Une étudiante demande: “Si on suppose le bien-fondé de l’argument que vous avancez, ne pensez-vous qu’il est cependant nécessaire pour une femme d’avoir la maturité nécessaire pour entreprendre un projet comme celui-là ?” Le D. Afaf répondit: “Il ne fait aucun doute que la maturité est une chose nécessaire. L’entrée précipitée d’un homme et d’une femme qui manquent de maturité dans un mariage, peut ne pas avoir les résultats escomptés. Beaucoup de jeunes femmes acceptent un mariage précoce, et ce même si les caractéristiques du mari ne sont pas idéales, soit pour échapper à la pression parentale, ou la pauvreté, ou encore par manque d’affection.” Le système et la résolution de problèmes L’un des étudiants s’adressa à Nasser et dit: “D’après vous, votre système permet-il aux jeunes adultes d’assouvir leurs besoins sexuels par un moyen légitime, afin qu’ils ne commettent pas d’actes immoraux ?” Nasser répondit: “L’un des objectifs de ce système est de permettre des relations sexuelles encadrées par la loi de la Charia. L’harmonie et la passion qu’ils partagent qu’une jeune couple partage sont les prémisses d’un mariage durable.” Une étudiante demanda: “M.Nasser, pourquoi vous opposez-vous aux relations sexuelles régulières tant que le contrat de mariage est légitime ?” Nasser répondit: “Notre système déconseille d’avoir des rapports sexuels fréquents, sauf après le mariage permanent, car la femme devra alors tenir compte des rapports qu’elle a eu avec cet homme, au cas où il la quitte, et qu’elle doive se remarier (pour ainsi savoir quand se termine la période d’attente après le divorce), d’autant plus si elle a un enfant.” L’appel de la liberté Une étudiante au milieu de la salle dit: “D’où vient la nécessité de se connaître avant le mariage, et sur quoi repose-t-elle ?” Le Dr. Abu Zakaria dit: “Cette question nous amène à parler de la liberté. Pour se connaître, nous devons avoir la liberté de choisir, et d’accepter les conséquences de ces choix. Notons que la liberté est accordée pareillement aux deux sexes. Mes chers étudiants, notre principal problème n’est pas le mariage, mais la connaissance de l’autre. Le mariage passe par le système de la connaissance légale entre les deux parties avant le mariage, par le biais des étapes que nous avons mentionnées, qui aide à la construction d’une base solide pour un mariage réussi.” Les mariages d’autrefois et le changement de circonstance La même étudiante poursuivit: “Je suis convaincue de la nécessité de faire connaissance avant le mariage, car à travers elle, je suis consciente de la personne avec je m’engage, mais n’êtes-vous pas d’accord avec moi que les mariages d’autrefois, sans avoir fait connaissance, étaient plus stables qu’aujourd’hui ?” Le Dr. Afaf répondit: “Nous n’avons pas de sources fiables qui prouvent que les mariages étaient plus heureux il y a quelques
générations de nous. Je ne fais qu’affirmer que la vie de nos grands-parents semblait plus stable, car un élément s’imposait dans leurs vies conjugales. Les femmes d’autrefois n’avaient pas d’ambitions comme les femmes d’aujourd’hui, et elles n’étaient pas scolarisées, en plus des coutumes et traditions qui imposent qu’elles se marient très jeunes. Aujourd’hui, les femmes sont au même pied d’égalité avec les hommes. La simulation Un étudiant s’adresse alors au Dr. Abu Zakaria: “Je suis d’accord avec vous sur l’idée de faire connaissance avant le mariage afin de réduire les problèmes à l’avenir, mais il est bien connu que les gens ont tendance à se montrer sous leurs meilleurs jours pendant la période de la connaissance, afin de ne montrer que leurs qualités et cacher leurs défauts, ou bien encore pourraient ne pas avoir l’intention de se marier. Alors comment faire pour voir la vérité ?” Le Dr. Abu Zakaria répondit: “Vous connaissez maintenant les étapes de notre système, et nous supposons toujours que ceux qui adoptent ces étapes sont des jeunes hommes et femmes respectables et qui font preuve de bonnes manières. Cela dit, si l’homme suit avec précision les étapes progressives de notre système, alors il n’aura pas à berner les femmes, car beaucoup de candidates potentielles s’offrent à lui au travail, à l’université et dans la société, alors quel besoin de tromper une femme lorsqu’il a le choix entre plusieurs femmes ?” Les pulsions sexuelles et l’instinct parental Un étudiant s’adresse aux conférenciers: “Si un jeune homme souhaite se marier, mais qu’il n’en a pas les moyens, peut-il suivre directement l’étape de la ‘Formule’ du contrat temporaire, si son intention est purement charnelle et non de fonder une famille ?” Mohammed répondit: “Il s’agit d’un cas exceptionnel, mais il n’y a pas de mal à ce qu’un couple, sous couvert de la Charia, passe à l’étape de la ‘Formule’ dans le seul but d’assouvir une pulsion sexuelle. La précipitation à assouvir le désir sexuel est une force indomptable, et nous sommes conscients que l’adolescence mène à des pulsions sexuelles insatiables. Ce désir sexuel peut être une bonne chose dans le cadre de la ‘Formule’ ou d’un mariage permanent. Pour ce qui est de la procréation, la paternité et la maternité sont un choix fait par les époux et certains couples décident de ne pas avoir d’enfants. Chaque être humain est libre de ses choix de vie, surtout si ce mode de vie entre dans un cadre légal, et chacun doit respecter la volonté et la liberté d’autrui. Le système, et la réduction du taux de divorce Un étudiant pose la question suivante à Nasser: “Pensez-vous que votre système réduit le taux de divorce ?” Nasser répondit: “Notre système tend à retarder l’entrée dans le mariage permanent, qui se termine le plus souvent en divorce. Le laps de temps entre
les étapes de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Meqah’ contribue au développement de la personnalité de chaque membre du couple, et permet de faciliter la prise de décision, sans précipitation.” La patience avant la prise de décision Une femme demande: “Ne voyez-vous pas que le fait de se marier à un âge plus avancé n’est pas dans l’intérêt du couple ?” Le Dr. Afaf dit: “A travers le système de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Meqah’, outre le fait de trouver la bonne personne, le couple vit mieux sa jeunesse et planifie plus sereinement le futur, avec la pression de la vie et les devoirs envers la famille qu’ils subissent. Pourquoi se précipiter à devenir adultes et entrer dans un mariage permanent, si nous sommes toujours en train de gagner en maturité et nous sentons plus en sécurité ainsi, au lieu de vivre sous tension et dans la peur et l’anxiété.” Les âges convenables L’un des participants s’adressa au Dr. Abu Zakaria: “Vous avez spécifié que l’âge idéal pour les étapes de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Meqah’ était d’environ 18 ans, mais comment pouvez- vous garantir que ceux qui n’ont pas atteint cet âge ne se soumettent pas à des contrats temporaires?” le Dr. Abu Zakaria dit: “Peu de personnes de moins de 18 ans tentent d’établir ce type de contrat, car tout comme le permis de conduire, il n’est accordé qu’après avoir atteint l’âge de 18 ans.” L’étudiant reprit: “Votre détermination de l’âge de 18 ans est-elle soumise au droit légal ou social ?” Le Dr. Abu Zakaria répondit: “La question des 18 ans n’est pas soumise à une détermination légale, mais plutôt à une considération purement sociale, car c’est ce qui est répandu. On considère que l’âge adulte commence à 18 ans, même si on le voit moins chez les femmes en raison du développement de la conscience, de la culture et de l’éducation des filles. Nous devons toujours garder à l’esprit que notre système est lié à l’éducation morale des parents, mais également avant toute chose, à la croyance religieuse que Dieu est omniprésent, et qu’il faut penser à l’approbation de Dieu avant l’autosatisfaction.” Précision sur la signification du contrat Un étudiant dit: “Les noms que vous donnez aux étapes de votre système, à savoir ‘Al- Fiqah’, ‘Al-Meqah’ et ‘Formule’, relèvent du contrat ou mariage temporaire. Mais ne pensez-vous pas que ce concept mérite d’être clarifié d’un point de vue juridique ?” Mohammed répondit: “la légalisation du mariage temporaire est une question controversée parmi les juristes musulmans, certains d’entre eux pensent qu’elle a été légiférée à l’époque du prophète, puis interdite, et d’autres pensent que sa légalisation devrait rester à l’époque du prophète. Les Chiites trouve la légitimité du mariage temporaire à travers la Sunnah prophétique, car Dieu ne l’a pas abrogée à par ses dires, et le prophète ne l’a pas interdit tout au long de sa vie.”
Les différentes jurisprudences et le système Un autre étudiant dit: “Si, selon vous, le système s’applique à tous les musulmans, et aux chrétiens également, mais que les juristes ne s’accordent pas tous dessus, alors comment peut-il servir à tout le monde ?” Mohammed dit: “Les musulmans peuvent se référer à l’opinion jurisprudentielle qui les sied pour en avoir le cœur net; quant aux juristes, chacun a son interprétation différente du même texte.” Un professeur demande alors: “Vous dites qu’un musulman a le droit de suivre l’opinion jurisprudentielle qui lui sied, alors y’a-t-il des érudits sunnites qui adoptent des opinions jurisprudentielles Chiites ?” Le Dr. Abu Zakaria répondit: “Bien sûr, de nombreux érudits adoptent les idées à la secte Chiite. Par exemple, une célèbre ‘fatwa’ ou avis juridique prononcé par Al-Azhar cheikh Mahmoud Shaltout dit que l’Islam n’oblige aucun de ses adeptes à suivre une secte particulière, chaque musulman a le droit d’imiter avec authenticité n’importe laquelle des écoles de pensée transmises correctement.” Le mariage de plaisir d’un point de vue légal Un étudiant demande: “Quelle est la nature d’un mariage temporaire d’un point de vue doctrinal, monsieur ?” Mohammed répondit: “Le mariage de plaisir chez les Chiites est un contrat qui consiste en une offre et une acceptation, et correspond aux conditions du mariage permanent, telles que la puberté, la maturité, le choix et le consentement. Ce contrat a deux piliers: la dot et la durée déterminée (sinon il s’agit d’un mariage permanent), et ces conditions sont appliquées comme s’il s’agissait d’un contrat permanent. Quelles sont les dispositions communes entre le mariage de plaisir et le mariage permanent ? Mohammed dit: “Le mariage de plaisir et le mariage permanent partagent un certain nombre de dispositions, dont les plus importantes sont les suivantes: 1. Ils ne peuvent être formés que par un contrat d’offre et d’acceptation, le consen- tement mutuel n’est donc pas suffisant. 2. Les formules “Veux-tu m'épouser ?” et “Oui, je le veux” doivent être prononcées oralement par les deux parties. 3. L’annonce du mariage est officielle dans les deux types de mariage. 4. Un enfant né d’un mariage de plaisir a les mêmes droits qu’un enfant né d’un ma- riage permanent, c’est-à-dire le droit à une pension alimentaire et à l’héritage. 5. L’obligation dans les deux cas d’observer un délai d’attente avant de se remarier. 6. Pas de délai d’attente applicable aux femmes dont le mariage n’a pas été con- sommé. 7. Pas de relations sexuelles pendant les règles ou après l’accouchement. 8. Des conditions spécifiques sont à observer après les deux types de mariage.
9. Si le contrat de plaisir a été corrompu pour une des raisons spécifiées, alors il est invalidé. Si le contrat n’est pas conclu, la femme n’a pas le droit à une dot. Si le contrat est conclu sans que la femme ne soit au courant, alors elle a le droit à une dot. Si la femme sait que le contrat est corrompu mais ne dit rien, alors elle est au même titre qu’une prostituée et n’aura pas le droit à une dot. 10. Une femme veuve devra observer un délai de 4 mois et 10 jours. 11. Il n’est pas permis d’épouser deux sœurs.\" Un étudiant demande alors: “Pourrions-nous connaître les dispositions relatives au mariage de plaisir ?” Mohammed répondit: “Le mariage de plaisir comporte un certain nombre de dispositions dont les plus importantes sont: • Il n’y a pas de divorce dans le mariage de plaisir, contrairement au mariage per- manent. • Il n’y a pas de pension alimentaire dans le mariage de plaisir. • Le mariage de plaisir peut se renouveler par un nouveau contrat, contrairement au mariage permanent où le divorce est final. Un étudiant dit: “Je pense que vous avez oublié de mentionner le divorce et l’héritage entre époux, si je ne m’abuse.” Mohammed répondit: “Vous faites erreur, il existe en effet de nombreux cas de séparation sans divorce, notamment: • Les esclaves se séparaient sans divorce. • Si le mari ou la femme se convertissent à une autre religion, alors ils se séparent sans divorce. • Une femme mariée à un homme qui souffre de troubles psychologiques peut se séparer de lui sans divorce. Ces cas s’appliquent seulement aux Chiites, tandis que pour les Sunnites il n’y a qu’un seul cas de séparation sans divorce, c’est si l’homme découvre que la femme est sa soeur par allaitement. Il existe des cas de mariage permanent où les époux n’héritent pas l’un de l’autre, notamment : • Lorsque la femme est esclave. • Lorsque la femme ou l’homme sont meurtriers. • Lorsque la femme n’est pas musulmane. • Lorsqu’une femme se mari avec un homme malade, puis il décède sans avoir con- sommé le mariage, alors elle n’hérite pas de lui. Le contrat temporaire et la protection Un des étudiant dit: “Certains érudits disent que le contrat temporaire ne protège pas l’homme comme dans le mariage permanent, que pensez-vous de cela ?” Mohammed répondit: “Précisons que cette protection s’applique aussi bien à l’homme qu’à la femme, et est le résultat du contrat permanent, et aucune des parties n’a le droit d’inviter l’autre partie au lit, car ce serait ici considéré comme adultère. Le deuxième mariage
Une étudiante dit: Dans quelle mesure pensez-vous que le système de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al- Miqah’ réduit le taux de second mariage, qui constitue une cause majeure de problèmes entre couples ?” Le Dr. Abu Zakaria répondit: “Nous pensons que l’application du système de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’ réduira dans les années à venir non seulement le taux de divorce et d’adultère, mais aussi de deuxième mariage. Nous ne pouvons voir les effets positifs de notre système aujourd’hui, sa mise en œuvre portera ses fruits à l’avenir.” L’un des professeurs intervient ici et dit: “Si la légitimité du divorce est un sujet réprouvé aussi bien par la Charia que par la société, mais que le deuxième mariage est acceptable, alors pourquoi désaprouvez-vous que l’homme se marier avec une autre femme ?” Il répondit: “Nul n’a le droit d’empêcher l’homme de se remarier, car Dieu lui a donné ce droit. Nous pensons que l’homme qui se marie à une deuxième femme, le fait par nécessité, même si certains n’en voient pas la nécessité. Pour en revenir à votre question, si notre système n’encourage pas le deuxième mariage, c’est parce que les us et coutumes de notre société le condamne, et fait que généralement, la première épouse refuse de partager son mari avec une deuxième femme. A travers nos discussions avec le Dr. Afaf, nous avons constaté que nos opinions divergent sur ce sujet, et elle s’oppose à l’idée d’une deuxième épouse, tandis que le reste des hommes de notre comité ne sont pas d’accord avec elle. L’impossibilité de la prostitution ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’ ont pour but le mariage permanent, mais certaines femmes se plaisent à multiplier les contrats temporaires, de telle sorte que cela devienne un métier qui leur rapporte de l’argent, que dites-vous de cela ?” Mohammed dit: “L’école Jaafarite affirme qu’une femme doit observer une période d’attente de deux mois après avoir quitté un mariage temporaire.” L’un des professeurs demanda alors: “Nous savons que la période d’attente pour le mariage permanent correspond à trois cycles menstruels, et deux cycles menstruels pour le mariage temporaire, comment expliquez-vous cela ?” Mohammed répondit: “Le divorce pour un mariage permanent a lieu lorsque des problèmes surviennent, et créent une mésentente dans le couple, et c’est pourquoi Dieu a ordonné aux époux d’attendre une période correspondant à trois cycles menstruels, afin qu’ils puissent se recueillir, revoir leurs comptes et préserver du mieux qu’ils peuvent la stabilité du foyer. L’amour et le système L’une des étudiantes poussa la discussion vers une autre direction et dit: “Certains chercheurs pensent que l’amour crée une harmonie entre le couple, afin qu’il puisse se diriger sereinement vers un mariage permanent. Ainsi, quel serait ainsi le besoin du système de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’, pourquoi ne pas se baser sur l’amour pour faire son choix, et passer directement au mariage permanent ?” Le Dr. Afaf répondit: “L’amour qui s’installe rapidement et s’estompe rapidement après est en général un amour attiré par
la beauté, l’argent, le statut social ou autre élément superficiel. Cet amour ne fournit pas les bases solides nécessaires pour un mariage durable, mais libre à chacun de faire comme il veut.” Un autre étudiant demande: “Ne pensez-vous pas que ce que vous appelez ‘amour intéressé’, peut se transformer en un amour plus profond à travers le système de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’ ?” Le Dr. Afaf répond: “Notre système est bénéfique à tous, même dans le cas d’un amour intéressé car il permet au couple de changer de regard l’un envers l’autre pendant qu’ils se fréquentent. Ainsi, en découvrant l’esprit ou la morale de l’autre, qui sont des caractéristiques supérieures à la cupidité, la beauté ou le statut social, le couple peut transformer leur amourette en un amour profond. Le système et les couples mariés Un étudiant s’adresse à Nasser et dit: “Nous savons maintenant que votre système favorise la connaissance dans un cadre légal, en vue de contracter un mariage permanent, mais qu’en est-il des couples mariés dans ce système ?” Nasser répondit: “Il est vrai que notre système s’adresse principalement aux jeunes couples, mais les couples mariés ou qui l’ont été peuvent également en bénéficier, nous leur conseillons d’entrer dans les étapes de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’.” Le professeur de tout à l’heure s’adressa à Mohammed: “Prenons un cas d’inceste famililale, lorsqu’un jeune homme se marie avec une femme, la mère sera jalouse et fera tout pour les empêcher d’être ensemble, ce qui aboutira à des enfants et à une famille dont les lignées seront mélangées en conséquence, comment faire dans ce cas ?” Mohammed répondit: “Ce sont des cas très rares, car les jeunes hommes sont généralement attirés par des femmes de leur âge, et leurs mères sont généralement bien plus âgées. Si les relations de ‘Al- Fiqah’ et ‘Al-Miqah’ sont menées secrètement à l’insu de la famille, alors votre cas de figure pourrait peut-être se produire. Mais si nous tenons compte de ces cas de figure, et annonçons les relations de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’ au grand jour, alors cela anéantira toutes peurs et les doutes.” Le professeur reprit: “Mais en les légitimant, n'augmenteront- nous pas les d’inceste ?” Mohammed répondit: “C’est un mal pour un bien, car cela se traduira par des relations sociales plus intimes.” Un étudiant demande alors: “Selon vous, un couple devrait se mettre d’accord avant de se marier, mais cela sous-entend que les hommes et les femmes ont la même compréhension de la vie conjugale. Or, le mariage est fait de concessions communes, basées sur les droits et les devoirs de chacun. Comment expliquez-vous cela ?” Mohammed répondit: “Lorsqu’un couple est en désaccord sur des questions importantes, il faut revenir aux bases de leur accord pour pouvoir régler le problème sans nuire aux deux parties.” Un autre étudiant demande alors: “Quelles sont ces questions importantes selon vous ?” Le Dr. Abu Zakaria répondit: “La plus importante est la question du divorce, qui s’ensuit de la pension alimentaire et la garde des enfants. Ainsi, lors de la signature du contrat de mariage, le mari devra se montrer clément par rapport à ces deux clauses, en fonction de ses capacités à les mettre en œuvre. En ce qui concerne les enfants après le divorce, il est nécessaire de s’entendre sur le montant de la pension alimentaire après le divorce, et avant de se présenter devant le juge. Il en va de même pour l’éducation des enfants, et la propriété de la maison après le divorce.” Le Dr. Afaf dit: “Lorsqu’un problème conjugal survient, les rôles de la famille, de la communauté et du juge sont de mettre au clair le problème et d’être aux côtés du
couple pour les soutenir.” Nasser dit: “Le fait de fixer des conditions pré-mariage n’empêche pas les conflits entre époux, mais atténue plutôt les problèmes après leur séparation. Il y a trois points principaux: 1. Si les conditions sont convenues avant le mariage, leur mise en œuvre sera lo- gique et juste pour les deux parties. 2. Si les conditions convenues agissent comme obstacle au divorce, afin de ne pas se précipiter au divorce pour les moindres raisons. 3. Si les conditions convenues permettent un divorce où les parties peuvent résoudre leurs problèmes avec maturité et sans complications. Une étudiante demande: “Si le mariage est une destinée, l’on ne choisit pas vraiment ?” Nasser répondit: “Personnellement, je ne crois pas au destin, car le mariage relève de faits concrets, de planification et de circonstances particulières. Que ce soit bon ou mauvais, ça reste notre choix.” L’amour et le doute Un des étudiant pose la question suivante: “Vous nous avez précédemment avertis du manque de sincérité des hommes envers les femmes en matière d’amour, et du doute que cela peut créer entre amour et jalousie. Alors comment les femmes peuvent-elles faire la différence ?” Le Dr. Afaf répondit: “Seule la femme concernée est en mesure de dissiper les doutes qu’elle a sur l’homme. Si la femme doute de la sincérité de l’homme à l’étape de ‘Al-Fiqah’, alors comment évoluera leur relation à l’étape de ‘Al-Meqah’ ?” La progression et la polygamie Un des invités prit la parole et dit: “Lors de vos discussions sur la relation progressive de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’, nous avons constaté qu’il existait une polygamie, comment expliquez-vous cela ?” Le Dr. Abu Zakaria répondit: “Nous croyons en la progression des étapes, tout comme nous croyons en l’importance de la polygamie. À travers les étapes, les deux parties découvrent de nouveaux aspects de l’autre personne, et auront peut- être du mal à faire leur choix, alors nous les encourageons à voir d’autres personnes afin de mieux choisir la bonne personne. Cela dit, nous pensons qu’il est indispensable d’entrer dans les étapes de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’ progressivement, même sans polygamie. Notons que la polygamie ne signifie pas le fait d’avoir plusieurs relations sexuelles, mais plutôt le fait de faire la connaissance de plusieurs personnes dans un cadre légal, et il n’est pas possible de construire une nouvelle relation qu’après avoir quitté la première. Si la société permet la liberté de connaissance, de progression des étapes, de diversité et de pluralité, alors nous vous conseillons la polygamie au stage de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’.” Le systèmes face aux us et coutumes
L’un des professeurs demanda: “Les coutumes et traditions adoptées par les sociétés sont ancrées dans les esprits et n’admettent pas de nouvelle pensées, ni ne changent rapidement. Comment pouvez-vous faire face à ce problème ?” Nasser répondit: “Le changement s’installe lentement chez les gens par nature, ainsi si une personne s’habitue à un certain schéma social ou intellectuel, cette pensée sera dominante dans son esprit et il ne sera pas tenté de briser ces systèmes sociaux et éducatifs, devenus partie intégrante de sa vie. L’Homme a peur du changement, et cette peur provient de l’ignorance des résultats que peuvent donner ce changement. Comprendre ce changement est une bonne chose pour les couples, et c’est exactement ce que proposent les étapes de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’ de notre système.” L’étudiant reprit: “Quels sont les inconvénients de votre système ?” Nasser répondit: “Les inconvénients ne relèvent pas du système lui-même, mais de sa mauvaise application, et nous espérons que les érudits musulmans ainsi que les parents oeuvreront à affronter ces moindres inconvénients lorsqu’ils apparaissent dans les relations de leur entourage.” L’étudiant poursuivit: “Pourquoi adopter ce système, et non pas en chercher un autre?” Nasser répondit: “Vous pouvez tout à fait en chercher un autre, mais la recherche doit être basée sur la jurisprudence dérivée du Saint Coran, et non sur des principes laïques ou qui contredisent l’Islam.” Un étudiant chrétien dit alors: “Lors de votre premier séminaire, j’ai été surpris par votre déclaration selon laquelle ce système profite également aux non-musulmans, et aux chrétiens en particulier. Mais je n’ai toujours rien entendu à ce propos ?” Nasser répondit: “Les caractéristiques de notre système sont dérivés de l’Islam et de concepts généraux éthiques, éducatifs et humains qui ne s’y opposent pas. Rien n’empêche les autres religions de suivre ces caractéristiques. Par exemple, lorsqu’un chrétien souhaite se marier, il est libre de s’inspirer des caractéristiques de sa propre religion dans ce domaine, et de suivre ceux des musulmans pour ce qui est des étapes progressives. Comme nous le savons, dans la loi islamique, un contrat de mariage donne le droit à l’obligation conjugale, à l’héritage, et à la pension alimentaire, ces éléments peuvent s’appliquer au christianisme, en définissant un système progressif proche du nôtre avec ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’, mais selon leurs croyances religieuses propres.” Les termes alternatifs Une étudiante demande: “Quels sont les termes alternatifs pour ceux qui acceptent ce système mais ne font pas partie de la même secte ou la même religion ?” Nasser répondit: “Les mêmes mots peuvent être utilisés par tout le monde car ils sont faciles à prononcer dans toutes les langues du monde.” Les termes du contrat Une étudiante demande: “Quels sont les termes du contrat, ou plutôt les formules verbales qui valide le contrat ?” Mohammed répondit: “Il y a deux formules juridiques dans le contrat à durée indéterminée, lorsque la femme dit à l’homme qu’elle accepte de se
marier avec lui avec le montant de la dot X, pour une durée Y, et que l’homme accepte. Pour les contrats temporaires, ils appliquent le système de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’.” Le contrat et les responsabilités L’un des étudiants semblait surpris par la simplicité du contrat et dit alors: “Le contrat s’ensuit de nombreuses responsabilités, alors comment ces deux formules peuvent-elles valider et légitimer le contrat devant Dieu ?” Mohammed répondit: “Ces deux formules suffisent à légaliser le mariage devant Dieu, et tout comme il est facile de contracter un mariage en prononçant ces formules, il est tout aussi facile de résilier le contrat, mais les responsabilités sont grandes.” Un des étudiants demande alors: “Assumez-vous la responsabilité de légitimer le mariage temporaire devant Dieu ?” Le Dr. Abu Zakaria répondit: “Une fois que le juge proclame le mariage des deux époux, il ne sera plus responsable de l’injustice de l’homme envers sa femme, ou de la trahison de la femme, ou de leur incapacité à élever leurs enfants et de s’occuper de leurs devoirs familiaux en générale ? Il en va de même pour notre système, que nous conseillons aux couples, mais c’est aux époux d’assumer leurs responsabilités devant Dieu”. Conclusion: Mohammed reçu les papiers de Nasser, les feuilleta et les rangea dans l’ordre d’importance, et commença par la question suivante: “Peut-on passer à l’étape de ‘Al- Miqah’ avant la fin de ‘Al-Fiqah’ ?” L’étape de ‘Al-Fiqah’ est un contrat légal basé sur un système intégré, mais si nous supposons que l’homme a violé les conditions et a trompé la femme pour passer à l’étape de ‘Al-Miqah’, alors le contrat reste valide mais l’homme aura péché. Comme nous l’avons appris, il n’y a pas de divorce dans le contrat temporaire, mais une simple séparation après la fin du contrat. Mais que faire si le couple décide ensemble de mettre fin à leur relation avant la fin du contrat ? Dans le mariage permanent, le divorce est initié par l’homme, et c’est le cas aussi pour le mariage temporaire, où l’homme peut mettre fin à la relation avant la date stipulée dans le contrat et rendre sa liberté à la femme, mais la femme ne peut pas faire de même, sauf si elle l’a précisé dans le contrat. Mohammed lit ensuite une seconde question: “Que se passe-t-il s’ils oublient la durée du contrat ou la date de début ou de fin du contrat ?” Dans ce cas, pour ne pas tomber dans l’interdit, l’homme doit laisser à la femme d’observer le délai d’attente, puis ils devront refaire un contrat. Une autre question: “Nous avons appris que le délai d’attente pour une femme dans un contrat temporaire correspond à deux cycles menstruels s’ils ont eu des rapports sexuels. Cependant si l’homme met fin au contrat plus tôt, ou si le contrat prend fin pendant la menstruation, alors ce cycle menstruel est-il comptabilisé dans le calcul ?” Bien sûr que non, car la menstruation a eu lieu pendant la période du contrat, la femme devra donc attendre jusqu’aux deux prochains cycles menstruels pour pouvoir se marier.” La question suivante: “Si l’homme décède dans le cadre du contrat temporaire, si le couple a eu ou non des relations sexuels, la femme devra-t-elle respecter le délai d’attente ?” Mohammed répondit que le délai à respecter après le décès du mari était de
quatre mois et dix jours, applicable aux deux types de contrat. Parmi les questions, Mohammed s’arrêta sur la question suivante: “Si une femme est dans l’étape de de la ‘Formule’ du contrat temporaire, peut-elle prétendre à la dot, sachant que les contrats temporaires sont généralement courts ?” L’Islam ne détermine pas la valeur de la dot, mais il est préférable que sa somme soit petite si l’homme n’est pas contraint de payer une pension alimentaire. La femme a le droit de demander une dot dont la valeur couvre ses besoins pendant la période correspondant à deux cycles menstruels. L’Islam a solution à tout, et s’applique à chaque époque et chaque temps. Les principes de notre système sont dédiés aux jeunes femmes conscientes pour qui le mariage est sacré, et qui souhaitent construire une relation et un foyer stable, à travers des étapes progressives, afin d’éviter le divorce. Quant aux jeunes hommes qui adoptent ce système, ainsi leurs mariages ne relèveront pas de la chance ou d’un saut vers l’inconnu. Le Dr. Abu Zakaria invint pour dire : “Nous avons veillé à ce que les idées présentées n’entrent pas en conflit avec l’approche des Sunnites, et par là même avec l’Islam dans son ensemble. L’avancée pour moi a consisté à accepter l’importance du temps de connaissance avant le mariage, car le système de ‘Al-Fiqah’ et ‘Al-Miqah’ n’est pas dans l’intérêt des enfants et de la formation de la famille selon les Sunnites, cependant cette réserve ne contredit pas pour autant le système. Et parce que je soutiens la liberté de penser, je pense que ceux qui rejettent ce système ne devrait pas se permettre pour autant d’empêcher les autres de le suivre. Car il ne s’agit pas d’une avancée majeure qui perturberait nos croyances, il s’agit d’une avancée simple et raisonnable, sachant que la véritable avancée est avant tout une avancée morale. Mais si nous refusons cela, alors quelle sera l’alternative ? Cette démarche nous permet de sortir de l’obscurité et nous plonge dans la lumière du savoir. Ainsi, nous invitons les jeunes hommes et les jeunes femmes à adopter ce système pour construire un foyer stable et pouvoir affronter les nombreuses tâches sociales et économiques qui les attendent dans leur développement.” Le Dr. Afaf se prononça ainsi: “Notre système favorise la femme en la hissant au niveau de l’homme, car elle est en général désaventagée dans l’institution du mariage. Ainsi, à travers notre système, l’égalité et la justice régissent le mariage, tout en reconnaissant les particularités psychologiques et physiologiques des femmes et des hommes.” C’était au tour de Nasser de prendre la parole, et il dit: “Ce système est le fruit d’un effort de plusieurs années que nous avons consacré à la recherche et aux observations. Le but de notre travail a toujours été la satisfaction de Dieu, et à travers ce but, nous nous sommes mis au travail après avoir constaté la réalité des familles turbulentes. Nous avons tous connu cette confusion en entrant dans le mariage, l’absence de vision claire, de bases solides qui rendent le mariage cohérent et fort. Ce système est celui de la connaissance et non de la conjecture, d’égalité et de responsabilité qui définit pour chacun ses droits et ses devoirs, un système clair, loin des tromperies et des ruses des relations humaines. C’est le système progressif avec des étapes fixes, un système simple et non complexe, le système de la permission et de l’interdit, le système de la justice et du respect des droits d’autrui, et enfin, le système à travers lequel nous apprenons à nous connaître et à connaître l’autre. À travers la progression des étapes du système, la transition d’une étape à l’autre coïncide avec le passage d’une réalité à une autre.
Nasser sonna l’heure de la fin du séminaire, et Mostafa donna le mot de la fin: “Ainsi, nous arrivons à la fin de nos belles rencontres hebdomadaires. Je vous remercie au nom de toute l’équipe des enseignants de votre présence, votre attention et votre intérêt pour nos séminaires. Nous remercions également l’administration de l’université d’avoir mis à disposition ses locaux et nous a permis de mettre en place ces séminaires, qui ont été un franc succès. Merci à tous les professeurs, les étudiants et les invités. Merci à l’équipe de l’organisation de l’université, et à l’équipe médiatique. Nous espérons, si Dieu le veut, que nous nous réunirons à nouveau dans le futur. Si vous souhaitez communiquer avec nous, vous pouvez nous joindre via notre site web: www.alousra.com ou notre courrier électronique: [email protected] Je vous laisse entre les mains de notre Seigneur, que la paix et la miséricorde de Dieu vous bénisse. —------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Les documents annexes: Document 1: Source: Livre de jurisprudence de Sunnah partie 2, page 30. Le contrat avec l’intention de divorcer. Les juristes ont convenu que quiconque épousait une femme avec l’intention de divorcer après un certain temps, ou après avoir rempli son besoin, dans le pays dans lequel il réside, le mariage est valide. Document 2: Source: Livre sur la clarification du règlement sur le mariage avec intention de divorce. Le mariage avec intention de divorce est un contrat qui préserve la dignité et la chasteté de celui qui y a recours, et accomplit la moitié de ses devoirs religieux. Il est nécessaire lorsque l’on craint de tomber dans l’interdit, que ce soit à l’étranger ou dans son pays. Les étudiants ou salariés expatriés en ont besoin, surtout lorsque l’étudiant fréquente des filles à l’université ou dans la résidence dans laquelle il habite. Il est également nécessaire dans le pays d’origine pour ceux qui n’ont pas les moyens de se marier, tel que l’étudiant qui a besoin d’un tel mariage en attendant l’obtention de son diplôme, ou l’employé qui a été muté à une région lointaine, ainsi que le mari donc la femme souffre d’une maladie depuis longtemps, et les célibataires qui craignent de tomber dans l’interdit. Le musulman est gouverné par la Charia, et il n’y a aucun autre moyen de préserver sa dignité et sa chasteté sauf par le mariage autorisé, même si c’est avec l’intention de divorcer. Document 3: Source: Livre sur la clarification du règlement sur le mariage avec intention de divorce. Avis de son Eminence le grand Mufti du Royaume, concernant le mariage avec intention de divorce. L’un des érudites les plus éminents de l’ijtihad de cette époque est son Eminence cheikh Abdul Aziz Ben Baz, qui a proclamé une décision autorisant le mariage avec intention de
divorce, et on lui a répondu par la positive, avec une Fatwa ou avis juridique émise par le comité permanent, que je préside, disant que le mariage avec intention de divorce est permis entre s’il se fait entre l’homme et Dieu. A la différence du mariage temporaire qui a une durée déterminée, qui une fois terminé, annule le contrat. Document 4: Source: Les règles familiales à l’époque préislamique et l’Islam. Al-Bukhari, Muslim et Malik ont raconté qu’un certain nombre de leurs compagnons et des enfants de leurs compagnons s’étaient mariés sans témoins, se contentant de noces ou d’un festin. Ils ont mentionné Abdullah Bin Omar et d’autres, et le prophète se sont mariés et ont célébré avec quelques invités. Document 5: Source: Le journal “L’ambassadeur” libanais, 12 février 1999. Le représentant de Al-Azhar: Le mariage de passage est légal L’imam d’Al-Azhar, Cheikh Muhammad Tantawi, a déclaré que le mariage de passage est légal si les piliers du mariage sont respectés. Quant au mariage non déclaré, il a dit que c’est considéré comme l’adultère, et qu’il est interdit. Ce mariage n’existe pas en Egypte, mais j’en ai entendu parler dans certains pays, et c’est un mariage légal, et la nouveauté qu’il apporte est que la femme a le droit de demander une dot. Ce type de mariage existe dans les pays du Golfe, notamment en Arabie Saoudite, et son nom est issu du fait que le mari rend généralement visite à sa femme chez elle, et qu’il n’est pas obligé d’assumer les responsabilités financières. Il a ajouté que les érudits étaient unanimement d’accord sur l’invalidité du mariage secret, qu’il a qualifié et considéré comme un adultère. Tantawi a appelé à promulguer une loi qui punit ceux qui se livrent à ce genre de comportement, le mariage coutumier, avec certaines sanctions pour protéger les femmes. Les journaux égyptiens confirment la propagation du mariage coutumier en Egypte parmi les artistes et les étudiants universitaires, un mariage qui n’est pas reconnu par les tribunaux, et n’est pas punie par la justice. Document 6: Source: Le livre du “Fiqh” ou la jurisprudence sur les quatre écoles, partie 4, page 28. Les trois imams s’accordent sur la nécessité de la présence de deux témoins lors du contrat, sinon le contrat est invalide. Le quatrième imam Maliki n’était pas d’accord, et il a dit que la présence de deux témoins au mariage est nécessaire, mais il n’est pas obligatoire qu’ils assistent à la signature du contrat. Leur présence au contrat n’est que supplémentaire. Document 7: Source: Le livre du “Fiqh” ou la jurisprudence sur les quatre écoles, partie 4, page 46. Les Hanafites ont répondu à la contestation du premier hadith, ou parole du prophète, car Al-Zuhri a lui-même été interrogé sur le sujet et il ne savait pas.
Document 78: Source: La jurisprudence de Al-Sunnah, partie 2, page 38. La doctrine de Malik et de ses compagnons est que les témoins à un mariage ne sont pas obligatoires. La publication des bans et l’annonce du mariage suffisent à cela, et ils ont soutenu que selon leur doctrine, parmi les ordres de Dieu Tout-Puissant, il y a le témoignage au moment de la signature du contrat, et le mariage, pour lequel Dieu Tout- Puissant n’a pas mentionné l’attestation. Ainsi, le témoignage ne doit pas être une condition ni une obligation du mariage, mais doit être annoncé dans le but de préserver la filiation. Le témoignage est valable après le contrat pour régler les désaccords entre les époux. Document 9: Source: Le livre du “Fiqh” ou la jurisprudence sur les quatre écoles, partie 4, page 21. L’ivrogne, peut conclure un contrat de mariage, même s’il ne s’en souvient pas après s’être réveillé de l’ivresse. Document 10: Source: Le livre du “Fiqh” ou la jurisprudence sur les quatre écoles, partie 4, page 34. La femme adulte, qu’elle soit vierge ou divorcée, ne sera pas forcée à se marier, ni ne sera sous tutelle. Elle peut se marier avec qui elle veut, à condition que l’homme soit capable. Document 11: Source: La jurisprudence de Al-Sunnah, partie 2, page 87. L’éthique n’est pas exigé chez le tuteur, car l’immoralité n’enlève pas son droit en tant que tuteur. Document 12: Source: Le livre du “Fiqh” ou la jurisprudence sur les quatre écoles, partie 4, page 27. Il est convenu que le mariage a lieu même si c’est dit par plaisanterie, donc si quelqu’un dit à une autre: “Veux-tu m’épouser” et que l’autre répond “J’accepte”, en rigolant, le contrat de mariage est valide. Document 13: Source: Le livre du “Fiqh” ou la jurisprudence sur les quatre écoles, partie 4, page 303. Parmi les principes fondamentaux établis, la justesse du tuteur n’est pas exigée, car l’injustice ne détermine pas la légitimité du contrat de mariage. Document 14: Source: Le livre de Al-Maqdisi Ibn Qudama, partie 6, page 644.
Le sens du mariage de plaisir est d’épouser une femme pour une période précise, allant d’un mois ou un an ou jusqu’à la fin de la saison ou l’arrivée du pèlerin, que cette période soit connue ou non; ce mariage est invalide, c’est un faux mariage qui a été répandu par Ahmed, alors il dit: “Le mariage de plaisir est interdit.” Document 17: Source: Le livre Notre Islam pour réconcilier les Sunnites et les Chiites, page 153 Il me semble que si un chercheur juste examine ce qui est dit par ceux qui sont pour le mariage de plaisir et ceux qui sont contre, il doit arriver à deux conclusion: la première est que les imams Chiites ne doivent pas être dénoncés en raison de leur déclaration de mariage temporaire, basée sur les preuves précédentes sur lesquelles ils se sont appuyés, surtout car il a été convenu que le mariage temporaire existait à l’époque du Prophète, Et que certains savants Sunnites chevronnés racontent que la notion de plaisir mentionnée dans le Coran n’est pas abrogé, et ceux qui disent qu’il est abrogé ne se sont pas mis d’accord sur la source de l’abrogation, comme on peut le lire dans le livre La Sunnah ou consensus. Document 18: Source: Unité Islamique ou rapprochement entre les sept écoles de pensées. La maison du rapprochement entre les confessions islamiques. Bureau du Cheikh de la mosquée Al-Azhar. Au nom de Dieu le miséricordieux, Le texte de la décision émise par l’éminent maître, le plus grand professeur, Cheikh Mohammad Shaltout, cheikh de la mosquée Al-Azhar, concernant la licéité du culte de la doctrine des imams Chiites, on dit à son éminence: Certaines personnes pensent qu’il est obligatoire pour un musulman, pour que son culte et ses relatioons se déroulent de manière correcte, de suivre l’une des quatre écoles de pensées les plus connues, sans compter la doctrine des imams Chiites. Etes-vous d’accord, votre Honneur, de dire que cet avis interdit de suivre la secte Chiite des “douze”, par exemple ? Son éminence a répondu que l’Islam n’oblige aucun de ses adeptes à suivre une secte particulière, “Je dis plutôt que tout musulman a le droit de suivre, tout d’abord, l’une des sectes qui ont été transmises oralement, et dont les règles sont retranscrites dans leurs livres respectifs, et d’autre part, quiconque suit l’une de ces sectes peut transférer à une autre. La secte Ja’fari, connue sous le nom de la secte “imam Shi’a”, est une secte que les musulmans sont autorisés à pratiquer, comme toutes les autres sectes Sunnites. Les musulmans devraient savoir cela et se défaire du fanatisme injuste de certaines sectes, envers la religion de Dieu et de sa loi qui permet de suivre une des sectes acceptables pour Dieu. Il est également permis à ceux qui ne sont pas qualifiés d’adopter les jurisprudences de ceux qui les ont travaillé. Cheikh Mahmoud Shaltout, La mosquée Al-Azhar
—------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Les sources et les références Premièrement: le Noble Coran et la Sunnah du Prophète Deuxièmement: les livres suivants: 1. Etiquette de la nuit de noces, Mohsen Aqeel, Beyrouth: imprimerie “Al-Mahajah Al Bayda’a” imprimerie Le Noble Messager, 1997 2. Onze ans au service de la société, Beyrouth, bureau juridique 1996 3. Les décisions familiales à l’époque préislamique et l’Islam. 4. Décisions sur le mariage, le divorce et la demande de divorce de la part de la femme, Mohammad Mutawali Al-Sarawi, Le Caire, bibliothèque du patrimoine isla- mique, 2000 5. La famille et la vie familiale, Sara Al-Kholi, Beyrouth, imprimerie de la renaissance arabe, 1984. 6. Notre Islam pour réconcilier les Sunnites et les Chiites, Mostafa Al-Rafii, Beyrouth, Alaaloumi société, 1984. 7. Clarification du règlement sur le mariage avec intention de divorce, Ibrahim Mo- hammad Al-Dobaii, 1995. 8. Réflexions Islamiques sur les femmes, Saïd Mohammad Hussein Fadlalah, Bey- routh, Al Malaki imprimerie, 1997. 9. Le Chef-d'œuvre de la mariée, Mahmoud Al-Istanbouli. 10. Le Chef-d'œuvre des juristes, Ala’a Alhanafi, Le Caire, imprimerie royale. 11. L’éducation sexuelle des mineurs et des adultes, Youssef Madan, Beyrouth, im- primerie “Al-Mahajah Al Bayda’a” imprimerie Le Noble Messager, 1995. 12. Polygamie entre science et religion, Abdulmohsin Ali, Beyrouth, Al Safwa imprime- rie 1997. 13. L’interprétation d’Al- Zamakhshari, Beyrouth, Al-Ma’arifa imprimerie. 14. La Grande Explication, Al-Razi, Beyrouth, Maison de la renaissance du patrimoine arabe. 15. Affiner les jugements, Mohammad Al-Doussi Al-Najaf, la maison des livres isla- miques, 1959. 16. Sexe du cerveau, Anne Moyer et David Gisel, traduction Badr Al-Monyis. 17. Le sexe et soi, Ali Kamal, Beyrouth, L’institut arabe des études et de l’édition, 1994. 18. Les jardins luxuriants, Yousef Al-Bahrani, Najaf Al-Najat imprimerie, 1965. 19. La vie conjugale, problèmes et solutions, Sabah Issa, Beyrouth, Al-Bayan Al-Arabi imprimerie, 1991. 20. Notre vie sexuelle, Sabri Al-Qabani, Al-Ilm Lilmalayin imprimerie, 1988. 21. Guide judiciaire Jaafari, Abdullah Nima, Al-Balaga imprimerie, 1996. 22. Le monde des filles et des adolescentes, Ali Al-Qaimi, Beyrouth, Al-Nobala’a im- primerie, 1998.
23. L’homme et le sexe, Nawal Al-Sa’adawi, quatrième édition, Beyrouth, Institut des études arabes, ,1982. 24. Le mariage chez les arabes, Abdulsalam Al-Termanini, Koweït, conseil national de la culture, des arts et des lettres, série monde de la connaissance,1984. 25. Le mariage dans le Coran et la Sunnah, Izzidine Bahr Al-Oloum, Beyrouth, Al- Zahara’a imprimerie, 1987. 26. Le mariage précoce en médecine, religion et société, Mohammad Khazim, révision Khamel Al-Jabbori, deuxième édition, établissement des talents pour l’impression, l’édition et la distribution, 1999. 27. Le mariage et la famille, Adnan Al-Shatti, Koweït, Kuwait University, 1997. 28. Grand Sunnah, Ahmed AL-Baihaqi, Inde, département Encyclopédie Ottomane. 29. Le jeune homme entre raison et émotion, Mohammad Taqi Zada, Traduit par Nour- ridine, Beyrouth, établissement Al-Aloumi pour l’imprimerie, 1994. 30. La jeunesse et son regard contemporain, Ibrahim Al-Jweer Al-Riyad, Alobaikan librairie, 1994. 31. La loi Islamique, une étude comparative, Mohammad Al-Thahabi, Le Caire, mai- son du livre moderne, 1983. 32. Réveil islamique entre différences légitimes et désunions déplaisantes , Youssef Al-Qaradawi, Le Caire, Al-Shorok imprimerie, 2001. 33. Le livre de l’imam Moslim, explicatioon Al-Nawawi, Beyrouth, imprimerie le livre arabe, 1987. 34. Les énergies des femmes arabes: une lecture analytique de leurs conditions dé- mographiques, sociales, organisationnelles et personnelles, Zohair Halab et Ab- bas Meqi, première édition, Beyrouth, Institut pour le développement arabe, 1987. 35. Le célibat, Abdelwadod Hanid et Abdelaziz Al-Gamdi, La Mecque, Al-Raya impri- merie, 1998. 36. Interprétations et articles divers, Ibn Baz. 37. Chapitres Juridiques, Mohammad Jawad Maneya, troisième édition, Beyrouth, im- primerie de la culture, 1973. 38. Jurisprudence selon les quatre écoles, Abdelrahman Al-Jezeeri, Beyrouth, maison de renaissance du patrimoine arabe, 1986. 39. Jurisprudence de la Sunnah, Al-Sayyid Sabiq, tutelle du bureau de la recherche et des études, Beyrouth, maison du livre arabe, 1971. 40. Al-Kafi, Abojaafer Al-Kolini, Beyrouth, Al-Ta’rif imprimerie, 1995. 41. Le livre du mariage, Saïd Hussein Fadlalah, Beyrouth, Al-Malak imprimerie, 1996. 42. Le plaisir et son impact sur la réforme sociale, Tawfik Al-Fakiki, Beyrouth, Al- Adwa’a imprimerie, 1988. 43. Le plaisir et sa légitimité en Islam, groupe de scientifiques, enquête de Abdullah Nima, Beyrouth, Al-Zahra’a imprimerie, 1991. 44. La femme et le divorce dans la société koweïtienne, Thaqib Fahad Al-Thaqib, Ko- weït, Kuwait University, 1999. 45. Jurisprudence de l’imam Ben Hanbel, Beyrouth, Sader imprimerie 1313H. 46. Les problèmes familiaux et comment les résoudre, Habib Alla Tahiri, Beyrouth, Al- Hadi imprimerie, 1997. 47. Les problèmes sexuels entre mèdecine et religion, Al-Sayyid Al-Jomaili, quatrième édition, Beyrouth, Al-Hilal imprimerie, 1994.
48. Al-Mogni, Ibn Qodama, Beyrouth, Maison de la renaissance du partrimoine arabe, 1993. 49. Encyclopédie sexuelle, relations conjugales, Hussein Ahmed Saleem, Beyrouth, Rashad Press Company, 1998. 50. Encyclopédie des femmes médecins, Spiro Faqouri, Beyrouth, Dār al-ʿIlm lil- Malāyīn, 1999. 51. L’encyclopédie psychologique sexuelle, Abdelmonem Al-Hanafi, Le Caire, Mad- bouli librairie, 1992. 52. L’héritage comparatif, Badran Abo Alainaine Badran, Le Caire, imprimerie Al- Ma’aref, 1971. 53. Les femmes et l’amour, Sher Hait, traduction de Fouad Jadid, première édition, Damas, imprimerie Al-Mada, 1997. 54. Le système de la vie conjugale, Ibrahim Al-Amini, Beyrouth, imprimerie Al-Hadi, 1994. 55. Le mariage court, Mohammed Bin Ali Al-Shawkani, Beyrouth, imprimerie Al-Fikr, 1994. 56. Unité Islamique ou rapprochement entre les sept écoles de pensée, collection et organisation par Abdelkarim Al-Shirazi, Beyrouth, établissement d’imprimerie Al- A’lami, 2001. 57. Moyens des Chiites, Mohammed Bin Al-Hassan Al-Amili, Beyrouth, La maison de la renaissance du patrimoine arabe, 1991. 58. Le parcours du cheikh Al-Zandani de l’opinion à la jurisprudence, www.islamon- line.com Troisièmement : les journaux et magazines suivants : 1. Le journal d’Al-Anba’a, 28 juillet 2003, sans auteur. 2. Le journal d’Al-Safir, 12 février 1999, Tantawi, Saïd. 3. Le journal d’Al-Safir, 17 juin 1999, Yamout, Salah. 4. Le journal d’Al-Hayat, 1er juin 1999, Al-Majdoub, Ahmed. 5. Le journal d’Al-Qabas, 2 septembre 2002. 6. Le journal d’Al-Qabas, 6 décembre 2003. 7. Le journal d’Al-Yaom, 9 juillet 1986, département des statistiques. 8. Magazine Zahrat Al-Khaleej, numéro 1115, 5 août 2000, Al-Qaradawi, Youssef. 9. Magazine Zahrat Al-Khaleej, numéro 1113, 22 juillet 2000, Al-Qaradawi, Youssef 10. Magazine Zahrat Al-Khaleej, numéro 769, 1999. 11. Magazine Zahrat Al-Khaleej, 18 décembre 1993, Al-Za’abi Noura Ali. 12. Magazine Al-Qabas 13. Magazine Kol Alnas, numéro 525, 24 juin 1999, Alamidin. 14. Magazine Kol Alnas, janvier 1997, Hijazi, Mahmoud. 15. Magazine Al-Majala, numéro 849, 20 janvier 1996. 16. Magazine Al-Watan Al-Arabi, 8 mai 1986, Jad Al-Haq Ali.
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