu social deParis le pratique dans ce dernier cas, les antibiotiques mais on pré\'oit déjà entre 10000 etH^désormais pour la tuberculose. n'apportent en effetaucun bénéfice. 15 000 décès en 2010.HV^Par ailleurs, le monde indus- QUAND L'IGNORANCE TUE... trialisé décoiuTequ'il a abusédes Les pays développés ont d'ailleurs Côté information, lespays industriali tendance à sous-estimer lesvrais périls^antibiotiques, ce qui aboutit au sésaccusent aussiun déficitqui, pour en même temps qu'ilssurestimentdes dangers très relatifs, mais largement jourd'hui à l'apparition de généra être de nature différente de celui des médiatisés. .Ainsi, desgermespeuvent tionsde microbes de plusen plus ré certess'engouffrer dans toute brèche sistants. En cause, ici, outre l'usage pays pauvres, s'avère préjudiciable massifd'antibiotiques comme sup dans la préventiondesmaladiesinfec ouverte dans la \"chaîne du froid\" ali plément nutritif dans l'élex'age, la tieuses. En France, par exemple, on prescription de précaution d'antibio constateune baisse de lavigilance par mentaire, mais la Listeria monocyto- tiques, souvent sous lapression despa rapport au risque de transmission du tients, sans garantie qu'ils sont ap- VIH depuis l'arrivéedesantivirauxef genes, pour ne citer qu'elle, n'aurait ficaces. L'hépatite G estun autrecasde causéqu'une cinquantaine de décès en figure. Transmise surtoutpar la trans- France en 1999. G'est 50 de trop, certes, mais bien peu comparé aux ra-LA POLIO EN NET RECULEn 2001, 531 nouveaux nombre de cas annuel a (Inde. Pakistan, Nigeria, Afghanistan, Niger Socas de poliomyélite ont été divisé par 500, Pour malie, Egypte, Angola,été détectés dans le atteindre ce résultat, Ethiopie, Soudan...;monde, un record histo plus d'un demi-milliardrique, clame l'OMS, d'enfants aura été vac connaissent une cer ciné en 2001. Mais l'af taine instabilité et l'efcontre 2 979 en 2000, faire n'est pas réglée : fort international ren certains des pays abri- contre des problèmesDepuis 1988, où l'on re _de financement. jantles derniers cas _censait 1 000 enfantspar.alysés paLjoiiîLte116 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

A VACCINER EN MASSE Une campagne de vaccination systé matique (ici en inde) peut faire brutaie- ment recuier une maiadie infectieuse. A PRÉSERVER L'ENVIRONNEMENT En Indonésie, i'agroforesterie nourrit les hommes. Ailleurs, la déforestation engen dre l'émergence de terribles maladies. vages occasionnés par la nourriture pitalière, en une constante vigilance et font des dizaines de réseaux de sur avantl'arrivée du réfrigérateur. dans le maintien d'un niveau de sen veillance, est un travail de fourmi in Plus paradoxal encore: la mortalité due aux infections (dites nosocomiales) sibilisation permanent despersonnels. dispensable dans la lutte contre les surv enant en milieu hospitalier, esti L'information est bien l'autre nerfde maladies infectieuses, aujourd'hui mée en France entre 10 000 et 20 000 la guerrecontrelesmicrobes. Plusen plus que jamais une priorité plané décèsparan, engendreparfois une re amont, la préventionreposecette fois sur l'ensemble des dispositifs permet taire. C'est notamment le rôle en mise en cause de la médecine mo tant de \"voir venir\" les nouvelles France de l'INVS (Institut nationale derne en général et de l'hôpital en particulier. C'estoublierqueside ter- vagues de pathogènes, vieilles connais de veille sanitaire), aux Etats-Unis dui ribles infections, à staphylocoque doré• notamment, sont déplorées dans les sances ou nouveaux venus. Accumu CDC (Center for Diseases Control)' hôpitaux, elles frappent d'abord despa-i tientsqui seraientprobablementmorts ler semaine après semaine les statis d'Atlanta ou encore de nombreux réi s'ilsn'avaientété admisau préalableà tiques sur chaque germe, comme le' l'hôpital. De fait,ceux-ci se recensent seaux spécialisés, nationaux et inter OtpBSSlBtSi essentiellement dans les services où nationaux (comme Flunet). I_ise pratiquent des techniques médi- < MODIFIERi cales invasives (chirurgie, explora-i tions...) ou des traitements immuno- LES PRATIQUES, dépresseurs, sans lesquels aucune Des campagnesi greffe ne seraitpossible. Là encore, la(réponsepréventive consiste, à côté de de prévention illusi nouvelles techniques d'hygiène hos trées visent à aler ter sur les pratiques risquées, tel le non ^usage du préserva tif au Cambodge. 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 117

•Le point sur... les maladies infectieusesLa biologie se mobilise Pour découvrir de nousur deux frontsvelles molécules capablesde combattre des germesdevenus deplus en plus Si la découverte, àpartir de 1929, des permet de produire d'un coup touterésistants aux antlbioU- une famille de molécules proches. Par ailleurs, le \"criblageautomatique\"of millions de personnes, ces substancesques, la recherche déploie qui enrayent la multiplication des frelapossibilité de testerdescentainesunarsenal à lapointe de infectieux dans lorganisme ne de molécules à l'aide de robots.1 1 1 - inn • arme aussi radicalelateetmologie. Llle mise qu'elles l'étaient. En effet, nombre de LA COURSE AUX ANTIBIOTIQUES aussi sur laprévention bactéries et de virus leur sont devenus Lesprogrès delagénomiquesontégad1es mal1a1di.es i•nfrect.•ieuses résistants,dta'anndtiisbqiout'iuqnueesseauleét\"éndoéuœveul-- lement réquisitionnés. Explication de Franck Kunst, à l'Institut Pasteur : par des vaccins issus du verte depuis trente ans\", alerte Patrice \"Apartirdela connaissance des gènesgénie génétique. Coui^alm, directeur du Centre na- d'un germe, nouspouvons déterminer^^ ^ tionai de référence des antibiotiques. lesprotéinesqu'ils codent et chercher les meilleures cibles pour de futurs Du coup, la recherche se mobilise antibiotiques. Les uns pourront per turber la synthèse du peptidoglyca- pour passer en revue un très grand nombre de molécules afin de déni cher les plus efficaces et, ainsi, élabo ne, la brique de la paroi bactérienne, s rerde nouveaux antibiotiques. Pource d'autres bloqueront des protéinest faire, elle profitedesdernièrestechno jouant un rôle direct dans la virulence. \" logies : des logiciels simulent l'inter On tente aussi des'attaquer auxpro- § action d'une molécule cible chez le téines qui sontvitales pourlegerme ou 5 germeavec un candidatantibiotique, à celles qui servent aux microbes à = tandis que la \"chimie combinatoire\" s'arrimer au tissu qu'ils infectent.\" ' < VAINCRE LES A RÉSISTANCES La boîte de Pétri permet de tester l'efficacité de plu sieurs antibioti ques en disposant des pastilles d'an tibiotiques sur une culture d'un ger me pathogène, ici, on voit nettement que l'antibiotique du centre et celui de gauche sont les plus efficaces.118 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

>TROUVER LES CIBLES Le décryptage dugénome des agents pathogènes per met de rechercher systématiquement parmi ieurs pro téines des cibies pour de nouveaux antibiotiques. Mais pourquoi ne pascibler directe nétique. Lapremièrevise à obtenirdes La deuxième stratégie est celle desment le mécanisme de résistance aux \"vaccins vivants recombinants\" en \"vaccins sous-unités\". 11 s'agit deantibiotiques ?Laréponse tientdansles manipulant le génome d'un germe. simples molécules, sorte de piècesdéformes variéesque prend ce mécanis C'est le cas lorsqu'on fabrique uneme : une bactérie peut résister à un tachéesdu germe,non \irulentes, quiantibiotique en devenant étanche, en bactérie ou un virus \"atténué\" en éliproduisantune molécule inhibitrice, suffisent parfois à provoquer uneetc.Lesbiologistes sontdonc contraints minantdesongénomelesgènes resde chercherau casparcas, la molécule ponsables de sa virulence. bonne réaction immunitaire. L'acbloquant tel mécanisme de résistancepour espérer rétablir l'efficacité que Le résultat est un micro tuelvaccin contrel'hépatite Bestde cel'antibiotique a perdue.Danscet esprit,on pourra soumettre desgermes à de la organisme inoffensif, qu'il t\pe. Ces molécules immunogènespénicilline complétée d'une molécule suffit d'injecter pour sensi- sontaujourd'hui obtenuesen greffantles empêchant d'\- échapper.Pour untemps,carla lutte contre lesbactéries biliser à l'avenir le svs- lesgènes qui leur correspondent dansest évidemment sans fin. î tème immunitaire à des bactéries ou des levures ; elles les produisent alorsen quantité dans unSUR LA PISTE DES VACCINS \ fermenteur, duquel il ne reste plusSur le front des vaccins, cette fois, la moindre attaque du germe naturel. Cette approche qu'à extraire la substance sécrétée.trois grandes directions de recherche est en cours de mise au point àsont actuellement en vogue, 'Institut Pasteur pour la bactérie Enfin, le \"vaccin à ADN nu\" esttoutesfaisant appel,au géniegé- Shigella(dysenterie) et le virusde constitué de fragments d'ADN viralA ELABORER DE la fièvre de la vallée du Rift. contenant les gènes de protéines imNOUVELLES MOLÉCULES Dans le même esprit,l'InstitutLa simulation numérique de Pasteurtravaillesur un projet munogènes du microbe. Cet ADNmolécules candidates est de \ accin anti-VIH via le virus at est injecté, généralement dans lesl'une des clés de la recherchesur les antibiotiques du futur. ténué du vaccin contre la rougeole, cellules musculaires, afin que cescel qui sendrait ici de vecteur pour une molécule virale censée provoquer lules se chargent de produire les pro une réponse immunitaire efficace. téines vaccinales, entretenant ainsi la réaction du svstème immunitaire... Mais pour l'heure, cette voie n'a pas encore fait sespreuves. I 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 119

REPÈRES SCIENCES : D'où viennentles marees ? Question de Jeanne Petit, GranviiieInfluencée par laLune, mais Parti deMarseille pourunlong voyage préférèrent alors parler de phénoaussi par leSoleil, levent et vers lesîlesBritanniques au rv\" siècle mènes surnaturels et de monstres ma avantnotreère,Pytlréas, explorateur et rins. C'est avec les grandes découlapression atmosphérique, astronome, observa de grandes ma vertesdn XVir' siècle que la marée futla marée était jusqu'ici rées sur les côtes de la Manche et de de nouveau comprise en termes as l'Atlantique. Ils'aperçut qu'elles étaient tronomiques. Grâce à Newton, on leanalysée en termes astro liées aux positions respectives de la sait aujourd'hui : la marée est ennomiques. Aujourd'hui, les Terre, de la Lune et du Soleil. Selon le grande partie due à l'action gravi quartier de la Lune et l'heure de la tationnelle de la Lune. Plus exacchercheurs soumettent ces joumée, la mer était haute ou basse,va- tement, elle résulte de cette acparamètres à une nouvelle riant avec une amplitude plus ou tion, combinée à la force cenapproche, d^mamique. moins forte. Sa découverte impres trifuge du ststèmeTerre-Lune sionna lessavants, quicroyaient queles en rotation. Là ou cette ré yPar David Groison marées étaient dues aux \"battements du cœur de la Terre \" ou à l'action de sultante est dirigée vers le ciel, l'eau des océans est at \"ventsd'origine solaire\". tirée vers le haut : la marée Pythéas fut entendu par Plutarque est haute. A l'inverse, là où et Sénèque, qui reprirent sa théorie, elle est dirigée vers le y mais il fut oublié par beaucoup, qui centre de la Terre, la sur-Vil L'action de laforcecentrifugeImaginons que ... ou que la Terresoit soumise La Terre n'est pas immobile : ellela laine n'existe pas... et la Lune tournent autour de leur à la seule attraction lunaire centre de gravité commun. Du coup,Dans ce cas, les seules elle est soumise à des forces cenforces à s'exercer sur l'eau Alors une seule force s'exer trifuges, qui expulsent l'eau vers l'exdes océans seraient les cerait sur l'eau des océans, térieur du système Terre-Lune. Si cesforces de pesanteur, cons forces étaient les seules à agir, iitantes dans le temps. Il n'y laquelle serait attirée du côté n'y aurait qu'une seule marée haute paraurait donc pas de marées de la Lune. Dès lors, il y aurait jour, cette fois du côté opposé à la Lune.et les mers s'étaleraient une marée haute par jour. ROTATIONuniformément à la surface DU COUPLEdu globe. TERRE-LUNE CENTRE DE GRAVITÉ TERRE-LUNE120 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

\"1face des océans s'abaisse : c'est la marée une seconde haute mer, douze heuresbasse (voir infographie). Lerythme de plustard,à l'exact opposé, due cettefois à la force centrifuge. On aura aussi,l'alternance entre haute et basse mer dans la même journée, deux basses mers lorsque lepointsera à mi-chemin.estdicté parla rotationde la Terresurelle-même. Observonsun point de la L'interaction entre la Lune et la Terreplanète. Grossièrement, en une journée, on aura une haute mer lorsquece n'explique pas toutes les variationspointse trouvera au plusprochede la d'amplitude et de duréedesmarées auLune, à cause de l'attraction gravitationnelle de cet astre sur la Terre, et fil de l'année. Le Soleil exerce lui aussi une force gravitationnelle Le décalagequotidien des marées Les alternances de haute et basse mer ne se produisent pas en 24 h : pendant que la Terre fait un tour sur elle-même, la Lune se déplace aussi de 1/28' de tour. Elle se retrouve donc au-dessus du même point en 24 heures et 50 minutes. Ainsi, la marée se décale de 50 min par jour. 24 HEURES Le soleil influesur l'amplitude des marées Le Soleil exerce aussi une Influence gravitationnelle sur l'eau des océans. Bien que deux fols moindre, à cause de sa plus grande distance, elle contra rie ou amplifie l'ampleur des marées selon l'angle qu'il forme avec la Lune.Dans la réalité, toutes Ales forces se combinent MAREES FORTESQuand les forces gravitationnelles (VIVES-EAUX)et centrifuges unissent leurs efforts, on obtient dans les faitsdeux marées hautes toutes les24 heures sur l'axe Terre-Lune etdeux marées basses à l'opposé. V MARÉES FORTES MARÉES FAIBLES (VIVES-ÉAUX) (MORTES-EAUX) MARÉES FAIBLES (MORTES-EAUX) 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 121

REPÈRES SCIENCES >Qucstions & Répoiiscs sur notre planète. Bien que plus V Les marées remontent loin dans les fleuves. Les grands ports de commerce telsmassif que la Lune, cet astre restetrès éloigné delaTerre. Soninfluence que Rouen, Nantes ou Bordeaux (ci-dessous) sont situés très en amont. A maréeestprèsde moitiémoinsimportante. montante, les bateaux peuvent accéder au port, et le quitter à marée descendante.Ainsi, s'il n'exerce pasde force suffisante pourcréerlui-même desmaréeshautes et des marées basses, il en régule l'ampleur (voir infographie ),LES QUATRE PHASES DE LA LUNE vingt-huit jours, touslesquatorze jours, fï elle se retrouve logiquement alignéeLorsquele Soleil et la Lune sont ali phies, car elles sont en deux dimengnés avec la Terre, leurs forces gra avec la Terre et le Soleil. On observe sions. L'axe de rotation de la Terrevitationnelles sont orientées dans la des vives-eaux. Mortes-eaux et vives- forme un anglede 23°avec le plan demême direction, leurs effets s'ajou eaux alternent ainsi chaque semaine.tent, et le marnage (ladénivellation Et si elles n'ont pas toujours la son orbite autour du Soleil. Ainsi, àentre une marée haute et une marée même valeur, c'est pour plusieurs mesure que la Terreapproche du sol raisons. La première : l'orbite de labasse consécutive) est important. Lune, qui estune ellipse. Son apogée stice d'été, l'attraction du Soleil renCe phénomène a évidemment lieu force les marées sous nos latitudeslorsde la nouvelleLune, quand notre est à 406 000 kilomètres de la Terre et tandis qu'elle faiblit dans l'hémisatellite est situé entre la Terre et le So son périgée à 357000 kilomètres.Or, sphère sud et inversement à l'ap c'est au périgée de sa course que la proche du solstice d'hiver. A l'apleil. Mais ilseproduitaussi à lapleine Lune nous apparaît pleine. L'attrac proche des équinoxes,ce sont les ré tion lunaire étant naturellement plus gions équatoriales qui connai.ssent laLune. La Terre est alors entre la Lune forte lorsque la Lune est proche, les plus forte attraction solaire. marées de pleine Lune sont donc leset le Soleil; l'athaction solaires'ajoute plusimportantes.Pendant lessixmois DES MARNAGES DE 17 MÈTRESprincipalement à laforcecentrifuge.Lesspécialistes parlentalors de vi\es- suivant, ce sont les marées de nou Mais en appliquantstrictement lathéoeaux.Lorsque lesdeuxastres forment rie de Newton sur la gravitation uniavec la Terre un angle droit, c'est-à- velle Lune qui dominent. verselle, l'amplitude des marées dedire lors du premier et du dernier L'amplitude des mortes-eaux et desCjuartier de la Lune, lesforces de gra vrait atteindre 70 centimètres, tout au \'ives-eaux varieégalement parce quevitation dues au Soleil et à la Lune se plus. Or, au Canada, dans la baie decontrarient et la marée est de faible le Soleil, la Terre et la Lune ne sont Fundv Burntcoat Head, on observeampleur. 11 s'agit des mortes-eaux. pas toujours dans le même plan. Ce que l'on ne voit pas sur nos infogra des mamages de 17mètres!C'est queLe nthme de cette alternance de\ i\ es-eaux et de mortes-eaux est dicté d'autres éléments modifient, sur Terre,par la position de la Lune. Comme le phénomène desmarées. En effet, laelle tourne autour de la Terre en T Cette rubrique est la vôtre, écrivez-nous ! Nous ne serons pas en mesure de répondre à toutes et à tous, mais les auteurs des questions publiées se verront offrir un abonnement d'un an à Science S Vie (pour eux-mêmes ou pour une personne de leur choix), SCIENCE &VIE, QUESTIONS/RÉPONSES 1, rue du colonel Pierre Avia 75503 PARIS CÉDEX 15.122 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

La maree progresse LES MAREES comme une onde \"TERRESTRES\" Cette carte de l'onde de marée L'attraction de la Lune et du en Manche montre l'avancée de la Soleil déforme aussi la croûte terrestre. Comme le sol est évi haute mer. Ces lignes témoignent de l'Influence de la configuration demment beaucoup plus rigide que l'eau, on observe un très des côtes et du relief sous-marin léger soulèvement. L'amplitude sur la progression de cette onde. du soulèvement varie selon la latitude ; il est de 0 cm aux pôles et son maximum atteint 40 cm près de l'Equateur. Ce qui est plutôt négligeable par rapport au rayon terrestre de 6 378 km. surface des océans ne se déforme pas niveaux plus hauts que si la pression aussisimplement que sur nos infogra phies : elle a une forme plus compli était plus forte. On admet ainsi que quée, essentiellement due aux bar 1 hectopascal de pression en moins rières que constituent les continents qui empêchent la maréede tourner li correspond à 1 cm de marée en plus. brement autour de la Terre. Elle ne dé Les vents ont aussi une influence : penddoncpasuniquementde simples s'ils ont la même direction que la équilibresde forces. Lesformesparti marée, ilspeuventla \"pousser\". jAinsi, culières de certaines côtes peuvent ainsil'amplifier. Quand leurscontours les vents d'ouest amplifient les marées A Le grandaccélérateur de parti sont trèsdécoupés,formés de goulets sur la côte Atlantique. Lors de la tem d'étranglement, les marées sont plus cules de Genève subit des déforma fortes car les forces s'appliquent sur pête de décembre 1999, la marée tions, dues aux marées terrestres. haute a ainsidépassé de 4 mètresla va Les scientifiques introduisent des une masse d'eau relativement faible. paramètres astronomiques dans les Les marées sont également plus im mesures pour en corriger les effets. portantesquand surla côte,la mer est peu profonde. Quand les deux phé leur attendue sur les côtes de \èndée et nomènes s'additionnent, on peut at de Gironde. A l'inverse, il n'est pas teindre des records : 14 mètres de mar- rare que sur la côte méditerranéenne,1nage pour les grandes marées de la, baie étriquée et plate du Mont-Saint- la tramontane et le mistral renforcent?Michel. Au contraire, legolfe de Gas- la marée basseou masquent l'effet dei cogne dessine une vaste baie aux la marée haute. Pour tenir compte de; contours réguliers : les marées y sont touscesparamètres, de l'influence de; plus faibles. Enfin, tous les effets mé- la Lune, du Soleil, de la forme des \"ALLER PLUS LOINItéorologiques comme le vent ou la côtes, de la surface de la planète, les \"Marées\" MAREESi pression atmosphérique peuvent in- scientifiques délaissent aujourd'hui Nession pour Laplace. Ils adoptent Pour \"Compren' fluencer la marée. Dans une zone de dre les marées une approche drnamique :la maréeest sur les côtes dei l'Atlantique et de r ue comme une onde, caractérisée la Manche\", pari basse pression, le \"poids\" de l'atmo- Odile Guérin, Ed.: sphère sur la surface des océans est par une amplitude et une période.1moindre. Ducoup, lamarée atteint des Gette méthode de calcul permet de L'Amarine. prévoir avec une plus grande préci http;/A(wvw. ifremer.fr/i po/ sion les coefficients de marée, de pré cours/maree dire heure par heure son évolutionen Pour tout savoir sur le fonc différents points de la planète. Bienloin tionnement des marées, soit des \" battements du cœur de la Terre et sur les mouvements pério diques de montée et de des des monstres marins... i cente du niveau de la mer. 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 123

Si seulement tout le monde était aussi prudent m5:fc;i:-. ^ SÉ '-^ a-::.^' • ••. . • -•> -.- •• ^-.-w \"' * •- * »«rX» ^i •» ^ LES SAUVEIEURS EN MER. ILS ONT LA VOLONTÉ, DONNEZ-LEUR LES MOYENS. kX:-'- •-••-;•• • •. 4Je soutiens la SNSM et je joins un chèque du montant de mon choix (20 € minimum pour devenir adhérent et recevoir une carte et un autocollant).Un reçu de déductabilité fiscale me sera adressé. S.N.S.M. 31, Cité d'Anîin - 75009 PARIS - Téi : 01 56 02 64 64- Fax : 01 56 02 65 51.

REPÈRES SCiEWCES Commentla grsff© prend-ellePratiquer une entaille dans le troncs u r u n a r b r e ?d'un merisier, y maintenir bien serrée l'extrémité d'une jeune branchede cerisier, appliquer un petit pan Question deJulie Blanet, Rumillysement, et le tour est joué. D'ici àquelques jours, le cerisier pourra plantes, maisforme une sorte de colle plantes (cambium) s'unissent et pros'épanouir, puisant toutes ses forces qui soude ensemble les tissus. lifèrent, formant un nouveau camchez son solide cousin. De fait, la En quelques heures, les cellules qui bium qui établit la liaison entre lesgreffe permet d'obtenir des plantesplus robusteset plus productives,ca bordent la ligne de nécrose vont tou partenaires, dix à vingt jours aprèslapables de s'adapter à de nouveaux tefois se transformer: elles entrent manipulation. Ce cambium comsols et de mieux résister aux maladies. dans une phase de prolifération qui mence à développer des vaisseauxDES REJETS TRÈS LIMITÉS donne naissance à un amas cellu producteurs de sève qui s'ajustentTouteslesméthodesde greffage (il enexiste une centaine) reposent sur un laire de cicatrisation, le cal. Ce cal ensemble et permettent la circulamême principe : la fusion des tissusdu greffon ar'cc ceuxdu porte-greffe. granditet absorbe lescellulesmortes tion entre le porte-greffe et le greffon.Le processus se déroule en deuxétapes. Une couche de cellules de la nécrose. Les cellules vivantes Entre quinze jours et un mois, onmortes se crée d'abord à la surface de des deux partenaires vont enfin pou considèreque la greffe estsoudée. Lala plaie ouverte pour pratiquer la voir entrer en contact. Pendant ce croissancede la nouvelle plante peutgreffe. Au début, cette nécrose empêche les échanges entre les deux temps,sur le pourtour de la greffe, un alors commencer... tissude protection - du liège- se dé Comment le raccordement vascu- veloppe, évitant la déshydratation. laire se déroule-t-il exactement, La deuxième étape se déroule au ni quelles molécules entrent en jeu, veau du cal de jonction. Là, les cel comment agissent-elles, quellescel lules À)ductrices de bois des deux lules les produisent? Toutes ces ques tions préoccupent encore la recher < Les cellules mor che en biologie végétale. Mais on tes de la plaie du greffon et celles de saitdéjà que la greffe ne réussit que si l'entaille du tronc les deux partenaires sont issus d'une commencent par souder leurs tissus. même famille, du même genre ou Puis, les cellules vi d'un genre voisin. Outre l'incom vantes des deux parties s'unissent: patibilité génétique, les échecs peu le greffon peut vent également venir d'une conta alors croître grâce à la sève du tronc. mination virale de l'une des deux plantes.Maison estloin icidesdiffi cultés d'une greffedans le règne ani mal : les végétaux produisent peu d'anticorps, ce qui limite les phéno mènes de rejets. 1 ~ Elise Rousseau > SCIENCE & VIE 125

REPÈRES SCIENCES > Pourquoi lebâillement estSe mettre à bâiller en voyant quel contagieux?qu'un bâiller est un phénomène quirestemystérieux. Ce que l'on sait,c'est Question de Martine Dubois, Paris 16°qu'à partirde l'âgede 2 ans, un enfantestpris de bâillementen face de quel force de maintenir son attention ; tous > Si bâillerqu'un qui en fait autant. C'est-à-direàl'âge où arrive à maturation le lobe lui montrez alorsque vous avez reçu est un comfrontal du cen'eau, zone qui joue un son message et, comme lui, que vousrôle central dans la régulation du allezluttercontrela fatigue. A moins portementcomportement et des émotions. qu'il ne s'agisse d'exprimerune émo familier, Il tion : comme on sourit de plaisir à reste pour Pourlesscientifiques, le bâillement quelqu'un qui nous sourit, bâiller tant très mal connu.serait en fait un réflexe de maintien de transmettrait une émotion ria unelavigilance parla contraction de nom manifestation phvsique. Pour en savoir plus, Robert Pro-breux muscles ; et ils avaircent trois vine, neurologue à l'universitéhypothèses à sacontagion. du Mandand, a mené plu sieurs études. Surprise :NI UN RITUEL, NI UNE IMITATION la\ ue n'estpasle seulsi gnal déclenchant : la lecLa première évoque un phénomèned'imitation. \" Unepersonne a tendance ture d'un te.xte sur le bâilleà croiser sesbrasen voyant son interlocuteur lui parler dans cette position. ment suffit à déclencher unLe bâillement peut s'inscrire dans cetype de processus\", indique Olivier bâillement, et même les aveuBlin,spécialiste du développement etdes pathologies du mom ement au gles bâillent à révocation duCNRS. Lasecondeoptepour un rituel bâillement. L'hypothèse de l'imisocial : en bâillant, votre interlocuteur tation semble donc insuffisante. Parvous montre qu'ilestfatigué etqu'ils'ef ailleurs, 55 %desspectateursd'uneLA PISTE DES r idée montrant trente bâillementsPSYCHOTROPES successifs se mettent à bâiller. CetteSi le bâillement a fort peu Intéressé les chercheurs jusqu'ici, fois, c'est l'hypothèse d'une interaccela pourrait changer. En effet, tionsociale qui en prend un coup : unles médicaments psychotropes écran ne peut être considéré commeprovoquent parfois des crises de un interlocuteur réel ! Restela possibâillement pour le moins gênan bilité d'une émotion partagée. Alais laquelle? Mystère. La contagion dutes. Un lien de cause à effet à bâillement peut également \"trouverexplorer, (www.baillement.com). son explication dans les trois hypo thèses à la fois \", indiqueOlivierBlin. David Grolson126 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

COMPLETEZ VOTRE COLLECTION DES HORS SÉRIE DE SCIENCE & VIE ET COMMANDEZ CEUX QUI VOUS MANQUENTTous les trois mois, les hors série de Science & Vie traitent de façon exhaustive un grand sujet de notre temps.Chaque hors série fait le tour complet d'une question d'actualité scientifique. LES GRANDES ENIGMES SCIENTIFIQUESN\" 196 Au temps des Pharaons N°198 N° 200 N° 201 N° 202 N\" 203Planètes : Une nouvelle Les grandes énigmes L'Homme en 18 questions Les grandes expéditionsconstellation de découvertes scientifiques Les chefs-d'œuvre du scientifiques Mssier France génie humain ScibcEN\" 204 205 N° 206 M.iasiNmTm N° 209 La vie N° 211 La gravitation dossier du dopage Thèbes : Pharaons dans la au tout début Menacesur l'eau / CommentLe cerveau et le Faut-il avoir éviter une crise mondialemouvement peur de cité des dieux N\" 210 manger? L'embryon N\" 208 L'alimentation ATIONN° 212 N° 213 N° 214 Aviation 2001 N°2i6 N° 217La mémoire humaine {tens tesecret desmondes dsparus: Énergie : les défis à venir L'œil et la vision La drogue et le cerveau lagrandetilstaire duvivant BON DE COMMANDE 0 retourner sous pli affranchiavec votre règlement à SCIENCE & VIE - Service VPC - rue du Colonel PierreAvia 75503 Paris Cedex15 je commande les numéros suivants de Nom I L i IIII IIII SCIENCE& VIE HORS SÉRIE': Prénom [. Oui Adresse |_ IL II soit numéros à 5 € franco l'un IIII I I J_ ^_L (étranger : 6 €) Code postal III • OUI, je commande reliures* III IIII Science &Vieau prix de 10 € (France), Ville 12 € pour l'étranger Si vous êtes abonné à Science & Vie, • )e joins mon règlement total de merci d'Indiquer votre numéro [ | | | | [ | | | à l'ordre de SCIENCE& VIE par chèque bancaire ou postal Etranger: mandat international ou chèque compensable à Paris ' Délai de livraison 436 semaines, et dans la limite des stocks disponibles. Pourprotégeret consulter facilement vosnuméros, rangez-les dansde superbes reliures. De couleur bordeaux, marquée SCIENCE &VIE, chaque reliure permet des Conformément à 13loi Informatique et Libertés du 06/01/1978, vous disposez d'un droit d'accès classer12mensuels jusqu'au N^iois ainsique les Hors Sériede Science &Vie. \" aux données personnelles vous concernant. Par notre intermédiaire,vous pouvezêtre amené à recevoir des propositions d'autres sociétés ou associations. Si vous ne le souhaitez pas. il vous suffit de nous écrire en nous Indiquant vos nom, prénom, adresse et. si possible, votre référence client. Offresvalables dans la limite des stocks disponibles jusqu'à fin 2002. SV 1018

REPÈRES SCIENCES : Que peut-onLE 15, A MINUIT voir dans le CielPlacez cette carte juillet?au-dessus devous, le Nordbien danssa direction. Terre; Régulus, même sielle s'appro che de nous à 4 km/s, croise en réalité à 85 années-lumière, soitapproxima tivement 82 000 milliards de km. 9Ëi|tMt(Tetey SAMEDI 13. Alors que Vénus et Ré guluss'éloignent de plusen plusl'une de l'autre, un fin croissant de Lune vient les survoler et rendre le tableau magnifique. Vers 22h 30, vous aurez ainsi réunis,en quelquesdegrés, trois corps célestes situés à des distances bien différentes, puisque la Lune sera alors à 366 500 km de la Terre.La Lune, mence a TOUT JUILLET Ce mois est idéal pour contempler la galaxie à laquelle notreVénus et l'étoile iminuer. système solaire appartient : la Voie lac tée. Chaque jour, cette longue traméeRégulus se rassemblent Pour la reconnaî lumineuse s'observe en effet vers minuit,en une perspeetive tre panui les éventuel en direction du sud. Elle s'étend vers leeosmique vertigineuse. les autres étoiles, c'est très sim ple :Vénus estl'astre le plusbrillantde zénith, en s'atténuant. La lueur qu'elleLUNDI 8. Le ciel estdéserté par toutes tous. Immédiatement à sagauche, vous diffuse provient des miffiards d'étoiles,lesplanètes sisibles à l'œil nu, excepté trouverez sans peine Régulus. Si pos qui sont trop lointaines pour être perVénus. Comme en juin, c'est elle qui sible, obser\-ez lesdeuxcorps célestes le çues à l'œil nu. I PhilippeHenarejosattire l'attention après lecoucherdu So 9 et,surtout, le 10. Acesdates, ils serapleil.Dèsce jour,elles'approche d'une prochent nettement l'un de l'autre ;le LE 13 JUILLET. VERS 22H30étoileparmilesplus brillantesdu ciel : 10,ilsne serontdistants que d'un petitRégulus. Pourrepérer Vénus, ilsuffit de degré, soit environ deux fois le dia ' LuTte ;.266SOO fcm .tourner le regard au-dessus de l'horizon mètre apparent de la Lune.ouest dès que la clarté du jour com Laproximité de Vénus et de Régulus J n'est bien sûr qu'apparente. C'est un pur effet de perspective. En fait, la •. Vernis ::1Sû'm>lliDns deinn v brillante planète se trouve à un peu * moins de 150 millions de km de la •r; ReguFUâi*' ' . . Babillions d128 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

)écouyerte : la reine V.Les pharaons, .iLril fV-ef .ARamsès II : ou menteu Science &Viil Qvng^jaiità sclen^^Égyptiens ? N• Le^pRRffi destin d'Amon-Rê J DOSSIER KORS SÉRIE• Le papyrui au trésor découvert dans un musj Parution le 3 juillet 2002 »^Si vous aimez rêver aux splendeurs des pharaons, nésEtsi vous pensez que certains \"égyptomanes\" en font tr-oipv;,.httribigypte* ancienne toiit et n'importe quoi, vous serez aussi servis !Ne manquez pas le prochain Hors série de SVJ à paraître le 3 fi

Histoire Quand lesBabyloniensInventaient le D étonnants problèmes . 'J-plaisir d e sd'algèbre figurent sur destablettes d'argile qui, il yaplus dedeux mille ans, serm a t h svaient de manuels scolairesaux enfants de Mésopotamie. Rédigées en écriture On diraitqu'un oiseau estpassé parlà. problèmesmathématiques dont lasolutionestdonnée à ^cunéiforme, l'unedestoutes Qu'il a imprimé sur l'argile sessau la fin.Autrement dit,lesprepremières de l'histoire de tillements erratiques et piqué ça et là mières incursions décisives descoupsde becs. V'Iais l'alignement dans le domaine de l'arithl'humanité, elles montrent etlarégularité de cesétranges griffures métique, et peut-être mêine^que s'inventa peut-être à suggèrent qu'il s'agit de tout autre de l'algèbre,sedonnent à lire sur ces tablettes surgies du chose : ces tablettesd'argiledonnent passé.Lesquelles liv rent ainsi un témoignage unique sur leBabylone l'art de raisonner. à voirl'une destoutespremièresécri savoir mathématique atteint par touslespeupless'étantsucUn livre vient de retracer tures inventées par les hommes, dite cédé en Mésopotamie : Sumé écriture cunéiforme, d'après le mot riens,.Akkadiens, Babyloniens..cette exceptionnelle latincuneus. quisignifie \"en forme de Dans son dernier livre (1)aventure intellectuelle. coin ou de clou\". Née en Mésopota Roger Caratini, philosophe et mathématicien, ne cache pas mie, cette écriture date de plus de son émeneillement devant lePar Jean-François Mondot vingt siècles avant notre ère, soit à peu près de l'époque où l'Egj'pte in haut niveau atteint par \" une ci vilisation qui a donné un coup ventaitde son côté les hiéroghphes... d'envoi magistral au progrès de L'une despremières écritures de l'his toire, mais pas seulement !Car, sur les centaines de milliers de tablettes d'ar gile retrouvées lors de fouilles com mencées à partir de 1842en Mésopo tamie, certaines sont recouvertes de l'humanité en lui offrant, outre nombres, d'autres sont des listes de l'écriture et le droit écrit, —>•130 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

uP' ^ Idéogramme Il deo^ràmrne misenooiilior Bsbvtonie? Assyrien. ou DrimiUf. danslechf>4ilT!ni arfcien dérivé • récent OiseauJïW A UNE THEORIE Poisson DES NOMBRES'.N -Aa!' Am Cette tablette nu \"5=3m mérique, connue Bœuf sous le nom de Plimpton 322, est o Soleil l'une des plus Jour renommées : elle f Grain porte en germe la relation de Pytha- M « /etyer gore, b2-rc2= a^. Labûursr Cuiti/er > L'ÉVOLUTION 0= cUl >4 Jgve/oC à lâncer. DES SIGNES Lancer Les Sumériens ont Setenirû'eLx. d'abord utilisé Mer des Idéogrammes —>• la science des nombres et, par son avant de passer à l'écriture cunéi intermédiaire, l'art de raisonner\". Il forme (du latin cuneus, qui signi brocarde au passage le savoir, selon lui surestimé, des anciens Egt ptiens : fie \"en forme de coin ou de clou\"). I 500 ans avant que lesbalourdspha raons bâtissent à coups de trique des < SARGON 1\" monuments stéréotypés, les scribes- Cette tête d'un mathématiciens du pays mésopota- souverain sémite mien ont mis l'humanité sur la route du progrès intellectuel\". provenant de Nl- Bien entendu, ces scribes-mathé a nive pourrait être maticiensne sontpas apparuspar ha I celle de Sargon 1= sard : ils sont l'abourissement de tout un I qui, vers 2350 av contextequi \ it émergerla comptabi lité, les nombres, les mathématiques. S J.-C., mit fin à la Un contexte quitientà larichesse dela ;; suprématie su- région. Nous sommes en effet en —» g mérienne et créa I un Etat unitaire, = l'empire d'Akkad. 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 131

REPÈRES Histoire Assur >LE CODE D'HAMMURABI êUPHRATE Sixième roi de la première dynas Babylone; tie de Babylone, Hammurabi (1792-1750 av. J.-C.) promulgua l'un des premiers codes écrits de l'humanité.A L'ANCIENNEMÉSOPOTAMIEs'étendait en unelongue plaine jusqu'au golfe Persique,entre le Tigre etl'Eu-phrate. Assur et Ba-bylone furent d'importants foyers decivilisation. Mésopotamie, qui correspondà peu tures. Maisla richesse de la régionex près au territoire de l'Irak actuel et dé citelescomoitises despeuplesalentour signela longue plaine qui s'étend jus qui, tour à tour, ne vont cesserde vou qu'au golfe Persique, entre lesfleuves loiryasseoir leur domination. Les Su du Tigre et de l'Euphrate, entre les mériens s'}' installentau VT millénaire monts du Zagroset lesdéserts de Strie a\ ant J.-C., et leur civilisation est par et d'Arabie. De l'eau en abondance, ticulièrement florissante de - 2700 à une terre fertile, un climat ni trop - 2350. Avant que l'empire d'Akkad chaud ni trop froid : toutesles condi n'impose sasuprématie. Au début du tionssontà l'époque réuniespour que IT siècle, deuxautres peuplesdominent la vieprospère. Et, de fait, c'estdansce militairement, culturellement et po paradis que vont s'inscrire plusieurs litiquement ; les Babyloniens et les Assyriens. A partir du XVir siècle mutations fondamentales dans l'his avant J.-C., Cassites, Hittites et Hour- toire de l'humanité : la révolution néo rites envahissent la région. Les deux grands empires d'^\ssur et de Bah\- lithique il \ a environ 10000 ans, les lone tombent aux mains des conqué premiers villages et même les pre rants perses en-612 et - 539. mièresvilles, l'une des premièresécri- Parmi tous ces peuples, les Sumé \"Les scribes mathéma riens occupent une place à part : on leur doit l'écriture cunéiforme, le sys ticiens de Babylone ont tème sexagésimal par position pour noter les nombres, et les hases d'un sa- mis l'humanité sur la route s'oir mathématique dont les autres du progrès intellectuel\" ROGER CARATINI Philosophe et mathématicien132 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

A LE CULTE LE \"CAILLOU\" MICHAUX \"NOS SOURCESD'ISHTAR Thureau-Dangin (1872-1944), SONT D'ORDRE ci-contre, déchiffra les signesCe taureau orne la cunéiformes inscrits sur un PÉDAGOGIQUE\" galet de diorite découvert enporte monumentale 1782 par le botaniste Michaux. James Ritter, professeur au dépard'un édifice de Baby- tement d'histoire et de philosophieione dédié à ishtar,déesse de la fécondité. des sciences, Paris Vil!.peuples sauront faire leur miel. La ratini. L'esprit de comptabilité ne se S & V : Les Babyloniens pluslangue sumérienne restera d'ailleurs forts que les Egyptiens?vivace plus de mille ans comme limitepasà lagestion de l'Etat. Il im J.R. : Je suis très réticent enverslangue écrite et langue scientifique, l'attitude qui consiste à vouloirun peu comme le latin au Moyen prègne aussi la vie économique dans étalonner des civilisations ayantAge. Surtout, c'est à Sumer, entre chacune leur logique propre. Dans ces villes mésopotamiennes où le îe cas de la Mésopotamie et de2111 et 2006, avec la dynastie Ur III l'Egypte, Sacomparaison est commerce est roi. On connaît à d'autant plus difficile que l'on afondée par le roi Ur-Nammu, que se retrouvé quelques centaines deproduit un faitcapital : l'instauration l'époque plusieurs formes d'associa textes de tout niveau dans un cas,d'un de ces grands empires (le pre et trois de niveau d'enseignementmier étant celui de Sargonvers 2350) tions commerciales, on pratique couqui vont marquer l'histoire de la ré élémentaire dans l'autre. C'estgionet stimulerindirectementle dé rammentlalocation et le prêtà intérêt.veloppement des mathématiques. comme si l'on compa,'\"ait îe niveau Tous les actes de cette vie commerLES \"ÉNARQUES\" DE BABYLONE de la France et des Etats-Unis en ciale sont sanctionnés par un docuEn effet, ces empires, dont celui matfiématiquesen prenant dansd'Hammurabi, à Babylone (de- 1792 ment écrit. Et l'on retrouve donc les un cas tous les manuels de ClVî2,à - 1750) est l'inearnation la plus et dans l'autre des manuels allantbrillante et la plus parfaite, engen indispensables scribes-mathémati du CM2 à l'université...drent une véritable inflation admi ciens sachant lire, écrire et compter. S & V : Peut-on évaluer les connaissances mathématiquesnistrative et la constitution d'une classe Ces scribes, il faut les former. Rien des Babyloniens ? J.R. : Ce n'est pas facile. Nousde scribes-mathématiciens,\"énarques d'étonnant, donc, si l'école se révèle disposons essentiellement dede Babylone\" comme lesappelle Ca- l'un des piliers de la civilisationmé- matériel pédagogique. Cela nous apprend comment les mathéma sopotamienne. A l'époque, on ne dit tiques étalent enseignées, mais il est difficile d'aller plus loin, imagi d'ailleurspasécole, on parlede \"mai nez que i on prenne, dans nos ma nuels de mathématiques des listes son des tablettes\". Un texte de - 2000 d'exercices et qu'il faille reconsti tuer à partir d'eux le savoir mathé nous donne un témoignage aussi matique de toute Sasociété... amusant que précieux sur l'atmo sphère qui \ régnait. Il relate un sur prenant dialogue se déroulant entre un maître et un écolier : —> 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 133

Histoire > LA GÉOMÉTRIE APPLIQUÉE-\" Ecolier, où es-tuallé depuis ta Les tablettes numériques sont les plus Lgg Babyloniens utilisaient carrésplus tendre enfance? nombreuses. Elles révèlentdes tables et rectangles dans un but- ]e suis allé à l'école. de multiplication simples, des tables plus pratique que- Qu as-tu fait à l'école ? d'inverses (les scribes mésopotamiens spéculatif.- yai récitéma tablette, j'ai pris mon avaient eu l'idée de substituer à la di-déjeuner, j'ai préparé ma nouvelle vision d'un nombrep parun nombrentablette, je l'ai remplie d'écriture, je la multiplicationde ce nombre parl'ai terminée; puis on m'a indiqué 1/n), des tables de carrés, de cubes,ma récitation et,dans l'après-midi, on de racines carrées et même de ram'a donné à faire un exercice d'écri cines cubiques !ture. A la fin de la classe, je suis allé Certaines tablettes numériqueschez moi, jesuis entré dans la maison, sont encore plus sophistiquées.où j'ai trouvémon pèreassis, f'ai par Comme cette tablette,découverte ilylé à mon père de mon exercice d'écri a soixante-quinze ans,où le scribe mature, puis je lui ai récité ma tablette, thématicien a calculé les valeurs de la leset mon pèrea été ravi Les Babyloniens a\'aient compris que l'art de fonction exponentielle x\". avec x = architectesla pédagogie estdansla répétition... 3,45 : ce qui, en notation sexagési de l'Antiquité male, donne .v = 3 x 60 -i- 45 = 225, pré-hellénique laRACINES CARRÉES ETCUBIQUES pour n = 2, 3, 4, 5 et 6. Une autre ta connaissaient\". ,\Iais c'est blette, dite tablette Plvmpton 322,C'est d'ailleurs grâce à ce souci pé \"l'approchedesBabyloniens, purementdagogique que nous disposons de écrite entre - 1900 et- 1600, fascine abstraite et combinatoire\". de cette re- encoreplus. Elletraite desrelahons qui lahon qui est,selonlui, trèsremarquarenseignements sur les mathémati mesurentleslongueurs destrois côtés ble. Et que dire de ces étonnantes taques babyloniennes. En effet, les d'un triangle rectangle, dont l'hvpo- blettesqui fontsongeraux problèmesquelques centaines de tablettes ma ténuseesta, le petitcôté b et le grand de robinets de notre enfance : ellesthématiques dont nousdisposons au côté c, relation que résume la formule posent des exercices très concrets telsjourd'hui sont des exercices seolaires. bienconnuede Psthagore •.b- + c-= a-. que problèmes de citernes, de canauxEllesdatent pour la plupart de la pé Ilne fautpas s'extasier icide ce queles ou de briques,dont il fautdéterminerriode- 1800-1600 et - BOO, et recou Babsioniens connaissaient déjà la re- la surface et le \ olume : plus loin, ilrenttoutes au s\stèmesexagésimal par lahonde Psthagore car,souligne Roger s'agit de \"ki-là\". c'est-à-dire une excaposition im enté par les Sumériens. Caratini, \"tous les menuisiers et tous vation de forme géométrique, dont il faut troLu er l'une des données numé riques. Exemple :\"Vn ki-là. LongueurDES MAITRES DU SYSTÈME de la base : 3 G.AR 11 G.\R = 6 m] etPAR POSITION SEXAGÉSIMAL -tkus[1 kus= 50cm] ;largeur: 2,5kus: profondeur:3,5kus: lerendementd'unLes Babyloniens utilisaient un décompose, M=(5x602) + (9x60) + 2). ouvrier estde 10gin [une unité de vosystème de numérotation par posi Reste que les scribes de Mésopota lume non précisée],son salaire estdetion où la valeur d'un signe dépend mie connaissaient aussi le système 10 se [une unité de poids] d'argent.de son rang. Par exemple, dans le décimal, mais s'en servaient desystème par position décimal qui base auxiliaire; ainsi, un \"coin\" Calculer l'aire de la base, le volumeest le nôtre, 12 et 21 ne représententpas 1+2 ou 2+1, mais 1x10+2 et (ou un chevron) valait dix. Pour du ki-là, le nombre d'ouvriers et le coût2x10+1. Le système par positiondes Babyioniens se différencie uni parfaire ce système qui est d'une total en poidsd'argent.\" Pour un cerquement en ceci qu'il est sexagési grande efficacité et d'une grande tain nombre de ces problèmes, lamal, c est-à-dIre de base 60 et non économie de moyens, il ne manquait démarche suii ie par les Babyloniensde base 10. Dans un tel système, en définitive que le signe numérique émerveille : tout se passe commeN= a b c d signifie N=(ax60i) + (bx60') équivalant à notre 0 afin d'indiquer s'ilsavaient connu et appliqué la for+(cx60) +d. Par exemple, le nombre mule qui nous permet à nous de ré18 542 s'écrit en notation sexagési l'absence d'unité d'un ordre donne. soudre une équation du premier degré ou du deuxième degré de bpe Ce signe fera tardivement son apparition vers - 300, quand la Mésopotamie sera alors tombéemale 5 9 2, c'est-à-dire, si l'on sous le contrôle des Séleucides.134 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

A LES PREMIÈRES TABLES DE L'ALGÈBRE Au recto (à g.) et au verso de ces tablettes couvertes de signes cunéiformes, les énoncés et les solutions de deux problèmes d'algèbre élémentaire du second degré. ax- + hx + c = 0. dont la solution est transformation des figures par tran.s- ressé arec lesquels lesBabrloniens s at taquaient à certains problèmes ma double : soitx = {-b + Sb- -4ûc) /2a. lation, rotation ou homothétie leur thématiques.On imagine par moment soit \'= (-1) - \7;- - dacj / 2a. étaient notamment étrangères. le sourire du scribe. C'est le cas dans ce -\ss\Tiologue de la première moitié deuxième solution que semblaient problème qu'aime à citerJamesRitter. Ignorer les mathématiciens de Mé du XX siècle, Abel Re\ swait dans où il est question d'un champ dont sopotamie. Maisattention,à l'époque, on nous donne la surface et qu'on me il n'était question ni de x ni de U... les mathématiciens de Mésopotamie Pour Roger Caratini, on peut dire sure à l'aide d'un roseau. On enlèr e néanmoins que \" la formule a étépréa les détenteurs de \"rudiments d'une 1 coudée à ce roseau et l'on mesure la lablement démontrée ou. du moins, mathématiqueprochede l'expérience \". longueur du champ (60 roseaux) ; on a\-ant inventé des propriétés numé \"recolle\" la longueur enlevée et I on découverte\" et que nous assistons riques et arithmétiques comme on mesure la largeur (30roseaux). Oue.s- donc, sur certaines tablettes, aux \" pre tion : quelle est la longueur du ro miers balbutiements algébriques de trou\e des tours de mains. On n'en seau ? Il est évident que l'on ne mesu rait pas les champs avec un roseau. l'histoire de l'humanité'. estplus là aujourd'hui. Mais II \ a dans cette manière de cou James Ritter, professeurau départe UN ROSEAU POUR TOUTE MESURE ment d'histoire et de philosophie des per les roseaux en quatre l'émergence sciences de Paris \'III, est plus pru Mais peut-on pour autant parler d'un d'un pur plaisirmathématique. I dent : \"Sur ces tablettes, nous avons des \"miracle babvlonien\", au sens où l'on (1) Les Mathématiciens de Baùylone, Roger Caratin,, Presses de la Renaissance, 296 pages. procédures détaillées et numériques parle de \"miracle grec\"? Et que peut- que l'on peut interpréter algébrique —ALLER PLUS LOIN ment, mais aussi algorithmiquement on dire de la contribution des Méso- ou géométriquement\". Or. brillants \"Les Mathéma en arithmétiques, les Babs loniens ap potamiens à l'histoire des mathéma paraissent moins innovants en géo tiqueset de la pensée en général?Peut- ticiens de Baby- métrie. En tout cas. ils ont poussé on aller jusqu'à dire, comme le fait lone\", R. Caratini, Caratini, que la pensée théorique est- leurs recherches dans une direction aux Presses de la née à Babvlone? James Ritter, sou Renaissance.5différente de celle suivie plus tard cieux d'ér iter tout jugement de râ \"Les Sciencesrpar Euelide. Les notions de parallé- leur. préfère parler de \"pratiques ra exactes de l'Anslisnie, de tangence. de similitude, de tionnelles\", qu'il r oit également à tiquité\", 0. Neu- l'aeinTe en médecine, en astronomie, gebauer, Éditions et même dans les pratiques de dir ina- Actes Sud. tion. Reste que,au-delà de cette contro verse. on est frappé de ressentir dans quelque.s-unes de ces tablettes d'exer cicesdatantde plusde 4000 ansla dé lectation. le plaisir presque désinté 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 135

iEPÈRES TECHNOLOGIES: : Lemoteur Diesel Qu'on les appelle moteurs // //c o m m o n railHDi, dCi ou common rail,0s'agit toujours de la mêmeteehnologie de\"rampe com de la pédale d'accélérateur comman l u ]i rampe communemune\", qui rend encore plus daitla coursedespistons de la pompe ou common rail d'injection, c'est-à-dire la quantité deéconomes et plus puissants gasoil fournie au moteur. Si le pro Remplaçant les tubulures tra ditionnelles, elle constitue unles nouveaux moteurs Diesel cédé fonctionne parfaitementdepuis réservoir de carburant sous trèsaujourd'hui en circulation. l'imention du moteur Diesel, il n'en haute pression. Alimentée en souffre pas moins de certains points permanence par la pompe, cette rampe fournit directement le faibles : manque de précision desquan gasoil aux injecteurs. PourPar Henri-Pierre Panel tités de carburant injectées et pres que la pression s'équilibre au mieux entre les injecteurs, sion d'injection relati\^ement modeste l'alimentation en carburantLe common rail estun véritablepro (environ 200 bars). Or, pluslapression s'effectue au centre de ia rampe.grès de l'industrie automobile, mis est élevée, plus les gouttelettes de GASOIL HAUTEau point pour les \'oitures fin 1997 gasoil issues de l'injecteursontfines, et PRESSIONpar le groupe Bosch.Aprèsavoirété meilleure devient la combustion.l'apanage d'Alfa Roméo,il s'estprogressivement implanté chez les L'INJECTION À1 500 BARSconstructeurs, au point de devenir AMÉLIORE LA COMBUSTIONaujourd'hui incontournable dans L'architecture common rail élimine RETOUR DE LEXCEDENTles moteurs Diesel. Son secret? Un cesproblèmes en séparant lamisesous pression du carburantet l'injection.La DE GASOILsystème de précompressiondu car pompe d'injection comprime le gaburant unique (le gasoil) allié à la 1La pompegestion électronique de l'injection. soil dans une tubulure - le common rail haute pression Pourcomprendre,ilfautsavoir que proprement dit, ou rampe commune-,dans un moteur Diesel, l'explosion qui alimente simultanémentlesquatre Elle assure l'alimentationestprovoquée par la seule compres injecteurs.Ce dispositifmaintient une en gasoil du common rail.sion d'un mélange d'air et de gasoil pression constante et très éle\'ée, ju.s- Sur les véhicules actuels,pulvérisé dans la chambre de com qu'à 1 500 bars. Les injecteurs sontbustion. D'où l'importance d'une munis d'une électrovanne qui agit la pression qu'elie génèreinjection de carburant souspression atteint 1 500 bars, soitparticulièrement efficace et bien comme un robinet et s'om re lors de 1,5 tonne par centimètredosée. Traditionnellement, chac[ue carré. Elle devrait prochaicylindre d'un diesel recevait legasoil chaque injection. La très haute pres nement franchir le cap desgrâce à un injecteur alimenté par sion assure un mélange air-carburant 2 000 bars. Plus la pressionune pompe munie de plusieurs pis plus homogène, donc une meilleure est éievée, plus les goute-tons,soitun par injecteur. La position combustion, un rendement plus per lettes de gasoil sont fines et formant et une consommation opti misée,générantmoinsd'imbmlés. —>• meiiieure est la combustion.136 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

3Les injecteursIls vaporisent directement le gasoil dansles cylindres du moteur. Leur fonctionnement est basé sur une électrovanne.C'est en commandant l'ouverture etla fermeture de celle-ci que le boîtierélectronique fixe l'instant de l'injectionet la quantité de carburant injecté. Larapidité de réaction de l'électrovannepermet la multi-injection, ce qui améliore la \"souplesse\" du moteur. Enfin,un circuit de retour renvoie lecarburant excédentairevers la pompe. DEBIT DE L AIR TEMPERATURE DE L'AIR POSITION DE l'accElErateur POSITION DU VILEBREQUIN TEMPERATURE DU MOTEUR NIVEAU 4 Le boîtier éleetro- l_D'HUILEARRIVEE REGIME nique et ses capteursDU GASOIL MOTEUR PRESSION Ce boîtier analyse en permanence l'évolution de paramètres comme ATMOSPHERIQUE la température, le régime moteur, la pression atmosphérique, etc. PRESSION De nombreux capteurs lui trans COMMON RAIL mettent ces Informations, qui sont dès lors prises en compte par un BOITIER microprocesseur pour ajuster les injections. Ce boîtier commande Electronique une préinjection, suivie de l'injec tion principale. La quantité de gas . DE COMMANDE oil qui est délivrée par cette der nière dépend, notamment, de la position de l'accélérateur. 2002 > JUILLET > SCIENCE & VIE 137

REPÈRES TECHNOLOG!Es >CoiTiment câ marchcL'injecteur < La dernière génération d'injecteurs, mise au point par le groupe Siemenspiézo-électrique VDO Automotive, se base sur un action-ÉLECTRODE RECEVANT neur piézo-électrique. Comme la dilaL'IMPULSION ÉLECTRIQUE DE COMMANDE tation, ou la rétractation, d'un élément piézo-électrique n'engendre qu'un trèsACTIONNEUR PIÉZO faible mouvement, il est insuffisant pour provoquer le soulèvement de l'aiguille.ÉLECTRIQUE COMPOSÉ Siemens a donc décidé d'empiler 400 éléDE 400 ÉLÉMENTS ments en céramique soumis à une impulSUPERPOSÉS sion électrique d'une centaine de volts, le mouvement est amplifié par un dis positif basé sur une valve hydraulique.AMPLIFICATEUR > 62 % : pourcentage de voituresHYDRAULIQUE neuves équipées de moteur DieselDE MOUVEMENT vendues au premier trimestre 2002,—>• Le point fort des injecteurs élec sance,l'injectionestgéréeen continu contre 1 % seulement en 1970.triques est leur rapidité de réaction, par un microcalculateur.autorisant même la multi-injection : > 1500 bars, soit 1,5 tonne parjusqu'à cinq injections durant la re Reste que le common rail n'est pas cm' carré : la pression d'injectiontombée du piston dans le cylindre. l'unique architecture capable d'ac du gasoil dans le common rail.Deux petitespréinjections pour une croître le rendement et les performontée en pression dans le cylindre >0,12 mm : diamètre des orificespermettent de réduire le bruit du mances d'un moteur Diesel. Renault d'Injection {situés à l'extrémité desmoteur. Viennent ensuite l'injec Injecteurs). Leur tolérance de fabrition principale et, enfin, deux pos utilise par exemple une sphère en cation est de 0,003 mm.tinjections. Ces dernières contri guisede résen'oirde pression, évitantbuent à maintenir une pression éle ainsi que les injecteurs les plus éloi ; 200 millisecondes, soit 200 milvée dans lecylindre toutau longde la gnés de l'entrée de la rampe com lièmes de secondes : temps de réaccourse du piston, améliorant ainsi mune soient légèrement défavorisés. tion d'un Injecteur électromécanile \"couple\" du moteur, c'est-à-dire la Un écartqui, s'il existe, est jugéinfime que. Les injecteurs plézo-électriquesforce que celui-ci transmetauxroues. par les autres constructeurs... Ces devraient battre des records dePour mieux s'adapter aux variations technologies devraient redorer le bla vitesse en \"répondant\" au moinsde température,de régimeet de puis son des véhiculesdiesels qui. s'ilsont quatre fols plus vite. laréputation d'êtreéconomiques, sont souventlespremiersà être montrésdu . • 10 % : accroissement de puis doigt en matière de pollution. I sance que la technologie common rail confère à un moteur Diesel à Injection directe. i 20 % : économie de consomma tion de gasoil autorisée par la très haute pression que délivrent les injecteurs du common rail.V1896 : à Augsbourg, VI997 : l'équipementier Bosh développe le pre l'Inventeur Rudolf Diesel fart construire mier moteur Diesel com le premier moteur à \"combustible lourd\" mon rail pour Alfa Roméo. (le gasoil). Il trouve A1936 : la première berline très vite un débou dotée d'un moteur Diesel est la ché dans la ma rine et le che Mercedes 260D, construite par min de fer. Daimier-Benz. Bruyante et peu puissante, elle séduit surtout du point de vue économique.138 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

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PÈRES ÎËC'HNOî.OSÎiSS >Ils l'ont faitLe casque où l'air circuleiGrâce à son ssstème de \ entilation tion de l'air, un déflecteur arrière imaginé par le constructeur français l'aspire par effet Xénturi (accélé Shark après de longues études en ration de l'air dans les passages soufflerie, le casque RSR rasira les nrotards. L'air pénètre par une en étroits). Démontable et larable, trée à haut débit située sur le haut du la calotte se compose de trois casque, où il est diffusé via un réseau mousses de densité différentes. de canaux. Pour optimiser la circula D'où le haut degréde sécurité de ce casque lenu 565 €.]. h-p,p.V Sa façade Des insectes électroniquespivote et assure pour jouer à la maisonun placementcorrect du micro devant labouche. Tel un organisme \T\ ant, le BIO bug tention, un entraînement trop inten (Bio-mechanical Integrated Orga- sifpeut le faire régresser !Quatre gen nism ),créé par le canadien WooWee res de BIO bugs coexistent, chacun et distribué par le français Meccano, doté d'une intelligence artificielleau estun petitrobotquiinteragit avec son tempérament différent et iden milieu grâce à des détecteurs. De tifiablepar sacou fait, des antennes tactiles lui leur. (environ indiquent la présence d'objets \"5€), H-P,P, à contourner ou à escalader ; etUN MOBILE QUIPIVOTE À 180^ en présence de congénères, il communique, fuit ou combat selonSisne particulier du telepnone mo-Qile V70 de Motorola : sa façade qui son \"humeur\" ou sa maturité... DuPiVOte a 180\". L innovation n est passeulement estnetiaue, elle est aussi stade de nouveau-né à l'âge adulte,ergonomique. En effet, la miniaturi il se dév eloppe en douze étasation des mobiles tend a éloigner pes. Chaque rencontre avec un semleur micro de la Douane de rutUisa- blable suscite des échanges d'inforreur au détriment de rinteiligibliite mationsou desduels qui contribuentles conversations. En 'doublant\" la à son évolution, La métamorphoselongueur du V70 i94 mm fermé), le du BIO bug solitairedépend dessoinspivotement de façade résout ce pro- de son maître, lequel est assisté dansDisme en permettant de posi- cette tâche par une té lonner au mieuK le micro. _ lécommande. env 5o5 €). H-? P Mais at Aie comportement de ces \"insectes évolue en fonction de leur \"éducation142 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

CHASSEURS D'ETERNEL LE NOUVE^DVD^teRiQ V>Q4I fA, L'ENFANCE D'UN• î. . ;• • 'aJ M CHASSEURUl 4p. . c - iETERMS. z1 iLg^pAfevfnUirejiar Ku 11 lEp^WU-l et Atam «AlANl! ! u1 loulest speciacle. » s'-'i b :1 Km >'MH U) ;l E-. I in e>c• 1- oC8a.-'.' ^^ErîT VaUL^don?fessJ)hoto5 sont-e;(p<îj5^«-a«»-^ égÉ^ment disponible•-Cardin jja-tLfxernboui^*è,^Paris jusqu'au 30 en DVD et VHS septembre', est tê -spécialisf^yTibet et de*^-^-''' VOUS AIMEREZ NOTRE DIFFERENCE l'Asie. Partez avec toi-à tadécouverteNu^rnter \"' chasseur dd'\" miel de la forêt hlmalay^twjg^ Tel 01 56 53 56 53 IwK Suspendu dans le vide, il décroche des nids'*'':^,,^ d'abeilles géantes. Et, naviguez d'île--gn île ^ www.editionsmontparnasse.fr montparnasse aveî: les chasseurs des ténèbrescjui traquent les nids d'hirondelles à 100 mètres du sol. Nominé aux Oscars et récompensé par 35 prix internationaux. EN VENTE EN

>Ils l'ont faitLE GAME CUBE /, Legere et ultraPOUR VOYAGER fine, cette chausinîerAct, une firme américaine spé sure assure uncialisée dans les accessoires de jeux,a conçu un écran LCDet une fiche al toucher de baltelume-cigares pour le Game Cube, ladernière consoie de jeux de Nintendo. Incomparable.L'écran, d'une diagonale de 13,7 cmest réîro-éclairé mais sa résolutionn'a rien à envier à celle d'un téléviseur. Deux haut-parleurs assurent ladiffusion du son en stéréo. Compatible avec toute autre source vidéo,cet écran peut aussi s'utiliser pourregarder un DVD. De quoi occuperles enfants sur la route des vacances.Prix de l'accessoire: env. isoe.H-P. P.>Le mini La chaussure de footécran se fixesur la console. la plus légère du mondeUne fiche La Mercurial Vapor, de Nike, ne tomique épouse parfaitement laallume-cigares pèse qu£-196 grammes, deux fois forme du pied du joueur grâce à une moins qu'une chaussure de foot clas zone talonnière plusarrondie et plusassure sique. Son secret? Un nouveau ma protectriceainsi qu'à une voûteplanl'alimentation tériau baptisé \"NikeSkin\" qui réduit taire sculptée. de moitié l'épaisseur de tous les éléélectrique. Il a fallu trois ans de recherches ments tout en conservant une excel pour élaborer cette chaussure. Lors lente résistance. Par ailleurs, le sys des sessions de tests, des joueurs tels tème de fixation des crampons est que Ronaldo et Henrv' sesont ditssur deux fois plus léger que les systèmes pris par sa légèreté et par son \"tou conventionnels, et il est plus pra tique. Ainsiremplacer les crampons cher\". Grâce à l'extrême minceur des ne prend que quelques secondes. parois, le pied n'est en effetqu'à deux Autre atout ; le nouveau moule ana- millimètres du ballonlors de la frappe. Un confort qui se paye : 200 €. h-p.p.Le pack bivouac qui évolue à l'infiniCette tente, baptiséeArpenazTbaseS, libre communication entre modules, un prix d'environ 350 €; les modulesn'a pasde limite. Modulable à volon tandisque des élémentsporte-fenêtre étant vendus séparément: unité centé, elle abrite dix,vingt,cent randon trale (env. 125€), porte-fenêtre(env.neurs, voire plus. Son \"unité cen et manchons fermenttrale\", une tente-dôme conçue pour 25 €) ou manchon (env. 20 €),dix campeurs, peut s'accoupler à l'ensemble. Un dôd'autres modules identiques et ainsi afin de la faire évoluer. H.-PPs'agrandir. L'assemblage permet la me et trois por < A l'unité cen tes forment la trale de la tente, version de on ajoute à loisir base, pour des modules.144 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

JIS • /Encore plus deJeux, d'expériences amusantes,de casse-tête, de labyrinthes.Et ausssi des tours de magie,des énigmes policières, des tests de personnalité.Et bien sûr un <|uiz géant.116 pages pour s'amuser tout l'été. U uni ^•n'iTiS CIEANT.71; \. ^ r s ^A i4'-î\"î''

SCIENCE Monde entier : demande ingénieurs fronçais\" Course auto : le public préfère les endroits dangereux EXPLORATION SOUS-MARINE'^DES ANIMAUX yUO savants : OUI, ON PEUT ALLER LA FIN DES \"MILLE MILLES\" À POCHE U4SLALUNE ristass:; Piero-Taruffi a remporté la der La souris-opossum est difficile Entre le scaphandre autonome et nière édition de la course \"Mille à observer : de petite taille, le bathyscaphe, toute une gamme Miglia\". La dernière, car un bilan elle ne sort que très rarement d'engins sous-marIns apparaît tous de 13 victimes oblige les organi le jour et passe une partie les jours. Ainsi, la \"Torpille Rebikoff\" sateurs à mettre fin à cette mani de l'année en hibernation. que l'on voit ci-dessus, conduite par festation : il est en effet impos Elle se nourrit d'insectes, de une scooteriste du fond des mers : sible de construire des gradins fruits, de graines, et même de elle pourra faire du cinémaJusqu'à pollen et de nectar, comme 40 mètres sous l'eau. Mais voici autour des 1 600 km de route. les papillons. A l'instar des kan que naît déjà la 2 CVmarine, conçue gourous, elle fait partie des parle commandant Cousteau. Cette CAVIAR GIRONDIN marsupiaux, ces mammifères soucoupe d'acier recouverte d'une australiens pourvus de poche. \"pelure\"en fibre de verre atteindra Les pêcheurs de Gironde exploi les 600 mètres de profondeur. tent leur caviar seulement depuis^LA PILULE CONTRE quarante ans. Avant, ils rejetaient les œufs d'esturgeon à la mer LE DIABÈTE ou ils s'en servaient d'appât pour pêcher la sardine. Aujourd'hui, La seringue insulinique (ci-des sur les 16 à 17 tonnes de caviar sous) sera bientôt remplacée par consommées en France, 3 tonnes des pilules (à droite) : les sulfa mides hypogiycémiants. Ces der enviromviennent de la Gironde. ^ nières stimulent la production naturelle d'insuline par certaines cellules du pancréas. Ainsi, on peut traiter 50 % des diabétiques, dont la plupart sont des person nes chez lesquelles la maladie s'est déclarée après 40 ans.AiJ^|ilil|llli|iil ymrfrmfimifi146 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002

Comment les hommes ont Inventé récritureo i l Aaf I ' H0 Rs W s E RV, Forman AKG/Pans Sumer, Egypte, Les hiéroglyphes : Chine, i Mayas... pourquoi les Egyptiens les qualifiaient de signes des dieux. Comment est heeij; Ces écritures qui >La Mésopotamie : berceau de l'écriture ont gardé leur secret • Apprendre à lire les hiéroglyphes ' Des écritures qui ont gardé leur secret De celles de la Vallée de l'Indus aux inscriptions de l'île de Pâques, elles restent le témoignage muet de mondes à jamais perdus La Mésopotamie : berceau de l'écriture Comment, entre Tigre et Eurphrate, 4000 ans avant notre ère. Sumériens et Akkadiens ont creusé des tablettes de sisnes triangulaires En vente dans tous les kiosques

EXPLORATIONS > Lac des Sur les contreforts de la cordillère des Andes, les Condors terres escarpées du pass chachaposa gardent 1 un secret. Pour le percer, il faut s'enfoncer dans lesforêts profondes du Pérou, se hisserà 3000 m148 SCIENCE & VIE > JUILLET > 2002 d'altitude et s'as enturer sur le flanc des falaises. Alors seulementsedécou\Tent d'improbables pe-


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