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NationalGeographic160

Published by FasQI, 2017-03-04 13:40:18

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Combien de personnes À un endroit, la route v ire à droite et di sparaîtKemperi et ses camarades dan s les massifs de végétation; nous tournonstuèrent-ils? IL COMPTE à gauche et suivon s des traces de pneus en direc-SUR SES DOIGTS. Cinq, tion d 'une colline escarpée. J'ai entendu dire quepeut-être six. « Nous les des Indien s qui refu sent le contact avec la civi-avons tués pour qu'ils ne lisation sont récemment apparus à l'extérieur dereviennent jamais », dit-il. la Zone intangible, dan s un sec teur où le déve- loppement pétrolier est en pleine expansion. Que se passera-t-il si les ouv riers reviennent ?,dem andé-je. Alva rado est-il favorable à l'idée Nousvoilà bientôt au beau milieu d 'un dédalequ'on pompe le pétrole sous son v illage? ~~ Nous de petits sentiers qui desser vent une étenduevoulons avoir accès à la sa nté et à l'éducation , tentaculaire de puits de pétrole et de stations derépond-il. S' ils prennent soln de J'env ironne- pompage. Nou s dérapons dans un virage enment, alors nous seron s pour. » épingle à cheveux et nous retrouvons face à une haute pa roi de forêt trop ica le, devant laquellePO UR LA PLU PART DES H UAORANI , en revanche, la route se termine brutalement.un tel avenir semble loin d 'être au ssi attirant.Par une matinée moite et couverte, je quitte la Plus lo in sur la droite, une plate- form e dev ille de Coca en ca mion, accompagné par des fo rage fl ambant neuve s'élève derrière un gril-guides indigènes. Je veux me rendre plus au sud, lage méta llique. Sur le portail , un pann eausur la d énommée route Auca. Con struite par indique qu'il s'agit du puits de pétrole Nantu E.Texaco d ans les années 1970 pour transporter Au fond des bois, vers la gauche, on distingue undes tours de for age et insta ller des oléoducs da ns groupe de maisons en feuilles de palmier: le vil-les champs pétrolifères, la route coupe l'ancien lage huaorani d e Yawepare.territoire huaorani en plein milieu . Des corniaud s nou s ence rclent en jappa nt Ajoutant l'in sulte à la blessure, la compagnie a lors que no us descendo ns du camion. Una ba pti sé la route ~~ Auca», du nom donné aux homme musclé en short et T-shirt moulant veutHuaorani par leurs ennemi s et signifiant « sau- savoir ce que je fais là. Sati sfait que je ne travaillevage». Nou s nous dirigeon s vers le pont de la pas pour la compagnie pétrolière, il suggère queriv ière Shiripuno, qui donne accès à la Zone nous parlions à côté, dan s la maison communeintangible ou au moins deux groupes huaorani , en plein air. Dan s un espagnol parfait, il indiqueles Taromenane et les Tagaeri, v ivent volontai- qu' il s'appelle N enquimo Nihu a et qu' il faitrement isolés du reste du monde. office de chef de la communauté pour deux an s. En dévalant la route en lacets, nous traversons « C'es t une zone d angereu se», prévient-il.un paysage de collines d énudées et de fermes La tension m onte depui s quelques mois, quand- auta nt de témoign ages de la folle ruée des les ouvriers du pétrole sont arrivés pour travail-colons qui suivit la con struction de la route, il y ler d an s le puits tout p roche. Les v illageoisa quarante ans. Plusieurs communautés pauvres s'inquiètent à l'idée que le vacarme causé par lesde Quichua et de méti s sont éparpillées sur les gros véh icules et les machines puisse provoquerpi stes adjacentes à la route Auca. une réaction v iolente chez les autochtones reclus da ns la jungle env ironna nte. Ces gro upes sentent que leur territoire est en train de rétrécir. ~~ Ils sont chassés de la for êt, plaide-t-il. Nous ne voulon s pas de conflit avec eux. Nou s voulons qu'ils se sentent tranq ui/os. » Nihua confie que ce rta in s homm es de ces tribus nomades sont des membres de sa famille. Malgré leurs liens de sang, nombreux sont les Huaorani sédentarisés qui redoutent les attaques8 0 N A TI ONA L G EOGR A PHI e . JA NV IER 20 1 3

des Tagaeri et des Taromenane. Pourtant, les pétrolières. Il s d éc rivent le paradis qu' il s ontclans nomades sont aussi une source de fi erté, un perdu au profit des géants de l'or noir et celuisymbole pui ssant de résistance tribale et un ves- qu' ils partagent encore avec leurs parents isolés.tige des traditions ancestrales. Nihua expliqueque lui et sa famille laissent à la di sposition de Deux jours plus tard, nous atteignon s notreces proches des haches et des m achettes dans les d estination fin a le : le v illage de Bameno. Desboi s. Ils plantent des potagers pour les nourrir bâtiments en parpaings et des cabanes en boiset patrouillent avec des armes pour les protéger fl anquent une piste d 'atterri ssage herbeu se,des intrus qui pourraient leur nuire. ~~ Ici, nous longue de 560 m. C 'est là que nous trouvonsavons fait un choix, déclare Nihua en bombant Penti Baihua, cousin d 'Otobo et chef de la com-le torse. Fini le développement pétrolier! Fini munauté, en pleine di scussion avec un groupel' intrusion des colons ! Fini les bûcherons ! » d e v illageois. Pied s et torse nus, il arbore une chevelure noire ondulée et un sourire chaleureux.V ER S LA FIN DE LA ROUTE AUCA, nous arrivons Il arrête la conversation pour nous accueillir.à un pont branlant et tran sféron s nos affairesdans un skiff pour poursuivre la descente de la ~~ L'ITT ne con stitue qu'une petite partie duriv ière Shiri puno ve rs la riv ière Co non aco, Yasuni », répond-il quand je l'interroge sur l'ini-jusque da n s la Zone intan g ible. Co mme les tiative présidentielle. Ce qui l'inquiète surtout,étran gers sont uniquement autori sés à entrer c'est que les Huaorani n'ont pas de droits de pro-dan s ce sec teur à l'invitation des Huaorani,je priété spécifique s et officiels sur les terres situéesme sui s arrangé pour faire cette partie du voyage à l'intéri eur de la Zone intangible. « Il s vontavec Otobo Baihua, un guide huaorani. conquérir cet espace, un puits après l'autre, si nous n'avon s pas ces documents, craint-il. Nous Petit et robuste, large d 'épaules et souri ant, ne savons pas quels sont les plan s du gouverne-Otobo, 36 ans, explique qu'il travaillait autrefois ment concernant notre territoire. »pour les compagni es pétrolières m ais qu'il aarrêté pour vivre davantage en harmonie avec la Penti nous fa it traverser la piste détrempéenature. ~~ Beaucoup contamination, dit-il dan s pour gagner une ma ison commune, à l'autreun espagnol écorché. J'ai vu beaucoup animaux bout du v illage. Il veut me présenter Kemperi,mourir. Ça m'a rendu m alade. » Il dirige désor- son oncle et l'un des derniers cham an s-jaguarsmais une agence d'écotouri sme qui permet à du peuple huaor ani. Kemperi est grandementd 'intrépides voyageurs d e rendre v isite à son respecté pour sa capacité à communiquer avecpeuple, loin dans la Zone intangible. les es prits de la forêt. Il est vêtu d 'un short et d 'un T-shirt bleu, et de longues tresses argentées Le panorama qui se déploie deva nt nous es t encadrent so n sourire éclatant. Il dit n e pasaussi sauvage que spec tacula ire. Des singes se connaître son âge, mais il était déjà adulte quandbalancent dan s la canopée; d es toucan s crient il s'es t joint aux guerri ers qui tendirent uneaux faîtes des arbres ; un gros capybara se glisse embuscade au cours de laquelle des travailleursparesseusement dan s l'eau. Otobo s'arrête pour de Shell furent tués, dan s les années 1940.montrer les endroits où, il y a longtemps, desguerriers huaorani ont pri s en embuscade des En tout, douze ouvriers périrent aux mainsouvriers du pétrole. Et où, plus récemment, les d es guerriers indigènes . La compagnie aban-Tagaeri et les Taromenane ont tran spercé des donna par la suite ses opérations dan s l'est debûcherons illégaux avec leurs lances, avant de se l't:quateur et il fallut attendre que les mi ssion-retirer dans l'ombre de la forêt. naires apaisent les ~~ Auca» pour que l'explora- tion pétrolière reprenne. Les nuits suivantes, autour du feu allumé dansles campements au bord de la rivière, les Huaorani Combien de personnes Kemperi et ses cama-r acontent leur hi stoire tumultueu se et leur rades tuèrent-il s ce jour-là? Il compte sur sesméfiance continuelle à l'égard des compagnies doigts. Cinq, peut-être six. « Nous les avons tués pour qu'ils ne reviennent jamais.» Malgré la v iolence qu' il décrit, il parle avec la légèreté du FORÊT À. VENDRE 81





vétéran qui se rappellerait les guerres de sa jeu- hauteur s des Andes. On me propose de rencon-nesse. Et aujourd ' hui, que se passerait-il si les trer le président Correa afin de discuter de sonhommes en casques et en combinaisons reve- combat pour faire aboutir l'initiative Yasuni-ITT.naient? « S' il s revi enn ent, nou s les tueron s, Des soldats se mettent au garde-à-vous quand jeassure-t-il simplement. Nous ferons comme nos passe devant les colonnes du palais deCarondeietparents et nos grands-parents nous ont appris.» et que j'entre da ns une pièce somptueuse, déco - rée de meubles dorés et de rideaux de brocart.APRÈ S PRESQUE TROI S SEMAINES de voyage encamion, en bateau et en avion de brousse dan s Âgé de 49 an s, Rafael Correa es t un hommele Yasuni, je me rends à Quito, la capitale, sur les chari sm atique, éloquent et intelligent. Lor s de notre entretien, il va droit au but, affirm ant que84 NATIONAL GEOGRAPHI e · JANVIER 2 0 1 3

Daniela Cupe Ahua, 9 ans, rêve pendant l'initiative Yasuni-ITT est toujours d 'ac tualité.que sa belle-sœur s'occupe de bébés. « Nous avons toujours dit que, si nous ne rece-Fidèle à la coutume huaoranl, cette vion s pas l'aide nécessaire dan s de s délais rai-famille élargie vit ensemble. les murs de sonnables, nous devrions exploiter le pétrole, ensa maison, près de la route Maxus, sont étant le plus vig ilant possible sur le plan env i-constitués de couvertures ordinaires. ronnem ental et social », rappelle-t-il. L'initiative pose un vrai dilemme, poursuit-il. « L'Équateur est un pays pauvre. Tous les enfants ne sont pas scolari sés . Nous avon s be soin de soins, de logements décents. Nous manquons de nombreuses choses. Le mieux pour le pays serait d 'exploiter cette ressource. Mais nous mesurons au ssi notre respon sabilité dans la lutte contre le réchauffement climatique, dont les combustibles fo ssiles sont la principale cause. » Vers la fin de l'entreti en, Correa a tout de l'homme qui a d éjà pri s sa déci sion . « J'in siste sur le fait que nous allon s exploiter nos ressour- ces naturelles comme le font tous les autres pays du monde, assène-t-il. Nous ne pouvons pas être des mendiants assis sur un tas d 'or.» Il indique néa nmoins qu'il est prêt à envisager de sou- mettre à un vote populaire ce qui es t connu en Équateur comme le plan B - à savoir exploiter le pétrole dans l'ITT. SUR LES MARCHES EXTÉRIEURES du pa lais pré- sidentiel, je rep en se à la route que j'a i v ue en construction da ns le bloc 31 et à la violation de la v ie sauvage qu'elle représente. Quelle que soit l'i ssue de l'initiative ITT, des parties significa- tives du Yasuni d emeureront sous pression. ~~ Si l'initiative Yasuni-ITT échoue, nous trou- verons une façon de sauver ce qui peut l'être, m'avait dit Kelly Swing sur la terrasse de la TBS, comme si lui aussi avait déjà anticipé la suite. Ma v raie préoccupation, c'est que chaque compro- mis avec les firmes pétrolières se solde par moins de nature. Devons-nous utili ser notre capacité à soumettre la n ature afin d 'en réqui sitionner toutes les ressources pour notre seul u sage, et a ller jusqu'au point de rupture ? Saurons-nous même ou se trouve ce point de rupture ? » 0 Nous remercions la communauté quichua d:Aiiangu, les équipes du Napo W ildlife Center et de la Tiputini Biodiversity Statio n pour leur aide. F O RÊT À VENDRE 8 5





Bevés pour leur force et letS endurance, pourvus d'un pelageépais qui les protège des g~ures, des chiens du Groenlandtirent un traineau sur la glace, au début de l'expéditionantarctique australastenne. Sur les trente-hult chiens présentsau début de l'expédition, seulement deux ont . .vécu



De David RobertsPhotographies de Frank HurleyMawson entendit le faible gémissementd'un chien derrière lui. Il pensa: celadoit être l'un des six huskies qui tirentle dernier traîneau. Mais Mertz, qui avaitjoué le rôle d'éclaireur toute la matinée,s'arrêta et fit demi-to ur. Il regarda vers l'a rrière. L'expédition en traîneaux de M awson s'éta it mi se en route en novembre 1912. Elle était l'uneLe plateau sa ns relief, to ut d e neige et de glace, des huit équipes de troi s hommes pa rties ens'étenda it à perte de vue. Les seules empreintes exploration d a n s to utes les direc tions. Pouréta ient celles du traîn eau d e Maws on . Où form er son équip e à destination de l'extrêmel'autre traîneau était-il passé? Est, Mawson ava it choi si Xavier Me rtz, un champion de s ki sui sse de 29 a n s, et Belgrave Mawson se mit à remonter ses propres traces Ninnis, 25 ans, un Angla is enthousiaste et sym-en coura nt. Souda in, il se tro uva au bord d 'un pathique, qui ser vait da ns les Fu siliers royaux.trou béa nt, la rge de 3,5 m . D e l'autre côté de lacrevasse arrivaient deux traces d e traîneaux Au matin du 14 décembre, trente-cinquièmedi stinc tes; du côté de Mawson , une seule s'en jour de l'expédition , le trio se tro uva it à prèséloigna it. C'était le 14 décembre 1912. de 480 km de la caba ne. Il avait traver sé deux gra nds glacier s et des dizaines d e crevasses Douglas Mawson, un explorateur chevronné dissimulées - d e profondes fentes da n s la glacede 30 an s, était le chef de l'expédition antarc- camouflées par de minces ponts de glace. Peutique au stralasienne (Australasian Antarct ic après midi , Mertz ava it bra ndi son bâton de skiExpedition , AAE). L' équipe de tre nte et un pour signa ler une nouvelle c revasse . M awsonhommes entreprenait la plus ambitieuse explo- estima qu'elle présenta it peu de da nger, car sonration du continent austra l ja mais menée. Scott traîneau fra nchit le pont en gli ssant sa ns heurt.et Amundsen pouvaie nt bien fa ire la cour se Il cria l'averti ssement habituel à Ninni s et, jetantpour atteindre le pôle Sud. Mawson, lui , éta it un dernier coup d 'œil en a rrière, v it que celui-déterminé à découvrir tout ce qu'il pourra it sur ci avait corrigé sa trajec toire pour traver ser la3 000 km de terra incognita anta rctique et d 'en crevasse de front plutô t qu'en diagonale.tirer les meilleurs résultats scientifiques ja ma isobtenu s lors d 'une expédition pola ire. ET VO IL À QU EM AWSON ET MERT Z BRI SAIENT le bo rd fragile de la crevasse béante, s'encordaient Les hommes de l'AAE avaient con struit une et se relaya ient au-dessus de l'abîme. Étenducaba ne sur le rivage d 'une a n se qu'il s ava ient sur une corn iche neigeu se, 50 m plu s bas, unnommée ~~ baie du Commonwealth )), et hiverné hu sky gémi ssa it, le do s m a nifestement bri sé.da ns ce qui se révéla être l'e ndroit le plus ven- Un a utre chien , sa ns doute mort, gisa it à sesteux de la Terre (à tout le moins au niveau de la côtés. Quelques morceaux de l'équipe m entm er), avec des rafa les atteig na nt 320 km/ h. éta ient épa rpillés sur la m êm e saillie.David Roberts a écrit Alone o n the Ice, nouveau De Ninni s, du traîneau: aucune trace./ivre sur le périple de Mawsofl. Frank Hurley.décédé en 1962, se joignit à l'expédition à 26 ans.

-- -Un membre de l'expédition Inspecte une crevasse. L'équipe de Mawson en a franchi denombreuses avant que l'une d'entre elles n'engloutisse leur coéquipier Belgrave Nlnnlsavec six chiens, du matériel Indispensable et la plus grande partie de leurs vivres. Troi s heures durant, Mawson et Mertz lan- puis Mary. . . Quand l'un d 'eux ne parvenait pluscèrent des appels vers les profondeurs. Ils avaient à tirer le traîneau , les deux hommes le hissaientbien trop peu de corde pour descendre d an s la dessusjusqu'au bivouac suivant et, là, l'abattaientcrevasse à la recherche de leur compagnon. Ils d 'un coup de fu sil. Pour économiser leurs faiblesfinir ent par admettre J' inéluctable : Ninni s était provisions de v ia nde séchée, de bi sc uits, demort. Avec lui disparaissaient le m atérielle plus raisins secs et de cacao, ils m angeaient la chairprécieux de l'équipe, dont la tente à trois places, des c hi en s, coriace et fil a ndreuse, et jetaientles six meilleurs huskies, toute la nourriture des la peau et les os aux huskies surv iva nts, qui sechien s et presque toute celle d es hommes. disputaient férocement le moindre morceau. Les deux surv ivants auraient pu succomber Mawson naviguait avec un th éodolite et audès la première nuit s'ils n'ava ient pas bricolé jugé. Il suivait un cap à 40 km au sud de l'itiné-un abri. Pa r une température d 'environ - 10 oC, raire de l'aller pour éviter les pires crevasses etils tendirent une toile de tente de recha nge sur les cimes de deux gros glaciers. Il tentait de sou-une structure form ée par des skis de traîneau tenir le moral de son compagnon, lui promettantet ceux de Mertz . Da ns cette sombre grotte, ils de rentrer sain et saufen Australie. À 1 heure duinstallèrent leur s sacs de couchage en peau de m atin, le 25 décembre, Mawson réveilla Mertzrenne direc tement sur la neige. pour lui souhaite r un joyeux Noël. Mertz écrivit da ns son journal : « J'espère v ivre et pa rtager de Dura nt les premiers jours de leur périple de nombreux joyeux Noëls avec mon ami Mawson.»retour, poussés pa r l'adrénalin e, ils parcoururentun nombre impressionna nt de kilomètres. Mais À ce moment-là, seul Ginger, le plus coura-les chien s s'épui sèrent l'un après l'autre lors des geux des chiens sur vivants, était encore capabledeux semaines suivantes: George, pui s Johnson, de tirer le traîneau. Les deux hommes enfilèrentTIM8flE , AUSTRAlWl POSTAL CORPORATION. Il-DESSUS , ANDREW WATSOI( EN TERRE I NCO NN UE 91AACHVES ICONOGRAPHKlUES ou NATIONAL GE~C

Archibald Hoadley, Sydney Jones et George Dovers formaient l'une deshuit équipes de trois hommes dépêchées dans différentes directionsafin de cartographier des terres Inexplorées. Seuls deux d'entre euxconnaissaient l'Antarctique et certains n'avalent jamais vu de IlfHge.MORTON _ \" 0'f'D, \" ITCHEL.L. lI!JRARY. 1IISJOTHEOUE [T[TAT DE NOIMllE-GAUD cu SUD



leurs baudriers pour aider l'animal mais, au bout tira le lourd cha rgement tout seul sur 4 km. Cede quelques kilomètres, ils étaient déjà épui sés. soir-là, il écrivit d ans son journal: «S'il ne peutFranchissant des crêtes de neige dure sculptées pas parcourir 8 ou 10 miles [13 à 16 km] par jour,par le vent - ou sastrugi -, parfoi s hautes de 1 m, dans un jour ou deux nous sommes condamnés.il s ne cessaient de tomb er et souvent faisa ient Je pourrai s m'en sortir seul avec les provision schavirer le traîneau. Pour s'a lléger, il s jetèrent disponibles, ma is je ne peux pas l'abandonner. ))du matérieLLe plus douloureux fut de se séparerde l'appareil photo de Mawson et des pellicules Au 7 janvier, les deux hommes avaient couvertimmortalisant l'expédition pionnière du trio. plus de 300 km de leur périple de retour; il leur en restait plus de 150. Mais, alors qu'ils tentaient Mertz allait mal. Il perdait vite des forces. Le de plier bagage, ce matin-là, Mawson découvrit2 janvier, il était trop faible pour bouger ; le 3, il que Mertz avait « souillé son pantalon ». Ille dés-ne put parcourir que 8 km avant d 'abandonner, habilla, le nettoya et le remit d ans son sac d econtraignant Mawson à planter la tente. Refusantde croire qu'il avait les doigts gelés, Mertz surprit couchage. L'après-midi, il essaya de l'asseoir pourMawson en s'arrachant un bout de phalange àcoups de dents. Mawson sava it que leur seul lui faire boire du chocolat et un bouillon de bœufespoir était de continuer à avancer mais, le 5 jan- léger. Mertz se mit à délirer et se sa lit derechef.v ier, Mertz refu sa. Ce serait du suicide, dit-iL À 20 heure s, Mertz sortit à moitié d e son Lui -même ravagé par la douleur, M awson sac et s'ag ita furi eusement, cassa nt l'un despersuada Mertz d e grimper sur le traîn eau. piquets de tente. Il délira en allemand. MawsonRassemblant des forces surhum aines, Mawson le retenait, espérant le ca lm er, pui s le remit dans son sac de couchage. Le 8 janvier, à 2 heures du matin, Mertz décéda dans son sommeiL '\" ,.I~'. lU' ln' Mer Dumont d'Urville DI::PART : 10 n o vembre 1912 1 Baie du 29 janvier 1913Commonwealth Dans une cac he, Mawson t lBuveBASE C~p des provisions laissées~par des hommes de la base principale. Glacier______' - - . _C~\"->~.PRINCIPALE Den;son 1 Mertz ~'~:In e. e. \" -.J'~ ~ ARRIV~: 8 février 1913 • \"J. .. Glacier~ •• :v~~_ ~• 30 décembre 1912Terre 17 janvier 191 3 r\"• Mertz tombe malade. 28 décembre 1912 ., Mawson tombe dllns 1 Ginger, le dernier des dix-sept chiensAdélie - . ..... _ _ de l'équipe, est tué pour être mangé. une crevasse mais ,....... ~. .-o ~o,. , B janvler 1913 .--..._.\"......... - . ' parvient à en sortir. Mort de Xavier Mertz ..... _ _ _',-,.,---~--,,~ km\"\"\"'''' _EoI.OI'E OU _........,.\" .\"\"\"\" N<TNlCTlC OI<I1T\"'- \"\"\"\"\"'\" LI cilie /9J!lIl8lt\o(1let ln glaciers .Il1uillfllœlllllll acluill ,u '''' \" '\"94 N A TI O NAL GEOGR A PHI e · JANVIER 2 0 1 3

MAWSON INHUMA SON AMI dan s son sac de cou- En se servant uniquement de la lame crantée chage, SOUS un monticule de blocs de neige. Il y de son couteau, il coupa le traîneau en deux . planta une croix grossière faite de ski s de traî- Pui s il confectionna une voile de fortun e en cou- neau cassés. Bien des années plus tard, des cher- sant la veste de Mertz sur un sac en ti ssu. Trois cheurs ont ava ncé qu'un surdosage toxique en jours après la mort de Mertz, Mawson découvrit vitamine A provenant du foie des huskies avait avec horreur que la peau de ses plantes de pieds affaibli Mertz. Mais alors, pourquoi la m aladie s'était complètem ent décollée et qu'il en sortait atteignit-elle Mertz d avantage que Mawson ? du pu s et du sang. Il recolla la peau à ses pied s et D'autres experts ont suggéré que l'effondrement enfila six paires d e chaussettes de laine. Chaque de Mertz était simplement dû à l'hypothermie, pas fut ensuite une véritable torture. à l'épui sem ent et à un état de quasi-famine. Pour Mawson, la course contre les kilomètres Quoi qu' il en fût, la mort d e Mertz m enaça it se doublait dorénavant d 'une cour se contre la désormais aussi la surv ie de M awson. Il n'avait presque plu s rien à m anger et sa propre condi - montre. Le voilier à vapeur Aurora, le navire de tion physique était déplorable : il avait des plaies ouvertes sur le nez, les lèvres et le scrotum, ses secours de l'expédition, devait arriver le 15 jan- cheveux tomb aient par poi gnées, ses jamb es v ier dan s la baie du Commonwealth pour rem- pelaient. Etillui restait 150 km à parcourir. barquer les hommes. Mais les jours passa ient, Mawson était encore à plus de 120 km de la «Je crains que cela ait totalement bousillé mes cabane et il s'affa ibli ssa it d 'heure en heure. chances, écrivit Mawson dans son journal. Mais je ferai tout mon possible jusqu'au bout. )) Un jour, alors qu'il avançait péniblement dans la neige profonde, il passa à traver s un pont de neige dissimulant une crevasse (s uite page 100 ) ~EXPÉDmDN ANTARCTIQUE AUSTRALASIENNE AUSTRALIE Itinéraire de l'équipe de l'extréme Est de Do uglas Mawson •Sydn. y Aller 10 novembre - 14 d'cembre 1912 -:~r !~0:S~~~1'478km Retour .....-- 14 d'cembre 1912 - 7 janvier 1913 Mawson et Mertz, 325 km en 25 jours NOUVELLE - 8 janvier - 8 février 1913 Mawson seul, 153 km en ;:Jours •ZËl..ANDE Cop lce-Shelf OCÉAN Chrt.tchurch Freshfjeld Cook INDIEN \"WH' ~~':~:::N r -~~ PA CIFI Q UE ANTARCTIQUE +Ptlle Sud~- ~ Belgrave Ninnis tombe dans une / \"- crevasse avec les c hiens de son / tralneau et du ravilanlement / capital pour rexpédition.1I meurt./. Début du périple de retour. OC ÉAN ATLANTIQUE Terre du Roi-George-V lU l\" ~ •• EN TERRE i NC ONN U E 95

-.. '. J > l'été,' ~n membre del:équlpe plante une tente malgré ~n WHlt violent. Cette tich, pouvait exiger plus ~lMl8 heure dans les bourraaques cpntlnues. En pl\"'s du fr04d Intense et de la nourri- ~ se: ture lim. itée, les hommes avaient la peur éonstante perdre. ~'. , , .. ,/ \" (l \ , \

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(s uite de la page 95) et tomba dans le vide. Une un endroit où des chercheurs finiraient parv iolente secou sse arrêta sa chute. La corde du le s trouver et apprendre l'hi stoire d e l' infor-baudrier qui le reliait au traîneau, longue de 4 m, tunée exp édition de l'extrême Est. Pourtant,avait tenu bon. Mais Mawson était persuadé que le 29 janvier, un petit miracle se produi sit.son poids allait faire glisser le traîneau sur lui. Ilpensa : ça y est, c'est la fin. Juste au nord de sa trace, Mawson v it quelque chose d e sombre percer la brume : c'était un Par miracle, le traîneau tint bon dan s la neige cairn de neige recouvert d 'un tissu noir. Il trouvaprofonde, arrimant Mawson. Mais, quand ses à l'intérieur un message lai ssé par troi s coéqui-yeux s' habituèrent à la semi- obscurité, celui -ci piers parti s à sa recherche et un sac de v ivres ômesura la gravité de la situation. Il était suspendu combien bienvenu. Le message apprit à Mawsond ans le vide et les paroi s de la crevasse étaient qu'il n'était plus qu'à 45 km de la cabane.trop loin pour qu'il pût les atteindre, même en sebalança nt très fort. Sa première pensée fut pour Il lui faudrait dix jours pour couv rir cetteles derniers grammes de nourriture qu'il n'auraitpas eu le temp s de manger avant de mourir. courte distance, car il attendait la fin d 'un bliz- S' il lui restait une chance de s'en sortir, c'était zard prolon gé . Enfin, le 8 février, il entamaen se hi ssa nt le long de la corde, une main après la derni ère descente. Ava nt de voir la cabane,l'autre. Par bonheur, il y avait fait des nœuds à il aperçut une lointa ine tac he à l' horizon.inter valles rég uliers. Il sa isit le premier, se hi ssa Comme il le craignait, c'était l'Au rora quittantvers le haut, pui s s'élança vers le nœud suivant. la baie du Commonwealth pour de bon .Même pour un homme en forme et en bonnesanté, un tel exploit aurait été à peine possible. Mawson était-il seul, à présent ? Mais, sou-Pourtant, Mawson tirait, se reposait et s'élançait d ain, la cabane a pparut. À l'extéri eur, troi sà nouveau. Il attei gnit le bord d e la crevasse et hommes s'occupaient à quelque tâche. Mawsontenta de faire basculer son corp s à la surface. s'a rrêta net et leur fit signe pendant trente secondes . Les hommes étaient trop loin pour Cet effort bri sa le bord de la crevasse en sur- entendre ses cris. Pui s l'un d 'entre eux finit parplomb. Mawson retomba d a ns le vide jusqu'au lever les yeux et le vit apparaître à l' horizon.bout de sa corde. Le désespoir l'envahit. Il envi-sagea de s'extirp er du ha rnais pour plonge r Mawson n'avait manqué l'A urora que de cinqau fond du trou et en finir tout de suite, plutôt petites heures. Lui et les six hommes qui avaientqu'en s'étranglant ou en gelant lentement. À cet été désignés pour rester sur place afin de recher-in stant, un vers d e son poè te préféré, Robert cher l'expédition de Mawson étaient condamnésServ ice, lui traversa l'esprit: à passer une année de plus dans l'endroit le plu s venteux de la planète. ~~ Essa ie encore une foi s - il es t très facilede mourir. Les hommes près de la cabane se précipitèrent en haut de la pente verglacée pour étreindre leur C'est continuer de v ivre qui est difficile. ~~ chef. Le premier arrivé fut Frank Bickerton, un Ces mots l'encouragèrent à faire « un dernier vigoureux ingénieur britannique de 24 ans, quiet formidable effort ». Par venu de nouveau au ava it diri gé une autre équipe d 'exploration.bord de la crevasse, il lança d 'abord ses jambes Mawson reconnut Bickerton à 50 m. À l'a iren ava nt pui s extirpa le reste de son corps de la p erplexe d e Bickerton d eva nt la silhouettecrevasse. Il roula sur le côté et s'évanouit. Quand décharnée et rav agée de l'homme qui chancelaitil se réveilla, une ou deux heures plus tard, il vers lui, Mawson sut exac tement ce que l'autred écouv rit que son corps ava it été recouvert pensa it: m ais lequel es-tu donc ?d 'une petite couche de neige fr aîche. Dix moi s s'écoul èrent ava nt que l'Au roraIL N 'AVAIT PLUS AUC UNE C HANC E de sur vivre : ne revienne. Quand M awson rentra enfin enMawson en était à présent conva incu . En outre, Au str ali e, en février 1914, il fut accueilli enla date limite pour rejoindre la caban e était héro s nation al et anobli par le roi George V.passée. Pour ce qu'il en savait, l'Aurora était Jusqu'à la fin de sa ca rrière, il enseigna à l'uni-reparti avec tou s les autres m embres de l'AAE versité d 'Adélaïde. Il condui sit deux autres expé-à son bord. Ce qui le fit continuer était l'espoir dition s en Anta rctique, mais l'œ uv re de sa viede laisser son journal, avec celui de Mertz, dan s fut la publication de quatre-vingt-seize articles réuni ssa nt les résultats scientifiques de l'AAE. À la mort de Mawson, en 1958, l'Australie tout entière pleura son plus grand explorateur. 01 00 NATIO N AL GEO G RAPHi e . JAN V IER 2 0 1 3

. - \":--Hommes et chklns de l'expédlUon se nourrissakHlt des manchots Adêl~, qui constltuakHlt aussiune distraction. S'approchant des manchots qui se tenaient au bord des falaises, kls membres del'équipe les précipitaient dans l'ocean. CI-dessous:..., équipier explore une grotte de glace à moinsde 1,5 km de la cabane de la base principale, située à la pointe la plus orientale du cap Denlson.





De Nathan WolfeInspirez. L!air franchit vos narines, emplitvotre nez. Votre diaphragme se contracte,poussant l'air au fond de votre poitrine.L!oxygène se répand dans vos alvéolespulmonaires, voyage dans vos capillairessanguin s, prêt à alimenter chaque cellule de de salive ou d 'eau d'étang, il y a 350 ans. Quantvotre corps. Vous êtes vivant. Tout comme l'est aux virus, bien plus petits que les bactériescet air que vous venez d ' inhaler. Nos narines m ais beaucoup plu s nombreux que tous lescapturent des millions de particules invisibles autres éléments entrant dans les forme s de vieà chaque in spir ation: pouss ières, pollen s, combinées , leur découverte ne remonte pas àembruns marins, cendres volcaniques, spores. plus d 'un siècle. Et il a fallu attendre ces trente derni èr es a nn ées pour s'a percevoir à quel Ces grain s de v ie abritent une fourmill ante point les microbes sont omniprésents, pros-communauté de bactéries et de virus. Dont pérant aussi bien au sommet des nuages qu'àquelques- uns peuvent provoquer des a llergies des kilomètres sous la surface du globe. Nousou de l'asthme. Il est bien plus rare d 'inhaler prenons seulem ent conscience de leur impor-les agents pathogènes d es infection s elles- tance primordi ale pour tout ce qui touche àmêm es, comme pour le Sras - ou pneumonie notre santé et à celle de notre environnement.atypique -, la tuberculose ou la grippe. NOTRE IGNORANC E de la variété et de l'abon - J'a i passé beaucoup de temps ces quinze der- dance du règne microbien fut longtemps due,nières années à gli sser des tampon s de coton pour une large part, à notre incapacité à culti-dans les orifices les plus divers : nez humains, ver la plupart des micro -organi smes en labo -groin s de porcs, becs de volatiles, appendices r atoire. Les te chniqu es de séquen çage d ede primates. Je cherchais les signes révélateurs l'ADN nous ont récemment permi s d 'étudierde ces agents pathogènes à l'origine d 'é pidé- des population s entières dans un environne-mies mortelles. J'en suis venu à considérer l'air ment préci s sa n s avoir à cultiver l'une oumoins comme un élément essentiel à la vie que l'autre dan s les classiques boîtes de Petri. Encomme le véhicule de la prochaine épidémie. 2006, des chercheurs du Lawrence Berkeley Mais respirez! La plupart des microb es en BACTERIOPHAGEsu spen sion dan s l'air sont plutôt inoffensifs. Virus n'Infectant que des bactéries, lesEt certain s d 'entre eux nous sont bénéfiqu es bactériophages sont la forme de vie la- c'est quasiment sûr. En vérité, nous en savons plus abondante sur Terre: Il y en a plusencore fort peu d an s ce domaine. que d'étoiles dans l'Univers. Chacun de nous en abrite des milliards de milliards. Les bactéries form ent une bonne partie dela matière v ivante terrestre. O r nous ne savionsrien d'elles avant qu'Antonie Van Leeuwenhoekne règle ses microscopes sur des échantillons OfI>Jo.ATE~ENT DE ~ICR08IOLOG1E. IIKlZENTRU ~. UNlVERSIT[ DE IIAŒIPttOTO RESEARCHERS.INC IIMGES COLORI5 [ES



National Laboratory ont ain si annoncé que des Ces bac téries sont directement responsableséchantillons d 'air collectés entre San Antonio et de près de la moiti é de l'oxygène produit surAustin (Texas) contenaient plus de 1800 espèces terre chaque année et, indirec tement, de la plusdifférente s de bactéries en suspension. Ce qui gra nde partie du re ste. Voi là des centainesprouve que, dans ce domaine, l'air et le sol sont de million s d 'année s, d 'a nciennes formes deaussi riches . Ces bactéries en su spension cya nobac téries se sont introduites d a n s lesvenaient d 'e ndroit s aussi variés que d es prés cellules d 'où allaient naître les plantes. Une foi sfauchés, des stations d 'épuration, des sources installées dans ces plantes primitives, elleschaudes et des gencives humaines - sans oublier se sont métamorphosées en chloroplastesune espèce issue de la peinture écaillée. - les moteurs de la photosynthèse et de la pro- duction d 'oxygène dans les cellules des plantes. Un grand nombre de microbes en suspension L'action conjuguée des cyanob actéries et de sne parcourent pas un long trajet, mais d 'autres chloroplastes génère l'essentiel de la photosyn-accompli ssent de véritables périples . La pous- thèse sur la plan ète.sière des déserts chinois voyage à la fois à traversle Pacifique jusqu'à l'Amérique du Nord et vers MA IS REVENON S À VOTRE NEZ. Qu'en est-il del'est jusqu'à l'Europe, et finit par effectuer le ces microbes en suspension que vous veneztour du monde. Ces nuages d e poussière tran s- d 'inhaler sans le vouloir? Ils ne font que passer.portent des bactéries et des virus provenant de Vos narines re cè lent elles au ssi un e riche etleurs sols originels, ainsi que d 'autres microbes complexe population de résidents permanents.récoltés au-dessus d 'ordures brûlées ou dan s les Les bactéries les mieux représentée s sont debrumes océaniques. À chaque goulée d 'air, vous troi s genres : Corynebacterium, Propioni-respirez des échantillons du monde entier. bacterium et Staphylococcus. Elles forment l'une des nombreuses communautés composa nt le La haute atmosphère contient éga lem ent des microbiome humain, c'est-à-dire l'ensemble desmicrobes. Ils peuvent flotter jusqu'à 36 km au- bac téries et des autres micro-organi smes quidessu s de la su rface terres tre. Je croi s qu' il s logent dans votre peau, vos gencives, vos dents,pourraient s'élever encore p lus loin, même s' il votre système génita l et, plus particu lièrement,est difficile d ' imaginer qu'ils puissent subsister dans votre système digestif.longtemps sa ns eau ni nutriments. Plu s bas, ilssur vivent, et même se multiplient. Bien qu'un En définitive, les microbes sont dix foi s plusfort rayonnement ultraviolet tue la plupart des nombreux dans votre corp s que vos cellules, etbactéries, on a la preuve que certain s microbes leur poids est éga l ou supérieur à celui de votremétaboli sent et peut-être m ême prolifèrent à cer veau - env iron 1, 35 kg en moyenne chezl'intérieur des nuages. l'adulte. Chacun d 'entre nou s est donc à la foi s un organisme et un écosystème d en sé ment Les microbes ne font pas que vivre dans l'air: peuplé, dont les habitats hébergent des espècesils l'ont créé. À tout le moins la composante dont aussi différente s les unes des autres que le sontnou s dépendons. Quand la v ie a commencé sur les animaux peuplant une jungle et un désert.la Terre, la teneu r en oxygène de l'atmosphèreétait négligeable. L'oxygène est un déchet issu Pour l'essentiel, les microbes de notre orga-de la photosynthèse. Or c'est à des cya nobac- ni sme ont des effets bénéfiqu es ou restent detéries que nous devons l'apparition de ce pro- di screts pique-assiettes. Ils nous aident à digérercessus, il y a environ 2,5 milliards d 'années. et à absorber nos nutriments. Ils fabriquent des vitamines indispen sables et des protéines anti-Nathan Wolfe. microbiologiste à l'université inflammatoires que nos gènes sont incapablesde Stanford. est lefondateur de Global Viral de produire. Et il s entr aîn ent notre sys tèmeet le directeur général de l'entreprise Metabiota. immunitaire à co mbattre les intrus porteursExplorateur émergent du National Geographie. d 'infections. Pa r exemple, les bactéries de notreil est l'auteur du /ivre The Viral Storm.1 0 6 NAT IONAL GEOG RAPHie. JAN V I ER 2013

peau sécrètent une sorte de c rèm e hydratante Le poids de tousqui empêche la form ation de crevasses par où les microbes dans votredes agents pathogènes pourr aient s'infiltrer. corps EST ÉGAL OU Notre premi er contac t avec ces microbes a SUPÉRIEUR À CELUIlieu dans le canal vaginal m aternel. La popula-tion bactérienne y change radicalement durant DE VOTRE CERVEAUla grossesse. Ainsi, Lactobacillus j ohnson ii, hôte - 1,35 kg en moyenne.habituel de l'intestin, où il favorise la digestion Plus notre connaissance des relations entredu lait, devient plus abondant dans le vagin. En nos corps et nos microbes s'approfondit, plus lesentrant en contact avec le béb é, il prépare peut- scientifiques envi sagent le microbiome commeêtre celui-ci à bien assimiler le lait maternel. les écologistes considèrent un écosystème : non pas un en semble d 'espèces mais un env ironne- Notre corps abrite au ssi des habitants dont il ment dynamique, défini par les multiples inter-vaut mieux se méfier. En temps normal, un tiers action s entre se s compo sa nts. Ce qui devraitde la popula tion héberge d a n s son nez nous amener à utiliser les antibiotiques avec uneStaphylococcus aureus. Une bactérie bénigne qui prudence accrue et à privilégier autant que pos-peut se muer en redoutable prédateur. En géné- sible des traitem ents à base de probiotiques.ral, l'équilibre entre les diverses communautésbactériennes suffit à neutrali ser S. aureus. Mais Ceux-ci ne se contentent pas d 'augmentercelle- ci peut devenir agress ive, surtout si elle telle ou telle population microbienne de façons'aventure en territoire peu familier. temporaire, ma is bénéfici ent à la tota lité des espèces de notre organisme pour am éliorer S. aureus peut provoquer de simples boutons notre santé. ~~ Nous savons comment perturbersur la peau comme des infections fatales. Dan s une communauté, dit Katherine Lemon, spé-certaines conditions, elle form e une sorte de film ciali ste du microbiome au Forsyth Institute dehumide qui avance tel un front uni et envahit Cambridge (Massachusetts). Il nous faut main-de nouveaux ti ssus, infectant même les cathéters tenant apprendre à lui rendre la santé. »intraveineux et d 'autres matériels hospitaliers.Au pire, S. aureus cause des infections telles que Cette nouvelle manière devoir nos microbes,le syndrom e du choc toxique ou la fasciite - des compagnons de voyage dont il faut prendrenécrosante (m aladie dite «m angeuse de chair »). soin afin d 'en tirer profit - est bien éloignée de l'image que je m 'en fais dans mon métier - desLA DANG EROSITÉ DE CE S SOUC HES découle de tueurs qu' il faut pourch asser et exterminerleur résistance aux antibiotiques. Or mi eux ava nt qu'il s ne prolifèrent. Bien entendu, lesnous connaissons notre microbiote, mieux nous deux approches sont va lables. Nous ne devon scomprenons comment des microbes utiles jam ais baisser la garde deva nt les menaces deri squent d 'être pris dan s la ligne de feu entre ma ladies infectieu ses. Mais notre explorationun antibiotique et la cible qu'il doit détruire. du monde microbien se poursuit, et ce que nous apprenons des êtres invisibles vivant autour de L'usage généralisé d 'antibiotiques dès le plus nous (et en nous) devrait tempérer la peur qu'ilsjeune âge pourrait avoir des conséquences très su scitent - sans oublier l'excitation de toutes lesgraves sur le long terme. La bactérie Helicobacter découvertes à venir. 0pyla ri, qui réside d an s l'es tomac, cau se desulcères à certaines personnes, mais, chez la plu-part, elle régule l'activ ité des cellules immuni-taires stomacales. Microbiologiste à l'universitéde New York, Martin Blaser ob se rve que demoin s en moins d 'adultes hébergent H. py lori,en partie à cause des fortes doses d 'antibiotiquesreçues pendant l'enfance.





• • 1 CELLULE SUR 10 •• ~~-I dl! nol\", corps IIsl humaine Notre microbiome Notre corp s abrite dix fois plus de bactéries que • de cellules. Cet univers invisible compte près • de 8 millions de gènes -salt plus de 300 fols leu r nombre dans nos propres cellules. Bien que certains microbes puissent être nocifs, la grande majorité d'entre eux nous est absolument néces- saire. Ils facilitent la digestion, guident le systè me Immunitaire et font obstacle aux germes mortels.VOISINAGE LANGUE PU DU COUDE ORIFICE VAGINALMICROBIEN 7947 ..pliees 2012 ..aplie.. 2062 ••plienDifférentes parlies deno i re corps hébergent Acteur principal, Acteur principal: Acteur principal:des populations Sf7eptococcus s.aliVllriull COIynebacterlum a/muID\"\" /.BçfoblldJ/us scidophiJuss pécifiq ues de bactéries.certaines plus diversifiées Cette bactérie Jlfévient le En généml bénéfique, eelte Producleurd'acide laclique,que d'autres. dépérissemenl des denls, espèce possède de3 vertu3 qui mainlienl un pH peu élevé les maladies gingivales el anlimicrobiennes contre des el protège contre la proliféra- les infections de la gorge, agenls plus pathogènes_ tion de bactéries infectieuses.Quatre espaces de bactériea --O ..••.•••1..................••••••1•••••••••••••••••••••••••1••••••••.••. !..••••••••••••••••••••••••••••:••.•••.•••••••••••••••>••••••:••.•••••••.••••••••••••••••.••••••••.••••:••••••••••••••••.•••••••••.••;••••••••••••••.••••••••.••••:••••••••••••••••••••••.•:•••••••••••••••••:•••••••.•••••••••••••:•••••••••••••.•••••••••••••••••••••••••.•••:••••••••••••••••••••••:.••••••••••••••:••••••••••.••••••••••.••••••••••••••.•••:••••••••.•••••••••••••:•.•••••••••••.••:•••••••••••.•••••••••••.••••••••••••••.•••:•••.••••••••••••••••:•.••.••••••••••••.•••:•••••••••.•••••••••••••.••••••••••••.•••:••••••••••••••••••••••.:••••••••••••••.••••••••••:.••••••••••••••••••••••:•••.••••••••••••••••••:••••••••.•••••••••••••••••••••••••••.••••:••••••••••••••••••:•••.••••••••••••.•••:•••••••••••••••••••••••.•' •••••••••••.••••••:••••••••.•••••••••••••••••:•••••••••.•••••••••••••:••••••••••••..•••••••••••••:••••••••••••.•••••••••••••:•••••••••••••..••••••••••:•••••••••••••••..••••••••:•••••••••••••••••.•••••••:•••••••••••••••••••.•.•••••••••••••••••••••••:•.•.•••••••••:•••••••••••••••..••••:•••••••••••••••••••••..•••••••••••:••••••••••••••..••••••••••••••••••••••:•••..•••••••••••••••••••••:••••..•••••••••••••••••••••:••••..••••••••••••••••••••:•••••..•••••••••••••••••••:•••••.•.••••••••••••••••••:•••••.••.•••••••••••••••••:••••.••••.•••••••••••••••:•••••.•••••.•••••••••••••••:•••.•••••••.•••••••••••••:••.••••••••••.••••••••••••:•••.••••••••••.•••••••••••:••.••••••••••••.•••••••••••••.••••:••••••••.••••••••••••:.•••••••••••••.•••••••••••:.••••••••••••••.•••••••••:.•••••••••••••.••••••••••••.:••••••••••.••••••••••••••.••:•••••.••••••••••••••••••..•:••••••••••••••••••••.•••••••:•••••••••••••••••.•••••••••:••••••••••••••••••••••••:••••••••••••••••••••••••••••:•••••••••••••••••••••••••••••••:••••••••••••••••••••••••••••:•••••••••••••••••••••••••:••••••••••••••••••••••••••:••••••••••••••.••••••••••••••:••••••••.••••••••••••••••••••:••••••.•••••••••••••••••••••:•••••.••••••••••••••••••••:••••••.•••••••••••••••.•••••••:•••••••••••••••••••••••••••:••••••••••••••••••••••.•••••••:•••••••••••••••••••••••••:.•••••••••••••••••••••••••••:.GORGE - -- - - -4 154 espaces •••••••• •••••••••••••••••• >••••••••••••••••••••••••••••••••• ••••••••••••••Acteur principal:NeISlerllllactllmlcaMicrobe plus abondant chezle bébé que chez radulto. ilpourrait participer il l'élabo-ration des défenses invnuni-teires contre III méningite_DERRIERE LES OREILLESleeANBP2ollrcaAlpeo3dtcpRepetp5eJuéIroNlmrroe9inEepvteièuSrbnaigernat~ee5cçdosPtiaeepo*suiarcucslélherus;saislmamdi-lpauplce'ida-ngaéc0unnv-3oéen,--s --!••••••••••••••••..••••••••••••••••••..••:••••••••••••••••..:•••••••••••••••••:..•••••••••••••••:••..••••••••:••••••••..••••••••••:••••••••..•••••••••:•••••••••••.•.••••:•••••••••••..••••••.••••••••••••..•••••.•:••••••••••..••••••••:••••••••••..•••••••:•.•••••••••.•••••••:•••.•••••••••.•••••••:••.••••••••.••••••••:•••.••••••••••••••••:•.••.••••.••••••••••:•••••..•••••••••••••:••••.•..••••••••••:.••••••••..••••••.•••:••••••••.•.••.•••••.•:••••••••.••••.•••••:••••.•••••••.••••.••:•.•••••••••••.••••••:••••••••••••.•••••:•••••••••••••..••••:••••••••.••••••.••.•:••••••••••••••••..••••••••••••••••••;.•.••••••••••••••••••~.•.••••••••••••••••••.:.•••••••••••••••••••.:.••••••.•••••••••••:•.•.••••••••••••••••:•.•••••••••••••••••:•..••••••••••••••••:••..•••••••••••••••:••..•••••••••••••••:•••..•••••••••••••••:•••..••••••••••••••:••••..••••••••••••:•••••..•••••••••••••:•••••..••••••••••••:••••••..••.••••••••:•••••••..••••.•••••:••••••••..••••.••••••:••••••••..•••.••••••:•••••••••..••.•••••••:••••••••..•••.•••••••:•••••••..•••.•••••••:••••••••..••.••••••••:••••••••..••.••••••••:•••••••..••.•••••••••:•••••••..•••.••••••••:•••••••..•••.••••••••:••••••••..••.••••••••:••••••••.•.•.••••••••:••••••••••..•.•••••••:••••••••••..••.••••••:••••••••••..••.••••••:••••••••••..••.••••••:••••••••••••...••••••:••••••••••••..•.•••••••••••••••••..•.•:•••••••••••••••••..•.•••:••••••••••••••.••.•••:•••••••••••••.•••.••:•••••••••••••.••••.•:•••••••••••••••••••.•:•••••••••••••••••:.•••.•••••••••••••:••••.•••••••••••••••:••••.•••..••••••••:•••••••.•••.••••••••:•••••••.••••..••••:••••••••••.••••..•••:••••••••••••.•••.. -.••••••••••••::.••••••••••••:••.••••••••••:•••••••••.•••:••••••••••.••••••••:••••.••••••••••••:.••••••••••••:•.••••••••••••:.•••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••:.•••••••••••:.•••••••••••:.•••••••••••:.•••••••••••••:.•••••••••••:.•••••••••••:••.•••••••••••:•.•••••••••••:••.••••••••••••:.•••••••••••:.••••••••••••:•.••••••••••••:.••••••••••••:•.•••••••••:•••.••••••••••:••.•••••••••••:••.••••••••••••:••.••••••••••••:.•••••••••••••:.•••••••••••••.•:••••••••••••.•:••••••••••••.:••••••••••••.•:•••••••••••.••:••••••••••.•••:••••••••••.••••:••••••••.•••••:•••••••••.••••:••••••••.•••••:••••••••••.•••:•••••••••••.••; ••••••••••••.•~••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:••••••••••••.:•••••••••••••:•••••••••••'•:•••••••.••••••:•••••••.•••••\":••••••••••.•••:••••••••••.•••:•••••••••••.•••:•••••••••••.••:•••••••••••.••••:•••••••••.•••••••••••:•••.2 264 espac.. --------- -Acteur principlll,Staphy/ococcus epldrmnldllEquilibre les diverses popula-tions grouillant dans les narineset détruit des souche$ dange-............... ................................ .......reuses destaphylocoques.







CLUB NG janvier 2013 Ce mois-ci, votre Club NG vous entraîne dans l'univers poétique de Bartabas avec son spectacle Ca/aeas et, dans celui, non moins flamboyant du ballet russe Igor Moïsseïev. OR MN (MUSÉE DU LOlNRE) 1 LES FRE RES œUZEVll LE Le théâtre équestre Zingaro de retour au fort d'AubervilliersVersailles, sanctuaire des plusbelles œuvres antiques Calacas Après avoir martelé la t erre de so n théâtre équestre Zingaro, 8 artabas s'attaqu eVersailles et l'antique Souvent qualifié au cie l avec un spect acle époust ouflant et poétique. Véritable danse d e l'âme joyeuse-de « nouvelle Ro me », le palais du Ro i Sole il ment macabre, exécutée sur pist e et dansest une réf érence permanente à l'Antiquité les airs, Ca/aeas évolue comm e un doubl eet à la mytho log ie. Jusqu'au 17 mars proc hain, ca rnaval endiablé au so n du tambourune expositio n inédite rassembl e plus de d es c hinc hineros, des fanfares mexicainesde ux ce nts œuvres provenant des princ ipales et des orgues d e Barbarie. La troupecollectio ns françaises, du musée du Louvre au grand compl et offre au public une fresq ueet de Versailles. Ainsi, pour la première fois colorée menée à un rythme d'enfer pardepuis la Révo lutio n française, les antiqu es les ses cavali ers, music iens et t ec hnic iensplus presti gieux reviennent au Chât eau dans qui entraînent 29 c hevauxun e scénographie th éâtrale et spectac ulaire. 50 invrtations sont i Qlgner au 0 826 963 964100 invitations sont agagner au 0 826 963 964 i partir du 4 jarmer 2013, i 9 h (0,15 €/min). Les gagnants seront ies premiers appeis.à partir du 4 janvier 2013 à 9 h (0,15 Unin). Offre limitée i 2 invitations par foyer.Les gagnants seront. premklrs appets.Offre limitée à 2 invitations par foyer. Théâtre équestre Zingaro - Aub ervilliers Renseignements: 01 48391803Renseignements: 0 1 30837800 Site internet: www.bartabas.frSite internet: www.ehateauversailles.fr

OFFRES EXC LU SIVES DESTIN ÉES À NOS ABO NN ÉSÉgalement, à ne pas manquer, la représentation circa ssienne dela 24' promotion du CNAC sous le chapiteau du Parc de la Villetteainsi que l'exposition du Château de Versailles sur les œuvres antiques. CENTRE NATIONAL DES ARTS OU CIRQUE VlADIMIR VYATKlNICONCEPTION GRAPI-I IOUE VINCENT JACQUET Cl SlLEKS,CNAC - GRAPHlS \"-E SOf'HE LA\jQIELe ballet Igor Moïsseïev ravive 24\" promotion du CNAC sousla flamme de l'âme russe le chapiteau de la VilletteLe ballet Igor Moisseïev La plus fame use Pulsions Féminin 1 masculin, autant de forcestroupe d e danse fo lkl orique au mo nde qui travaillent chacun e n son for intérieur,revient à Pa ris du 1'\" au 3 févri er prochain , puis au plus secret d e ses ardeurs. Guidés paren t o urnée en France jusqu'au 19 mars. Avec le mette ur en scène Laurent Laffargue, lesses 70 danseurs sur scène, ses 14 num éros d e étudiants de la 24\" promotion du Centre natio-danse fl amboyants... le ba ll et Igor Moï sseïev nal des arts du c irque libèrent leurs pulsio ns,n'a rien perdu de sa supe rbe. Des traditio ns dont l'imag inaire résonne puissamment avecrusses aux Tatars, des différentes Républiques les turbulences de notre époque. Trapèze fi xe,de l'ex- Uni on Soviétiqu e à l'Am érique Latin e basc ule coréenne, cadre aérien, corde lisse,(Mexique et Arge ntine), le dy namisme des vélo acrobatique, sangles, trapéze, mâtc ultures populaires électrisera le plat eau du c hinois... des disciplines circassiennes pourPalais des Congrès d e Paris po ur quatre re pré- révéler nos paradoxes et seme r le tro uble.sentatio ns exceptio nnelles. 50 invitations sont à gagner pour la représentation50 invitations sont à gagner au 0 826 963 964 du 16 janvier à 20 h 30 au 0 826 963 964à partir du 3 janvier 2013, à 9 h (0,15 Unin). à partir du 3 janvier 2012, il 9 h (0,15 Umin),Les gagnants seront 5es p'eniers appels. Les Qlgnants seront les premiers appels.Offre limttée à 2 invitations par foyer. Offre limttèe il 2 invitations par foyer.Palais des Congrès - Paris 17\" Parc de la Villette - Paris 19\"et Tournée en France Renseignements: 0 1 40037575Renseignements: 0 1 42 3305 42 Site intern et : www.villette .comSite intern et : balletmoisseiev.valprod.fr

-EN COULISSESUne baleine à Paris«La plus grande baleine Jamais capturée, une baleine bleue feme lle de 33 m delong, a été halée à la station de Grytviken en 1912. » C'est en lisant ces quelqueslignes dans oc L'île ressusc itée .., un article sur la Géorgie du Sud publié dansle National Geographie de décembre 2009, que Pierre Douay, photographeanimalier et président de l'association Un cadeau pour la Terre, a eu une idéeoriginale: reco nstituer, en taille réelle, le plus gigantesq ue des mammifèresmarin s! oc La baleine est l'emblème de la force et de la sagesse, mais aussi dela frag ilité de notre Terre, souligne le co ncepteur de cet amb itieux projet. L'Idéeest de l'utiliser co mme un outil pour parler de développement durable etd'écocitoyenneté.» À l'intérieur du cét acé, Pierre Douay souhaite crée r un showmultimédia : « Les spect ateu rs qui pénétreront dans les entrailles de la baleinevivront des moments forts, guidés par la voix de l'animal, qui parlera au nom de tousles êtres vivants.\" Un parcours pédagogique extérieur, réalisé en collaborationavec les partenaires de l'opérati on -dont National Geographie France-, viendracomplét er la visite. Entiérement démontable et transportable, la baleine e nmatériaux composites sera inaugurée à Paris, à la fin du premier semestre 2014,puis voyagera à travers la France et le monde entier. -Sylvie BrieuPlus d'Infos; www.uncadeaupourlateTfe.org NAT IO NAL GEOGRAPHIe. JANVIER 201)


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