52 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________ New York, mars 1983
Maryse C. Élysée 53____________________________________________________________ L’attente Je t’attends et je te guette À travers tes pas, À travers ta voix, À travers ton parfum. Je t’attends… Le temps s’éternise Et retarde l’heureux moment Où nous nous rencontrerons. Viens, je t’en prie mon trésor. Pourquoi tardes-tu tant? Qu’est-ce qui t’arrête en chemin? Ma désolation augmente Au fur et à mesure Que je sens ta visite perdue aujourd’hui Et que je ne pourrai voir tes yeux Les baiser du regard Et caresser ta bouche en esprit En attendant l’instant merveilleux Où tout pourra se concrétiser… New York, mars 1983
54 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________ 1
Maryse C. Élysée 55____________________________________________________________ Aime-moi Aime-moi à l’aube naissante Quand la terre se réveille Sous les baisers de l’astre diurne Aux cris du coq chantant le gai cocorico. Aime-moi à midi Quand les papillons vont conter fleurette Aux pâquerettes Et qu’on entend au loin le clapotis de la rivière Mêlé aux rires joyeux des lavandières. Aime-moi au crépuscule du soir Quand le ciel se pare Pour le grand bal des étoiles Au rythme de la musique des cigales. Aime-moi sans délai Aujourd’hui… Demain… Toujours… Aime-moi sans trêve Chaque petit rien de temps Chaque instant du moment. Aime-moi! New York, avril 1983e
56 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 57____________________________________________________________ Profession d’amour T’aimer par toutes les fibres de mon être T’aimer sans relâche; t’aimer sans retenue C’est ce que je fais de meilleur depuis que je t’ai connu En explosion d’autres amours de ma vie refoulées Si je devais mourir sans t’aimer pleinement Mon âme éplorée ne saurait se reposer Elle irait hanter tous les amoureux heureux Ivre d’envie, de vengeance et de haine. En vain mon corps cherche le tien dans le silence De la nuit et je pleure ton absence Et quand l’aube vient d’éclore, je me prélasse Dans la lueur d’un songe encore vivace Perdue dans la magie de tes étreintes passionnées Ragaillardie par l’éclat de ton sourire enjôleur Rassurée par la chaleur de tes aveux d’amour Je caresse ton ombre comme si tu étais présent Pour enfin t’oublier, j’évoque nos souvenirs les plus pénibles Je brandis tes pires défauts à l’assaut de cet attachement Je prie les saints du ciel; j’invoque les dieux de la terre Mais en vain ma dévotion ne démord guère. À d’autres eaux, je tente de m’abreuver Hélas! Ma soif n’est que de toi Qu’importe la douceur d’un baiser Si ce ne sont tes lèvres qui butinent les miennes? Un jour comme aujourd’hui Tu escaladeras monts et vaux pour me conquérir Ne sachant que mon envoûtement s’est enfui De la même façon qu’il a dû venir. Queens, mai 1985
58 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 59____________________________________________________________ Cœur Blessé Épave à la dérive Tanguant sur une mer en tourmente Tel est mon cœur bridé Par la récente blessure Blessure du soldat mutilé Blessure de l’oiseau privé d’ailes Blessure d’une nuit sans lune, D’une nuit sans étoiles Ma vie se noie dans le néant de l’oisiveté Et les jours que je traine Coulent tous pareils, Sans épithètes, sans attributs. Quand ma voix rouillée par l’inexistant espoir Tente de dissiper la monotonie De ces heures toutes jumelles En hachant les notes d’une quelconque chanson, C’est plus une complainte Qu’épanchement de ménestrel C’est le cri de l’exilé fatigué de sa thébaïde C’est la cantilène du baiser qui manque A mes désirs inassouvis C’est la plainte d’un cœur Dont la blessure saigne à profusion… Queens, septembre 1985
60 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 61____________________________________________________________ Doucement Doucement coule petit ruisseau De ma jeunesse apaisée Dans la calme solitude des jours gris Des jours sans attente Des jours sans flamme. Le vent souffle sur le tombeau Des amours défuntes Pour ranimer des spectres A jamais enfouis dans le souvenir. Doucement le chaud carillon Des mots suaves chuchotés Au creux de l’oreille Ne tintera plus pour électrolyser Le froid de mon âme qui sommeille. Doucement le temps languit Et joue dans mon cœur d’automate La note apathique de la routine Des choses qui se meuvent Sans savoir ni pourquoi ni comment. Queens, novembre 1986
62 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 63____________________________________________________________ Pourquoi Pourquoi vivre Cette vie inutile? Je me sens ivre De sentiments subtils, Confus, indécis… Où mènent mes pas Qui trahissent l’inertie D’une existence sans appâts? Qu’est-ce qui m’attend Au bout de ce néant? Pourquoi n’ai-je pu garder Celui que mon cœur adore Et l’autre qui dit m’aimer Je le méprise ou l’ignore? Pourquoi cette amertume, Cette indifférence, ce refus? Avec moi c’est devenu une coutume De ne vivre que de ce qui fut… Queens, octobre 1987
64 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 65____________________________________________________________ Merci mon Dieu Merci mon Dieu Pour cette vie Que tu m’as donnée! Merci Pour tout ce que J’ai vécu, vis et vivrai Au cours de ce voyage Sans escale qui s’arrête Au Royaume des Ombres. Merci Pour cette mort qui me reposera Des vicissitudes de l’existence Et rachètera mes iniquités. Miami, mars 1989
66 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 67____________________________________________________________ Conversion Non, plus jamais je ne chanterai le désespoir Puisque Tu es, Seigneur Tu vois et peux tout Toi seul sais de quelle eau m’abreuver Et de quel pain me nourrir Ma lyre brisera les accords de tristesse Pour entonner des hymnes d’allégresse Je boirai volontiers l’absinthe amère Pourvu qu’elle me vienne de Toi, Seigneur Le sourire illuminé Ma main dans la tienne invisible J’irai vers tous les écueils Qui se mueront vite en pieuses invocations Il n’y aura plus ni souffrance ni deuil dans mon cœur Rien que la Foi Une foi inébranlable en Ton Amour Brillera en mon âme réjouie. Miami, mai 1989
68 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 69____________________________________________________________ À ma mère Toi qui durant neuf mois Me portas dans ton sein Toi qui connus les douleurs de l’enfantement Pour me donner le jour Sois bénie sur cette terre Et reçois toute mon affection filiale. Toi qui dus souffrir peines et humiliations Toi qui osas tout affronter Pour me voir vivre Je veux te couronner la tête Des nobles sentiments que je nourris pour toi. Toi toujours prête à me défendre Toi qui donnerais ta vie En échange de la mienne Mon cœur n’est pas assez grand Pour t’aimer comme il faut. Toi qui m’aimes plus que tout autre Toi le soleil de mes nuits Toi l’accalmie dans ma tempête Toi le soutien de mes pas Je t’aime et je ne peux que t’aimer… Miami, mai 1989
70 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 71____________________________________________________________ Me revoici Me revoici Dans ma retraite solitaire Univers tissé de rêves brumeux Où l’ennui et la résignation Égrènent lentement leurs cours. Me revoici Avec dans le cœur Toute une flambée de joies mortes. Me revoici Et dans ma gorge Des nœuds de sanglots Gros comme mon désarroi Se bousculent prêts à faire éclater Ma peine d’être si loin de toi. Oh! Mon amour Le temps des caresses physiques S’est envolé et m’a laissée désemparée Vient celui où je ne te baiserai qu’en pensée Et que je ne serai bercée dans tes bras Que par mon imagination. Me revoici, seule, mélancolique Mais non désespérée. Miami, août 1989
72 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 73____________________________________________________________ Loin de toi Jamais plus qu’aujourd’hui Je n’ai senti dans mon âme S’incruster inexorablement Les griffes acerbes de la solitude. Pourquoi sommes-nous séparés? Pourquoi être loin l’un de l’autre Puisque nous nous aimons? La brise printanière qui fait allègrement Frétiller les verts rameaux Me gèle le cœur et me pénètre jusqu'à la moelle. La source tarie de mes yeux Puise insatiablement dans l’eau amère De ma tristesse infinie. J’éteins mon regard Et j’essaie de le précipiter Dans le vide incandescent Qui me consume l’âme Et je te vois devant moi, têtu, obstiné… Mais tu ne me parles pas. Va, dis quelque chose! Dis-moi que je ne suis pas seule Même quand tu es loin de moi Dis-moi que le temps dans sa course folle S’arrêtera sur nos étreintes, nos baisers, Nos tête-à-tête silencieux Où pourtant nous nous disions tout. Dis-moi que ces moments ineffables Demeureront éternels Et que leur souvenir saura combler L’espace éclair où les flots de la vie Nous emportent chacun sur une rive opposée. Dis-moi que ma pensée ne te quitte pas Et te suit partout chaque parcelle de la durée. Dis-moi enfin que tu es avec moi Même loin de moi… Miami, janvier 1990
74 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 75____________________________________________________________ Confidence À vous qui cherchez à me comprendre Vous qui voulez savoir pourquoi J’ai délaissé l’univers ouaté de la poésie Je dirai que si ma verve a tari C’est que le zéphyr qui soufflait sur ma vie S’est mué vite en tempête. Dans mon cœur où coulaient Des chansons en notes douces et allègres, Il ne reste que des sanglots souvent étouffés. L’insouciance de mes quinze ans S’est enfuie comme la fumée Avec le feu qui s’éteint. L’âge où j’écrivais Pour pincer la lyre poétique Ou jouer avec la folle du logis Est passé… Mon sourire n’est plus qu’un rictus amer; Mon esprit n’erre Que dans de ténébreuses pensées; Et la muse m’a quittée; Elle m’a abandonnée à mon triste sort… Miami, décembre 2002
76 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 77____________________________________________________________ Lage m! Mwen fout di n… lage m. Mwen pap jwe ankò. Nou retire tout mwèl mwen… Nou fin bwè tout san mwen… Manmèl mwen deseche… Trip mwen ap kòde… Kote nou? Kote pitit mwen yo? Kote vwazinay la? Rasamble mezanmi! Twokèt la lou… Ede’m pote chay la! Jete dlo pou zansèt yo! Bay lwa yo manje! Limen balen pou tout sen yo! Lè Atibon Legba, Ezili Dantò, Ogou Badagri, ak tout lòt yo Va pran m pou chwal yo, Se “apèn si lè pli jis sewon sove!” Lè Tousen ak tout Desalin, Boukman, Kapwa e la trye Va tounen pou mande règleman Yon van pi fò pase la tanpèt va soufle… Lokoto va fè «Vow!» pou Lan Ginen ka tande! Lè sa a, na konnen sa libète ye tout bon vre. Lè sa a, pap gen madigra ni chaloska Lougarou ni baka Gwanmanjè ni zenglendo Lavalas… menm tònado Ka vin fè tè m nan tranble… Lage m fout! Abraham di sètase! Miyami, mas 2010
78 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 79____________________________________________________________ Initiation Littéraire Les grands dieux de notre panthéon littéraire Se sont réunis pour décider du destin poétique de cette gazelle. Ils y étaient presque tous Ceux dont la renommée n’égale que leur talent Aussi bien que d’autres encore méconnus mais non bien moins doués. Ils y étaient presque tous: MAT - Porteuse du flambeau de l’espoir Et brandissant le glaive des émotions à moissonner GUY - Si fier de sa cousine, Qu’elle devient d’emblée source d’inspiration YANICK - Généreuse de pieux éloges Et d’exhortations avenantes MICHÈLE - Emprunte l’esprit de Rainer Maria Rilke Pour mieux scander ses pensées JEAN - L’ami du mari, encourageant et cordial, Déplie le tapis rouge au passage de la vestale ANGIE - Humble sans raison nulle, Pleine d’égards et de tendre chaleur STÉPHANE - Gracieux et réservé EDDY - A tout dit ; sa perspicacité n’a cure de dévoiler L’âme de la «jeune» première ERL - Prend son temps à découvrir la pucelle Avant de prononcer sa sentence HERVÉ - Fait pareil, Point pressé de proférer son verdict JESSICA - Observe dans l’ombre Pour mieux capter ce sort qu’elle a jeté Ils y étaient presque tous Pour s’assurer que ce nouvel adepte Demeure dans le temple de rhapsodes Escaladant les étapes pour se muer en demi-dieu de l’écriture Jusqu'au soir, où à la faveur des divinités des belles lettres Il sera admis à leur bacchanale littéraire Sans retenue, comme l’un des leurs. Miami, avril 2010
80 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 81____________________________________________________________ Je te salue, Ruthy! Je te salue, Ruthy Petite fleur cueillie à peine éclose, Dont l’existence écourtée rappelle celle de la rose; Petite fleur à la corolle plus brillante Que les pétales d’un oiseau du paradis; Ton arôme exquis embaume d’espérance le destin de plus d’un. Je te salue, Ruthy Petite fleur pleine d’attraits. Tant d’êtres se sont abreuvés Au calice de ton généreux cœur. Que ta grâce infinie soit une force inspiratrice Pour ta génération et les autres à venir Que tes frères et sœurs puisent dans tes élans d’altruisme Le courage qu’il faut pour suivre sans faillir Le dessein qui leur a été tracé par notre père céleste. Je te salue, Ruthy Petite fleur moissonnée prématurément Pour que point elle ne flétrisse À l’assaut des vicissitudes de cette vie Que ton faisceau d’humanisme Rayonne à travers l’espace et le temps Et serve de phare motrice aux êtres de bonne volonté. Je te salue, Ruthy Petite fleur qui repose À l’ombre de cette apothéose Qu’aux âmes préparées Dieu dispose L’espace d’un matin, ta mission sur terre s’est accomplie Et pour cause, tu es partie laissant derrière Toute une trainée de bienfaits, de dons, d’amour, De joie réconfortante à ceux comptés parmi les tiens Et d’intenses regrets pour ceux qui n’ont pas connu ce privilège… Ruthy, petite fleur, dors pieusement de ce sommeil des anges! Miami, avril 2010
82 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 83____________________________________________________________ Not such a baby anymore My baby is heading off to college With the excitement of a new dawn ahead, Hundreds of plans for knowledge, Embedded at the forefront of her lovely head. My baby is leaving the comfort of her nest. Though I feel so lost and distressed, The pride that swell my heart in tumult Cause me to constantly beam and exult. My baby is moving from the cocoon. I’ll miss her stretched out stories Meant to entertain and festoon Like a medley of elegant curtsies. My baby is departing her habitat And I can’t help but brood. I’ll miss her lively ways and typical chitchat That so dispel my darkest mood. My baby is moving from her shell. I’ll miss her firm but tender refusal At my self-indulgence striking like a spell When strolling gleefully through the mall. My baby is going away… Hence, I’ll miss her charms, her wisdom, her wits, Her grasp of reality, her common sense, And vast knowledge of everything that is. Leaving behind the family tent, Janelle is not a baby anymore. She stands tall, poised, and confident But she will always be my baby and more… Miami, August 2011
84 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 85____________________________________________________________ De grâce! De grâce ! Ne me dérobe pas De cette toute dernière bouée de sauvetage Dans ce naufrage de Titanic Qui nous enlise tous, sans exception… Je t’en supplie ! Ne m’enlève pas cette fierté D’être l’héritière de cette épopée de gloire Qui a vu un peuple armé de simplement sa détermination Et le fait de se savoir égal à tout autre peuple Renverser le grand napoléon, conquérant de divers empires Pour donner naissance à la première république noire du monde. L’orgueil de 1804 est tout ce qui me reste Pour garder la face à l’assaut des multiples péripéties Ou me donner la contenance quand les débâcles De toutes origines et de toutes espèces assaillent Mon petit pays bien-aimé, ma chère Haïti. Ce cri d’angoisse parti de tes entrailles endolories Me perce comme un glaive Et ses échos répétés réverbèrent Dans l’âme de chaque patriote. Je refuse de sombrer dans le désespoir Même quand les orages ou lavalas, Embargo ou emprise étrangère dissimulée, La négligence des uns et le mépris des autres Ont tout emporté sur leur passage rapace. Que m’importe l’irrévérence des envieux Ou la moquerie de ceux qui se complaisent dans le malheur d’autrui, Je garderai la tête haute et crierai à tous les vents Je suis fille de Dessalines le Grand, amante de Toussaint Louverture Et je bénis le ciel qui a forgé mon destin… Miami, octobre 2011
86 TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE____________________________________________________________
Maryse C. Élysée 87____________________________________________________________ En guise de réconfort… Comme ces nuages nomades Sillonnant le ciel en promenade Notre passage sur terre N’est moins bien éphémère. La séparation d’avec un être cher Que la mort nous ravi, bien qu’amère, Serait moins brutale Au seuil de cette escale Si l’on estime l’infinie béatitude, Les joies, les plaisirs, la douce quiétude Nés de moments ineffables partagés Avec cette personne tant aimée. Ainsi le veut notre destin: Un commencement et une fin… D’ailleurs cette vie qui s’achève À la dimension charnelle comme un rêve Soutiendra nos élans d’amour À travers les choses et les êtres qui nous entourent. Pleure donc aujourd’hui cette absence physique Car demain le néant ésotérique Se verra transcendé Par votre affection et votre fidélité. Et comme l’autre avant nous l’a si bien dit: «Ceux qui sont morts ne sont jamais partis!» Miami, mai 2012
Maryse C. Elysée 88____________________________________________________________
TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE 89____________________________________________________________ Ma gratitude infinie au peintre Albert Desmangles dont la spontanéité àillustrer mon recueil de ses œuvres d’art m’émeut profondément et renoue ma confiance en la générosité humaine. Mes remerciements chaleureux vont aussi à Margaret Papillon et Michèle Jessica Fièvre ; ainsi qu’à ma fille et mon mari qui ont rendu possible cette première publication par leurs incessants encouragements.
Maryse C. Elysée 90____________________________________________________________
TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE 91____________________________________________________________ Albert DesmanglesAlbert Desmangles est né à Port-au-Prince le 31 mai 1957. Il fit ses étudesprimaires au Petit Séminaire Collège St. Martial et ses études supérieures auCollège Canado-Haïtien.Dès la prime enfance, il manifesta son goût pour l'art. Et à six ans, il dessinaitdéjà des visages avec ses doigts dans la poussière des carreaux de l'école.En secondaire, le Frère Henri Bastien le guida dans la connaissance des couleurs,du dessin, de la perspective et l'initia a la technique de la gouache. Pendantplusieurs années, il fit partie du cercle des arts plastiques du Collège et figuradans différentes expositions.Dès l’âge de dix-sept ans, il obtient le premier prix lors d’une expositioncollective à l’Institut Haïtiano-allemand.En 1981, il abandonne le confort d’un poste à la compagnie américaine ITT pourse consacrer entièrement à la peinture.Son succès dans le domaine a été immédiat et il reste le dernier géant de cegenre appelé « l'École de la beauté ».
Maryse C. Elysée 92____________________________________________________________
TRÉPIDATIONS D’UN CŒUR EN TUMULTE 93____________________________________________________________ BUTTERFLY PUBLICATIONS Miami Florida
Maryse C. Elysée 94____________________________________________________________
Search